Guide mondial d'architecture sur Iphone
Joël Claisse nous a quittés à l’âge de 61 ans
Le " bouwmeester " de Bruxelles-Capitale a enfin été désigné
Réurbanisation du pôle stratégique nord de la Ville de Bruxelles: 8 candidats sélectionnés
Prix Belge pour l'Architecture & l'Energie 2009
Tensions communautaires au sein de l’Ordre
“Ma Maison Mon Architecte” : bilan
La structure moléculaire du ciment enfin décodée
Les architectes van de voorde-piffet remportent le concours d'architecture DERBIGUM
Dynamo Belgian Young Design Awards 2009
Nouvelle faculté d’architecture de l’université libre de Bruxelles
Eoliennes : 288 MW au large des côtes belges
Le gigantesque viaduc de Millau découvert au BATIBOUW Building Lunch
Le Musée Hergé se met les journalistes à dos
"Trophée Benelux de la Galvanisation 2009"
Le programme Energie Intelligente soutient les villes
Le Conseil d'Isolation signe une convention avec les autorités flamandes
Une météo des énergies renouvelables
Qui veut être le Bouwmeester bruxellois?
La profession d’Architecte en Europe
Porte de Schaerbeek à Saint-Josse
1,38 million d'euros pour la restauration de l'Hôtel Empain
Prix européen d'architecture Philippe Rotthier
25% des architectes flamands envisagent d'arrêter
L’Inventaire du Patrimoine architectural fait peau neuve
Les Règles d'Or de l'Urbanisme
Suppression du permis d’urbanisme pour les panneaux solaires à Bruxelles
Notaire Cornelis : la démolition des extensions illégales a démarré
La place Flagey rendue aux habitants
Plan Régional du logement : des partenariats privés-publics
Un lieu d’échange pour les instituts d’architecture
Un Chardon pour le quartier européen
Sainte-Marie :
un phare à Bruxelles
Concours d’architecture Bruxelles-Horta
De nouvelles maisons Art Nouveau protégées
Dévoilement de la bâche « Magritte »
Onze maisons Art nouveau classées
La Biennale de Venise se prépare
Primes à la rénovation liftées
Polémique autour du stage d'architecte
Les économies d'énergie ont la cote
Qui fera le musée de Louvain-la-Neuve?
La Wallonie mise sur le photovoltaïque
Simplification urbanistique en Wallonie
Transformer des bureaux en logements
Les Awards belges sont décernés
Le Musée de l'Afrique dépoussiéré
Soutien à la dépollution des sols
Une sculpture géante à Bruxelles
Du changement pour les experts
La Belgique s'urbanise davantage
L'assurance obligatoire: mesure discriminatoire?
Patrimoine: des hauts et des bas
L'Iphone ( et son petit frère Ipod Touch ) ont leur première application dédiée à l'architecture.
Il s'agit d'un guide mondial d'architecture contemporaine,( édité par la société makayama ) avec possibilité via la géolocalisation de trouver les réalisations les plus proches de l'endroit ou vous êtes… un clic et vous visualisez l'oeuvre de votre choix sur Google maps. La sélection se fait par villes ou par architectes. Les photos sont soignées et avantageuses.
L’application est gratuite…
http://www.itunes.com/apps/architecture
Il « est parti dessiner dans les nuages ce vendredi 4 décembre 2009 ». Lui qui, tout au long de sa maladie, n’a cessé de parler et de penser architecture.
Un vrai passionné. Un professionnel extrêmement rigoureux dans ses interventions à l’échelle de l’habitat ou de la ville. Pendant plus de 35 ans, se battant au quotidien contre l’architecture sans risques, Joël Claisse a plébiscité une approche architecturale qui refuse les systèmes mais au contraire, se remet sans cesse en question. « L’architecture et l’urbanisme doivent retrouver leur place au cœur de notre société dans la recherche d’un art de vivre, aimait-il à répéter »
Agitateur d’idées, il a initié la réflexion futuriste « Change for Brussels » en faisant table rase des clichés urbanistiques. Il conçevait l’architecture comme un carrefour des arts. Inlassable découvreur de talents, il a soutenu la création sous toutes ses formes à travers Prisme Editions, une vitrine des nouvelles tendances de l’architecture en Belgique.
Nous garderons aussi de lui, et pour toujours, le souvenir d’un homme au regard malicieux et au sourire lumineux. Toutes nos pensées vont à son épouse Liliane, à ses deux filles, à sa famille, à ses associés et collaborateurs qui, nous n’en doutons pas, poursuivront son travail dans le respect de sa mémoire.
Fin 2009. Le débat bat son plein sur "le Grand Paris". La presse relate plus les différends que les réflexions et les propositions naissantes. Face au lobby des opérateurs et des promoteurs, pressentant certaines manoeuvres politiques, contestant des directives masquées venant "d'en haut", Jean Nouvel a failli claquer la porte, Chemetov dénonce un "grand Monopoly" et Roland Castro a le sentiment d'être considéré comme "le cresson autour du rôti" (Le Monde du 24 novembre). Le débat est lancé et il y a parmi tous ces architectes consultés, bien des têtes pensantes.
Chez nous aussi on parle du grand Bruxelles, plus modestement bien sûr, bien que ce soit la capitale de l'Europe, mais surtout sur le plan politique et donc inévitablement communautaire. Pas vraiment de débat sur ce défi du XXIème siècle, sur l'urbanisme et l'économie indissociable, l'architecture et la mobilité. Mais cela pourrait arriver, car quelque chose se passe timidement, mais se passe. S'est passé même. Après la commande à des architectes européens – pas seulement belges -d'une étude sur le quartier de la rue de la Loi dont le résultat est mitigé, mais ne brisons pas toute initiative et l'exercice est difficile, voilà que des politiques évoquent la possibilité d'un superviseur pour Bruxelles, l'équivalent du "bouwmeester" flamand. Et ils le font ! Et le jury choisit
Olivier Bastin. Quelque chose se passe et … on se met à rêver, nous les architectes.
Fin novembre, Mister Emma, le dynamique animateur bruxellois, rassemblait au Mirano ministres et secrétaires d'état : Mesdames Brigitte Grouwels et Evelyne Huytebroeck, Messieurs Emir Kir, Christos Doulkeridis et Bruno De Lille. A les écouter, les mentalités changent. Si tous ces discours ne restent pas que des mots, nous avons en effet des raisons d'espérer.
Des facteurs extérieurs sont certes intervenus, en pleine crise économique, des facteurs contraignants pour ceux qui refusaient jusqu'alors la réalité. Les défis démographiques et énergétiques. Plus rien ne sera comme avant, comme en 1900, comme en 1930, certains vont devoir s'y faire. Va-t-on réellement rentrer dans le XXIème siècle et léguer aux générations à venir autre chose que de la nostalgie, de la peur et de la honte. Sera-ce la fin des anachronismes chroniques, de la muséification, de la taxidermie architecturale, du folklore caricatural et réducteur, du faux vrai et du vrai faux, de la complaisance et de l'hypocrisie intellectuelle, de l'incohérence urbanistique, … ? Certes il reste "des murs" qu'il faut encore abattre. Mais ne le mettons pas d'emblée au pied du mur, ce tout nouveau "maître architecte" (je ne suis pas sûr que cette appellation lui plaise). Ce ne peut être une révolution. Le changement par la force, à grands cris, cela ne lui ressemble d'ailleurs pas.
J'ai eu la chance de compter Olivier parmi mes étudiants et, par la suite, comme la plupart de ceux qui s'intéressent encore à l'architecture en Belgique, j'ai suivi, via son travail et ses activités multiples, son évolution. Cela ne m'autorise pas à porter un jugement de valeur, mais puisqu'il m'est demandé d'émettre un avis, je vous livre l'impression qu'il me donne : un homme cultivé qui écoute, peut prendre du recul, s'efforce de concilier sans jamais s'écarter d'une ligne de conduite morale, sociale et intellectuelle. Il représente par ailleurs ce que j'ai tenté d'être, mêlant étroitement, et depuis ses études, les arts et l'architecture qui est sensée en faire partie.
Il doit le savoir qu'il côtoiera les pires incultes (ceux qui s'estiment cultivés), les spéculateurs, les conservateurs bornés, les électoralistes, les peu lucides, ceux qui se sentent mis à l'écart, ceux qui refusent sys-té-ma-ti-que-ment, …. Mais il en côtoiera d'autres bien plus positifs et de toute façon, je crois savoir qu'il garde une confiance dans l'homme et le respecte parce qu'il accepte la différence et s'efforce de combler l'ignorance.
Que voulez-vous de plus exactement ?
Paul Delaby
L’architecte Olivier Bastin (Bureau L’Escaut) a été désigné hier soir par le gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale comme « bouwmeester », en français « maître architecte ».
Le concept est né aux Pays-Bas. La Flandre possède son "bouwmeester" depuis une dizaine d'années déjà. Pour Bruxelles-Capitale, un jury indépendant composé d'experts et de fonctionnaires des administrations bruxelloises a tranché. Il a choisi Olivier Bastin pour le poste de maître-architecte en Région bruxelloise. Il est membre d'un bureau d'architectes installé à Molenbeek, dans le quartier maritime. Olivier Bastin est également professeur à l'Institut Supérieur d'Architecture de La Cambre.
Sa mission consistera essentiellement à veiller à la qualité des cahiers des charges lors des marchés publics. Olivier Bastin aura un statut de consultant. Sa tâche sera d'encadrer les projets architecturaux sur le territoire pour lequel il a compétence. Olivier Bastin se mettra immédiatement au travail. Il a déjà eu des contacts avec son homologue flamand, Marcel Smets, compétent lui aussi pour la capitale (de la Flandre).
La Flandre a un " bouwmeester " depuis dix ans. Aujourd'hui, seule la Wallonie n'a toujours pas de maître architecte.
A Saint-Gilles comme presque partout il est demandé à chacun de trier ses déchets. Donc ils trient ! Mais après, que se passe t’il ? Visiblement la collecte dans certaines rues de Saint-Gilles consiste à ... tout re-mélanger ensemble.
Interloqués des bruxellois en voiture ont filmé la collecte du vendredi 23 octobre 2009, les commentaires désabusés des occupants de la voiture valent un long discours et témoignent d’une incompréhension.
Le tri des déchets est un processus complexe à mettre en oeuvre, dans un premier temps il nécessite de “fabriquer” suffisamment de matière première, donc d’organiser le tri, puis ensuite de poursuivre le processus en collectant les déchets et en les acheminant pour la plus grande part vers des centres de tri, ( le rebut finissant soit à l’incinération, soit à la décharge.) Mais le tri en lui-même est coûteux, et pour l’heure ne concerne qu’une partie des déchets collectés. C’est à dire qu’un pourcentage conséquent des déchets pourtant triés, partent encore directement à l’incinérateur, on avance le chiffre de 40 à 50%, et les directives européennes souhaitent réduire ce pourcentage dans un proche avenir à 25%.
Le 22 octobre 2009, le Collège des Bourgmestre et Echevins adésigné les 8 bureaux d’architecture retenus pour remettre un projet concret de réaménagement du plateau du Heysel.
Sur les 28 bureaux qui avaient remis leur candidature, après l’appel lancé au mois de juin dernier, 8 ont été retenus sur base de critères objectifs, et selon la procédure transparente initiée par le trio de pilotage du projet au sein du Collège, MM Thielemans, Ceux et Close.
Le projet NEO entre ainsi dans le vif du sujet : les architectes retenus vont à présent plancher sur des idées concrètes de réaménagement pour faire du Heysel un pôle international majeur à Bruxelles.
Le Bourgmestre de la Ville de Bruxelles a annoncé sa volonté de développer et de réaménager le pôle stratégique-nord que constitue le plateau du Heysel. Ce réaménagement implique l’apport de nouvelles infrastructures sur le site ainsi que, probablement, la relocalisation et la redéfinition de certaines fonctions déjà présentes.
Parmi les éléments fondamentaux que devra comprendre ce réaménagement, on peut citer un centre de convention de dimension internationale, un important centre commercial, une salle de spectacle de 15.000 places et un pôle de loisirs renforçant l’attractivité du site.
Le Collège des Bourgmestre et Echevins de la Ville de Bruxelles a expressément souhaité faire de ce projet de réaménagement un exemple de transparence et de bonne gouvernance.
L’implication des riverains y est donc activement recherchée et le monde politique s’efface de manière inédite, laissant le dernier mot aux experts.
Le projet, présenté aux conseillers communaux, à la presse et aux riverains en mai 2009 a été nommé projet NEO, et une charte reprenant les principes-clés qui présideront à l’ensemble de ce processus a été adoptée.
Bureaux sélectionnés :
Tous les deux ans, la Fédération Royale des sociétés d'architectes de Belgique (FAB) et Electrabel GDF-Suez organisent le Prix Belge pour l'Architecture & l'Energie (anciennement les Awards de l'Architecture Belge & de l'Energie). Les participants peuvent briguer un prix dans les catégories maison unifamiliale, bâtiment non résidentiel, habitat groupé et espace public.
La cérémonie de remise des Prix s'est déroulée le 28 octobre 2009 au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles. En présence de plus de 850 personnes, dont des personnalités issues du monde de la politique, de la construction, de la culture, de sponsors et d'architectes, trois lauréats ont reçu un Prix de l'architecture et deux un Prix de l'Energie, chacun assorti d'un montant de 5000 €. En plus, quatre mentions et trois prix complémentaires seront attribués.
L'appel lancé à l'ensemble des architectes belges avait débouché sur la présentation de quelque 280 projets pour le Prix Belge de l'architecture. Le 25 avril, le jury belge a procédé à une première sélection au niveau de l'architecture. Ce jury était composé des architectes Kristiaan Borret, Arnaud Hendrickx, Francesca de Fonseca, Daniel Dethier, Benoît Moritz et Chantal Vincent. Le premier jury a sélectionné 54 dossiers, à soumettre au jury final. Le 11 juin, dans les bâtiments du B.I.P.à Bruxelles, le jury final a désigné les nominés et les lauréats. Les membres du jury étaient : Roger Diener (Diener & Diener) de Suisse, Jan Sondergaard (KHR) du Danemark, Christian Rapp (Rapp + Rapp) des Pays-Bas, auxquels se sont ajoutés trois représentants du jury belge, Kristiaan Borret, Arnaud Hendrickx et Chantal Vincent.
Les nominés de chaque catégorie ont été désignés au terme d'une première évaluation individuelle portant sur le sens architectural, la fonctionnalité et le rapport à l'environnement. Le débat final avec l'ensemble des membres du jury a donné lieu à la sélection des lauréats suivants, lesquels ont finalement reçu leur prix: Dans la catégorie Habitation unifamiliale, le Prix Belge pour l'Architecture a été remis par M. Michel Dekeyser, président du Conseil National de l'Ordre des Architectes, à Gert Somers d'Anvers pour la transformation d'une maison mitoyenne à Saint-Nicolas.
Dans la catégorie bâtiments non-résidentiels, Coussée & Goris ont reçu le Prix Belge pour l'Architecture des mains d'Ann Van Hemeldonck (SAPA BUILDING SYSTEM), représentante des sponsors, pour les bâtiments du centre récréatif pour jeunes De Boerekreek à Sint-Jan Eremo.
Dans la catégorie Espace Public le Prix Belge pour l'Architecture, M. le Ministre Emir Kir a attribué le prix au bureau d'architectes Office Kersten Geers David Van Severen de Bruxelles pour le pont de la bourse de commerce à Gand.
Dans la catégorie Habitat groupé, nouvelle construction et rénovation, aucun Prix Belge n'a été attribué, mais les quatre nominés reçoivent chacun une « mention spéciale » et un quart du prix.
Il s'agit des architectes et réalisations suivantes :
Prix Belge de l'énergie
Outre les candidatures relatives aux Prix de l'architecture, 60 réalisations étaient en lice pour l'un des trois Prix de l'énergie. Pour l'attribution de cette distinction, les projets ont été sélectionnés par un premier jury technique en vue d'une participation au tour final. L'aspect architectural n'entrait en ligne de compte qu'en cas d'égalité au niveau des performances énergétiques.
Le jury final des Prix de l'énergie s'est réuni le 25 juin 2009 au siège d'Electrabel-GDF Suez à Anvers. 37 projets ont été présentés à l'issue de la sélection effectuée par le jury préliminaire. Le jury a désigné les nominés et les lauréats sur la base d'un questionnaire technique détaillé relatif à la conception, à la construction, aux performances énergétiques de l'isolation, au système de ventilation, à la production de chaleur pour le chauffage et les sanitaires, d'une part, et d'un dossier complet constitué de plans, de détails et de photos, d'autre part. Ce jury se composait de Prof. Ir. Jean-Marie Hauglustaine (Université de Liège), de l'Ir.Arch. Rik van Rossen (FAB), du Dr SC Georges Timmermans (Directeur CIR), de Ir. Arch Marc Muylle (Electrabel-GDF Suez), de l'Arch Eddy Vanzieleghem (FAB), de Ir arch. Donald Desmet (Technum) et d'André Depreter (Laborelec).
Dans la catégorie Construction de logements individuels, deux lauréats (ex æquo) ont reçu leur prix des mains de M. Luc Goossens, manager sales Residentials & Professionals van Electrabel-GDF Suez : L'architecte Inès Camacho de Bruxelles pour une habitation jumelée à Schaerbeek, Blaf architectes (Barbara Oelbrandt) de Lokeren pour une maison 4 façades à Asse.
M. Hans De Jonckheere, Manager Small& Medium Entreprises d'Electrabel-GDF Suez a attribué le Prix de l'Energie pour le bâtiment non-résidentiel à Schellen Architectes de Bonheiden pour l'immeuble de bureaux Bayer à Diegem.
Dans la catégorie Habitat groupé avec chauffage collectif, le nombre de projets qui répondaient au règlement du concours a été jugé insuffisant et le jury a décidé de ne pas attribuer de nomination.
Prix complémentaires
La firme Wienerberger attribuait, en marge de la cérémonie de remise des différents Awards, un prix de la Brique à Verdickt & Verdickt, architectes à Anvers pour la réaffectation d'une fabrique de briques en habitation à Boom. Renoscripto a attribué son prix de la rénovation à la rénovation de l'hôtel de ville de Menen. La société Rockwool a attribué le prix de l'Isolation à l'architecte Nanette Huysmans de Geel pour une maison unifamiliale à Geel.
La deuxième phase de la réglementation en matière de performance énergétique des bâtiments (PEB), attendue le 1er septembre 2009, est reportée au 1er mai 2010. Sept mois bien nécessaires pour peaufiner l'application, de cette directive européenne en Wallonie.
Concrètement, il s'agit d'une "approche énergétiquement intelligente" qui vise le chauffage, l'eau chaude, le système de refroidissement (air conditionné), la ventilation et l'éclairage. Autant de domaines inhérents à toute construction résidentielle et tertiaire.
Dès 2004, la Région wallonne proposait au secteur concerné et aux candidats bâtisseurs du secteur résidentiel une action : "Construire avec l'énergie naturellement". En septembre 2008, la première étape de la nouvelle réglementation sur la PEB entrait en vigueur. Elle s'applique à l'ensemble du bâti, à quelques exceptions près, pour les travaux de construction, de reconstruction et de transformation nécessitant l'obtention d'un permis d'urbanisme. Cette mise en œuvre progressive permet aux acteurs du secteur de bénéficier d'une phase de transition. Mais – et les observateurs attentifs n'en sont pas étonnés – les outils de calcul utiles à l'application de la réglementation PEB se mettent en place plus lentement que prévu. Cette nouvelle étape est donc programmée pour le 1er mai 2010 "au regard de l'importance du dossier en matière de réduction de la consommation d'énergies fossiles et ses impacts environnementaux, financiers et climatiques", a motivé le gouvernement wallon lors de la décision de ce report.
A travers ce concours, BTC récompense FSC Belgique en tant que meilleure organisation tournée vers le commerce durable.
Lundi s’est déroulé à l'Atomium le ‘Be Fair & Sustainable Awards’ récompensant les meilleures initiatives en matière de commerce équitable et durable. FSC Belgique - la section belge de Forest Stewardship Council international (FSC) - a reçu à cette occasion le tout premier `Be Sustainable Award' des mains du Ministre en charge de la Coopération au Développement, Charles Michel.
Pour la quatrième année, la Coopération Technique Belge (CTB) - l’agence belge de coopération au développement - récompense les meilleures initiatives dans le secteur du commerce équitable. Cette année, et pour la première fois, le prix `Be Sustainable Award' a été remis à la meilleure initiative en matière de commerce durable avec les pays en développement.
Si le jury a choisi FSC Belgium en tant que lauréat, c’est avant tout parce que le label FSC combine d'une façon remarquable les intérêts à la fois sociaux, écologiques et économiques. Un point déterminant a également été l’importance cruciale accordée à l'exploitation durable des forêts, et le fait que le label FSC représente une réponse efficace au problème mondial de la déforestation et de la dégradation des forêts. En attribuant cet award à FSC Belgium, le jury a voulu soutenir et attirer l’attention sur cette organisation encore jeune afin de stimuler la notoriété du label FSC. En récompense, FSC Belgique a également reçu un ‘chèque’ d’un montant de 5.000 euros.
« Nous sommes très contents et reconnaissants d’avoir reçu ce prix» commente Bart Holvoet (directeur pour FSC Belgium), « et nous considérons cette récompense comme un signe important de soutien et d'appréciation de l'objectif final que poursuit FSC en tant qu'organisation ».
En choisissant les produits en bois ou en papier labellisé FSC, tout le monde peut participer activement en faveur d’une meilleure exploitation des forêts au niveau mondial. Grâce aux exigences poussées du label FSC, une exploitation responsable des forêts prenant en considération les aspects sociaux, écologiques et économiques représentent les bases d'un commerce durable dans le domaine des produits en bois ou en papier. « Dans le domaine du bois tropical, la certification FSC des forêts constitue souvent un moteur pour un développement durable dans le respect des fôrets et de l'homme » explique Bart Holvoet, « et dans ce contexte, FSC contribue certainement au commerce éthique et durable avec les pays en voie de développement ».
Le dimanche 11 octobre 2009, le VAi (Vlaams Architectuurinstituut) organise la quatrième édition de "Dag van de architectuur" ("La journée de l'architecture"), autour du thème "Van uitzicht tot inzicht&quo...t; ("De l'apparence au sens"). Un événement qui convie tout un chacun à visiter les bâtiments récents, les plus marquants et à découvrir leur histoires.
Une douzaine de bâtiments seront ouverts au public. Entre autres: le Bronks Theater, la Cinematek, Square Brussels-Meeting Centre, la résidence des Visitandines, les logements et ateliers d'artistes Fabriek.
Cinq promenades urbaines sont proposées comme autant de regards sur la ville: Les Contrats de quartiers à Molenbeek St Jean, Les immeubles de bureaux revisités, La jonction Nord Midi, renouvellement urbain entre deux pôles, Défis urbanistiques : Tours et Taxis et le plateau du Heysel. Inscription obligatoire sur le site du www.dagvandearchitectuur.be
Il reste de nombreuses places libres pour les visites, n'hésitez pas à vous inscrire
10:00 > 18:00 – différents lieux
Recyclart a élaboré et coordonné le programme à Bruxelles, plus d'info: http://www.recyclart.be
consultez le programme complet sur www.dagvandearchitectuur.be ou commandez la brochure au VAi (03-242 89 70) ou venez la chercher au secrétariat de Recyclart.
Des tensions entre francophones et flamands sont actuellement constatées au sein de l’Ordre des Architectes. Alors que les architectes flamands se sont prononcés clairement en faveur d’une scission, les francophones ont tenté la semaine dernière d’attribuer de nouvelles compétences au conseil national de l’Ordre.
Le conseil national est composé de vingt membres, dont notamment plusieurs délégués envoyés par les conseils provinciaux et d'autres nommés par le Roi. L'Ordre des Architectes s'est prononcé en 2005 pour créer deux ailes autonomes, "cette distinction devant à terme déboucher sur une scission, " explique Kati Lamens du conseil néerlandophone.
Etant donné que cette scission n'a depuis lors pas vu le jour, les architectes flamands se sont prononcés massivement la semaine dernière à Louvain, lors de leur assemblée générale, pour un Ordre flamand autonome, sous l'autorité de la Communauté flamande.
Le président francophone du conseil national de l'Ordre prône cependant le dialogue et considère qu'à l'avenir, chaque sujet sera proposé point par point au conseil néerlandophone. Celui-ci menace toutefois d'intenter des actions si le Conseil national prend des décisions "sans que le conseil néerlandophone ait marqué son accord", selon Kati Lamens du conseil néerlandophone.
Le prix Dynamo 2009 a été décerné le mercredi 16 septembre à Amandine Senny. Une décision que le jury présidé par Olivier Gilson a prise après de longues discussions dues aux qualités et spécificités respectives des différents candidats. De l'avis général, l'édition du Dynamo 2009 est un excellent cru.
Créés en 2001, les Dynamo Young Design Awards se veulent un tremplin pour les jeunes designers et une vitrine de la créativité, du savoir-faire et du potentiel de la nouvelle génération de créateurs belges. Cette année, l'exposition des lauréats se tient dans le cadre très particulier du Architecture Museum La Loge. Entièrement dédié à la jeune création belge de mobilier et d'objets, Dynamo est organisé par l'asbl "Designed in Brussels" et par son fondateur Olivier Gilson. Ce concours national entend valoriser les designers de moins de 35 ans, Belges ou travaillant en Belgique depuis au moins 4 ans, pour leur démarche créative. Ouvert aux designers d'objets et de mobilier mais aussi aux designers industriels, Dynamo a déjà permis de projeter sur le devant de la scène une cinquantaine de designers, révélant de nombreux talents.
www.dynamodesign.be
21.000 visiteurs pour la 10ième édition du weekend “Ma Maison Mon Architecte”
Ce weekend (samedi 26 en dimanche 27 septembre) le grand public a pu admirer « l’œuvre » d’architectes indépendants. Quelque 170 joyaux d’architecture en Flandre et à Bruxelles ouvraient leurs portes.
Les visiteurs sont venus s’inspirer et chercher des conseils auprès des habitants et des architectes. Placé sous le signe de la construction écologique et économique, mais aussi des ensembles architecturaux, l’événement a attiré quelque 21.000 visiteurs. Voici la preuve qu’en ces temps de crise les gens manifestent encore de l’intérêt pour la construction et la rénovation. Les projets représentant un avantage économique ont remporté le plus de succès.
Ma Maison Mon Architecte est une initiative du Conseil flamand de l’Ordre des Architectes et a l’ambition de faire découvrir au plus grand nombre les possibilités qui s'offrent à eux en travaillant avec un architecte indépendant qualifié. Pouvoir discuter avec l’habitant dans son lieu de vie est le meilleur moyen de promouvoir le savoir-faire des architectes.
Anneleen Vandewynckel (secrétaire-générale de l’Ordre des Architectes): “Un événement tel que Ma Maison Mon Architecte, accessible à tous, est idéal pour renforcer la confiance dans le secteur de la construction. Les candidats-constructeurs profitent de l’expérience des maîtres d’ouvrage et peuvent confier leurs inquiétudes à l’architecte.”
La solidité vient du désordre, pas d'un arrangement géométrique. Inter-, pluri- ou transdiciplinarité oblige, Roland Pellenq, physicien fondamental, développe des travaux et des enseignements visant à alimenter les enseignants-chercheurs en ingénierie avec des concepts et des principes appartenant à sa discipline. Roland Pellenq parle de "Pierre liquide", un projet conjoint MIT-CNRS sur la structure moléculaire du ciment qui produit ses premiers résultats.
Une forme naturelle de ciment a été utilisée sous l'Empire Romain dans la construction d'un vaste système d'aqueducs ou d'autres grands édifices antiques de nombreux pays du pourtour méditerranéen.
De façon surprenante, la structure cristalline tridimensionnelle du l'hydrate de ciment - la pâte qui se forme lorsqu'on mélange le ciment en poudre avec de l'eau et qui va rapidement durcir - a résisté à toute tentative de décodage scientifique, et ce, bien que le ciment soit le matériau le plus fabriqué sur Terre et qu'il représente un marché de plusieurs milliards de dollars tout en étant lié à des enjeux environnementaux considérables. La fabrication du ciment est en effet à elle seule responsable de 5% de toutes les émissions de dioxyde de carbone à l'échelle mondiale. Les nouveaux standards d'émission de gaz à effet de serre proposés par les Agences de Protection de l'Environnement Américaine et Européenne pourraient pousser l'industrie cimentière vers une délocalisation dans les pays en voie de développement.
Alors que "le ciment est tellement utilisé comme matériau de construction que son remplacement ne saurait intervenir prochainement", on annonce (enfin !) le décodage de la structure tridimensionnelle de l'unité de base de l'hydrate de ciment par les chercheurs du CNRS et du MIT impliqués dans le projet "Pierre Liquide".
"Notre modèle est le premier modèle réaliste de la structure de l'hydrate de ciment et maintenant la communauté scientifique peut travailler avec lui" dit Yip, qui travaille au Département Ingénierie et Science Nucléaire (NSE) du MIT. "Dans tous les domaines, il y a des avancées qui permettent à la communauté des chercheurs de progresser. Un exemple est la découverte de la fission nucléaire. Un autre exemple est celui de Watson et Crick qui ont découvert la structure de base de l'ADN dont le modèle moléculaire a posé les bases de la biologie moléculaire.
Les scientifiques ont longtemps pensé, qu'au niveau atomique, l'hydrate de ciment ressemblait à un minéral relativement rare, la Tobermorite, dont la géométrie ordonnée se compose de couches de chaines de silice infiniment longues intercalées par des couches d'oxyde de calcium.
L'équipe CNRS-MIT a découvert que l'hydrate cimentaire n'est pas vraiment un cristal mais plutôt un hybride, dont les caractéristiques tiennent autant des structures cristallines que de celles des amorphes comme le verre. Et c'est dans ces endroits désordonnés - où les cassures entre tétraèdres de silice créent de petits vides dans les couches correspondantes d'oxyde de calcium - que s'attachent (s'adsorbent) les molécules d'eau, Ces "défauts", dans une structure qui serait sans cela géométrique, donne au matériau de construction une certaine souplesse au niveau atomique qui est conservée à l'échelle macroscopique. Soumis à des tensions, l'hydrate de ciment s'étire un peu mais ne casse pas.
"On savait depuis plusieurs années que l'hydrate de ciment, à l'échelle atomique, se trouvait sous la forme d'un empilement compact, ressemblant aux pyramides d'oranges sur l'étal de l'épicier. Désormais, nous sommes à même de regarder à l'intérieur des oranges. J'appelle cela l'ADN du ciment", indique le Professeur du MIT Franz-Josef Ulm du département d'environnement et de génie civil (CEE) du MIT, également co-auteur de la publication. "Là où l'eau affaiblit un matériau comme la Tobermorite, elle renforce l'hydrate de ciment. Le désordre, ou la complexité de sa chimie, crée une structure hétérogène robuste. Dès lors que nous avons validé un modèle moléculaire, nous pouvons maintenant manipuler la structure chimique afin de fabriquer du ciment en fonction des qualités que l'on veut obtenir comme la résistance à des pressions ou des températures élevées," dit Ulm.
Roland Pellenq a mis le doigt sur structure de l'hydrate de ciment en utilisant la simulation numérique à échelle atomique grâce au cluster de calcul du CINaM (260 processeurs) et en utilisant une méthode statistique appelée simulation de Monte-Carlo dans l'Ensemble Grand Canonique. Comme son nom l'indique, cette simulation nécessite l'utilisation des probabilités afin d'obtenir un résultat. Roland Pellenq a d'abord retiré toutes les molécules d'eau de la structure de base de la Tobermorite, observé son effondrement, puis a remis une molécule d'eau, puis deux, puis trois etc..., les retirant chaque fois pour permettre à la structure de retrouver la forme qu'elle adopterait naturellement. A la 104ème molécule d'eau, le poids moléculaire correct de l'hydrate de ciment ayant été atteint, le chercheur a su qu'il tenait un modèle réaliste de la structure géométrique de l'unité de base de l'hydrate de ciment (voir illustration ci-dessous).
L'équipe CNRS-MIT a alors utilisé ce modèle atomique pour effectuer différents tests pour évaluer son degré de validité. "Ceci nous donne un point de départ pour mener des expériences numériques afin d'améliorer les propriétés mécaniques ou la durabilité du ciment. Par exemple, nous pouvons maintenant commencer à remplacer, dans notre modèle, le silicium par d'autres élément comme l'aluminium, le fer, etc...", confirme Roland Pellenq.
Dans la foulée de l’année René Pechère (2008), la Bibliothèque ouvre la première édition du Concours éponyme, qui a pour objectifs concrets d’encourager la création en matière d’architecture du paysage et de valoriser le patrimoine bruxellois.
Pour sa première édition, le Concours René Pechère met à l’étude le jardin du Palais de Parlement bruxellois, situé dans l’enceinte du bâtiment. Ce jardin prestigieux est l’espace résiduel d’un jardin beaucoup plus vaste créé au milieu du 16ème siècle. Le Concours Pechère est soutenu par Bruxelles Environnement et réservé aux professionnels et futurs professionnels de l’architecture de jardins et du paysage.
L’épreuve comprend deux loges : une Loge professionnelle, qui s’adresse aux paysagistes exerçant le métier depuis 5 années, et une Loge étudiante.
La Loge professionnelle comprendra deux tours ; lors de la première étape, un jury composé de 14 personnes choisira 5 concurrents parmi les candidatures répondant aux critères d’accessibilité (voir notre site). Une second tour, rémunéré à hauteur de 2500 € par concurrent, départagera les 5 candidats sur la base de leurs avant-projets.
La Loge étudiante du concours est accessible aux étudiants en architecture de jardins et du paysage et comprend deux étapes. Une première sélection interne à l’école permettra de sélectionner un nombre précis de projets d’étudiants. Lors d’un second tour le jury, réuni en Loge « étudiante », récompensera le meilleur projet soumis par les écoles.
http://concourspechere.bvrp.net
Extension d’une ancienne habitation ouvrière à Affligem, au moyen d’une construction en acier flottant dotée d’une ingénieuse toiture plate: le projet du bureau d’architecte van de voorde-piffet.architecten d’Elingen a immédiatement conquis le jury. Il a remporté le concours d’architecture organisé par DERBIGUM pour mettre en exergue des concepts innovants de toiture plate. Les lauréats se sont vus remettre un chèque de 2.000 euros et la légendaire Egg Chair d’Arne Jacobsen.
A l’occasion du lancement du nouveau revêtement de toiture DERBIBRITE NT® – un bouclier thermique blanc éco énergétique –, DERBIGUM a lancé un concours d’architecture qui a pris fin en avril 2009. Dans le secteur traditionnel du revêtement des toitures, DERBIGUM se distingue par son originalité: un acteur innovant, soucieux de l’environnement, qui manifeste un vif intérêt pour les concepts architecturaux sortant de l’ordinaire et privilégiant les toitures plates.
Grâce à son projet à Affligem, avec un revêtement de toiture DERBIGUM®, le bureau van de voorde-piffet.architecten a remporté l’adhésion unanime du jury. Ils ont agrandi une ancienne habitation ouvrière pourvue d’un aménagement classique. L’habitation était dotée de différentes annexes mais leur mauvais état permettait difficilement le prolongement de cette structure. Roland Piffet précise: “Nous avons opté pour le placement d’un nouveau volume à côté de l’habitation. Le séjour séparé de 50 m2 ne comporte aucune division et forme un espace ouvert. Une construction en acier flottant, dont les extrémités de tête sont portantes et complètement fermées, constitue l’extension proprement dite. En travaillant la portée de la toiture dans la longueur – au lieu de la portée courte comme souvent - vous obtenez deux murs totalement libres de structures. Ces deux parois de verre offrent une vue panoramique. En outre, les panneaux profilés sont utilisés de façon atypique. La plaque de toiture, longue de 8 mètres, se compose de panneaux profilés standard, rivetés dos à dos afin de former de longs bacs autoportants.”
Une idée qui a aussitôt séduit le jury. Edilbert Haentjens, membre du jury et architecte, déclare: “Au moyen d’une construction de toiture ingénieuse, avec des panneaux profilés de toiture coudés, ils ont réussi à créer une épaisseur de toiture minimale sur le plan visuel. Le toit donne l’impression de n’être plus qu’une plaque de verre. Par ailleurs, le jury s’est trouvé face une architecture innovante et audacieuse, appliquée sur une ancienne habitation ouvrière.”
Les architectes ont été agréablement surpris par la remise du chèque de 2.000 euros et de la légendaire Egg Chair de Arne Jacobsen. "C’est merveilleux que nous ayons remporté la victoire grâce à une toiture avec un type de portée inhabituel. Pour ce projet, nous avons utilisé le produit DERBIGUM NT ®, un revêtement pour toiture à la qualité et à la simplicité légendaires "
Le jury professionnel se composait d’Edilbert Haentjens (expert architecte, CIEA), de Gunther Guinée (rédacteur en chef, Roof Belgium) et de Maurizio Cohen (architecte, professeur à l’Université de Gand). Le lauréat a été choisi sous le contrôle de l’huissier de justice Frank Spruyt.
A PROPOS DE DERBIGUM
L’entreprise belge DERBIGUM est spécialisée dans les matériaux de revêtement de toiture permettant d’économiser et de produire de l’énergie. L'entreprise, qui a débuté en 1932 en tant que PME familiale spécialisée dans l'étanchéité des toitures et des surfaces planes, investit aujourd'hui massivement dans des produits innovateurs dans la construction durable et la gestion de l'énergie. L’année dernière, DERBIGUM a encore remporté le prix ‘Best Innovator Award Belgium 2008’. De plus, l’entreprise a été la seule entreprise européenne à se voir décerner le prix EMAS Award 2008 pour son engagement continuel pour la préservation de l’environnement par la Commission européenne.
Le groupe compte trois unités de production – deux en Belgique (Lot & Perwez) et une aux Etats-Unis (Kansas City) et emploie 380 collaborateurs à travers le monde. Plus des deux tiers de la production sont destinés à l’exportation. Le chiffre d’affaires consolidé du groupe de DERBIGUM s’élève aujourd’hui à 110 millions d’euros.
Le Dynamo Belgian Young Design Awards est une initiative d’Olivier Gilson, organisé en collaboration avec l’asbl Designed in Brussels. Depuis 2001, ce prix entièrement dédié à la jeune création de mobilier et d’objets en Belgique a permis de porter sur le devant de la scène une soixantaine de designers. Et de révéler de nombreux talents.
Le Prix Dynamo se veut être un tremplin pour les participants mais aussi une vitrine de la créativité, du savoir faire et du potentiel de la nouvelle génération des designers belges.
A moyen terme, le Dynamo Belgian Young Design Awards veut d’une part devenir une référence européenne et d’autre part générer une dynamique d’échanges entre pays. En effet, l’exposition des lauréats doit pouvoir s’exporter vers d’autres lieux de promotion de la créativité en Europe et déclencher, en contrepartie, une politique d’accueil de lauréats de prix nationaux en provenance d’autres pays européens.
Un programme d’échanges et de tournantes serait alors organisé de façon systématique entre différents acteurs du secteur. Ceci permettra d’offrir une visibilité accrue pour les designers mais aussi un espace de rencontre, de découverte et de sensibilité des “designs européens”.
Inscription : au plus tard le 15 juillet 2009.
Depuis le début de l'année académique 2008-2009, tous les Instituts supérieurs d’architecture (ISA) de la Communauté française de Belgique sont entrés dans un processus d’intégration au sein des quatre grandes universités francophones.
Cette intégration permet la pleine reconnaissance universitaire de l’enseignement de l’architecture, le faisant participer, entre autres, aux écoles doctorales et à la recherche, et mettant enfin cette formation au même niveau que celle des ingénieurs architectes.
Le décret permettant cette intégration a été voté par le Parlement de la Communauté française fin avril 2009. En l’occurrence, il prévoit que l’ISACF La Cambre et l’ISA Victor Horta intègrent une Faculté d’architecture nouvellement créée au sein de l’Université Libre de Bruxelles. Des conventions spécifiques sont en cours de rédaction entre les institutions concernées afin de régler les questions spécifiques relatives aux statuts des personnes, aux parcours des étudiants, aux transferts de patrimoine, etc.
Ce nouvel environnement permettra de tisser de riches liens avec toutes les disciplines universitaires dont l’architecture se nourrit (sciences humaines, sciences exactes, etc) et de faire bénéficier les étudiants de tous les services de cette grande université renommée.
La création d’une Faculté d’architecture spécifique assurera aussi la préservation et le développement de ce qui forge l’essence même de cet enseignement : la synthèse créative et la particularité de l’enseignement par le projet, de même que le maintien des objectifs, méthodes et engagements spécifiques qui font la réputation de nos Instituts.
La nouvelle Faculté d’architecture de l’Université Libre de Bruxelles résulte donc de la réunion de deux Instituts supérieurs qui ont chacun une riche expérience de cette formation :
Ainsi, à travers ces figures qui marquèrent —aux niveaux national et international— l’architecture moderne au tournant de l’art nouveau et des avant-gardes, ces deux enseignements plongent leurs racines au coeur même de la modernité, tout autant qu’ils manifestent à son égard une diversité d’engagements et d’expressions.
De cet héritage, fécondé par ce nouvel environnement universitaire, la nouvelle faculté retiendra que l’architecture est un art de la raison, public et social, à la rencontre des arts et des sciences, du réel et de l’imaginaire, de la rigueur et du sentiment, de la poésie et de la technique, des traditions et des innovations. Dans cette perspective aussi, elle entendra développer un enseignement pluraliste et émancipateur, ouvert aux opinions critiques et aux explorations innovantes de la discipline tout autant qu’à l’approfondissement des savoirs traditionnels du métier, conjuguant la nécessaire pertinence technique, l’indispensable responsabilité sociale et la richesse imaginative qui permettent d’assurer à chacun, et de manière responsable, de larges possibilités d’expression et de créativité.
Ces objectifs fondent également le développement de la recherche facultaire, fondamentale et opérationnelle, nécessaire tant à l’enrichissement des étudiants et de la collectivité qu’au développement de services à leurs égards. Ils orientent également les collaborations aux masters complémentaires ou de 3e cycle, menés avec d’autres facultés ou universités.

Le Prix Godecharle d’ARCHITECTURE 2009, d’un montant de 5.000 euros a été attribué à Chloé De Wolf de Bruxelles pour un projet intitulé: «La Rêvothèque».
Trois concurrents ont été sélectionnés pour l'épreuve définitive "en loge": Jeroen Beerten, Chloé De Wolf et Denis Glauden, qui s'est déroulée du 23 au 26 avril 2009 à la Ferme du Laid Burniat à Vieusart.
Il a été demandé aux architectes sélectionnés de développer un projet ayant pour thème :
«Hétérotopies : pour une contestation à la fois réelle et mythique de l’espace où nous vivons.»
Sur proposition d’un jury composé de : Eric Philippe, (Genval Architecture) président, Li Mei Tsien (Société Centrale d’Architecture de Belgique – axe jeune), Serge Roose (Président Société Centrale d’Architecture de Belgique , David Van Severen (Office) et Marnix Verstraeten, le Prix Godecharle d’ARCHITECTURE 2009, d’un montant de 5.000 euros a été attribué à Chloé De Wolf.
Le gouvernement belge a accordé une nouvelle concession en mer du nord pour la construction d'un parc éolien de près de 300 MW.
Le ministre de l'énergie Paul Magnette a indiqué que le pays devrait dépasser son objectif initial de 900 MW d'énergie éolienne en mer du Nord. Le parc sera implanté à 30 km du port de Zeebrugge. La concession a été accordée au consortium Rentel, qui construira 48 éoliennes de 6 MW.
Le parc se situe entre le projet Thorntonbank , de C-Power, et celui d'Eldepasco. Le quotidien le Soir.be précise que le consortium "avait obtenu la faveur de la Commission de régulation de l'électricité et du gaz (Creg) et de l'administration de l'énergie". Il se compose d'Electrawinds, associé au holding Ackermans & van Haaren, et de la société de construction CFE.
Au total, le pays pourrait voir 500 éoliennes implantées au large de ses côtes, pour un investissement qui dépasse les 5 milliards d'euros, et une puissance comprise entre 2 300 à 2 700 MW.
Le jeudi 28 mai dernier, FISA a rassemblé ses partenaires, exposants, collègues et membres de la presse du secteur de la construction lors du BATIBOUW Building Lunch. Deux fois par an, ces déjeuners sont organisés dans le but de faire de BATIBOUW un forum permanent pour le secteur de la construction.
Lors de son discours de bienvenue, Geert Maes, Directeur général de FISA a félicité l’orateur Jean-Yves Del Forno, responsable de la cellule ouvrages d’art du bureau d’études liégeois Greisch, pour le fantastique travail que son bureau a accompli ces dernières années. « En une vingtaine d’années, l’entreprise est devenue une référence mondiale dans un grand nombre de disciplines spécifiques de la construction. Ce n’est pas non plus par hasard que le bureau Greisch a été récompensé lors des Belgian Building Awards en recevant l’International Award. » Ce prix symbolise la fierté justifiée d’une entreprise belge pour ses réalisations exceptionnelles au niveau national, européen et mondial.
La grande fierté du bureau Greisch est sans conteste le viaduc de Millau, qui fut choisi comme thème pour ce BATIBOUW Building Lunch. Le pont à haubans surplombe la vallée du Tarn dans le sud de la France et est le pont le plus haut du monde. Il s’élève en son point le plus haut à 367m au dessus du niveau de la rivière, ce qui correspond à 50m de plus que la Tour Effeil à Paris. Les huit travées et sept pylônes font de ce pont le plus long du monde construit par la méthode de lançage. Il constitue également le record des plus hauts points d’appui temporaires utilisés.
Del Forno raconta avec beaucoup d’enthousiasme comment il a fallu, pendant la construction du pont, faire face aux circonstances les plus extrêmes : vallée fortement encaissée, variations de température importantes et vents violents. Le pont devait être construit de manière assez flexible pour résister à la dilatation et la rétractation dues aux grandes variations de température. Il a également été tenu compte du vent lors de la construction: il était uniquement possible de travailler quand la vitesse du vent prévue pour les trois jours à venir était plus faible que 72 km/h.
L’orateur décrivit en détail comment, par la méthode brevetée du “lançage”, les différentes parties du tablier – soutenus par des piliers fixes et temporaires – ont été poussés des berges vers le milieu et comment les pylônes et haubans ont ensuite été fixés sur place. En plus des conditions météorologiques, il a aussi fallu tenir compte de plusieurs aspects pratiques comme le transport des différentes parties du pont – pesant chacune quelques centaines de tonnes – vers le site vallonné.
Le public était fasciné. Ce que ce bureau d’études a réalisé en Aveyron est une véritable piece of art and engineering. Del Forno a admis qu’une fois les travaux terminés, ses collègues et lui-même se sont demandé comment, après la construction d’un projet d’une telle ampleur, ils pourraient faire mieux dans le futur. Il n’y a pas l’ombre d’un doute que le bureau d’études liégeois qui, en plus des ponts, participe à différentes réalisations de bâtiments et de tours, impressionnera certainement encore le monde de la construction dans le futur.

Posé au centre d'une forêt de Louvain-la-Neuve, au sud de Bruxelles (Belgique), le musée Hergé a ouvert ses portes le 2 juin. Pour évoquer l'univers teinté d'irréalité du père de Tintin, l'architecte français Christian de Portzamparc s'est servi de couleurs, de transparences et de lignes épurées.
A l'intérieur de ce bâtiment de 3.600 m2 réalisé en à peine 22 mois, aucune représentation des personnages, ni parcours ludique destiné aux enfants. Pourtant, l'atmosphère de la BD est sans cesse présente, mais de manière subliminale. Ainsi, les motifs colorés qui recouvrent les volumes des salles d'exposition sont des agrandissements de dessins figurant dans les albums de Tintin. Les lignes épurées, les murs blancs ou la façade faite d'immenses carreaux de verre semblables à des cases font également trait d'union avec le monde de Hergé. Dernière illustration avec la trémie où se loge la cage d'ascenseur. "Au départ, nous voulions la revêtir d'un damier rouge et blanc qui rappelle la fusée d'Objectif Lune. Fanny Rodwell a refusé et le noir a remplacé le rouge", se souvient l'architecte.
La présentation à la presse du Musée Hergé, lundi 25 mai à Louvain-la-Neuve en Belgique, a été marquée par une fronde d'une partie des journalistes, scandalisés par l'attitude des ayant-droits du père de Tintin qui avaient interdit toute prise d'image, rapporte le site Le Post.
Ce n'est en effet qu'au début de la conférence de presse que les responsables du musée ont annoncé à la soixantaine de journalistes qui avaient fait le déplacement que toute photographie ou vidéo était strictement interdite, provoquant un mouvement de colère.
"L'incompétence et la mesquinerie"
Selon le site d'information spécialisée ActuaBD, dont une équipe était sur place, un journaliste de la télévision suédoise a alors directement pris à partie les organisateurs : "Je veux signaler avant toute chose l’incompétence et la mesquinerie de l’équipe de communication de Moulinsart. (…) Mon équipe et moi-même venons de Suède : cameraman, preneur de son, monteur… Et arrivés ici, sans qu’on ait été prévenus à aucun moment, ni dans le dossier de presse, ni dans les échanges avec les attachés de presse, nous apprenons qu’il nous est interdit de filmer et de prendre des photos dans l’enceinte du musée ! "
Face à cette attaque, le directeur du musée Robert Van Généberg semble avoir répondu de manière maladroite, renforçant encore un peu plus la fronde des journalistes. Une vingtaine d'entre eux a alors quitté la salle.

JD&D Industriebouw, Sint-Genesius-Rode.
Vainqueur du premier prix du Trophée Benelux de la Galvanisation 2009. Projet introduit par Architectenbureau Stein Van Rossem bvba, Brussel
Il s’agit d’une utilisation industrielle particulièrement surprenante de caillebotis galvanisés pour réaliser des façades de halls existants et nouveaux. Des variations dans la structure des caillebotis (orientation des lamelles par exemple) sont utilisées pour « casser , pour éclater » des surfaces planes. Ainsi, un matériau d’une grande simplicité est utilisé de manière économique pour créer une surface « très capricieuse ».A la lumière artificielle, la répartition des différentes surfaces planes est particulièrement belle, les différentes teintes renforçant les accents du bâtiment. Nul doute que ce projet constituera une source d’inspiration pour l’utilisation de l’acier galvanisé, tant dans des applications architecturales qu’industrielles.
Havenpost Dichterswijk, Utrecht
Vainqueur du deuxième prix du Trophée Benelux de la Galvanisation 2009
Projet introduit par: Architectenbureau Sluijmer & Van Leeuwen, Utrecht
Une construction en acier étudiée et mise en forme de manière conséquente. Elle sert d’espace de réception, de restaurant et on y fait des présentations. Les détails sont purs et raffinés. La combinaison verre, acier et briques est très harmonieuse. Dès le début, le Bureau d’Architectes Sluijmer & Van Leeuwen a opté pour une ossature en acier galvanisé. Ce matériau forme une unité avec » la peau » en briques.
Tant sur le plan de l’échelle que sur celui de son implantation, cette construction s’intègre dans son cadre . Les reflets dans l’eau et dans l’air soulignent cette intégration.
Galaxia Centre d'entreprises, Transinne
Vainqueur du troisième prix du Trophée Benelux de la Galvanisation 2009
Projet introduit par Samyn & Partners
Les activités de l’ESA (Européan Space Agency) situé à Redu étant en pleine expansion, les PME dont les activités y sont liées se voient contraintes de trouver de nouveaux locaux.
La construction de Galaxia Centre d’Entreprises en est le résultat.
Dans une optique de développement durable, la préfabrication, l’économie de matière et la facilité d’entretien ont fait l’objet d’une attention toute particulière.
Ainsi, le délai de mise à disposition des bâtiments pour les futurs locataires étant très court, la préfabrication des bâtiments ainsi que celle de la structure qui les surmonte, s’est naturellement imposée.
Les bâtiments modulaires, en bois, couvrent 900 m² au sol. Ils peuvent être agrandis et surmontés d’un ou deux étages supplémentaires, soit environ 4.000 m² en tout.
La grande verrière, de type horticole, qui protège les bâtiments en bois est équipée de cellules photovoltaiques sur les pans orientés sud en toiture ainsi que sur les façades "plissées" sud et ouest.
Pour la structure de la verrière, le choix du matériau s’est porté sur l’acier galvanisé. La galvanisation à chaud assure une protection complète contre les agressions extérieures ainsi qu’une grande facilité d’entretien.
Lace Fence, Rotterdam
Mention spéciale du Jury
Introduit par »De makers van » Lace Fence, Rotterdam
Surprenant et novateur, ce projet donne une vie, toujours différente à une clôture porteuse d’un message. Son caractère original et artistique lui vaut une Mention Spéciale du Jury.

Le programme "Energie Intelligente - Europe" 2009 a été adopté par Bruxelles, qui prévoit le cofinancement de projets d'efficacité énergétique, d'énergies renouvelables et de transports non polluants. Pour la première fois, le programme comprend un soutien technique aux villes qui mènent des projets viables et des aides à l'investissement pour l’énergie urbaine renouvelable.
Le budget EIE 2009 s’élève à plus de 96 millions d’euros, dont 15 millions doivent servir à développer la capacité des municipalités et régions à accélérer les investissements locaux, notamment dans les bâtiments et les transports urbains.
L’instrument financier devrait être opérationnel d’ici à la fin de 2009. Il sera géré conjointement par la Banque européenne d’investissement et par la Commission. Les 15 millions d’euros sont notamment destinés aux autorités locales ou régionales adhérant à la "Convention des maires". Celle-ci les engage à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 20 % d’ici à 2020, en s'appuyant sur un accès facilité à des prêts importants auprès des banques de développement telles que la Banque européenne d’investissement.
Donnent droit à un financement les projets de rénovation de bâtiments publics et privés, d’éclairage public, d’intégration de sources d’énergie renouvelables dans l’environnement construit, de réseaux de chauffage/réfrigération de quartiers grâce à la production combinée de chaleur et d'électricité (CCE) et de systèmes CCE décentralisés. Les transports urbains peuvent également bénéficier d'un financement en vue d’améliorer leur efficacité énergétique, d’intégrer des sources d'énergie renouvelables et d’introduire des véhicules électriques.
Le programme «Énergie intelligente - Europe» (EIE) est le programme non technologique de l’Union européenne dans le domaine de l’énergie qui vise à lever les obstacles au marché, à modifier les comportements, à créer un environnement commercial plus favorable au marché de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables et à mieux faire comprendre et appliquer la politique énergétique de l'Union dans les villes et régions d’Europe. Il a pour objectif de soutenir le développement durable et de contribuer à la protection de l’environnement, à la sécurité d’approvisionnement et à la compétitivité.
Le programme «Énergie intelligente - Europe», doté d’un budget de 730 millions d’euros pour la période 2007-2013, s’inscrit dans le Programme-cadre pour la compétitivité et l'innovation (PCI) et contribue à la réalisation des objectifs de la politique énergétique de l'UE et à la mise en œuvre de l'agenda de Lisbonne.

L'Union européenne s'est engagée à réduire les rejets de CO2 de 20% au minimum vers 2020, à réaliser une efficacité d'énergie de plus de 20% et à obtenir en moyenne 20% de l'usage d'énergie des sources d'énergie renouvelables.
Dans le cadre du Plan Climat flamand, la Flandre s'est engagée à améliorer substantiellement les prestations d'énergie des habitations vers 2020.
Le Programme de Rénovation en Énergie 2020 a pour but d'exclure vers 2020 les toitures mal isolées et les fenêtres à vitrage simple et en plus d'éliminer les installations de chauffage qui consomment trop d'énergie.
Le 23 février, au jour d'études de la VEA, élaboré par le CSTC, 200 professionnels spécialisés dans la construction et dans l'économie d'énergie ont pu faire connaissance avec les différentes étapes du Programme de Rénovation en Énergie 2020 pour les habitations.
Dans les mois à venir, un plan d'action pour les prochaines années est à réaliser en accord avec les organisations des secteurs concernées, entre autres le Conseil d'Isolation.
Les divers exposés et discussions des participants ont clairement montré la nécessité de suivre le meilleur possible la hiérarchie logique des mesures d'économie d'énergie. Une rénovation d'énergie réfléchie part d'une amélioration substantielle de la prestation d'énergie de toutes les parties d'une habitation, suivi par une installation de chauffage qui consomme peu d'énergie et par un profit maximum de la chaleur du soleil gratuite.
Wilfried Bieseman, le coordinateur du Programme de Rénovation en Énergie 2020, était clair: “Isolez, isolez, isolez” est le slogan lors du lancement du Plan d'Étapes pour la rénovation énergétique des habitations flamandes.
Le ministre flamand de l'Énergie Hilde Crevits a appelé tous les secteurs concernés à soutenir, avec les Autorités flamandes, activement et de commun accord le Programme de Rénovation en Énergie 2020.
Le ministre Crevits a terminé: "Je suis contente que le secteur d'isolation, représenté par le Conseil d'Isolation a.s.b.l., se joint à la Convention du Programme de Rénovation en Énergie 2020".
Georges Timmermans

Cette année, BATIBOUW a l’honneur d’accueillir le célèbre architecte Santiago Calatrava à la remise des Belgian Building Awards. Les Architecture Awards, les Innovation Awards et l’International Award seront décernés lors de cette cérémonie. La visite exceptionnelle du célèbre architecte s’inscrit dans le cadre des festivités de la 50ième édition de BATIBOUW.
L’architecte de renommée internationale est né en 1951 dans la région de Valence (Espagne). Après avoir étudié l’architecture et l’urbanisme dans sa ville natale, il complète sa formation en étudiant le génie civil à Zurich. Son architecture se caractérise par des formes élégantes donnant une grande impression de mouvement.
Parmi ses oeuvres les plus importantes, citons l’opéra de Valence, un pont et l’aéroport de Bilbao, la gare de Stadelhofen à Zurich, le stade olympique d’Athènes et la gare Lyon-Saint-Exupéry.
La conception de la nouvelle gare de TGV de Liège, une mission lancée par Euro Liège TGV, une société soeur de la SCNB-Holding, est la première réalisation de Calatrava en Belgique. Après un concours d’architecture d’envergure internationale, c’est le projet de Calatrava qui fut choisi pour construire la nouvelle gare. Ce qui est caractéristique à Liège-Guillemins, et à toutes les gares de Calatrava, c’est d’avoir un toit svelte et transparent en verre et en acier posé sur un soubassement organique en béton. Parmi les 65.000 m³ de béton utilisés, 15.000 m³ sont du beau béton blanc.
La gare est conçue comme une place couverte sans façade ni à l’avant ni à l’arrière, ce qui renforce la liaison avec la ville. Le toit d’acier et de verre recouvre les voies parallèlement sur 170m de long. La gare est conçue sur différents niveaux, ce qui permet aux différentes parties de la ville d’être reliées aux côtés de la gare.
Calatrava est très conscient du rôle social que joue l’architecture. La nouvelle gare de Liège a un impact direct sur les environs. Alors que le quartier de la gare était plutôt gris et triste auparavant, la place transformée en chef-d’œuvre par Calatrava, offre aujourd’hui un plaisir visuel aux passants.
La gare de Mons sera, elle aussi, transformée d’ici 2015 en véritable “Calatrava”. Le projet ne comprendra pas uniquement la reconstruction de la gare mais également la création d’une gare des bus et la construction d’un centre de conférences.
Jusqu'à présent la météo en Belgique c'était « Le ciel restera nuageux tout au long de la journée avec quelques petites éclaircies çà et là. »Maintenant, c'est aussi « Le soleil a produit 12 % de l'eau chaude sanitaire des personnes équipées d'un chauffe-eau solaire ».
Grâce à la nouvelle météo des énergies renouvelables, lancée par l'Association pour la promotion des énergies renouvelables en Belgique, les habitants du plat pays peuvent compléter leur bulletin météo par les données énergétiques solaires et éoliennes qui lui correspondent.
Alors, dorénavant, pour ceux qui ont du mal à se réconforter en écoutant Brel leur chanter « Avec un ciel si gris qu'il faut lui pardonner », il leur suffit de se connecter au site www.meteo-renouvelable.be
Ils apprendront que du 2 au 8 février 2009, le soleil a permis de chauffer une douche sur huit chez les personnes équipées d'un chauffe-eau solaire. Ou, sur la même semaine, que 16 m² de panneaux photovoltaïques ont fourni environ 6,3 kWh d'électricité aux personnes équipées, soit 9 % des besoins moyens d'un ménage.
Ainsi, le site combinant les données d'ensoleillement de l'Institut Royal Météorologique et les productions relevées sur différents systèmes photovoltaïques, permet aux sujets du roi Albert 2 de se réconcilier avec leur ciel, en se rendant compte que même s'il leur semble bas et gris, il laisse toujours passer le soleil.
Il en est de même pour le vent du Nord. Grâce aux évaluations statistiques du modèle d' extrapolation des données éoliennes de l'Unité d'environnemétrie et de géomatique, toujours sur la première semaine de février, la météo des énergies renouvelables nous informe que les éoliennes wallonnes ont produit une quantité d'électricité couvrant en permanence la consommation moyenne de 138 500 logements. C'est l'équivalent du nombre de logements de Charleroi et Namur réunis.
Soucieux de rendre quantifiable l'intérêt des énergies renouvelables pour les ménages, il décline les informations sous plusieurs formes. Il précise, par exemple, que le chauffage de l'eau chaude sanitaire par les panneaux thermiques aurait nécessité 0,7 l de mazout et que les 6 kWh d'électricité produite par les panneaux photovoltaïques permettent de faire fonctionner un lave-vaisselle pendant une semaine ou 18 ampoules économiques pendant 36 heures.

Bruxelles possède une piètre image architecturale en dehors de nos frontières. Il manquait une structure qui assure la stimulation d'une politique architecturale cohérente et ambitieuse. C'est décidé: la Région bruxelloise vient de créer une cellule d'assistance à la maîtrise d'ouvrage publique, qui sera placée sous la direction d'un Maître Architecte, désigné dans les prochaines semaines.
Des divergences de vue sur le statut du futur élu entre le ministre-président Charles Picqué et le ministre en charge des Travaux publics, Pascal Smet, ont légèrement retardé l'appel à candidature officiel. Le premier souhaitait l'intégrer au sein de son administration; tandis que Pascal Smet privilégiait une piste non statutaire afin d'attirer un grand format et renforcer son indépendance. Il a finalement obtenu gain de cause.
Les tâches du Maître Architecte seront, notamment, d'incarner une ambition architecturale pour Bruxelles, de développer et de diffuser une vision culturelle de l'architecture publique, de stimuler la prise de conscience architecturale générale tant vis-à-vis des maîtres d'ouvrage et des fonctionnaires que du grand public, de sélectionner des projets prioritaires, de mettre en place des processus d'assistance aux maîtres d'ouvrage, de participer aux procédures de sélection des auteurs de projets.
La cellule d'assistance à la maîtrise d'ouvrage publique sera créée au sein du Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale. Elle permettra aux autorités de monter des projets architecturaux de qualité en les aidant à rassembler les informations utiles, à établir le programme d'architecture, à identifier les enjeux du projet, à trouver les partenaires, à élaborer le budget et à mener à bien une procédure de sélection qualitative d'un bureau d'architecte.
Le Maître Architecte sera choisi via un appel européen. A cet effet, un avis de marché vient d'être publié au Journal Officiel de l'Union européenne et au Bulletin des Adjudications. Les candidatures sont attendues pour le 10 mars 2009.

L’atelier d’architecture l’Escaut et le collectif Vrac font le pari de la cohabitation afin d’expérimenter la confrontation des disciplines à l’endroit même où elles se créent.
Depuis 1989, l’Escaut héberge outre l’atelier d’architecture différentes formes de recherche artistique. Ancien bâtiment industriel situé dans le quartier Maritime à Molenbeek, les différents plateaux se transforment en scènes de répétition, salles d’exposition ou tables rondes suivant les rencontres.
En architecture, le Théâtre National et le Musée de la Photographie à Charleroi sont deux projets à rebondissements qui pourraient, chacun à sa manière, retracer les affinités de l’Escaut avec le théâtre ou les arts plastiques.
Après 20 ans de bouillonnement au contact d’autres disciplines artistiques, l’ « objet trouvé » de 1989 fait peau neuve afin d’accueillir le collectif Vrac ; une rencontre improbable qui « prend » directement, avec l’envie de confronter l’architecture et les arts de la scène là même où ils se créent.
La foire du livre Off transforme l’Escaut pour la deuxième année consécutive en un lieu de débat du monde de l’édition, tandis que les élèves du Danscentrum viennent répéter leurs spectacles quelques mois de l’année.
Vrac est une association de fait qui se présente comme une réunion d’individus. Il est composé de 6 personnes occupant diverses positions dans les métiers du théâtre. Le groupe s’est moins constitué sur une identité artistique que sur une intranquilité partagée envers les modes de travail et la place assignée au créateur dans le réseau de distribution culturelle.
C’est en juin 2008 que les membres du collectif, pour la plupart récemment installés dans la capitale, rencontrent Olivier Bastin. L’idée d’une collaboration fait son chemin et, en janvier, le projet se concrétise: deux plateaux de travail, ainsi qu’un espace polyvalent et un bureau sont mis à la disposition de Vrac. Ceux-ci permettront aux membres du collectif de développer leurs projets respectifs et d’accueillir d’autres artistes.
L’objectif est avant tout d’organiser, dans et en dehors des périodes de production, un lieu et temps continus de travail consacrés à la création et à la découverte de ses outils.
Membres du collectif: Noémie Carcaud, Fabien Dariel, Christiane Girten, Julie Petit-Etienne, Mélanie Rullier, Gaëtan Vandeplas
Projets en Vrac… Création d’un journal culturel citoyen trimestriel; ouverture d’un bar littéraire; interventions lors de la foire du livre Off; mise en place d’ateliers d’écriture; répétitions et création de « l’Heure du Diable » de Fernando Pessoa, mise en scène Fabien Dariel; 8 femmes, performance-lecture de Christiane Girten; exposition de l’installation d’Arnaud Paquotte; installation de Julie Petit-Etienne; Femme 30, création, Mélanie Rullier.
En juin, Bernard Stiegler (Ars Industrialis) fera sa première conférence-débat en Belgique, à l’Escaut, sur le thème de la jeunesse et des relations entre générations.
www.escaut.org
Journée d’ouverture: 14 février 2009, 16h - 22h

Le Conseil des Architectes d’Europe (CAE) a récemment publié sur son site Internet le rapport final de l’étude majeure sur la profession qu’elle avait confié à des consultants extérieurs en 2008.
L’étude, qui est la dernière étape de travaux qui se sont déroulés sur une période de trois ans en différentes phases, a connu son point culminant par la commande passée à des consultants indépendants, Mirza & Nacey (Royaume-Uni) qui, en étroite collaboration avec une délégation du Bureau exécutif et du Secrétariat, a préparé et mené un enquête en ligne sur la profession durant la seconde moitié de l’année 2008. Cette enquête a été un réel succès grâce à une coopération remarquable entre les consultants et les Organisations Membres du CAE. L’enquête a été menée dans 32 pays mais, pour diverses raisons, seuls 17 pays ont pu participer .
Presque 44.000 architectes provenant de ces 17 pays ont été invités à répondre au questionnaire en ligne qui était disponible en cinq langues, et plus de 8.000 personnes ont répondu, donnant un ensemble de données fiables à partir desquelles une image globale de la profession à travers ces pays a pu être dégagée. Ceci a été rendu possible grâce à la collecte de données effectuée précédemment par le Secrétariat du CAE. Les faits et les chiffres principaux qui ont émergé de l'étude en ligne sont les suivants : le nombre d’architectes dans l’Europe des 32 est estimé à environ 483.000 architectes ; la valeur du marché de la construction dans l’Europe des 32 (le nombre de pays actuellement membres du CAE) est estimée à €1.650 milliards ; la valeur du marché des services d’architecture dans l’Europe des 32 est estimée €22 milliards ; il existe environ 69.800 bureaux d’architecture dans l’Europe des 32 ; les femmes représentent 37 % de la profession ; 93 % des membres de la profession travaillent dans le pays où il sont enregistrés ; environ 28.000 architectes travaillent dans un pays autre que celui dans lequel ils sont enregistrés.
Le rapport final est très intéressant par rapport à la situation économique de la profession, et il devrait servir d’outil puissant par rapport à l’ambition du CAE de concevoir des politiques basées sur les faits. Le rapport complet est disponible à l’adresse suivante (en version anglaise uniquement à l’heure actuelle) :
http://www.ace-cae.org/MemberN/Content/EN/pub/int/sectors.html

L'enquête publique pour le réaménagement de la Porte de Schaerbeek à Saint-Josse court jusqu'au 10 février. Selon le Ministre des Travaux publics, Pascal Smet (sp.a), le réaménagement de ce carrefour important situé sur la Petite Ceinture va au-delà d'une simple adaptation.
Il offre en effet un plus grand confort d'utilisation des trams, des bus et du métro et complète le plan lumière régional, la rénovation de l'église Ste-Marie et le plan lumière du tracé royal.
Les travaux comprennent le réaménagement complet des différents arrêts de transports publics, qui seront rénovés et élargis. Un nouvel escalier sera installé côté Botanique à la station de métro ainsi qu'un ascenseur et un nouvel arrêt de bus côté bâtiment P&V. L'accès existant aux escalators sera couvert et équipé de stations vélos.
Pascal Smet: “Le but consiste à renforcer l'intermodalité à ce carrefour important, de sorte que les voyageurs puissent passer plus facilement d'un transport public à l'autre. A cet effet, une traversée piétons supplémentaire sera aménagée de part et d'autre entre l'arrêt de tram et les trottoirs. Celle-ci reliera les accès au métro et les arrêts de tram et de bus en surface; elle sera protégée par un plateau.”
De même, les arrêts de tram seront entièrement rénovés: auvents tram en verre trempé avec éclairage intégré, signalisation des transports publics et supports publicitaires. Le design architectural des auvents tram sera le même pour les auvents situés au-dessus des accès au métro et conférera à cette porte de ville une identité plus forte.
L'ensemble du réaménagement s'inscrit dans un contexte plus large de travaux effectués dans le quartier. Les travaux s'inscrivent également dans l'objectif du schéma directeur Botanique visant à faciliter l'accès aux trams et au métro à partir du Botanique et de la Cité administrative de l'Etat située à l'intérieur de la Petite Ceinture. Pascal Smet: “Le réaménagement de la Porte de Schaerbeek permet d'adapter toutes les places importantes de Saint-Josse, telles que la place Saint-Josse et la place Rogier, dont les travaux démarreront encore cette année.”
L'enquête publique du permis d'urbanisme pour le réaménagement de la Porte de Schaerbeek court du 12 janvier au 10 février. La commission de concertation se réunira le 13 février. Le coût total des travaux est estimé à € 3.000.000. L'octroi du permis est prévu en été, de sorte que les travaux puissent démarrer aux environs de l'été 2010.

Ce vendredi 5 décembre, les membres des Conseils communautaires et du Conseil national ont choisi ceux qui mèneront à bien les chantiers stratégiques des 3 années à venir. Les voix se sont portées vers ceux qui avaient initié un renouveau dans la concertation communautaire et prouvé leur engagement en faveur d’un recentrage sur les préoccupations des architectes et des consommateurs.
Ces derniers temps, le Conseil national de l’Ordre des Architectes a plus souvent fait parler de lui en termes de réforme politique et stratégique que d’optimalisation des procédures de régulation de la profession d’architecte.
Dans ces temps difficiles de négociation, quelques acteurs ont démontré leur volonté d’une approche constructive et discrète menant à plus d’efficacité.
Le principe non-inscrit dans la Loi d’alternance linguistique pour la Présidence a été respecté à l’unanimité. Au 1er janvier 2009, les Conseils seront donc guidés par les mandataires suivants :
Conseil national de l’Ordre des Architectes
Conseil francophone et germanophone de l’Ordre des Architectes
Vlaamse Raad van de Orde van Architecten
Le nouveau Président, Michel De Keyser, souligne la qualité de la concertation déjà entretenue entre ces acteurs des 3 prochaines années de l’Ordre : « Le paysage institutionnel belge mouvant amènera très certainement l’Ordre a encore évoluer vers plus d’autonomie. Les relations de confiance établies ces dernières années nous permettront d’aborder ce tournant avec sérénité tout en recentrant nos actions sur les préoccupations des architectes et des consommateurs ».
Pour mener sa mission de concertation, d’arbitre, de porte-parole national en toute neutralité, le Président déléguera l’intégralité des attributions qui lui reviennent de droit pour le Conseil francophone et germanophone de l’Ordre au Vice-président francophone, Jean Thiry.
Le nouveau Président suppléant du Conseil national, Jan Van Breedam, qui est de droit Président du Vlaamse Raad confiera la gestion du fonctionnement du Vlaamse Raad, toujours en cours de réforme, au Vice-président du Vlaamse Raad, Tuur Ceuppens.

Le Gouvernement bruxellois a décidé ce jeudi 4 décembre d'octroyer une subvention de 1, 38 million d'euros pour la restauration de l'Hôtel Empain, ce chef d'oeuvre de l'Art Déco situé sur l'avenue Franklin Roosevelt. Cette subvention couvrira de 40 à 80% des montants nécessaires à la rénovation du lieu, selon qu'il s'agisse de l'intérieur, de l'extérieur ou de reconstitutions d'éléments disparus.
Erigée en 1930 sur les plans de l'architecte Michel Polak à la demande du baron Louis Empain, cette demeure est sans conteste la plus spectaculaire qui ait été édifiée dans le style Art Déco à Bruxelles. La personnalité du commanditaire, amateur d'art éclairé et mécène, et celle de l'architecte, artiste d'envergure internationale à qui l'on doit également le Résidence Palace à Bruxelles (1928), concourent à son intérêt exceptionnel.
L'originalité du plan, le remarquable agencement des espaces intérieurs, tout autant que celui des volumes extérieurs qui leur correspondent parfaitement, confèrent à ce bâtiment une grande lisibilité. Il s'inscrit par là dans le courant moderniste héritier de l'architecture viennoise du début du XXème siècle. La filiation avec le Palais Stoclet à Bruxelles ou la villa Wagner à Vienne est évidente.
Le 4 avril 2007, le Gouvernement bruxellois classait certaines parties de l'Hôtel Empain, ainsi que la totalité du jardin. Le propriétaire actuel, la Fondation Boghossian, vient d'obtenir le permis unique pour la réalisation des travaux. Ceux-ci sont donc imminents.
L'architecte et urbaniste néerlandais Rem Koolhaas a été sollicité pour transformer une partie de la façade du bâtiment situé du côté de la rue Horta, du nom du célèbre architecte Art Nouveau qui dessina le Palais.
Un café-restaurant verra aussi le jour à cet endroit. Aucun contrat n'a encore été signé mais le projet devrait être finalisé pour l'été 2009, selon le porte-parole de l'institution Eric Vancoppenolle. L'architecte réalisera la façade et le restaurant, « afin de donner un peu de vie à l'endroit, même les jours où il n'y a pas de représentations. » Pour le moment, le Palais ne dispose que d'un café-brasserie temporaire. Les détails du projet architectural n'ont pas encore été dévoilés.

Partant de l'idée que la Grand’Place de Bruxelles est comme une immense salle de bal à ciel ouvert, l'artiste français Yann Kersalé a choisi le ciel plutôt qu'une façade de bâtiment pour être le support de sa dernière installation en date, "Convergence".
Son pari est audacieux : tisser des liens à l'aide de pointillés lumineux qui partent des quatre coins de la place, et se rejoignent en lignes lumineuses de différentes tailles. "Architecture de lumière Convergence. Une grande place à quatre portes, à quatre coins. Un grand carré de ciel libéré de toute l'histoire mais témoin de toutes les histoires. Quelle que soit la direction empruntée pour atteindre la Grand Place - Nord, Sud, Ouest, Est - on pénètre dans l'espace clos : sol pavé, façade historique, ciel. Aussi enfermé que l'on puisse être dans cette place, elle inspire, elle respire la quiétude, le calme, peut-être l'échelle ? Peut-être le lieu ?Peu importe, on y est bien. Sorte de grande salle de bal d'un château improbable dont le plafond est le ciel, encadré de façades richement ciselées. C'est cet espace libre de ciel qui devient le support de fond de Convergence, départ de quatre entités de lignes pointillées qui s'entremêlent sur fond de ciel européen. Autant de pointillés que d'idées, de passions, de pensées venant des quatre points cardinaux pour se parler, s'unir, s'instruire, se rencontrer …" (Yann Kersalé)
L'œuvre "Convergence", visible tous les soirs jusqu'au 19 novembre prochain, est proposée dans le cadre de la Saison culturelle européenne, organisée à l’occasion de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne. En collaboration avec la Ville de Bruxelles et le soutien de la Région Bruxelles Capitale, Electrabel GDF Suez, GDF Suez.
« Depuis 1982, le Prix Européen d'Architecture récompense des œuvres contemporaines s'inscrivant dans la continuité de la tradition européenne de concevoir des villes. Le Prix vise à rompre l'isolement et le silence qui entourent une partie importante de la production architecturale qui ne trouve pas à s'exprimer dans les revues et les expositions d'architecture. L'édition 2008 met en évidence de nouveaux quartiers conçus en accord avec les principes d'urbanité et de développement durable. »
Parmi les 88 projets candidats présentés, un jury international réuni les 13 et 14 juin 2008 à la Fondation pour l'Architecture à Bruxelles, a décerné le Prix Européen d'Architecture Philippe Rotthier 2008 pour « Le Plus Beau Quartier d'Europe » au :
- Plessis-Robinson, France, pour la meilleure solution de renaissance d'une banlieue urbaine
- Val d'Europe, Ile-de-France pour la meilleure nouvelle ville
- Neumarkt, Dresde, Allemagne pour la meilleure reconstruction d'un centre historique
- Palerme, Italie pour la meilleure reconstruction d'un centre ville
- Poundbury, Dorchester, Grande-Bretagne, pour le meilleur nouveau village
- Rathaus Viertel, Gladbeck, Allemagne pour la meilleure intervention publique
- Borgo Città Nuova, Alessandria, Italie pour le meilleur centre de quartier
- Erromes Plaza, Irun, Espagne pour la meilleure place urbaine
- Heulebrug, Knokke-Heist, Belgique pour la meilleure cité-jardin
- Campus d'Akroken, Sundsval, Suède pour la meilleure zone urbaine
« …l'architecture et l'urbanisme, avant de devenir des réalisations, sont d'abord des idées accessibles à tous, rassemblées et ordonnées en programmes. S'il échoit aux professionnels de faire passer ceux-ci dans les trois dimensions, il ne leur appartient pas de confisquer la parole publique sur l'architecture et la ville, ni de décider ex abrupto de la manière dont les hommes et les femmes entendent vivre, ni d'imposer au gré de leur fantaisie la forme de la ville. Tous les amateurs nostalgiques de la beauté passée ont le droit légitime, sinon le devoir, de questionner les professionnels qui se placent sous le bouclier de visions futuristes prophétiques pour imposer leurs vues. » (Maurice Culot)
Tout est dit ! Une fois de plus les vrais professionnels sont cloués au pilori pour leurs « visions futuristes prophétiques »,… mais cette fois par un prix d’architecture.
Inutile de caricaturer la création architecturale contemporaine pour justifier la sclérose de principes architecturaux et urbanistiques obsolètes.
Les architectes belges n’ont pas besoin de la promotion de ce conservatisme à outrance qui hante déjà les parcours laborieux d’élaboration de leurs projets.
Et la « Belgique joyeuse » est à l’honneur avec « la meilleure cité-jardin » à Knokke-Heist.
A ne pas suivre !
Exposition du 19 octobre au 30 novembre 2008 Civa- Fondation pour l'Architecture 55 rue de l'Ermitage 1050 Bruxelles

(14/10/2008) Les responsabilités croissantes usent certains architectes. C'est ce qu'il ressort d'une enquête de la NAV, l'organisation des architectes flamands. Chaque année, la fédération scrute les aspirations de 300 architectes.
Ceux-ci disent vouloir continuer à jouer un rôle central dans le processus de construction, mais alors avec des normes, des législations et des obligations transparentes. Pour pas moins de 24,8% des architectes sondés, les problèmes susmentionnés sont assez importants pour envisager de quitter le métier. Bart Verstraete (Directeur de la NAV) dit ne pas être surpris: "Le secteur de la construction est devenu la cible idéale de diverses nouvelles réglementations, normes et obligations. Les nombreuses initiatives bien intentionnées rendent la construction non seulement non abordable, mais surtout non transparente. Ces derniers mois, par ex., une nouvelle norme vitrerie indéchiffrable a été offerte au secteur. En outre, il manque souvent aux lois bien intentionnées des arrêtés d'exécution clairs, comme par ex. avec la récente obligation relative à l'installation de détecteurs de fumée. Nous soulignons que les architectes veulent prendre leurs responsabilités, mais exigent des concertations sectorielles structurées avant que de nouvelles normes et réglementations ne voient le jour."

La Direction des Monuments et des Sites du Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale contribue à la recherche scientifique en publiant l’Inventaire du Patrimoine architectural sur Internet. Cette publication de grande envergure consacre une fiche historique et descriptive à près de 5.000 bâtiments bruxellois, illustrés par près de 8.000 photographies. La publication est accompagnée d’un glossaire du vocabulaire de l’architecture riche de 400 définitions et agrémenté de 700 clichés.
Le site Internet qui présentait cette vaste base de données a fait son temps. Il vient de faire l’objet d’un heureux renouvellement. Si l’adresse est toujours www.irismonument.be, le site a en revanche été totalement revu du point de vue du graphisme, de l'ergonomie et du fonctionnement. Il offre notamment des possibilités de recherches avancées, des versions PDF imprimables pour chaque fiche, un système de géolocalisation et une iconographie "zoomable".
La navigation sur le site est conçue selon plusieurs niveaux. Les professionnels du patrimoine pourront effectuer des requêtes extrêmement précises en combinant recherche par rue, architecte, style, typologie et date. Le grand public pourra naviguer sur le site d’une manière plus intuitive, consultant les suggestions de bâtiments des mêmes architecte, style, type et période proposées en regard de chaque fiche.
« Le site de l’inventaire met à la disposition du public une véritable somme de connaissances sur l’architecture bruxelloise. C’est un outil remarquable pour la gestion de la ville et pour la sensibilisation du public, indique Emir Kir

Une semaine après la Flandre, la Région de Bruxelles a également décidé de supprimer l’obligation d’obtenir un permis d’urbanisme pour le placement de panneaux solaires. La Ministre bruxelloise de l’Environnement Eveline Huytebroeck (Ecolo) entend ainsi stimuler davantage le recours à l’énergie solaire.
Le gouvernement bruxellois a estimé que le règlement applicable à la demande de permis est souvent obscur et rigide, avec à la clef de nombreuses démarches administratives. Il a donc été décidé d’en simplifier drastiquement l’installation. En accélérant la procédure de placement de panneaux solaires, Bruxelles souhaite inciter davantage de gens à passer à l’électricité verte.
En Wallonie, le permis d’urbanisme a été supprimé depuis quelques temps pour les panneaux qui sont placés sur le toit et ne débordent pas les limites du bâtiment.
Françoise Dupuis, Secrétaire d'Etat à l'Urbanisme, a pris acte de la démolition des extensions illégales réalisées par le notaire Cornelis.
Monsieur Cornelis a acquis en 1990 une maison agricole rue de Scherdemael, 228 à Anderlecht. Il a réalisé une extension de volume 3 fois plus importante qu'autorisée soit un dépassement de près de 600 m2.
Pour rappel, cette démolition fait suite a la décision prise par le tribunal de 1ère instance du 16 mai dernier. Le tribunal a en effet condamné Monsieur Cornelis à payer 5.000 € à la Région bruxelloise en dommages et intérêt pour procédure vexatoire et téméraire. « Cette démolition marque enfin l'aboutissement de ce dossier. J'avais invité mon administration à utiliser immédiatement toutes les voies nécessaires pour l'application de cette décision. De plus, Monsieur Cornelis effectue la démolition à ses propres frais » conclut Françoise Dupuis.
La Région bruxelloise a retenu cinq équipes suite au concours lancé pour redessiner le quartier européen. De grands noms sont dans les starting-blocks.
Le concours d'urbanisme lancé en avril dernier vient en effet de passer une étape cruciale, celle de la présélection des équipes parmi les 35 candidatures déposées. Les finalistes sont donc:

Les équipes pré- sélectionnées vont maintenant travailler à l'élaboration d'une esquisse qui réponde aux options définies par le cahier des charges. La décision finale sur le projet qui remporte le concours est attendue en novembre.
Pour rappel, le périmètre du concours comprend la zone autour de la rue de la Loi, entre la petite ceinture et la chaussée d'Etterbeek. Il s'agit d'un marché public qui s’inscrit dans la continuité des objectifs du schéma directeur du quartier européen adopté par le gouvernement régional le 24 avril dernier. Il vise à créer un éco-quartier réunissant le premier pôle administratif européen et international de la Région, du logement diversifié et des espaces culturels et de loisirs accessibles à tous. Ce projet répond également au souhait commun des autorités régionales et de la Commission européenne de réorganiser les implantations existantes de cette dernière le long de la rue de la Loi. Ceci porterait les surfaces de la Commission au sein de ce périmètre de 170 000 m² (surface actuelle) à 400 000 m² (surface projetée).
La nouvelle forme urbaine devra valoriser la convivialité des espaces publics et donner la priorité aux modes de déplacement doux et aux transports publics. Elle devra créer une identité forte du quartier, doter le périmètre d’une haute qualité environnementale, architecturale et énergétique des bâtiments.
A Bruxelles, les demandes de permis d’urbanisme pour la construction d’immeubles neufs ou rénovés doivent désormais être accompagnées d’un volet "énergie". En Wallonie, la Performance énergétique des bâtiments sera d'application dès le mois de septembre, du moins en ce qui concerne le K45.
En Wallonie, les arrêtés d'exécution du décret PEB ont été approuvés au printemps. Ils déterminent la méthode de calcul, les exigences, les agréments et les sanctions applicables en matière de performance énergétique et de climat intérieur des bâtiments. Le planning de mise en oeuvre annoncé par le Ministre wallon en charge de l'énergie est le suivant:
Pour aider les architectes, des ateliers, soutenus par la Région wallonne, sont mis sur pied par les associations professionnelles d’architectes de Wallonie (AABW, SRAVE, ARCHITRAVE et l’union wallonne des architectes UWA) en août, septembre et octobre. L’atelier pratique permet en trois heures de formation de se mettre à l’aise par rapport aux nouvelles normes en matière d’énergie et de ventilation. Au cours de la séance, il est proposé des cas concrets tels que: la prise en compte simplement d'un volume chauffé, la détermination des coefficients de transmission thermique des parois, l'obtention d'un niveau d’isolation global d’un bâtiment neuf, le calcul des débits d’air et la taille des bouches d’un système d’extraction mécanique simple ou double flux suivant l’affectation des locaux...
Plus d'infos et agenda des ateliers: www.k45.be
A Bruxelles, depuis le 2 juillet, les demandes de permis d’urbanisme pour la construction d’immeubles neuf ou rénovés doivent être accompagnées d’un volet "énergie", dans le cadre de l’entrée en vigueur de la nouvelle règlementation sur la Performance Energétique des Bâtiments (PEB). L'IBGE (Institut bruxellois de gestion de l'environnement) met à disposition des architectes un vade-mecum PEB qui synthétise le contenu de l’Ordonnance, des Arrêtés d’exécution sur les exigences et les procédures PEB, ainsi que des illustrations.
Plus d'infos et téléchargement du vade-mecum:
(17/06/08) Un bassin d’orage et un parking devaient être créés. C’était l’occasion de repenser à la configuration globale de la place… Il aura fallu 6 ans. Mais cette fois, les riverains de la place Flagey voient se profiler la fin des travaux.
Ces dernières années, la place Flagey a fait couler beaucoup d'encre. Le chantier était de taille et les travaux ont généré beaucoup de nuisances pour les riverains. Le début des travaux date de mars 2002 et la première phase, très longue a consisté à créer un bassin d'orage. Durant la précédente législature, la Région avait proposé un projet qui ne contentait pas vraiment les riverains. Celui-ci, très classique ne donnait pas à la place de réelles garanties de convivialité et avait reçu de nombreuses critiques. En septembre 2004, les travaux de construction du bassin d'orage étaient en cours et laissaient aux pouvoirs publics un court temps de réflexion, sans pour autant retarder la date de fin des travaux. Pascal Smet a proposé de revoir la copie et a obtenu l'accord de tout le gouvernement bruxellois pour lancer un concours international d'architecture. C'est l'association d'architectes Latz&Partner et D+A International qui a remporté ce premier concours international d'architecture. Les associations et riverains ont été immédiatement associés à la réflexion. Le projet proposé par le bureau garantissait une intégration de la place dans son environnement et une multitude d'opportunités pour l'utilisation de celle-ci. Les trois zones (place Sainte-Croix, place Flagey et les berges des étangs), qui étaient fortement séparées l'une de l'autre par les voies de tram et des rues, forment à nouveau un ensemble cohérent. Les matériaux choisis contribuent à la qualité de l'espace : pierre bleue, bancs en bois, métal et verre pour l'arrêt de tram, intégration d'une fontaine et d'un grand écran, arbres.
La réouverture de la place est prévue pour le 5 juillet et un festival d'ouverture est organisé du 5 au 12 juillet.
(16/06/08) Le secteur privé, un acteur pour la construction de logements publics ? C’est ce qui a été décidé par le gouvernement le 12 juin pour poursuivre et accélérer la mise en œuvre du Plan Régional du Logement, qui vise à mettre en chantier 5000 nouveaux logements.
Actuellement, le Plan Régional du Logement est mis en œuvre via l'intervention des trois opérateurs régionaux suivants : la Société du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale (SLRB), la Société de Développement pour la Région de Bruxelles-Capitale (SDRB) et la Société Régional d'Investissement de Bruxelles (SRIB). Le secteur privé deviendrait un quatrième acteur dans la mise en œuvre du Plan. Ce recours au privé se justifie afin notamment de diversifier les modes de production de nouveaux logements. « L’objectif est, sur des terrains publics, de faire construire du logement moyen et social, en y associant le privé, mais tout en maintenant une maîtrise complète du secteur public », déclare Françoise Dupuis, secrétaire d’Etat au Logement. Cinq cents logements seront concernés, soit 10 % des logements à réaliser dans le cadre du Plan régional du Logement, qui prévoit la construction de 3500 logements sociaux et de 1500 logements moyens.
Pour garantir la maîtrise publique des logements, quatre exigences devront être rencontrées, de façon à ce que la Région ait la pleine propriété des terrains, puisse définir précisément les besoins (nombre de logements, de chambres,...), s'assure que la gestion locative des logements construits soit assumée par le secteur public, et enfin dispose d'un contrôle de qualité sur la bonne réalisation du programme par le partenaire privé.
(10/06/08) L’enseignement supérieur se voit doté d’un nouvel organe d’avis : le CEA, conseil supérieur de l’enseignement de l’architecture. Les quatre instituts supérieurs d’architecture pourront y débattre conjointement de leur avenir.
A l’instar des Universités (CIUF), Hautes Ecoles (CGHE) et des Ecoles supérieures des Arts (CSESA) qui disposaient déjà d’un organe d’avis, le Conseil supérieur de l’enseignement de l’architecture a été créé récemment, par décret, à l’initiative de la Ministre Simonet afin de répondre aux attentes légitimes de ce secteur d’enseignement. Il a été inauguré le 6 juin.
Le nouveau Conseil supérieur comprend 21 membres issus principalement du personnel des Instituts supérieurs d’Architecture, des trois réseaux d’enseignement dont ils relèvent, des organisations syndicales, des organisations représentatives des étudiants ainsi qu’un représentant de la Ministre de l’Enseignement supérieur et de l’Administration. Les récents débats sur les perspectives de l’enseignement de l’architecture montraient clairement qu’il était de plus en plus indispensable de réunir dans une instance de concertation tous ceux qui délivrent des diplômes d’architecte. A titre d’exemple, les Instituts d’Architecture ont désormais le choix entre le statu quo, la co-diplômation entre eux et/ou avec une Université, ou encore, l’intégration dans une Université habilitée à cet effet.
Les quatre Instituts supérieurs d’Architecture pourront y débattre conjointement de leur avenir et remettre des avis au Gouvernement de la Communauté française pour toutes les questions relevant de l’enseignement de l’Architecture.
Fin des travaux : la Porte de Hal est rénovée. Cette porte d’enceinte fortifiée, unique à Bruxelles, accueille un nouvel espace muséal dédié à l’art et l’histoire sur trois niveaux.
La Porte de Hal est la dernière porte fortifiée de la deuxième enceinte de la ville de Bruxelles datant de la deuxième moitié du XIVe siècle. Depuis 1990, elle fait partie des monuments protégés. Aujourd’hui, le Musée royal d’Art et d’Histoire s’en sert pour des expositions temporaires. L’espace muséal s’étend sur trois niveaux. Le 6 juin 2008, l’exposition permanente « Septentrion » portant sur l’histoire des remparts de Bruxelles a ouvert ses portes au grand public.
Les façades d’origine de la Porte de Hal ont été construites au XIVe siècle en pierre de Ledien, de couleur sable clair. En 1840 déjà, une nouvelle façade côté ville de Bruxelles ainsi que des ouvertures néogothiques côté commune de Saint-Gilles ont été réalisées par l’architecte Hendrik Beyaert. D’importants travaux de transformations ont également été exécutés tels que la construction d’un toit, de tourelles, d’un grenier, d’un escalier monumental,... En 1976, la Porte de Hal a été fermée pour des raisons de sécurité. Après une étude archéologique et des travaux de rénovation, le monument a rouvert ses portes en 1991
C’est en mars 2007 que la Régie des Bâtiments fédérale a entamé les travaux de restauration, pour un montant de 1,9 million d’euros. Une partie importante de la façade a été rejointoyée, certaines pierres ont été remplacées, la façade complètement nettoyée et l’installation paratonnerre renouvelée. Au niveau de la toiture la couverture en ardoise a été réparée ponctuellement et la ferronnerie restaurée.
Un événement également : la réouverture de la grand-porte située du côté de la commune de Saint-Gilles. On accède à la tour par une passerelle en bois, cette entrée est protégée la nuit par un voile en cotte de mailles.
(27/05) Le schéma directeur du quartier européen remporte le Chardon de l’environnement 2007, pour son volet mobilité. La Palme, elle, revient au quartier du midi. Des prix octroyés par Inter-environnement Bruxelles depuis 1987.
La palme et le chardon récompensent et stigmatisent des actions, des réalisations, des projets ou des personnes en rapport avec le développement urbanistique, la défense de l'environnement et l'amélioration du cadre de vie à Bruxelles. La Palme est attribuée à un acteur, une personnalité ou une institution publique ou privée qui s'est particulièrement distinguée dans la défense ou l'amélioration de la ville. Le Chardon est décerné à une personnalité, une institution ou un projet qui a contribué de manière significative à la dégradation de l'environnement urbain.
Inter-Environnement Bruxelles remet le Chardon 2007 au volet mobilité développé dans le cadre du schéma directeur européen en totale discordance avec l'objectif affiché du schéma de faire du quartier européen un quartier durable. En discordance également avec les objectifs du PRD rappelés dans la déclaration du présent gouvernement au chapitre air-climat, de réduire la pression automobile sur Bruxelles de 20% par rapport aux chiffres de 1991.
Le schéma directeur pour le quartier européen vient d'être adopté par le gouvernement ce 24 avril. Ce quartier, comme on le sait, souffre depuis des décennies de la charge exorbitante qui lui a été infligée par l'installation mono-fonctionnelle et massive des institutions européennes et de ses satellites. Ce choix d'installation, historiquement discutable, a conduit à développer ce territoire sur la base d'une accessibilité optimale et mono-modale liée à la voiture (voies de pénétration, tunnel routier et parkings) déstructurant le tissu urbain. Impossible à l'heure actuelle de faire l'impasse sur le développement durable, les concepteurs du schéma directeur l'ont bien compris: un label «éco-quartier européen» est au programme via notamment des options particulières en matière de mobilité. Dès 2006, l'avant-projet de schéma directeur énonce la volonté de faire du quartier européen un éco-quartier autant pour ses qualités en matière de mobilité que pour les performances énergétiques des immeubles. En matière de mobilité, il stipule plus précisément qu'il s'agira de renforcer le caractère urbain du quartier et de s'inscrire dans le cadre des engagements de la Région en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (réduction de 7,5% par rapport à 1990, soit la réduction de 20% du volume global du trafic d'ici 2010 par rapport au niveau de 19993). Parmi les mesures destinées à renforcer cette « urbanité » et à répondre aux exigences de durabilité, le projet propose : l'utilisation accrue du chemin de fer (grâce au RER), l'augmentation de la desserte est-ouest et nord-sud en transports publics, la suppression du trafic de transit au rond-point Schuman ; le réaménagement des rues Belliard et de la Loi, la mise au point d'une politique de stationnement, la priorité donnée aux piétons et aux cyclistes. Concernant la circulation automobile, le schéma directeur fait de la mise en tunnel la clé de la durabilité du quartier. Sous prétexte de libérer de l'espace en surface et d'améliorer ainsi la qualité résidentielle du quartier, le schéma directeur propose de mettre en sous-sol le trafic automobile grâce à la construction de nouveaux tunnels dans les rues de la Loi, Belliard et dans l'avenue de Cortenbergh. Aucune mesure efficace n'est proposée pour diminuer à long terme la circulation automobile à Bruxelles. On le sait pourtant depuis de nombreuses années, enterrer la circulation de transit n'a jamais eu pour effet de diminuer le volume global de trafic automobile.
La Palme 2007 revient au Comité de quartier du Midi. Inter-Environnement Bruxelles tient à saluer son courage dans sa lutte pour les droits les plus élémentaires des derniers habitants mais aussi dans sa capacité à interroger la question de la responsabilité des pouvoirs publics, à informer le public au travers de leur site internet et rendre possible la prise de conscience nécessaire des processus à l'œuvre au Midi pour éviter qu'ils se reproduisent ailleurs.
Quant à la Palme d’honneur, elle revient à René Schoonbrodt
L'Assemblée générale d'Inter-Environnement Bruxelles a décidé de remettre la Palme d'honneur à René Schoonbrodt, à l'occasion de la publication de son livre : Vouloir et dire la ville. Quarante années de participation citoyenne à Bruxelles. Premier président d'Inter-Environnement Bruxelles (de 1973 à 1981), René Schoonbrodt a pris du recul sur quarante ans de luttes urbaines et a analysé les rapports qui se sont construits progressivement entre la société civile bruxelloise et les enjeux urbains.
(27/05) Après l'illumination de la Tour de la RTBF et la modernisation de l'éclairage de la basilique de Koekelberg, l'Eglise Royale Sainte-Marie est la prochaine étape dans la réalisation du plan lumière, qui vise à mettre en valeur des éléments phares de la ville.
Le plan lumière régional est sur les rails. La prochaine étape : illuminer l’Eglise Royale Sainte-Marie. Pour Pascal Smet, ministre des travaux, « éclairer des endroits phares, tels que des bâtiments remarquables ou des grandes avenues dans la ville fait en sorte qu'ils deviennent réellement des points de repères tant pour les Bruxellois que pour les visiteurs et cela contribue à une meilleure image de la ville ». Pascal Smet avait inscrit l'Eglise Royale Sainte-Marie dans la liste des bâtiments phares du plan lumière régional. La commune de Schaerbeek avait déjà des propositions concrètes sans avoir les moyens de les financer. A la demande de Pascal Smet, la commune a donc repris contact avec l'auteur de projet, JP Majot. Pascal Smet a prévu les fonds pour financer le test et la réalisation de l'éclairage, tandis que la commune finançait l'étude. Lundi soir, le concepteur, l'entrepreneur et Bruxelles Mobilité ont procédé à un test d'illumination en présence des autorités régionales et communales. Suite à ce test, la Région va introduire une demande de permis d'urbanisme et compte réaliser l'éclairage final début 2009.
L'éclairage de l'Eglise Royale Sainte-Marie fait partie d'un projet plus complet de l'illumination du Tracé royal allant du Palais royal jusqu'à la porte de Schaerbeek. L'éclairage de la Porte de Schaerbeek fera partie intégrante du chantier de rénovation des arrêts de transport public prévu en 2009.
La plan lumière régional est en bonne voie d'exécution, les réalisations vont se concrétiser dans les mois qui viennent : l'éclairage de la Place Flagey sera prêt pour l'inauguration du 5 juillet prochain. Une convention est en passe d'être signée avec la SNCB pour l'amélioration de l'éclairage des gares du Nord, Centrale et Midi qui débuteront fin 2008. Fin 2008, ce sera le tour des ponts de la zone du canal entre la porte de Ninove et le pont des Armateurs et du musée Wiels. L'éclairage des environs de Sainctelette, notamment le Kaaitheater et le bâtiment de la Commission Communautaire flamande sera exécuté pour l'été 2009. Les études de la place Royale et du Mont des Arts seront quant à elles encore terminées en 2008.
La ville de Bruxelles a elle aussi un plan lumière en collaboration avec la Région : pas moins de dix projets tels que la cathédrale Saint Michel, de l'église du Sablon, de l'église Sainte Catherine, de l'église de la Chapelle, le quartier du Béguinage, de la Bourse, de la porte de Hal, de la place des Martyrs, du pavillon de l'Octroi et de la porte d'Anderlecht sont à l'étude.
(19.05.08) Dès septembre, les premières exigences wallonnes en matière de PEB devront être suivies. Pour préparer le milieu de la construction, la Région wallonne a initié l’action « Construire avec l’énergie », suivie par 436 bureaux d’architecture.
Après le vote il y a un an du décret sur la PEB par le Parlement wallon, le Gouvernement wallon a adopté un arrêté d’exécution relatif notamment aux nouvelles exigences en matière de PEB. Ces exigences entreront en vigueur de façon progressive, avec dès septembre 2008, un renforcement sur le niveau d’isolation thermique global des bâtiments. Pour y préparer au mieux le secteur de la construction, la Région wallonne a initié en 2004 l’action « Construire avec l’énergie ». Cette action repose sur le respect par les professionnels d’une charte reprenant 5 critères, qui les invite à concevoir et à construire des logements plus efficients du point de vue énergétique, dans l’esprit de ce que sera la réglementation PEB. Actuellement, 436 bureaux d’architecture, 19 bureaux d’études et plus d’une centaine d’entreprises s’y sont engagés et de nombreux projets concrets se construisent, en plus des logements déjà réalisés dans le cadre de l’action.
Comme tous les deux ans, le concours Bruxelles-Horta récompense les œuvres architecturales remarquables réalisées à Bruxelles. Nouveauté cette année : le prix du public, qui pourra voter par SMS…
Le concours d’architecture Bruxelles-Horta se déroule tous les deux ans afin de récompenser les œuvres architecturales remarquables réalisées sur le territoire de la Ville de Bruxelles.
Organisé par la Société des Architectes diplômés de la Ville de Bruxelles (la SADBr qui regroupe les architectes diplômés de l’Académie des Beaux-Arts et de l’Institut d’Architecture Victor Horta), la Ville de Bruxelles collabore grandement à ce concours. Cette année, le Collège des Echevins et Bourgmestre, à l’initiative de Christian Ceux, a mis sur pied une nouveauté : le prix du public. Celui-ci pourra en effet voter pour différentes réalisations architecturales. Une manière d’encourager la participation des Bruxellois et de rendre l'événement plus attractif...
Les dossiers ont été rendus pour le 30 avril dernier. Le pré-jury visitera l’ensemble des réalisations et établira une présélection dans le courant du mois de mai.
Le jury final se réunira fin mai. Les lauréats seront contactés en juin 2008 en vue de préparer l’exposition. La proclamation des résultats aura lieu lors de l’inauguration de l’exposition, en été 2008.
(19.05.08) La campagne de protection des bâtiments Art nouveau se poursuit. Cette fois, c’est le tour de la maison située rue des Carmélites à Uccle de voir aboutir la procédure de classement. Tandis que la démarche est lancée pour deux immeubles de la rue Van Hasselt, à Schaerbeek.
À l'initiative d'Emir Kir, Secrétaire d'État en charge des Monuments et Sites, le Gouvernement a décidé ce jeudi 15 mai de classer définitivement les parties principales de la maison sise rue des Carmélites, 177 à Uccle. D'autre part, une procédure de classement est entamée pour la totalité de l’immeuble sis rue André Van Hasselt, 32 et de la façade avant et de la toiture de l’immeuble sis rue Van Hasselt, 34 à Schaerbeek. Ces classements s'inscrivent dans la continuité de la campagne de protection des témoins les plus importants de la production de la seconde génération de l'Art nouveau.
La maison sise rue des Carmélites, 177 à Uccle fut construite en 1903 par Alphonse Boelens. Sa façade tranche par sa beauté, son originalité et sa modernité dans l’alignement des façades traditionnelles de style éclectique de la rue. Mais son caractère remarquable ne s'arrête pas là. En effet, s'il n’est pas rare à Bruxelles de découvrir un intérieur banal ou de style éclectique derrière une éblouissante façade Art Nouveau, ce n’est pas le cas ici: l’Art Nouveau imprègne aussi les menuiseries intérieures.
Construit en 1900 par Gaspard Devalck, l'immeuble sis rue Van Hasselt, 32 et 34 à Schaerbeek illustre parfaitement la maîtrise du jeune architecte et son goût prononcé pour les éléments décoratifs. Couronnée d’une corniche en bois sculpté, la façade en est particulièrement illuminée: ce sont vitraux, sgraffites et ferronneries qui la décorent. L'immeuble fut bâti sur une parcelle coudée et est aujourd'hui divisé en deux parties distinctes: le numéro 32 constitue la maison à proprement parler tandis que le numéro 34 abrite une ancienne vitrine commerciale au rez-de-chaussée. Sur une très petite parcelle, Devalck a réussi à concentrer le programme de la maison bourgeoise de l’époque en la revêtant d’une exubérante décoration Art nouveau. Toutes les baies sont pourvues de vitraux colorés qui donnent une ambiance intime, toute d’intériorité, à la petite maison.
(21.05.08) Cette fois, c’est la bonne. Les travaux du musée Magritte, sur la Place Royale de Bruxelles, démarrent le 27 mai. L’occasion de recouvrir le bâtiment d’une bâche scénographiée aux couleurs de l’artiste.
Les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, la Fondation Magritte, la Régie des Bâtiments et SUEZ, mécène fondateur du Musée Magritte, lancent les travaux du Musée Magritte consacré à l’un des plus grands peintres européens, René Magritte (1898-1967). Une bâche géante de 1600m² recouvrira l’ouvrage durant les travaux. Avec 21 mètres de haut et 75 mètres de large, elle habillera la façade de l’Hôtel Altenloh aux couleurs de l’artiste. Les curieux pourront y découvrir « l’Empire des lumières », un célèbre tableau du peintre, datant de 1954. Seize mètres carrés de panneaux solaires conçus par Solartechnics, filiale du Groupe, seront installés par SUEZ sur le toit du musée pour alimenter l’éclairage nocturne de la bâche.
(12.05.08) Onze maisons situées à Saint-Gilles, Ixelles et Schaerbeek voient leur procédure de classement clôturée. Des constructions initiées par des architectes de la seconde génération Art nouveau.
Ces classements s'inscrivent dans la continuité de la campagne de protection des bâtiments de la seconde génération des architectes Art Nouveau. Même s'ils sont nombreux à avoir été influencés par leurs maîtres Victor Horta et Paul Hankar, chacun d'entre eux a fait preuve d'une créativité personnelle riche et variée. Cette valorisation est aujourd'hui réaffirmée par onze classements définitifs.
À Ixelles, ce sont les façades, la toiture, le rez-de-chaussée et la cage d’escalier du n°74 du Boulevard Général Jacques qui sont désormais définitivement protégés. Cette maison est l'oeuvre du pharmacien Max Blieck, familier du milieu artistique d'alors, qui a tenu à réaliser lui-même les plans de sa maison. Au rez-de-chaussée, se trouvaient sa pharmacie et son laboratoire. L'influence d'Hankar est très sensible, notamment dans la composition du dernier niveau, avec baies jumelées allongées, ou encore dans le dessin de la porte d'entrée.
9 mai 2008 au Mirano Continental
L’asbl Architecture en Scène présente la deuxième édition de la Soirée des Architectes qui se déroulera le 09 mai prochain au Mirano Continental.

(14/04/08) L’Ordre des Architectes se restructure sur base des 2 Communautés, la Fédération des architectes sur base des 3 Régions.
C’est lors de sa réunion du 29 février 2008 que le Conseil National de l’Ordre des Architectes a ratifié l’entrée en vigueur de sa nouvelle structure.
Pour que cette autonomie puisse être mise en pratique dans le respect de la Loi du 26 juin 1963 créant un Ordre des Architectes, il a été nécessaire de revoir quelques articles du Règlement d’Ordre Intérieur de l’Ordre. C’est désormais chose faite.
La mise en place de la structure francophone a eu lieu le mercredi 02 avril 2008. Cette nouvelle structure comporte 3 "Chambres" : une Chambre ordinale, une Chambre professionnelle wallonne et une Chambre professionnelle bruxelloise. Un ou deux invités des Groupements professionnels siègeront sans droit de vote dans chacune de ces Chambres. Le Conseil National ne se réunira plus que pour, notamment, ratifier des positions communes aux deux Ailes ou pour dispatcher des questions fédérales ou internationales.
Cette restructuration pourrait évoluer en cas de modification de la Loi de 1963, toujours d’application aujourd’hui. L’Aile néerlandophone espère que cette future modification aboutisse à une scission pure et simple de l’Ordre des Architectes.
Si l’on ajoute, en outre, que le 02 avril a été constitué en Région wallonne le Cluster "Construction Durable – Énergie 2020" dans lequel les architectes occupent leur place à part entière, aux côtés des entrepreneurs et des fabricants de matériaux, on peut considérer que cette journée est une date historique pour les architectes wallons, en tout cas. Ils ont toutes bonnes raisons de se constituer en une UWA, Union Wallonne des Architectes.
J-M. Fauconnier
(08/04/08) Des tonnes de labels existent, notamment dans le monde de la construction... Pas facile de s'y retrouver! Un nouveau site (www.infolabel.be) guide consommateurs et prescripteurs dans ce dédale.
Cette base de données est développée dans le cadre du projet Infolabel.be, Guide des labels pour une consommation responsable. Ce projet à long terme a été lancé par le Netwerk Bewust Verbruiken vzw (NBV), en collaboration avec OIVO-CRIOC, Réseau Eco-Consommatio, Test-Achats, Ethibel et ACW. Il vise à réaliser un inventaire des labels, à stimuler le dialogue et à encourager la sensibilisation et la formation autour de ce thème.
La première étape du projet, à savoir l'inventaire et la création de ce site, est rendue possible grâce au soutien financier des autorités publiques fédérales, notamment la Cellule Economie Sociale.
Les consommateurs sont submergés par toutes sortes de labels, tant fiables que d'origine douteuse. Cette situation peu claire décourage beaucoup de personnes, qui par conséquent risquent de se désintéresser de la démarche. Il existe un besoin criant d'un outil qui aide les consommateurs lors de l'évaluation des labels auxquels ils sont confrontés dans les magasins, leur permettant ainsi de faire des choix réfléchis et responsables.
Le projet Infolabel.be, Guide des labels pour une consommation responsable offrira aux consommateurs à l'esprit critique une aide précieuse lors du choix de produits plus durables grâce à la base de données, qui rassemble l'information disponible sur les labels. Les consommateurs ne seront pas les seuls à profiter de cette mine d'informations ; elle sera également très utile aux organisations socioculturelles qui organisent des formations et d'autres activités.
Les chercheurs d'Ethibel et du CRIOC ont créé une fiche pour chaque label, contenant des informations sur les critères, l'histoire de sa création, le contrôle, la transparence, la procédure d'application et de certification. Ces informations ont essentiellement été rassemblées via une étude de littérature et une concertation avec les stakeholders, parmi lesquels les organismes de labellisation. Tous les labels étudiés ont ensuite été évalués.
La base de données est le résultat de cet inventaire et de cette évaluation. Dans une première étape, nous avons collecté des informations sur les labels généraux, les labels apposés sur les produits textiles (vêtements et textile de ménage), les labels du secteur de la construction (en particulier peinture/vernis et bois) et les labels pour fleurs.
La base de données est actualisée en permanence. A l'avenir, elle sera complétée avec d'autres groupes de produits.
Infos: www.infolabel.be
(01/04/08) Office Kersten Geers David Van Severen a remporté le concours pour la réalisation du Pavillon belge de la Biennale d'architecture de Venise. L'événement se tiendra du 14 septembre au 23 novembre sur la lagune et aura pour thème "Out There. Architecture Beyond Building".
Avec leur projet "After thje party" - sélectionné par un jury international - les concepteurs vont imprimer une image forte au pavillon 2008. L'objectif est de présenter à Venise une sorte de synthèse de l'expérience menée par le centre culturel anversois de Singel depuis 2005 autour des 35m³ Jonge architectuur... Depuis plus de deux ans, de Singel donne en effet la parole à divers jeunes bureaux d'architectes flamands, dans le cadre de cette série d'expositions. A chaque fois, le bureau est invité à se présenter, dans un cube de cette contenance placé dans les couloirs de l'institution... Office Kersten Geers David Van Severen, créé par deux jeunes architectes sortis de l'université de Gand, Kersten Geers et David Van Severen (le fils du grand designer), fut parmi les premiers à participer à cette manifestation.
Le projet proposé par l'Office Kersten Geers David Van Severen pour Venise apporte une réponse architecturalement claire et polyvalente qui affirme le pavillon dans sa plus pure forme monumentale, accessible de tous les côtés, vide et ne nécessitant aucun ajout. Ce concept est concrétisé par un mur de béton d'un mètre de haut, que le visiteur découvre lors de sa balade et qui encadre la pavillon belge. Une tension s'installe entre ce nouveau mur et les façades anciennes.
(25/03/08) À l'initiative d'Emir Kir, Secrétaire d'État en charge des Monuments et Sites, la Région bruxelloise est désormais dotée d'une véritable réglementation concernant les fouilles archéologiques.
Le Gouvernement a en effet adopté deux arrêtés d'application ayant trait aux fouilles, aux sondages ainsi qu'aux découvertes archéologiques en Région de Bruxelles-Capitale.
Le premier arrêté permet de grossir les forces de travail puisqu'il prévoit l'agrément de certains services extérieurs habilités à entreprendre des fouilles et sondages. Concrètement, cela signifie que certains services de personnel expertisé, comme celui des Musées Royaux des Beaux-Arts par exemple, celui de l'ULB ou certaines associations, seront agréés par la Région pour procéder à des fouilles.
Le deuxième arrêté prévoit un régime d'autorisation préalable pour les organismes qui souhaitent entreprendre des sondages ou des fouilles de leur propre chef. La décision de la Région dépendra des compétences du demandeur en matière d'archéologie, mais également des moyens humains et techniques qu'il sera capable de mettre en oeuvre.
L'on peut donc aujourd'hui dire que la Région bruxelloise est dotée d'une réglementation complète en matière de fouilles archéologiques. La région compte en outre organiser, de janvier à mars 2009, une grande expo aux halles Saint-Géry sur les découvertes archéologiques majeures de ces dernières années à Bruxelles.
(10/03/08) Pour sa 16e édition, la Nuit des architectes investit une fois de plus un lieu en devenir de la capitale: les Brasseries Belle-Vue à Molenbeek.

(10/03/08) Le pavillon brugeois, conçu par le célèbre architecte, ne sera finalement pas démonté. La structure a obtenu le titre de monument protégé, après des mois de débat.

Bien que la Ville estimait ce monument trop abîmé, elle a finalement pris l'option de garder le pavillon... au bonheur des défenseurs de l'architecture contemporaine.
A Bruxelles, les primes à la rénovation existent depuis 1983. Mais elles ont subi des modifications qui ont fini par rendre le système compliqué. C’est pourquoi de nouvelles primes viennent d'être officialisées, plus vertes, plus sociales et plus accessibles.
Les changements sont multiples mais ont peut pointer notamment:
Le budget global des primes à la Rénovation s’élève à 6.200.000 Euros pour 2008. Le budget des primes à l’embellissement des façades est lui de 1.700.000 Euros, soit un total de 7.900.000 Euros de primes.
Infos: www.prime-renovation.be
(19/02/08) L'urbanisme bruxellois veut désormais mieux communiquer en faisant mieux connaître ses règlements à travers une grande campagne "Est ce qu'on peut ? L'urbanisme rend la ville plus agréable".
"Interpeller le grand public et lui faire comprendre l'importance des règles d'urbanisme doit d'ailleurs être un préalable à toute action visant un meilleur suivi des contrôles et des sanctions des infractions. Il ne faut pas prendre le public en otage d'une législation méconnue, mais aider, convaincre et guider la population". Ce sont les propos tenus par la secrétaire d'Etat bruxelloise en charge de l'urbanisme, Françoise Dupuis.
La campagne vise donc à sensibiliser à l'importance de la question, afin de permettre à tous:
Des outils pratiques ont été mis en place pour accompagner le message de la campagne. En effet, une série de "feuillets de l'urbanisme" portant sur des aspects ponctuels ont été réalisés et sont distribués gratuitement aux points habituels (communes, Halles St-Gery, etc.) et disponibles sur le portail Internet de la Région. Un guide pratique sur les permis, plus complet, est diffusé de la même manière. www.estcequonpeut.be
(12/02/08) Le ministre fédéral Didier Reynders a publié un AR fixant la rémunération des architectes stagiaires de la Régie des bâtiments à 7 euros brut de l'heure! Les architectes crient "au scandale!"
Fin décembre, un arrêté royal établissait le statut des architectes stagiaires de la Régie des bâtiments. On pouvait y lire:
"Considérant, compte tenu des importants projets architecturaux qui vont être mis en oeuvre au sein de la Régie des Bâtiments, qu'il est nécessaire de renforcer l'équipe de projet par des architectes récemment diplômés et qu'il est indispensable de revoir immédiatement la rémunération brute octroyée à ceux-ci afin de répondre aux recommandations de l'ordre des architectes;
Sur la proposition de Notre Vice-Premier Ministre et Ministre des Finances,
Nous avons arrêté et arrêtons :
Article 1er. L'article 5 de l'arrêté royal du 5 juillet 1996 autorisant la Régie des Bâtiments à recruter des jeunes architectes dans le but de leur permettre d'accomplir leur stage réglementaire d'architecte est remplacé par la disposition suivante :
« Art. 5. Les prestations accomplies par les jeunes architectes stagiaires visés à l'article 1er sont rémunérées, dans le respect des recommandations de l'Ordre, de la manière suivante :
Ces montants sont rattachés à l'indice santé 105,67 (août 2007). L'adaptation éventuelle de ces montants suite à une modification de l'indice santé intervient le 1er septembre de chaque année. "
Aujourd'hui, un courrier électronique, signé par Francis Marlière, président de la Commission des stages du Conseil du Brabant de l'Ordre des Architectes, circule dans la profession pour dénoncer ce plafond de rémunération, "largement en-dessous du Revenu Minimum Garanti par l'Etat ( 9,20 euros brut de l'heure pour un manoeuvre de 16 ans sans expérience particulière ou minimexé) ou du salaire de femme de ménage à 9 euros net (ALE)." Dans son mail, l'architecte se demande d'ailleurs: "quel avenir proposons-nous aux jeunes que nous formons dans nos écoles d'architecture pour atteindre cette rémunération de misère après 5 années d'études?" Le président rappelle aussi que " Didier Reynders n'a jamais contacté l'Ordre. La Régie des Bâtiments a engagé 3 stagiaires en octobre, le Conseil du Brabant a refusé d'enregistrer les stages car rémunérés en-dessous des 11€ préconisés encore en Novembre, et nous leur avions signalé que ce serait 12€/H à partir de janvier. La Régie n'était pas contraire mais l'inspection des Finances a réagi en faisant signer cet arrêté royal fin décembre pour couper l'herbe sous le pied de l'Ordre et de la Régie! Le Conseil du Brabant s'est saisi de l'affaire et a répercuté au CNOA et aux autres Conseils."
(12/02/08) 34,8 % des Belges envisagent d'effectuer des travaux "économiseurs d'énergie" et 20,2 % envisagent la construction d'un logement à faible consommation d'énergie. L'Équipe-PEB a mené l'enquête.
Cette équipe, collaboration entre les acteurs majeurs du secteur belge de la construction et de l'énergie et les autorités wallonnes et flamandes, a été créée en réponse à l'adoption de la réglementation relative à la Performance Énergétique des Bâtiments, en abrégé PEB. Depuis le 1er janvier 2006, chaque demande de permis de construire déposée en Flandre doit se conformer à la réglementation PEB. En 2008, cette réglementation entrera partiellement en vigueur en Wallonie. Le sondage en ligne effectué auprès de 13 483 adresses nous apprend que près de 70 % des personnes interrogées connaissent la norme PEB. Ce chiffre témoigne du succès des initiatives menées par le groupe de travail PEB.
Il ressort de l'enquête que 87,5 % des Belges interrogés ont l'intention de modérer leur consommation d'énergie. 75 % trouvent les mesures d'économie d'énergie coûteuses, mais 63 % estiment que cet investissement porte rapidement ses fruits. Chez les Belges ayant construit, rénové ou acheté un logement, ce pourcentage atteint même 68,7 %. Parmi les Belges interrogés, 82,3 % accordent plus d'importance à la durabilité et à la qualité des matériaux qu'à leur prix. Plus d'un Belge sur deux est prêt à débourser davantage pour de l'énergie verte.
Infos et résultats complets: www.peb-solutions.be
Quatre bureaux d’architecture ont été sélectionnés dans le cadre du concours lancé par l’UCL l'automne dernier, pour la construction du futur musée de la ville universitaire. Parmi les gagnants: Massimiliano Fuksas.
37 bureaux d’architecture aux profils très variés et provenant des quatre coins du monde ont répondu à l’appel de l’UCL : jeunes agences, bureaux confirmés ou architectes de haute réputation internationale. Quatre d’entre eux se sont démarqués : le bureau Charles Vandenhove et associés (Liège), le bureau Massimiliano Fuksas (Rome), l’association Perkins+Will (Chicago) – Emile Verhaeghen (Bruxelles) et le bureau Tectonics (Londres). Le jury (composé d’experts et de représentants des autorités et services techniques de l’UCL, des donateurs, du Musée, de la ville et de la région) a fondé son choix sur un double critère. D'une part, il s'agissait de permettre à des équipes dont les profils et compétences sont variés de s'engager dans la voie d'une étude approfondie. D'autre part, le jury souhaitait le développement d'hypothèses fortes mais diversifiées, quant aux enjeux fondamentaux du nouveau Musée. A ce dernier égard, la force et la cohérence architecturale, le potentiel muséal, l'articulation urbaine et paysagère ont été les thèmes majeurs qui ont guidé les travaux du jury. Cette première phase du concours était destinée à recueillir des esquisses du futur Musée de Louvain-la-Neuve. Les quatre candidats sélectionnés devront à présent, moyennant rémunération, proposer un dossier complet, incluant un projet détaillé ainsi qu’un budget et des délais précis. Date de remise du dossier : le 15 mai 2008. Le jury aura alors un mois pour départager les quatre candidats. Le nom du lauréat sera officiellement communiqué dans le courant du mois de juin 2008.
(29/01/08) Depuis ce 1er janvier, le plan Solwatt permet à chacun d'équiper son habitation de cellules photovoltaïques, avec pour objectif de la rendre indépendante en électricité.

(22/01/08) Un nouvel arrêt dresse la liste des actes et travaux relatifs aux établissements d’hébergement touristiques (campings, hôtels...) pour lesquels un plan communal d'aménagement n'est plus requis.
Selon le CWATUP, l'administration ne peut délivrer, en zones d’habitat, d’habitat à caractère rural, d’aménagement communal concerté ou de loisir, un permis d'urbanisme portant sur un équipement touristique, que si un PCA a été adopté. Le Code prévoit néanmoins des exceptions... qui n'avait jusqu'à ce jour pas été listée par le gouvernement. Conclusion: en l’absence de cette liste, la disposition rendait quasi impossible l’obtention de permis pour des travaux d’extension limitée ou de mise en conformité des établissements d’hébergement touristique, vu la lourdeur et le coût de la procédure d’établissement d’un PCA. Aujourd'hui, le monde de l'accueil touristique peut donc se réjouir.
Source: www.ucm.be
(22/01/08) La saga juridique qui secoue ce bel exemple de la Sécession Viennoise, sis avenue de Tervuren à Bruxelles, a connu récemment un nouveau tournant. Les trois héritières, qui refusaient le classement du mobilier, ont été déboutées.

(22/01/08) Design Vlaanderen a remis mi-janvier ses traditionnels Henry van de Velde Awards & Labels. Parmi les lauréats: le banc "Ensemble" de Roel Vandebeek (Wolters) et le nouveau tram bruxellois de Bombardier.
Tous ces objets sont visibles lors de l'exposition "Henry van de Velde Awards & Labels 2007" qui se tient jusqu'au 2 mars 2008 à la Design Flandre Galerie, Rue de la Chancellerie 19, 1000 Bruxelles.
Infos: www.designvlaanderen.be.
(14/01/08) Le concours Parckdesign est réédité cette année encore à Bruxelles. Les concepteurs de tous poils ont jusqu'au 19 février pour prendre part à ce grand concours de création de bancs urbains.


(14/01/08) Les façades de la maison Saint-Cyr, oeuvre de Gustave Strauven, vont enfin être restaurées, grâce à une subvention de la Région bruxelloise de 372.800 euros.
Emir Kir, Secrétaire d'État en charge des Monuments et Sites, vient en effet de signer l'arrêté qui octroie 372.800 € de subvention régionale pour les frais de restauration de la façade avant de la maison Saint-Cyr (sise 11, square Ambiorix à Bruxelles). Cette bâtisse mitoyenne, construite entre 1900 et 1903 sur les plans de l'architecte Gustave Strauven, élève de Victor Horta, tire parti d'un terrain très étroit, situé dans un quartier bourgeois du nord-est de Bruxelles, pour créer une oeuvre Art Nouveau tout en hauteur et très raffinée. La façade possèdent deux balcons et une loggia presque circulaire surmontée d'un élément en fer forgé. Le dessous des balcons est décoré de sgraffites et les châssis de fenêtre dessinent des formes inspirées du monde floral.
Classé en 1988, le bâtiment a été racheté mi-2006 par la société immobilière Movast, qui s'est attelée à la restauration de la maison. La subvention régionale couvrira 50% des frais de restauration de la façade avant.
(11/12/07) Le musée Victor Horta à Saint-Gilles va bénéficier d'une extension grâce à l'aide des accords de coopération Beliris, entre la Région bruxelloise et le Fédéral.
En 2006, l'institution de la rue Américaine a accueilli 67.000 personnes, dont plus de la moitié de touristes étrangers... C'est dire si le musée Horta a la cote! Mais un tel succès devient difficilement gérable dans le lieu actuel. Chaque année, la fréquentation augmente de plus de 15% et des files interminables s'allongent sur le trottoir, face à l'entrée. A l'intérieur, il est quasi impossible d'organiser l'encadrement des nombreux écoliers et étudiants qui viennent découvrir les lieux et le public ne peut bénéficier d'une cafétéria, pourtant bien utile dans ce type d'endroit touristique. Une extension est donc plus que nécessaire.
Conscientes de ces besoins croissants de place, l'asbl qui gère le site et la commune tentent, depuis longtemps déjà, d'acquérir des espaces contigus permettant une meilleure gestion des lieux. Récemment, l'opportunité s'est enfin présentée et le musée a pu devenir propriétaire du bâtiment voisin: quatre niveaux disposant chaque fois d'un plateau de près de 200 m² qui seront rénovés pour créer une cafétéria, une salle d'attente, une salle d'exposition sur l'oeuvre d'Horta, un atelier pour les enfants et des bureaux ainsi que des archives. Des travaux rendus possibles grâce à Beliris, un accord de financement qui permet de subsidier, avec de l'argent fédéral, des projets régionaux d'envergure. Beliris apportera au total 3 millions d'euros dont 1,25 pour l'acquisition du bien.
(27/11/07) Le savoir-faire wallon et bruxellois en matière d'architecture et de construction s'exporte cet hiver dans la capitale française. Expos, conférences, journées d'étude: le programme est chargé!
Savez-vous encore que la prestigieuse Cour de Marbre du Château de Versailles est constituée de marbres wallons ? Ou que l’industrie sidérurgique suédoise doit son existence à Louis de Geer, industriel wallon du 17e siècle ? Et de nos jours, savez-vous que le Viaduc de Millau doit sa perfection finale à un atelier d’architecture de Liège et que les pierres bleues de la Place de la Comédie à Montpellier viennent de Wallonie? Tous ces matériaux de pierres, marbres et minerais, tous ces savoir-faire de tailleurs, entrepreneurs et architectes seront mis en évidence au coeur de l'Hexagone en cette fin d’année 2007 et en 2008. Ce programme varié a débuté en novembre par la présence d’un grand pavillon de la Région wallonne (AWEX) et d’un stand de Pierres & Marbres de Wallonie au Salon Batimat.
Prochaine étape, une grande expo se tient jusqu'en février au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris: Collection d’Architectures, sans titre. Cette manifestation, organisée en collaboration avec La cambre Architecture, présente une série choisie et agencée de documents d’architectures issus des archives d’une trentaine de bureaux installés en Wallonie et à Bruxelles (lire http://www.lejournaldelarchitecte.be/expositions_internationales.php).
Autour de cette exposition, en collaboration avec le Centre international pour la ville, l’architecture et le paysage (CIVA), sont proposées trois conférences, "arts plastiques et architecture" par Emilio Lopez-Menchero (4 décembre 2007), "architecture et environnement" par Philippe Samyn (janvier 2008), et "architecture et urbanisme" (janvier 2008).
D'autres événements sont aussi prévus: une journée d'étude sur les Pierres et Marbres de Wallonie au château de Versailles (5 et 6 décembre) et une semaine complète de films d’architecture proposée aux amateurs au Centre Wallonie Bruxelles de Paris en janvier. Pour 2008 encore, un projet est en gestation à la Galerie des Blancs-Manteaux (Paris) qui débouchera sur une exposition consacrée à l’atelier d’architecture de Pierre Hebbelinck.
(26/11/07) La Région bruxelloise a mené une étude pour déterminer l'impact d'un plan de conversion massif de bureaux en logements. Conclusion: 3200 logements pourraient être créés!
Selon le travail du BRAT (Bureau de Recherche en Aménagement du Territoire), le parc bruxellois des immeubles de bureaux est constitué d’environ 1.400 immeubles qui totalisent près de 13 millions de mètres carrés de surface de plancher. Le taux d'inoccupation est actuellement estimé entre 1,3 et 1,5 millions de m² et on considère qu'un million de m² nouveaux (dont 50 % sont spéculatifs) seront construits d'ici 2 ans. Malgré l'inoccupation croissante, le parc de bureaux poursuit donc son extension alors que les besoins des entreprises diminuent. Tout porte donc à croire que le parc de bureaux inoccupés connaîtra une croissance dans les prochaines années. De plus, un grand nombre d'immeubles sont obsolètes. Mais, que faire des anciens immeubles de bureaux qui sont délaissés par les occupants potentiels, alors que parallèlement, dans le secteur du logement, l'offre peine à rencontrer la demande?
C'est pour tenter de répondre à cette question que Françoise Dupuis a commandé cette étude qui attribue notamment à chaque immeuble du parc de bureaux bruxellois une "cote" jugeant de son potentiel de conversion, au vu d'expériences déjà pratiquées dans le domaine. Les immeubles pour lesquels la conversion vers le logement est exclue représentent 59,2 % des immeubles de l'ensemble du parc de bureaux. Les immeubles pour lesquels la conversion semble difficile représentent environ 7% du parc de bureau. Ils se concentrent principalement autour de la rue Royale mais également aux alentours de l'avenue du Bourget à proximité du siège de l'Otan. Pour 24 % des immeubles la conversion est considérée comme plausible. Ce qui signifie que ceux-ci sont intéressants à moyen terme car leurs caractéristiques ne les rendent pas optimaux pour la conversion à l'heure actuelle. Toutefois, selon l'évolution possible de leur état dans les prochaines années ces immeubles constituent une réserve d'immeubles à haut potentiel. Les immeubles pour lesquels le potentiel de conversion vers le logement est important sont au nombre de 121, soit 9,6% du parc pour une superficie hors sol totale de plus de 350.000 m². Le nombre de logements potentiels dans les immeubles de bureaux susceptibles d'être convertis en immeubles à appartements dans l'état actuel des choses est donc de l'ordre de 3200. Un réservoir particulièrement important d'immeubles se dégage dans le haut de la ville (avenue Louise, chaussée de Charleroi, la limite nord d’Ixelles) et le Pentagone, dans tous les secteurs, y compris au nord-est où quelques bâtiments sortent du lot.
Reste à agir...
(19/11/07) A l’occasion des 50 ans de ce monument, un vaste programme d’activités autour du thème "Bruxelles Bonheur" sera proposé du 17 avril au 19 octobre 2008. Un pavillon construit en casiers de bière sera notamment monté pour l'occasion!
Conçu pour représenter la Belgique au sein de l’Exposition Universelle 1958 à Bruxelles, l’Atomium n’était destiné à vivre que durant les 6 mois de l’Expo, du 17 avril au 19 octobre 1958. Cinquante ans plus tard, ce fleuron de l’architecture reste pourtant l'un des édifices les plus connus et les plus visités du monde. Les Belges, attachés à ce bâtiment-symbole de plus de 100 mètres de hauteur, qui a subi un vaste lifting entre 2004 et 2006, en oublient parfois l’audace, la créativité et l’esprit de modernité qui présidèrent à sa conception, par André Waterkeyn: cet ingénieur entendait représenter à travers l’Atomium la maille élémentaire du fer – et non une molécule ou un atome – agrandie 165 milliards de fois et représentée par un assemblage de 9 sphères reliées par 20 tubes. Trois ans d’études et d’exécution des travaux furent nécessaires pour développer et réaliser un projet qui allait connaître un retentissement international.
A l’occasion des 50 ans de l’Atomium, les responsables ont conçu un programme d’activités multiples autour du thème "Bruxelles Bonheur" et des liens qui unissent "progrès technologique" et "promesses de bonheur". Près d’une trentaine de manifestations (événements, expositions, spectacles, promenades, soirées, publications spéciales,…) sont ainsi programmées entre le 17 avril et le 19 octobre 2008, c'est-à-dire précisément durant la période correspondant aux dates de l'Exposition Universelle 58. Parmi les temps fort de cette année festive:
- Le Pavillon du Bonheur : un pavillon provisoire sera construit avec plus de 40.000 casiers de bière belge. Il aura pour vocation d'accueillir des expositions et des projections ouvertes au grand public, relatant l'histoire des expositions universelles et de faire réfléchir les visiteurs sur les concepts de progrès, d'universalisme et de bonheur portés par les expos internationales. Ce pavillon sera érigé selon l'esprit qui a présidé à l'Expo 58 mais avec des matériaux qui seront recyclables, afin que l'ensemble du projet réponde à des objectifs écologiques stricts, en étant totalement exempt de déchets. "Avec ce principe constructif universel et réutilisable, cet élément générique - comme la brique - permettra de nombreux effets architecturaux. Sa mise en œuvre, dans ces nombreuses possibilités constructives (colonnes, arches et coupoles), a été poussée à son paroxysme afin de transcender le matériau. Il en résulte un espace intérieur colossal et énigmatique. Après une première estimation, environ 43.000 casiers vides seraient nécessaires à la réalisation de ce pavillon.
L’enveloppe du bâtiment et cet espace créent un filtre entre le monde extérieur concret et l’imaginaire du film", explique les architectes de V+, chargés du projet.
- L'exposition "Entre Utopie et réalité": réalisée par les Archives de la Ville de Bruxelles, les Archives Générales du Royaume et l'asbl Atomium, cette expo sera centrée sur la mémoire de l'année 1958 et sera accompagnée d'un parcours thématique dans les différentes sphères de l'Atomium.
- La "Promenade des pavillons": à proximité de l'Atomium, le long du Boulevard du Centenaire, seront exposés des agrandissements photographiques de pavillons présents en 1958.
- Plusieurs éditions spéciales (livres, BD, magazines...) sont également prévues, revisitant la mémoire des années 50 et de l'Exposition Universelle de Bruxelles.
- De nombreux autres événements ponctuels auront lieu entre le 17 avril et le 19 octobre 2008: deux grandes brocantes, des défilés de voitures, un bal populaire, un feu d'artifice, des promenades organisées (notamment à vélo), des projections de films des années 50 en extérieur, une soirée électro, des expos thématiques ponctuelles, ...
De leur côté, les Journées du Patrimoine à Bruxelles, cuvée 2008, mettront également 1958 à l'honneur à travers ce thème: "L'Expo '58, avant / après". Un sujet festif pour une édition qui le sera certainement aussi puisqu'il s'agira des 20e Journées du Patrimoine bruxellois. "Il y sera donc question de l'Expo '58 et des quelques bâtiments qu'elle nous a laissés, mais aussi, dans une perspective plus large, de l'architecture qui entoure ce moment phare, en faisant partir la rétrospective de l'architecture qui suit l'après-guerre, en remontant ensuite le curseur de quelques décennies. Les prospections ont déjà commencé et beaucoup de lieux sont envisagés, pour une édition prometteuse, à la hauteur de ses vingt ans!", explique le communiqué du secrétaire d'état Emir Kir, en charge des Monuments et Sites. Une exposition, qui se tiendra aux Halles Saint-Géry, se focalisera par exemple sur la Bruxelles des années '50 et '60 et présentera donc l'architecture moderne au temps de l'Expo '58. Vingt bâtiments « musts » seront également proposés.
(05/11/07) Les façades de quatre maisons de la Grand Place vont être restaurées. Il s’agit du Cygne, de la maison des Brasseurs, de l’Etoile et de la Rose. Les trois premières sont propriétés de la ville et la dernière appartient au CPAS.
Ces façades font l’objet d’une protection (classement de 1977 et 2002) et depuis 1998 sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Les dernières rénovations datent des années 53-54. Depuis, les intempéries et la pollution atmosphérique ont dégradé ces façades de même que certains éléments mis en place lors de rénovation précédentes. Ainsi, des poutrelles et des barres métalliques avaient été placées dans les pierres des façades lors de restaurations à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Les joints de pierre sont abîmés, ce qui peut provoquer des infiltrations d’eau, et la rouille fait son apparition. La restauration de ces maisons s’inscrit dans une suite logique de restaurations entreprises précédemment (l’Hôtel de Ville, la Maison du Roi, le Roi d’Espagne, la maison de l’Ane).
Etant donné l’importance patrimoniale du site, un soin particulier a été apporté aux installations. Par exemple, sur toute la surface extérieure des échafaudages et pendant la durée du chantier, une bâche décorative reprenant les dessins des façades sera installée.
Le monument "Serclaes", lui, sera aussi rénové mais cela fera l’objet d’un dossier séparé. Toutefois, des études préalables à sa rénovation seront effectuées.
(05/11/07) Une nouvelle école d'art et d'architecture va voir le jour au nord du pays. C'est le résultat d'un regroupement annoncé de plusieurs établissements... Derrière ce rassemblement, se cache la volonté de se positionner de façon plus visible au niveau européen. Un modèle qui pourrait peut-être influencer les écoles de la Communauté française?
La Haute école Sint-Lukas à Bruxelles, les départements NARAFI, Sint-Lucas Architectuur à Bruxelles, Sint-Lucas Beeldende Kunst à Gand, le Lemmensinstituut van de Hogeschool voor Wetenschap & Kunst de Louvain et la Media- en Design Academie de la Katholieke Hogeschool Limburg vont fusionner pour créer une seule nouvelle école d'art et d'architecture. Les écoles ont signé le 24 octobre une déclaration d'intention à ce sujet. "L'offre d'enseignement va être organisée sur six campus situés entre la Meuse et l'Escaut", indique le communiqué qui informe de cette fusion. Grâce à la nouvelle échelle de grandeur, les étudiants pourront faire leur choix parmi une plus grande offre dans une haute école qui pourra rivaliser avec des institutions européennes ".
(22/10/07) L'édition 2007 des Awards de l'architecture belge, organisée par la FAB et Electrabel, s'est clôturée ce 19 octobre avec la remise officielle des résultats. Parmi les architectes belges récompensés: Jo Taillieu et Francesca de Fonseca et le bureau Matador.
Tous les deux ans, la Fédération Royale des architectes de Belgique (FAB) et Electrabel organisent les Awards de l’architecture belge et les Awards de l’énergie. Les différentes catégories du concours, entre autre la catégorie maison unifamiliale, offrent par ailleurs à de jeunes concepteurs la possibilité de se mettre en valeur. Outre la sensibilisation du public à l’architecture, les Awards de l’énergie distinguent les architectes qui s’efforcent de réaliser des bâtiments durables et efficaces sur le plan énergétique. L’appel lancé à l’ensemble des architectes belges avait débouché sur la présentation de quelque 320 projets, dans le cadre des Awards de l’architecture.
Ce 19 octobre, cinq lauréats ont reçu un Award de l’architecture et trois concurrents se sont vus décerner un Award de l’énergie, chacun assorti d’un prix de 5000 €.

- Dans la catégorie Habitation unifamiliale, nouvelle construction et Rénovation, l’Award a été remis à Jo Taillieu et Francesca de Fonseca de Gooik pour la maison 4 façades BS à Gavere.

- Dans la catégorie Habitat groupé, nouvelle construction et rénovation, Le bureau d’architecture Meta d’Anvers a reçu l’Award pour les bureaux et appartements "De Natie" à Anvers.

- Dans la catégorie bâtiments non-résidentiels, nouvelle construction et rénovation, l'Award est revenu au bureau Matador de Nimy pour la Maison Folie à Mons.

- Le bureau Abscis de Gand a reçu le premier Award pour l’espace public, pour la réalisation de la Place Saint-Pierre, avec parking souterrain, à Gand.
Outre les candidatures relatives aux Awards de l’architecture, 53 réalisations étaient en lice pour l’un des trois Awards de l’énergie. Dans cette catégorie, les primés sont finalement: Henk Van Aelst (habitation avec bureau à Berlaar); H/P Architectes-Jean-Paul Hermant (extension d’une habitation avec 4 appartements en toiture à Bruxelles); et Buro II (l’école De Zande à Beernem).
(23/10/07) En 2010, le Musée royal d'Afrique centrale (MRAC) de Tervueren fêtera son centième anniversaire. Pour célébrer l'événement, l'édifice sera rénové de fond en comble. Parmi les spécialistes qui interviendront sur ce projet de taille: Stéphane Beel.
(16/10/07) Bon à savoir: de nouvelles opportunités d'aide financière à la dépollution des sols des stations-service s'ouvrent aux exploitants et aux propriétaires concernés.
Les terrains ayant accueilli ces stations-service s'avèrent souvent pollués, et à ce titre, peuvent présenter une valeur négative vu le coût très élevé de la dépollution. Actuellement, les acheteurs potentiels de tels biens, demandent régulièrement des garanties au vendeur quant à l'état du sol.
Le fonds BOFAS (Fonds d'assainissement des sols des stations-service) a pour mission de veiller à la propreté du sol de toutes les stations-service de Belgique. L'asbl remplit sa mission en apportant un soutien opérationnel et/ou financier à l'assainissement du sol de ces terrains.
Depuis le 20 septembre 2007, de nouvelles dispositions relatives à l'intervention de ce Fonds BOFAS sont entrées en vigueur. Dès lors, de nouvelles opportunités d'aide financière à la dépollution des sols des stations-service sont désormais ouvertes aux exploitants et aux propriétaires concernés, notamment l'ouverture au fonds BOFAS même pour les stations fermées avant 1993. Le nouveau délai instauré pour les demandes d'intervention au BOFAS est également étendu du 20 septembre 2007 au 20 mars 2008. Il est donc à nouveau possible d'introduire une demande d'intervention auprès du Bofas. Parallèlement, la Région wallonne accorde à nouveau des subventions pour les études indicatives concluant à l'absence de pollution du sol. Attention toutefois: il est très probable que ce délai ne sera plus prolongé à l'avenir. Il est aussi à noter que Bofas est un fonds géré par le secteur privé (secteur pétrolier, automobile, commerce de carburants), qui a pour objet l'assainissement du sol des stations-service ouvertes au public. Il n'intervient donc pas en ce qui concerne les stations-service internes aux entreprises.
Pour rappel, en Wallonie, depuis le 21 juin 1999, tout exploitant de station-service est tenu de faire réaliser par un expert agréé une étude indicative du sol, visant à détecter la présence d'une éventuelle pollution, à différents moments de l'exploitation: renouvellement du permis d'exploiter, mise hors service définitive d'une ou plusieurs citernes, mise en conformité des installations et changement d'exploitant. Un assainissement est obligatoire si cette étude révèle au moins un dépassement des valeurs dites d'intervention. Le Bofas peut alors rembourser le coût des travaux, mais avec des maxima : 37.200 € pour le sol et 37.200 € pour les eaux souterraines, avec un total plafonné à 62.000 €. Si l'assainissement a déjà été effectué (assainissement dit "par voie de mesure transitoire"), le Bofas pourra intervenir rétroactivement, dans les même limites, à condition que les travaux aient été entamés au plus tard avant le 26 septembre 2004. Cependant, seuls seront pris en compte les coûts afférents à la partie de travaux réalisée après le 1er janvier 2000.
Le dernier délai pour la mise en conformité des installations (tuyauteries, citernes, piste étanche…) étant le 31/12/2009, les exploitants des stations qui doivent encore y procéder ont intérêt à anticiper dès à présent la réalisation de l'étude indicative, de façon à pouvoir introduire une demande d'intervention au Bofas, tout en étant certains que l'étude sera encore valide au 31 décembre 2009 (pour autant toutefois qu'aucune pollution nouvelle ne soit survenue entre-temps). Ce raisonnement est valable également pour les autres évènements rendant obligatoire la réalisation d'une étude indicative, le remplacement d'une citerne par exemple.
Depuis le 21 juin 1999, l'exploitant d'une station-service qui met fin à son activité est tenu de réaliser une étude indicative, qui peut conclure à la nécessité de dépolluer le site. Auparavant, le Bofas n'intervenait que pour les stations ayant fermé à partir du 1er janvier 1993. Dorénavant, toutes les stations ayant fermé au plus tard le 26 mars 2006 sont éligibles. C'est le Bofas qui fera lui-même effectuer les travaux d'assainissement, et ce sans limite de coût, seule restant à la charge du demandeur l'étude indicative. Le demandeur doit s'engager envers le Bofas à ne pas exploiter une autre station-service sur le même terrain pendant 15 ans, cet engagement étant garanti par la constitution d'une hypothèque au profit du Bofas. A terme, il est prévu que le système de la garantie par hypothèque soit remplacé par l'obligation, pour les autorités, de refuser de délivrer un permis d'environnement pour l'exploitation d'une station-service au même endroit, s'il s'avère qu'une demande d'intervention au Bofas a été introduite.
Pour les stations ayant fermé avant le 21 juin 1999, il n'y a aucune obligation légale de faire effectuer d'étude indicative et a fortiori d'assainir. Cependant, il est recommandé de le faire, en mettant à profit la réouverture du Fonds Bofas qui se présente aujourd'hui. En effet, même en l'absence à ce jour d'une législation en matière de sol, il est clair qu'un terrain assaini présentera toujours une plus-value par rapport à un terrain potentiellement pollué, dont on ignore l'état. Le coût de l'étude indicative, que l'on peut situer dans une fourchette de 3.000 à 5.000 €, est alors à considérer comme un investissement, et ce d'autant que le Bofas est maintenant accessible aussi aux propriétaires des terrains.
Dans le cas où l'étude montre qu'il n'y a pas de pollution, il est possible d'en diminuer le coût net, car la Région wallonne octroie une subvention correspondant à 80 % du coût de l' étude indicative, plafonnée à 2.000 €. La demande devra en être introduite auprès de l'Office wallon des déchets avant le 20 septembre 2008. Autre avantage à la clé : l'Office wallon des déchets, attestera, par écrit, que le terrain ne présente pas, ou plus, de pollution due à l'activité de la station-service.
Infos: www.bofas.be
(03/10/07) Désormais, les rectorats de l'ULB et de la VUB sont protégés. Deux procédures de classement qui témoignent de la volonté de la Région bruxelloise de s'occuper du patrimoine du XXe siècle notamment.
Depuis une bonne semaine, les bâtiments abritant le rectorat de l'Université Libre de Bruxelles, situé avenue Franklin Roosevelt n°52, et celui du rectorat de la Vrije Universiteit Brussel, situé boulevard de la Plaine n°2 font l'objet de mesure de protection.


(17/09/07) Pour un an, une sculpture gigantesque en bois, baptisée Cityscape, animera le quartier Louise à Bruxelles. Cette oeuvre d’art est signée Arne Quinze, artiste et directeur artistique de la société de design belge Quinze & Milan.

Soutenu par la marque automobile Mini, Cityscape s’inscrit dans le cadre des manifestations de Design Septembre 2007, une série d’événements sur le thème du design qui se dérouleront dans divers lieux répartis dans Bruxelles. Implantée sur un terrain destiné à être bâti, en plein coeur du quartier des commerces de luxe de la Toison d'Or, cette sculpture d’une hauteur de 18 mètres, d'une longueur de 40 mètres et d'une profondeur de 25 mètres, est composée intégralement de 60 kilomètres de bois entremêlés. Pour l'artiste belge, "Cityscape doit refléter l’instantané. Cette installation, ouverte à tous ceux qui souhaitent la découvrir, trouvera son sens dans la dynamique générée par l’interaction avec son environnement, grâce au jeu des rayons solaires qui la traversent et au va-et-vient des passants et des curieux. Cityscape est un moyen de communication, un lieu de rencontre ou, si vous voulez, d’introspection. Un endroit de silence et d’interaction."
Mais, au-delà de cette volonté urbaine, la sculpture marquera également symboliquement le renouveau du haut de la ville. L'artiste a en effet été sollicité par l'asbl Brussels Louise, née de la volonté commune de la Région bruxelloise, d'Ixelles, de Saint-Gilles et de Bruxelles de redynamiser l'important pôle commercial du quartier. Le lieu choisi pour placer la sculpture est d'ailleurs très représentatif de cette volonté puisqu'il s'agit d'un chancre depuis de nombreux mois, suite à des déboires urbanistiques à répétition (la fameuse saga "Heron-City"). Le nouveau propriétaire du terrain, Pro Winko, a mis les lieux à la disposition de Brussels Louise, le temps pour la commune d'Ixelles d'adopter un Plan particulier d'affectation du sol (PPAS) qui lui permettra de mener à bien son projet immobilier de commerces et de logements.
Reconnu internationalement, Arne Quinze a exposé ses sculptures éphémères aux quatre coins du monde, de Londres au désert du Nevada. Bientôt, il créera une oeuvre à Pékin, dans le cadre des Jeux olympiques. Son oeuvre bruxelloise, quant à elle, disparaîtra après un an, mais tous les bois utilisés seront récupérés et recyclés.
Infos: www.cityscape.be(11/09/07) 500.000 visiteurs en Flandres, plus de 400.00 en Wallonie, les Journées du patrimoine ont remporté un succès de foule. Cette semaine, c'est au tour de Bruxelles d'ouvrir les portes de ses bâtiments remarquables.
En Wallonie, le thème du Patrimoine militaire a attiré Wallons, Bruxellois, Flamands et étrangers frontaliers. C’est ainsi que sur base de 47,5% des estimations de fréquentations des monuments et sites proposés par 160 communes wallonnes, le bilan final atteint les 416.000 visites (396.000 visites en 2006). Profitant de sa conférence de presse de bilan, le ministre Marcourt a déjà annoncé le thème des Journées de 2008, consacrées au couple "Patrimoine et Culture". Jean-Claude Marcourt a également donné le coup d’envoi officiel des travaux de restauration du Panorama de la bataille de Waterloo. L’investissement de la Région wallonne pour ce chantier est de 1,454 millions d’euros. En 1998, l’immeuble "Panorama de la Bataille de Waterloo" situé au pied de la Butte du Lion a été classé partiellement, à savoir les façades et les toitures de la rotonde et la peinture panoramique (Toile). En 2006, le Panorama a également été reconnu par le Gouvernement wallon "Patrimoine Exceptionnel de Wallonie". Le ministre entend aujourd'hui lancer une procédure d’extension de la zone de protection du champ de bataille pour le préserver de la spéculation foncière.
En Flandre, la Journée du patrimoine, consacrée à l'habitat, a attiré 500.000 visiteurs (450.000 en 2006). Les participants ont pu découvrir à travers 650 monuments et 430 activités dans toute la Flandre comment l'homme a construit son habitat à travers les siècles. Les sites qui ont rencontré le plus de succès en province d'Anvers ont notamment été l'Hôtel du Bois de Vroylande et l'hôpital militaire. Dans le Limbourg, il s'agit du monastère dominicain Termien, à Genk. Plus de 3.000 visiteurs ont été recensés à Grammont, en Flandre orientale, au Sint-Catharinacollege et au couvent des Clarisses à Roulers. A Beersel (Brabant flamand) quelque 3.000 personnes ont visité le château. Enfin, à Bruges, ce sont le château Ten Berghe et l'habitation du sacristain de la cathédrale qui ont rencontré le plus de succès.
(10/09/07) Le quartier européen se verra bientôt offrir une nouvelle jeunesse par la Région de Bruxelles Capitale et la Commission européenne. Au programme: rationalisation et intégration.
Le jour même de l’adoption par la Commission de ses grandes orientations de politique immobilière, le vice-président de la Commission européenne chargé de l'administration, Siim Kallas, et le ministre-président de la Région de Bruxelles Capitale, Charles Picqué, ont dévoilé ensemble les grandes lignes du nouveau schéma directeur qui va redessiner le visage de ce quartier.
Présente sur une superficie de 865 000 m² à Bruxelles avec 61 immeubles, la Commission européenne va connaître encore à l'avenir une croissance immobilière importante, due notamment à l'élargissement. Pour maîtriser au mieux cette croissance, tant urbanistiquement que fonctionnellement, la Commission a donc pris l'option de rationaliser ses implantations immobilières et la gestion de son portefeuille immobilier. L'objectif est d'accroître la surface occupée par la Commission de quelque 35000 m2, tout en regroupant les services de manière plus rationnelle (moins de bâtiments, mais plus grands, dépassant les 50.000 mètres carrés chacun) de part et d'autre de la rue de la Loi. En matière d’implantation, la décentralisation de certains services initiée il y a plusieurs années est confirmée mais un maximum de trois pôles à l’extérieur du quartier seront développés de manière progressive. "L’entente entre nos institutions sur un réaménagement d’envergure du quartier européen marque un moment historique: celui où nous tournons définitivement le dos à l’image de ghetto administratif sans vie ni réelle intégration qui colle encore à la peau du quartier européen" a déclaré le vice-président Kallas.
Le ministre-président Charles Picqué, en charge de l'aménagement du territoire au sein du gouvernement bruxellois, a précisé les axes forts de ce nouveau plan de développement international de Bruxelles. Certes, la rue de la Loi restera essentiellement réservée aux bureaux. Mais le projet prévoit la construction de 110 0000 m2 de logements dans ses alentours, et 55000 m2 destinée aux commerces, pour ramener l'artère à des dimensions plus humaines. "Le projet de schéma directeur a pour ambition de faire du quartier européen un vrai quartier mixte, intégrant un pôle économique européen et international, un pôle résidentiel diversifié, et un pôle culturel et récréatif accessible à tous." Des études à venir doivent par ailleurs confirmer qu'il est techniquement possible de réduire la rue de la Loi de quatre à deux bandes, en enterrant une partie du trafic de transit. Une condition au développement de l'activité commerciale et du volet résidentiel.
A l'occasion de cette présentation commune, la Commission européenne s'est aussi engagée à respecter des principes directeurs notamment en matière de qualité architecturale et technique des bâtiments, de sécurité, de confort de l’environnement de travail, et d’équipements sociaux. La stratégie de réduction de l'empreinte carbonique de la Commission y est partie intégrante, à travers la maîtrise des émissions de CO² provenant des bâtiments, l'optimisation de la desserte par les transports publics, et l'amélioration de la synergie dans la gestion des immeubles.
Si l'idée est aujourd'hui bien précise, il faudra toutefois attendre 10 ans minimum avant que le quartier européen "new look" soit terminé. La prochaine étape sera le lancement, fin 2007, d'un concours international d'architecture et d'urbanisme pour conceptualiser le périmètre. Le lauréat sera connu en 2009. La Région bruxelloise devrait, deux ans plus tard, dévoiler son plan d'affection des sols... D'ici là, qui sait quel statut aura Bruxelles, au vu des tensions communautaires actuelles!
(04/09/07) Le Code judiciaire de l'expertise a subi quelques modifications. La Fédération belge des associations d'experts (Febex) donne son avis sur la question.
La Febex constate ce qui suit :
"Il y a lieu de constater que les membres de la Commission de la Justice du Parlement ont peu tenu compte des observations et recommandations qui ont été émises par les personnes de terrain que sont les juges, les avocats et les experts. La loi a été publiée en hâte à la fin de la législature sans qu’il ait été tenu compte des réactions au texte final élaboré par la Commission. L’application de la nouvelle loi va poser de nombreux problèmes. Certaines des procédures proposées n’ont pas été étudiées en détail. L’abandon du paiement direct par les parties des frais et honoraires des experts et la mise en vigueur de l’article 509quater, va inciter les experts à s’orienter vers d’autres types d’activités moins aléatoires du point de vue financier. La Justice ne sortira pas gagnante de cette situation."
(24/08/07) La superficie construite en Belgique a augmenté de 3% en 5 ans. En ce qui concerne les terrains occupés par le logement, cette augmentation grimpe même à plus de 5%.
Selon les chiffres du Service public fédéral en charge de l'économie, en 2006, 44km² ont encore été urbanisés en Belgique (la superficie terrestre globale de la Belgique fait 30.528 km²), contre 38 en 2005, 40 en 2004 et 51 en 2003. En 2006, la surface bâtie de la Belgique, qui comprend les terrains construits et apparentés, s'élevait ainsi à 5.912km² . Alors qu'à 2002, ce chiffre n'atteignait encore que 5.739 km², soit une augmentation de 3% en 5 ans.
L'urbanisation peut toutefois se subdiviser en diverses catégories. Ainsi, le territoire occupé par des habitations a augmenté sur cette même période de 5,2%. La superficie utilisée pour des bâtiments industrielles et des terrains industriels a, elle, augmenté de 2,7 %; et celle pour les bâtiments et terrains commerciaux de 2,1%.
Proportionnellement, c'est évidemment à Bruxelles, que la superficie urbanisée prend le plus d'ampleur. 78,3% du sol de la capitale sont en effet construits, contre 25,6% en Flandres et 13,8% en Wallonie.
D'autres infos sur l'utilisation du sol sur: www.statbel.fgov.be/figures/d130_fr.asp#1
(17/08/07) La Cour Constitutionnelle a rejeté, mi-juillet, le recours en annulation introduit par l'Ordre contre l'assurance obligatoire pour les architectes. Mais elle a aussi reconnu que cette loi était discriminatoire.
Depuis peu, la loi Laruelle impose à tout architecte, personne physique ou morale, la souscription obligatoire à une assurance destinée à couvrir la responsabilité civile professionnelle de l’architecte et notamment la responsabilité décennale. Cette loi ne vise par contre pas les autres intervenants de la construction, ce qui suscite le débat.
Le 24 octobre 2006, l’Ordre des Architectes introduisait un recours devant la Cour constitutionnelle pour interpeller le législateur sur la discrimination de la nouvelle législation du 15 février 2006. L'idée de l'Ordre: imposer l’obligation légale d’assurer sa responsabilité professionnelle à tous les intervenants dans l’acte de construire. Pour éviter que cette garantie pour le consommateur soit limitée au seul architecte. Mi-juillet, la Cour constitutionnelle a rejeté le recours en annulation introduit par l'Ordre. Mais elle a reconnu un vide juridique dans le secteur de la construction puisque seul l’architecte doit couvrir sa responsabilité par une assurance obligatoire. La cour reconnaît ainsi qu'il existe une discrimination en raison de l'absence d'obligation d'assurance comparable pour les autres "parties intervenant dans l'acte de construire" et invite le législateur à étendre l’obligation d’assurance à l’ensemble des acteurs du secteur de la construction.
"Depuis 1985, l’Ordre des Architectes de Belgique imposait cette assurance dans son règlement déontologique. En assortissant la possibilité inédite pour l’architecte d’exercer sa profession en tant que personne morale d’une obligation légale d’assurance, la loi dite Laruelle n’a donc fait que transcrire dans une loi les obligations déjà dictées déontologiquement par l’Ordre à ses membres. En ce sens, elle a été bien accueillie par l’Ordre des Architectes, qui a toujours pris à cœur son rôle d’autorégulation de la profession", explique aujourd'hui l'Ordre dans un communiqué. Jos Leyssens, Président du Conseil National de l’Ordre des Architectes ajoute: "nous avons introduit cette requête pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur la discrimination imposée à l’architecte et sur la protection incomplète du consommateur. Si, dans son arrêt du 12 juillet 2007, la Cour n’a pas annulé la loi, elle reconnaît cette discrimination et invite le législateur à y remédier, en étendant l’obligation d’assurance à tous les acteurs de la construction. Une plus-value pour le consommateur pour qui une protection incomplète entraîne des procédures longues et à l’issue incertaine. En l’état actuel de la législation, on peut en outre craindre que les autres acteurs du secteur aient tendance à se soustraire à leurs responsabilités en laissant l’architecte les assumer seul. Nous invitons nos partenaires de la construction à se prononcer dès à présent clairement en faveur d’une couverture de leur responsabilité équivalente à celle dont disposent déjà les architectes".
Mais dans le monde de la construction, le son de cloche est très différent. Dans un récent communiqué, la Confédération construction souligne ainsi que "la question d'une assurance obligatoire généralisée dans la construction doit être abordée avec la plus grande circonspection. La complexité de l'acte de construire, la petite taille du marché de l'assurance, la longue durée de la responsabilité (10 ans) et l'absence de règles de responsabilité clairement définies ne sont que quelques-uns des facteurs qui empêchent de trouver des solutions simples. L'introduction précipitée d'une obligation générale d'assurance de la responsabilité dans les circonstances actuelles, loin de conduire à l'adoption de solutions réelles, donnera lieu au contraire à davantage de problèmes et de coûts supplémentaires." La Confédération s'appuie dans sa démonstration sur les expériences en matière d'assurance responsabilité obligatoire en France (loi Spinetta). "Les frais additionnels considérables (administration, expertise, procédure ...), la déresponsabilisation croissante des partenaires dans le processus de construction et les écarts de la jurisprudence se sont finalement soldés en France par une augmentation des coûts de la construction et une diminution du niveau général de la qualité", analyse-t-on à la Confédération. "En outre, le système a conduit à une détérioration du paysage architectural et il a freiné l'innovation dans le secteur en raison du risque accru de recours à la responsabilité et, partant, du refus d'assurance ou de l'acceptation moyennant des primes élevées."
La Confédération construction plaide donc pour un régime de responsabilité "équilibré, efficace, juridiquement stable pour le secteur de la construction, et bien adapté au processus de construction moderne."
(06/07/07) Près de Bruxelles, à Rhode-Saint-Genèse , la restauration de la célèbre villa Urvater de l'architecte André Jacqmain est enfin terminée. A Bruxelles même cette fois, dans la commune d' Ixelles, une façade Art déco remarquable vient de disparaître...


(29/06/07) Une requête a été déposée au Fédéral en vue de la protection du titre professionnel d’architecte d'intérieur, motivée par le fait que "quiconque n’ayant aucune formation ou connaissance suffisante peut se déclarer architecte d’intérieur".
La requête a été déposée par l'Union des Designers de Belgique (UDB) ainsi que le Comité des Professions Libérales et Intellectuelles. Les Règles de déontologie recommandées par l'UDB sont en concordance avec les codes de déontologie préconisés par l’E.C.I.A. (European Council of Interior Architects), seule fédération Européenne des associations professionnelles d’architectes d’intérieur. On retrouve: la séparation des prestations d’opérations commerciales avec les prestations intellectuelles prestataires de services, l’obligation de transparence et la protection du consommateur. L’assurance professionnelle, quoique conseillée lors d’exécution des travaux, n’est pas obligatoire. L’Architecte d’intérieur n’est pas soumis comme l’architecte à une responsabilité décennale car sa mission ne peut pas comporter des actes de construction d’édifices et de bâtiments.
Les deux institutions envisagent bien-sûr des mesures transitoires pour la protection de ce titre. Dans la situation actuelle, en effet : il y a ceux qui ont un diplôme correspondant à la formation dont le titre sera protégé, ceux qui n’ont pas de diplôme et qui exercent la profession sous le nom du titre que l’on veut protéger, et ceux qui ont un diplôme similaire mais dont la formation et la durée ne correspond pas à l’exigence du titre à protéger. L’association professionnelle U.D.B. veut permettre à une large majorité d’actifs de porter le titre d’ "Architecte d’intérieur" et "Interieurarchitect" mais en étant vigilant sur la qualité du demandeur :
"- Soit en présentant des diplômes, des certificats ou d’autres attestations d’au moins trois ans de formation (type court), correspondant d’une manière générale à l’activité dont le titre sera protégé. Pour l'instant, il n’existe pas encore de diplôme de niveau master dans l’enseignement de l’architecture d’intérieur. La formation d’Architecte d’intérieur se fait, depuis 50 ans, en 3, 4 ou 5 ans. Avec une pratique professionnelle, on peut considérer que ceux qui ont eu une formation de 3 ans sont capables d’exercer la profession correctement.
− Soit, en l’absence de diplôme (par exemple pour les autodidactes) : l’association demanderait aux professionnels actifs de présenter une série de documents donnant la preuve que la profession est exercée correctement avec suffisamment de compétences et d’indépendance."
Ces dispositions transitoires permettraient, jusqu’en 2010, aux diplômés n’ayant pas suivi un master mais ayant suivi une formation qualifiée de type court, le bénéfice de la protection du titre. A partir de cette date, le diplôme reconnu serait une formation du niveau master.
Requête complète sur: www.mineco.fgov.be/SME/Intellectual_professions/UDB_requete_fr.pdf
(22/06/07) Les dossiers urbanistiques avancent (enfin) dans la capitale. L'aménagement de la place Flagey a reçu un feu vert et la première pierre du Plan logement régional a été posée. On attend la suite...
Première bonne nouvelle de la semaine: la saga Flagey semble enfin sortir du tunnel. Le gouvernement bruxellois a en effet décidé d'accorder le permis d'urbanisme pour le réaménagement de la place Flagey... Il y a quelques semaines, la commune d'Ixelles avait introduit un recours au Collège d'urbanisme contre la délivrance du permis d'urbanisme pour le réaménagement de la place Flagey (qui couvrira le bassin d'orage dont les travaux ont déjà duré plusieurs années). L'AED, en réaction, avait à son tour, introduit un recours au gouvernement le 15 mai dernier. Le gouvernement a procédé aux auditions des différentes parties et finalement décidé d'accorder le permis moyennant quelques modifications mineures: amélioration de l'éclairage, couverture de la trémie d'accès au parking, meilleur accessibilité pour les maraîchers, etc. Le début des travaux est annoncé pour mi-juillet.
Autre dossier chaud du moment: le plan régional du logement a vu une première avancée concrète avec la pose de la première pierre du premier projet de ce Plan, sur le site du Craetbosch à Neder-over-Heembeek. On se rappelle qu'en 2004, après les élections régionales, la nouvelle majorité avait inscrit le logement dans ses priorités, face au chiffre alarmant des 28.000 ménages en attente d'un logement social. Depuis cette déclaration de bonnes intentions, qui prévoyait la construction de 5.000 logements en 5 ans, les détracteurs pointaient du doigt l'absence d'avancées concrètes significatives. C'est désormais chose faite. La semaine prochaine, une deuxième "première pierre" sera également posée à Molenbeek le long du Boulevard Mettewie. Et en septembre, c'est Jette qui verra débuter sur son territoire un troisième projet de logements.
Le projet Craetbosch, conçu par les architectes de BEAI, prévoit la création de 58 logements (15 logements de 1 chambre, 35 de 2 chambres et 8 de 3 chambres. Parmi eux, 8 sont des logements adaptés aux personnes à mobilité réduite, tandis que 24 sont accessibles aux personnes moins valides). A terme, le gouvernement bruxellois a déjà planifié la création de 3700 unités sur les 5.000 annoncées. Et 540 millions sont prévus pour concrétiser le Plan régional... qui mettra certainement bien plus de 5 ans à s'achever!
Il faut d'ailleurs noter que cette nouvelle a été accueillie assez fraîchement par les associations bruxelloises, comme Inter-Environnement, qui estiment que les choses n'avancent pas assez vite.