Le Journal de l'Architecte

Du premier contrat au contrat d’architecture

Chacun sait que -sauf exception- le contrat d’architecture ne se signe pas à l’issue du premier contact avec le candidat client.
Avant de s’engager définitivement, il existe, en effet, une période préparatoire indispensable durant laquelle l’architecte, interpellé par celui qui deviendra peut-être le maître de l’ouvrage, va devoir “mener l’enquête” et vérifier au moins trois choses :

Cette liberté de pensée va s’exprimer en paroles, en dessins et par écrit. Elle doit être encadrée juridiquement pour être protégée; l’architecte ne travaille pas gratuitement et cette créativité qui transcende la première phase des relations dites précontractuelles est fragile car elle aboutira peut-être à la séparation des parties.

Ce qu’il faut préciser

Dès le début, c’est-à-dire à la première rencontre, ou immédiatement après, il est donc essentiel de fixer, par écrit, un certain nombre de précisions et notamment:

Doctrine et jurisprudence admettent que cette phase précontractuelle ne doit pas faire l’objet d’une convention écrite pour laquelle cependant l’architecte mérite rémunération.
Il est cependant hautement recommandé de confirmer, par écrit, au client ces différents points.

Rappelons, enfin, que l’article 20 du règlement de déontologie confirme que “pour toute mission, la convention doit être rédigée par écrit, au plus tard lorsque la mission a été définie”.

Jean-Pierre VERGAUWE, avocat
mars 2008
www.jpvergauwe.be