La structure de la maison est d'une forme rectangulaire, bois de cèdre et équipée grandes baies vitrées.
La différence entre ce prototype et une maison-bateau comme on en trouve beaucoup en Hollande se trouve dans l'usage des matériaux et les équipements. Il n'y a pas de câbles ni de tuyaux de raccordement aux réseaux d'eau, de gaz et d'électricité. Des panneaux solaires, sur le toit, sont reliés à des accumulateurs qui stockent l'électricité. Pour le chauffage, le bateau récupère la chaleur de ses eaux usées, en les faisant circuler sous son plancher. Quand on tire la chasse d'eau, c'est l'eau de pluie récupérée sur le toit qui s'écoule. Deux réservoirs de 500 litres stockent l'eau de pluie et l'eau qui tourne en circuit fermé sur le bateau. Deux fosses septiques traitent en effet les eaux usées, une pour les toilettes, l'autre pour la cuisine et la salle de bain.
Le seul hic : des éoliennes auraient pu être installées, ou un générateur à biocarburant. Le gros défaut du Gewoonboot porte sur la présence à bord d'un générateur diesel. Mais selon le concepteur « le solaire, de toute façon, ne suffit pas ».
Dans un pays comme la Hollande, où les maisons flottantes font parties du paysage, le Gewoonboot a de l'avenir. Question financement: Le prototype a coûté 500 000 euros mais si on en fabriquait 20, le prix unitaire tomberait à 200 000 euros, selon l'avis des promoteurs.
Récemment, une société HLM d'Amsterdam, a racheté le prototype. Pour l'instant, elle cherche à en transposer certaines innovations dans ses logements. Ils étudient l'opportunité d'équiper des logements étudiants de systèmes d'eau et d'énergie autonomes plutôt que le raccordement au réseau public.








