Le Journal de l'Architecte


CasaArt, Casablanca

En 2015, Casablanca pourra se targuer de posséder le plus vaste théâtre d’Afrique et du monde arabe. L’auteur en est l'architecte français Christian de Portzamparc (né dans cette ville du Maroc en 1944), en association avec l’architecte marocain Rachid Andaloussi.

S’étalant sur une superficie de près de 25.000 m², le complexe comprendra une grande salle de spectacles polyvalente de 1800 places, un théâtre de 600 places, des commerces, des espaces de convivialité, une librairie, une salle d’exposition et des galeries d’art. Il s’agit d’un véritable village culturel qui permettra d’animer la vie du centre-ville. Lors du concours international, le projet a su séduire par son esthétique et par sa fonctionnalité. Son « architecture fragmentair! e élégante » s’intègre à l’environnement, en respectant l’identité forte de la cité. Christian Portzamparc est l’un des plus grands concepteurs de salles de spectacle au monde. «J’aime concevoir des formes architecturales pour la musique... l’écoute et le regard, deux royaumes de la perception y dialoguent et répondent librement. C’est une grâce de l’espace», avoue-t-il. Basé entre autres sur l’alternance des hauteurs, le nouveau théâtre prend racine dans la joie d’une rencontre et d’une complicité avec l’architecte marocain.

Vague de verdure

Le cabinet d’architecture américain Perkins+Will a conçu pour la ville de Tianjin, en Chine, un projet intégrant la verdure dans l’espace urbain. Ainsi, 5 hautes tours résidentielles-au lieu d’une- seront entourées de jardins et de parcs tout en fournissant les services de proximité.

En fait, il s’agit de déposer sur les parkings, le centre commercial et la bibliothèque attenants une couverture verte accessible à la promenade des passants. Un aménagement qui donne un effet d’ondulation.

L’arbre équitable

Après l’architecture humanitaire, le design humaniste : ce projet n’est pas très neuf, il ressort un peu du grenier du net, mais finalement il est toujours totalement dans l’ère du temps…

Katharina Mischer et Thomas Traxler, designers diplômés d’Eindhoven ont imaginé cette petite unité de production de « design » autonome. Elle produit des objets simples (bancs, bacs, bols ou lampes) sur un procédé de tissage de textile ou de papier.

Le tout est basé sur les conditions climatiques environnantes, à l’image d’un arbre qui produit des fruits : plus il y aura de soleil et plus les objets (ou les « fruits ») seront grands et clairs. L’épaisseur aussi dépend de l’ensoleillement. Plus de soleil donne un produit plus épais, plus grand et plus clair, alors qu’avec moins de soleil, il sera plus petit, plus fin et plus coloré. Le tout au rythme lent d’un objet par jour…

Placée dans un pays éloigné de l’équateur, la machine aura une production très variable au long de l’année, alors que près de l’équateur, on récolterait des fruits bien gros tout au long de l’année. Une vision naturelle et poétique de la production mécanisée.

Avec ce genre de microproduction localisée, on pourrait répondre à des besoins dans des pays pauvres, qui souvent ne manquent pas de soleil… Un peu d’imagination, et ce serait des objets plus utiles que des bancs et des abats jours qui sortiraient de cet « arbre ».

Bombay ou Babylone ?

Avec ses jardins suspendus, la future tour Antilia est la dernière folie du milliardaire indien Mukesh Ambani, PDG du géant pétrolier Reliance Industries.

« Prototype des immeubles du futur », selon son concepteur, le cabinet d'architectes américain Perkins + Will, l'édifice de 173 mètres de haut est structuré autour de ces terrasses végétalisées.

Aux quatre derniers étages, les appartements de l'homme d'affaires domineront la ville et la mer d'Oman. Au cœur de Mumbai, la métropole économique indienne, l’entrepreneur de 50 ans Mukesh Ambani concrétise un rêve: il construit pour sa famille à l’Altamount Road, un lieu noble dans le sud de Mumbai.

Dénommée «Residence Antilia», la tour planifiée bat tous les records. Pour un montant prétendu de 1,25 milliards de francs, un gratte-ciel est érigé avec de vastes terrasses et des parois extérieures verdoyantes qui se tortillent élégamment en direction du ciel. La tour des architectes américains Perkins + Will ne comporte que 27 étages au lieu de 45 habituellement, ce qui donne une impression de la hauteur des chambres. Dans les sept étages inférieurs, un parking est prévu devant accueillir 170 véhicules.
Une salle de cinéma est construite au 8ème étage et une piscine ainsi que des locaux de fitness prennent place aux deux niveaux suivants. Des suites et des appartements d’hôtes se situent au milieu du bâtiment en alternance avec des étages aménagés en jardins tropicaux ouverts. Les quatre derniers étages sont réservés à Mukesh Ambani et sa famille.

Pavilion 21 MINI Opera Space

Création du studio de design et d’architecture autrichien Coop Himmelb(l)au à l’occasion du Annual Opera Festival 2010 de Munich, découverte des premières images du concept « Pavillion 21 Mini Opera Space », un espace éphémère dédié à l’Opera de Munich pouvant accueillir jusqu’à 300 spectateurs.

Prévu pour s’adapter à différents types de performances artistiques, le module pourra être réimplanté dans d’autres manifestation à l’issue du Festival.

Deformscape

Réalisé dans le cadre d’une commande privée et dans un esprit encore plus minimaliste qu’un jardin zen, l’architecte et designer américain Thom Faulders a imaginé Deformscape, un étonnant habillage de jardin en contreplaqué habillé d’un motif réalisé à l’aide d’un logiciel 3D.

Le projet Deformscape consiste en l’aménagement d’un jardin d’une maison située à San Francisco, dans un quartier urbain et assez dense. Un grand arbre, existant, meublait l’existant telle une sculpture monumentale. L’agence a pris le parti de le conserver et d’organiser visuellement l’espace autour de lui.

Un ensemble de lignes, tracées au sol et sur les murs, gravitent ainsi autour de l’arbre, véritable pôle de cet espace extérieur réduit.

L’agence a également expérimenté d’autres types de déformations spatiales, visibles sur son site Internet (www.faulders-studio.com), notamment la Deform House.

House H

Dernier projet du studio japonais Sou Fujimoto Architects construit à Tokyo, la maison House H est une sorte d’expérimentation visant à trouver un équilibre entre les volumes, l’espace et la lumière.

Outre son intérieur sobre et épuré limité aux tons clairs pour rehausser la sensation de luminosité, ses lignes strictes sont cassées par la présence de nombreux escaliers à l’implantation plutôt étonnante.

Sou Fujimoto (1971) fonde sa propre agence en 2000. Il se consacre dans un premier temps à des programmes de petits habitats avant de se lancer dans des projets plus ambitieux (édifices publics, aménagements paysagers, etc.) pour lesquels il sera primé à plusieurs reprises. Le Dormitory for the Mentally-Disabled, réalisé en 2003 à Hokkaido, propose une esthétique en parfaite harmonie avec les paysages environnants tout en expérimentant des concepts d’organisation originaux, visant à renforcer la communication entre les individus. Sou Fujimoto a obtenu en 2005 le JIA Prize qui récompense le meilleur architecte de l’année au Japon, et il s’est vu délivrer en 2006 la médaille d’or par la Tokyo Society of Architects and Building Engineers.

Portland prévoit un mur végétal de 75 mètres de haut

Le Washington Post a publié il y a deux semaines, un article intéressant relatant du concept de mur végétal qui pourrait être appliqué au bureau fédéral de Portland, dans l'Oregon (USA).

Utiliser de la verdure à la verticale comme « architecture vivante » n'est pas une idée totalement nouvelle en soi. En été, les feuilles fournissent une ombre rafraîchissante, alors qu'en hiver, les branches et les tiges dénudées laissent passer la lumière.

La façade côté Ouest serait en fait recouverte d'une armature végétale de 75 mètres de haut, soit l'équivalent des 18 étages de bureaux de l'immeuble.

Cette structure verte fait partie d'un énorme projet d'une valeur de 135 millions de dollars et qui devrait débuter prochainement. Il propose également d'installer des panneaux solaires, un système d'éclairage intelligent afin d'économiser de l'énergie et de se servir des ascenseurs pour produire de l'électricité.

Toutefois, certaines questions demeurent problématiques pour les architectes (et les paysagistes), comme par exemples : Quelles plantes sont les mieux adaptées à cette verticalité ? Comment arriver à cultiver, à tailler et à irriguer le végétal à une telle hauteur ?

Sleepbox Concept

Création du studio d’architecture russe Arch Group basé à Moscou, le concept Sleepbox est une sorte de capsule de repos, à mi-chemin entre l’hôtel et la salle d’attente privative.

En ville, on se presse constamment, on dort peu… Il n’y a pas vraiment d’endroit pour se relaxer et se détendre ! Et pourtant, faire une pause de 20 minutes est bon pour la santé ! Alors voilà, lorsque vous allez prendre l’avion mais qu’il vous reste du temps à ne pas quoi savoir en faire, vous pourrez vous reposez dans la sleepbox : un espace mobile, de petite taille 2m x1.4m x2.3m . L’élément principal est un lit de 2 × 0,6 m (équipé du système automatique de changement de linge de lit).

Conçues davantage dans l’idée de proposer une solution décente d’hébergement de dépannage dans les aéroports, les parcs d’exposition ou encore les gares, les Sleepbox sont équipées d’une TV, de l’électricité et d’une connexion internet wifi pour permettre de se reposer, de travailler ou de s’isoler dans un lieu public lorsque l’on est face à long temps d’attente.

L’idée présente un intérêt considérable en matière d’évolution des modes de vie et pourra éventuellement être concrétisée dans les espaces dédiés aux classes affaires. La sleepbox pourrait être louée entre 15mn et plusieurs heures !

ARCHE, Habiter l’océan

Habiter sur l’eau c’est avant tout un rêve. Est-ce en train de devenir une nécessité ? Littoralisation massive des populations, mondialisation des échanges s’opérant sur les océans, encombrement et destruction des côtes, montée des eaux …

Autant de raisons nous poussant petit à petit vers les océans. Le but de ce projet, imaginé par le jeune architecte d’intérieur et designer Nils Darsonval, est d’intégrer ce constat pour proposer, à l’image de l’ARCHE de Noé, l’ARCHITECTURE d’un nouveau mode de vie faisant un premier pas vers l’habitat marin.

Nouvelle génération de ville flottante, L’ARCHE est une barge semi-submersible pouvant recevoir jusqu’à 1600 habitants et se déplaçant localement dans les eaux territoriales de son pays d’appartenance. Structure quasi autonome, sans impact physique sur son environnement, elle anticipe sur un nouveau mode de vie tout en favorisant un véritable contact avec la mer. Elle comporte quatre composantes majeures : les habitats, les « cabines », les lieux collectifs et les aménagements relatifs au contact avec la mer. Ces derniers forment avec les habitats la partie émergée de cette barge.

Impression de sérénité, solitude, espace, cette apparition très légère sur les flots dissimule en un ventre immergé un véritable échantillon de terre ferme. Cet espace intérieur, baigné par une lumière rayonnante, s’organise autour d’un immense jardin. Les cabines surplombent la végétation, les lieux collectifs y sont dissimulés. Le contact avec la mer se fait principalement grâce à la marina, élément majeur en terme d’activité maritime et point d’accès principal. Lorsque la houle s’amplifie, l’ensemble surgit des flots, vidant ses ballasts pour protéger les habitats supérieurs de l’impact des vagues.

Perrault à Nantes

Le Musée archéologique Thomas-Dobrée sera modernisé d'ici 2015 par l'agence parisienne Dominique Perrault Architecture pour le compte du conseil général de Loire-Atlantique. Budget prévisionnel : 35 millions d'euros.

L'agence parisienne Dominique Perrault Architecture a remporté, le 29 janvier à Nantes, le concours pour la rénovation et l'extension du Musée archéologique Thomas-Dobrée, avec un projet qui valorise le patrimoine existant, selon le conseil général de Loire-Atlantique, maître d'ouvrage.

Pour la modernisation du musée Dobrée à Nantes (35 millions d'euros de budget prévisionnel), la balance du jury a basculé en faveur du projet Perrault pour sa réponse originale à un enjeu de poids : la valorisation du patrimoine bâti - le palais Dobrée (4.208 m2, XIXe siècle) et le manoir de La Touche (957 m2, XVe siècle) - et de son environnement proche - le parc d'un hectare. Une réponse originale car, outre la rénovation de ces bâtiments en pôle "exposition", l'agence Dominique Perrault Architecture propose une extension souterraine pour y loger le pôle "médiation". L'accueil du public, les ateliers pédagogiques ou encore l'auditorium (200 places) se trouvent "incrustés dans le sol", en connexion avec le palais Dobrée. Ces espaces fonctionnels sont en contact visuel avec la surface via un "plafond de verre". Celui-ci "se double d'un dispositif d'opacification, d'isolation et de filtration qui apporte un réel confort visuel et thermique à cette partie du musée", précise l'agence conceptrice. En surface, le verre se veut "miroitant comme de l'eau" pour refléter les architectures du musée. Un phénomène qui pourra être observé en 2015, à la livraison de l'opération.

Californie : Maison flottante Tafoni

Imaginé par le designer américain basé à San Francisco Joanna Borek-Clement, le concept Tafoni Floating Home est une étude visant à redonner une autre image aux maisons sur l’eau telles que les péniches et autres barges aménagées.

Spacieuse, pratique et lumineuse, elle est conçue dans le plus pur respect de l’environnement, tant dans le choix des matériaux que dans les technologies utilisées pour l’alimentation et les évacuations.

Les Péniches ne sont pas rares sur la baie de San Francisco, mais beaucoup de gens les trouvent bien trop étroites pour être une résidence permanente. La “Maison Flottante Tafoni”, se veut à la fois spacieuse et compacte.

Le concept spatial de base est simple et minimaliste. L’espace est divisé en trois grandes parties: cuisine, salle de séjour et / salle de bain / penderie. La partie centrale se compose d’une véranda entièrement vitrée qui contient la cuisine, coin repas et l’entrée principale du bateau. La partie avant du bateau-logement est occupée par une salle de séjour et la partie arrière se compose d’une chambre.

La structure de la maison flottante se compose essentiellement de bois. La maison flottante est très bien isolée avec de grandes baies font passer le soleil et la luminosité. Contrairement à la plupart des bateaux-maisons qui ont des plafonds bas, la maison Tafoni a de hauts plafonds et des cloisons minimes, lui donnant l’illusion d’espace.

Le pavillon danois à l’exposition universelle de Shanghai 2010

Le pavillon danois de l’exposition universelle de Shanghai 2010 a été conçu par les architectes de BIG (Bjarke Ingels Group). L’agence danoise d’architectes BIG est également auteur de la bibliothèque nationale du Kazakhstan.

Le thème du pavillon du Danemark est « La vie heureuse, l’eldorado féerique»

Le pavillon est une structure d’acier conçue comme une double spirale, menant les visiteurs à partir du sol par deux courbes jusqu’à un niveau de 20 mètres de haut. Son toit est recouvert d’un tissu bleu donnant une lumière artificielle connue de pistes cyclables danoises. À l’intérieur, le plancher comporte également une piste cyclable bleue pour que les vélos circulent dans le bâtiment.

Le pavillon comprendra 1500 vélos qui seront mis gratuitement à disponibilité des visiteurs pour se balader à travers toute l’exposition.

Les 3000 m² du pavillon seront fait d’acier peint en blanc fabriqué dans un chantier naval chinois. La façade sera perforée avec un motif qui reflète la silhouette d’une ville danoise. De l’extérieur, la vie intérieure du pavillon brillera à travers la forme des silhouettes des cyclistes et des piétons qui le parcourent.

Selon les architectes danois: « Le bâtiment est une immense boucle qui s’enroule sur elle-même. Un ruban de Möbius, une sorte de serpentin, un bandeau hors norme, évoquant la fête et les cotillons, le progrès durable, les ressources en mouvements, la chaîne de la vie et la prouesse architecturale de formes simples mais design ».
Au centre du pavillon, il y aura une piscine remplie d’eau de mer, avec l’emblématique Petite Sirène de Copenhague, déplacée exceptionnellement en Chine pour l’occasion. Ce sera la première fois que cette icône nationale danoise et attraction touristique majeure quittera sa ville natale.

Le pavillon ne fera pas que présenter les spécificités danoises, les visiteurs pourront également expérimenter quelques unes des meilleures attractions de Copenhague comme le vélo en ville, les baignades au port, les picnics écolos…
Le vélo est un symbole fort pour les deux pays, bien que le Danemark prétend être la ville où les vélos sont les plus utilisés au monde contrairement à la Chine où la voiture prend petit à petit le pas sur le vélo.

L’idée est également de redonner de la valeur au vélo à Shanghai, en faire un symbole de vie moderne et de développement urbain durable.

Un hôtel flottant sur le Rhône à Lyon

Lyon s’apprête à devenir la première ville de France à accueillir un hôtel flottant. Cet hôtel sera situé sur le Rhône et devrait ouvrir ses portes l’année prochaine: avril 2011.

Le bâtiment baptisé Canabae sera ancré au pied du pont de l’Université côté quai Gailleton au pied du Sofitel. Canabae est un nom emprunté à l’appellation romaine du quartier sud de la presqu’île. Il sera composé de 14 chambres grandes de 25 m² chacune et une salle de séminaires. Une nuit dans cet hôtel unique à fleur d’eau devrait couter à 160 euros.
Les salles à coucher ne ressemblent pas à des cabines mais à de véritables chambres, spacieuses avec une belle hauteur sous plafond et des WC séparés. Un confort qui pourrait concurrencer l’hôtel Sofitel, posté juste au-dessus.

Propos de Philippe Bleicher, entrepreneur à l’origine du projet: « C’est tout sauf un bateau hôtel, nous sommes partis du principe inverse, c’est-à-dire une maison installée sur une barge et nous avons demandé aux architectes de gommer tout ce qui pouvait faire penser à la batellerie et à l’hôtellerie »
« Nous voulons attirer une clientèle d’affaire ou touristique attirée par des produits différents, avec un contact avec le personnel plus personnalisé. On y retrouvera la convivialité de la chambre d’hôte ».

Côté architecture, l’hôtel se veut de style contemporain, dépouillé avec deux bâtiments (l’un de 35 m de long et de 9 de large et le second de 60 m de long et 9 de large) reliés par une passerelle. Le premier bâtiment, en métal, abritera sur double niveau une salle de restaurant au bord du quai. L’autre, en zinc et bois, accueillera les chambres. L’ensemble couvrira une surface de 900 m², avec un niveau de prestation digne d’un 4 étoiles. Il y a aura aussi un petit jardin flottant de représentation, non accessible mais visible depuis les quais.

Tenniscalator : tennis vertical


L'architecte David Tajchman a imaginé un centre de tennis vertical avec 7 courts empilés les uns sur les autres.

Le site choisi pour le projet est suffisamment grand pour accueillir un complexe de tennis sur un seul niveau. Cependant, une analyse rapide des surfaces montre la possibilité de concentrer la totailité du programme sur 10% du site.
Cette concentration dans la partie nord de la parcelle permet le développement d'une surface de 13652 mètres carrés à proximité des futures constructions.
L'implantation au nord du site permet aussi une proximité avec le nouveau parking partagé avec le siège de l'entreprise Sodra, et de se rapprocher des arbres et du lac.

Observant la situation actuelle de Skogsudden, chaque construction est entourée de nature. Le projet Tenniscalator, grâce à son caractère compact, attribue une large place à la nature. Construire compact permet des avantages environnementaux tels que des économies d'énergies et de déplacements.
Les réseaux de chauffage, de ventilation, de gaz et d'électricité sont raccourcits dans une mise en place verticale, comparé à un dispositif horizontal traditionnel.

La superposition des courts de tennis a pour but de donner un caractère de signal au projet. Le totem de bois atteint une hauteur de 58 mètres, qui sera probabalement le bâtiment le plus haut de Växjö. Ni trop haut, ni trop bas, l'élément de bois est maintenant visible de loin, facilement reconnaissable, facile à identifier dans le paysage local.

Le projet utilise un bois local et est l'expression du savoir-faire de l'entreprise Sodra. Le bois est utilisé en structure et pour l'enveloppe externe du projet. La structure est à la fois horizontale et verticale: une trame en bois lamellé-collé avec des losanges de dimensions variables porte verticalement en périphérie du projet tandis que le même principe porte horizontalement chaque étage.
Ce que l'on voit depuis l'intérieur du projet, ce qui le caractérise, sont les grandes dimensions de cette structure lamellée-collée. Afin d'exprimer l'idée d'un secteur industriel dédié au bois, l'enveloppe externe montre des lamelles de bois en différentes épaisseurs et espacées variablement, rappelant le processus de séchage de bois de l'industrie toute proche.

Noeuds de bois = « défaut naturel dans un morceau de bois ». Les noeuds correspondent aux grandes ouvertures présentes dans l'enveloppe externe.
Dessinés en grandes dimensions, ils cadrent des vues autour du projet et offrent aux joueurs de tennis des regards sur l'extérieur. Pendant la nuit, le bâtiment diffuse une lumière colorée à travers les noeuds, attirant le public.

Machine à voir, le projet Tenniscalator est lié à son environnement, donnant la possibilité de regarder un match de tennis et les oiseaux en même temps.

Glass concept home

Plongée dans une maison minimaliste et radicale comme on les aime : la glass concept home, imaginée par le créateur Carlo Santambrogio et le designer Ennio Arosio, est la vitrine de Santambrogio Milano, qui produit uniquement des objets en verre, sans assemblage métallique.

La maison est à l’image de la société : non seulement elle est intégralement en verre, mais en plus son mobilier est lui aussi fait de verre. La société italienne Santambrogio Milano a dessiné et produit le « Glass Bed » (Lit en Verre) et toute une collection de meubles fabriqués avec comme matériau le verre de Saint Gobain.

Frank Gehry se retire d’un projet à Jérusalem

Le célèbre architecte du musée de Bilbao vient de se retirer d’un projet à Jérusalem, après un désaccord avec le promoteur. L’architecte Franck O. Gehry a annoncé qu’il se retirait du projet controversé pour la construction à Jérusalem d’un musée de la Tolérance.

Selon le quotidien israélien Haaretz, l'architecte aurait remis sa démission suite à un désaccord avec le promoteur du projet, le Centre Simon Wiesenthal, qui entend réduire l'étendue du bâtiment.

Déjà, le projet d'édifier ce musée sur un terrain couvrant des tombes musulmanes vieilles de plusieurs siècles avait suscité l'indignation de la population musulmane et un malaise auprès de l'opinion publique en Israël. Selon le quotidien, la Cour suprême d'Israël avait renoncé à faire construire les bâtiments d'un nouveau tribunal de district à cet endroit, situé dans le centre-ville de Jérusalem-ouest.

Annoncé dès 2002 par le rabbin Marvin Hier, fondateur et doyen du Centre Simon Wiesenthal de Los Angeles, le musée de la Tolérance «aura pour mission de promouvoir la tolérance et la compréhension entre les différentes religions, juive, chrétienne, musulmane et autres, mais aussi entre les juifs eux-mêmes».

LAN Architecture : nouveau cadre de vie durable et social

La richesse et l’intérêt majeur du projet se situent dans la possibilité d’inventer un mode de vie qui traduit à la fois un caractère urbain, et qui s’installe dans un cadre fortement expérimental permettant d’affirmer de nouvelles architectures écologiques et contemporaines.

La diversité des propositions architecturales, des espaces publics, collectifs et privés se doit d’assurer et de mettre en valeur cette spécificité.

La première étape a été de « sculpter » les volumes, afin d’en exploiter leur potentiel d’urbanité et leur qualités spatiales intrinsèques.
LAN Architecture a conduit ses recherches vers une typologie hybride entre la maison individuelle et le logement collectif.

La logique d’empilement des containers a inspiré sa démarche : une étude attentive des modes d’habitat, des conditions climatiques et de la course du soleil pendant toute l’année lui ont suggérés la façon d’organiser cette superposition.
La structure porteuse du projet est de type poteaux / dalles avec un système de façades légères permettant d’atteindre un niveau d’isolation ultra performant.

L’épaisseur relativement faible des corps de bâtiment, induit une recherche stratégique de compacité. L’idée de compacité variable introduit la notion d’adaptabilité d’un logement au rythme des saisons et du jour. Chacun ayant la possibilité d’utiliser son espace extérieur comme une protection aux vents, une mini serre climatique ou à l’inverse comme une machine à rafraichir et à ventiler.

La morphologie de chaque logement est issue de la volonté de développer des logements qui permettent une multitude de fonctionnements de façon très simple et sans surenchère technique. LAN Architecture propose donc des logements traversant, ayant un espace extérieur adaptable et offrant au moins deux orientations.

Lien vitré

Les architectes Australiens Coop Himmelb(l)au ont réalisé une toiture pour relier, dans la ville de Perugia (Italie), un passage entre le centre ville à la mini station de métro Pincetto.

Cette toiture a la particularité d'être productrice d'énergie pour la ville : appelée Energy Roof, elle combine cellules photovoltaïques, turbines à vent et verre.
Alors que l'orientation de l'aile ouest est optimisée par rapport au rayonnement solaire, l'aile est capture le vent.

Ce toit fait partie du projet de recherche «La marche à travers l'Histoire» de l'Université de Perugia. L'auvent crée le point d'entrée pour le passage souterrain menant aux zones archéologiques de la ville. En plus de l'étude archéologique, le projet comprenait en outre la création d'une icône architecturale.

Ian Simpson Architects redessinent la Salle Reine Élisabeth

Ian Simpson Architects, un bureau d’architectes de Manchester, redessinera la Salle Reine Élisabeth. Ceci a été annoncé aujourd’hui par le ministre président Kris Peeters dans les bureaux du propriétaire, la Société Royale de Zoologie d’Anvers (SRZA).

À partir de la fin de 2012, la Salle Élisabeth servira de salle de concerts classique et respectable, de centre de congrès international et de résidence pour l’orchestre symphonique de la Filharmonie.
Ian Simpson Architects a été choisi parmi plus de 60 candidats qui participaient au concours ouvert à tous, organisé par “Vlaams Bouwmeester”. Pour améliorer considérablement la qualité acoustique de la salle de concerts rénovée, les architectes collaboreront avec Kirkegaard Associates, un bureau spécialisé de Chicago qui a, entre autres, travaillé la sonorité du « Royal Festival Hall » à Londres.

Le gouvernement flamand investit 57,2 millions d’euros dans la rénovation. La SRZA met en jeu l’intégralité de son infrastructure existante, les bâtiments dans la Carnotstraat, acquis à l’occasion du projet, inclus. Après la rénovation, la Filharmonie, une des institutions d’art de la communauté flamande, résidera dans la Salle Reine Élisabeth. L’orchestre utilisera la salle intensivement pour des concerts, des répétitions et des enregistrements.

Les services administratifs et logistiques de la Filharmonie auront leur siège dans les pièces voisines. La Salle Reine Élisabeth sera un endroit idéal pour la musique classique, mais aussi le rock de qualité, le pop, les musiques du monde et les spectacles pour les jeunes y trouveront leur place. Des congrès nationaux et internationaux y pourront accueillir leurs participants dans un cadre contemporain et professionnel.

La SRZA s’attend à un emploi du temps où la Salle Reine Élisabeth sera fermée l’entière saison de concerts 2011-2012. Le fonctionnement et l’exploitation des salles adjacentes seront influencés par les travaux. Toutefois, le Grand Café Paon Royal et le Musée des diamants Provincial resteront complètement opérationnels durant les travaux.

Une Cité des affaires signée de l'architecte Manuelle Gautrand

A la suite d’un concours lancé par la ville de Saint-Etienne en France sur un terrain lui appartenant, altarea Cogedim et son équipe de Maîtrise d’oeuvre (Manuelle Gautrand - Architecte) ont proposé la réalisation d’un objet emblématique à la fois structuré et perméable à la vue et aux piétons, et devant symboliser le renouveau du quartier Chateaucreux.

Signe de confiance, Saint-Etienne Métropole a décidé d’acquérir environ un tiers de la surface pour y implanter l’ensemble de son personnel.

Le bâtiment sera composé de cubes empilés les uns à côtés des autres avec 3 grandes portes et des jardins intérieurs. Un chantier de 42,5 millions d'euros.

Pour l'opposition, Maurice Vincent critique "le jaune vif (qui) est vraiment devenu la couleur fétiche du Maire, en rupture avec toute l'histoire et les caractéristiques de la ville". Seule fantaisie de ce dynamique immeuble boa, un judicieux porte à faux vient constituer une porte, un signal, et dégager un espace public couvert mais ouvert. Plus spectaculaire que technique, ce double porte à faux ( 20 et 25m ) a été réalisé en acier en s’appuyant sur les piles en béton.
Des bracons, tour à tour; supports et porteurs des étages, rendent possibles les différents ponts enjambant les percées visuelles ménagées dans le bâtiment. Créant ainsi, avec le même effet, une multitude de perspectives surprenantes qui animent ainsi ce qui n’aurait été qu’une barre funeste de bureaux. La façade aléatoire se lit comme une partition et procure une impression de dynamisme.

25 000m2 sont annoncés, destinés à accueillir 1500 postes de travail, desservies à partir de six noyaux. Hélas ! du fait de la finalité de la maîtrise d’ouvrage publique ( Fisc, Métropole,) la plupart des espaces intérieurs des plateaux seront cloisonnés. Il faut encore ajouter quatre niveaux de parking souterrain pour compléter l’ensemble.

Open Air Pool Eybesfeld

Même si l’on pourrait croire davantage à une oeuvre d’art ou à une fontaine, la Open Air Pool Eybesfeld est une incroyable piscine privative imaginée par le studio d’architectes autrichien Pichler & Traupmann Architekten.

D’une longueur de 15,25 mètres pour 6,75 mètres, elle propose une surprenante structure permettant de rentrer progressivement dans l’eau ou de prendre un bain de soleil ainsi qu’un espace douche partiellement enterré.

Minimaliste et exubérante à la fois, elle alterne entre des bordures à débordement et une surface périphérique qui semble faire corps avec le reste de la structure.

Trois architectes chargés de l'aménagement de Paris-Le Bourget

Christian de Portzamparc, Jean-Marie Duthilleul et Roland Castro ont été chargés de l'aménagement de la zone de Paris-Le Bourget, considéré comme un des projets phares du Grand Paris.

"Christian de Portzamparc sera chargé de proposer un plan directeur d'ensemble et une stratégie de mise en œuvre, Jean-Marie Duthilleul un plan général des déplacements et des mobilités à partir de l'arrivée de la gare de la 'double boucle' de métro automatique, et Roland Castro de réfléchir à la conception de nouveaux quartiers et des lieux majeurs du territoire", indique le secrétariat d'Etat à la région capitale, Christian Blanc.
La maîtrise d'ouvrage de ces travaux sera assurée par la communauté d'agglomération de l'aéroport du Bourget qui regroupe les communes du Bourget, de Drancy et de Dugny, en association avec les villes du Blanc-Mesnil et de Bonneuil-en-France, précise le secrétariat d'Etat. D'autres partenaires comme le conseil général de Seine-Saint-Denis ou Aéroports de Paris, associés au financement, participeront au pilotage.
L'ambition de l'Etat est de faire de ce territoire "la porte d'entrée urbaine nord de l'agglomération capitale", depuis les aéroports du Bourget, premier aéroport d'affaires européen, et celui de Roissy-Charles-de-Gaulle, "en développant un nouveau pôle économique et un centre technologique aéronautique, en régénérant profondément l'urbanisme et le cadre de vie, et en créant une nouvelle polarité culturelle du Grand Paris". Cette zone de Paris Le Bourget est l'un des secteurs identifiés par l'Etat pour relancer la croissance de l'agglomération parisienne dans les vingt prochaines années.

The Prefab Parasite

Imaginé par le studio australien Lara Calder Architect, The Prefab Parasite est un étonnant concept de logement alternatif qui viendrait se greffer sur les surfaces urbaines inexploitées, comme les murs ou les piles de ponts afin de permettre d’augmenter les surfaces habitables en ville. Conçues à la manière de véritables habitations préfabriquées dotées de murs, fenêtres et planchers en dur, l’accès se fait par un escalier rétractable.

prefab
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The Interlace, Singapour

Nouveau complexe de logements collectifs localisé à Singapoure imaginé par le studio d’architecture hollandais OMA, The Interlace est un ensemble de 31 blocs empilés proposant 1 040 appartements sur une surface de 170 000 m2 ainsi que 8 hectares de terrain végétalisés et arborés sur lesquels les possibilités de circulation automobile sont limitées à leur strict minimum.

"Au lieu de créer un enclos de tours verticales isolées - le défaut de typologie des complexes résidentiels à Singapour - nous tentons d'explorer une approche différente de l'espace et de la vie en société", explique l'agence d'architecture Office for Metropolitan Architecture (OMA), chargée de concevoir un complexe résidentiel de grande ampleur à Singapour pour le promoteur asiatique CapitaLand Residential.

Le complexe s'implantera sur un terrain de huit hectares bordé par la voie rapide Ayer Rajah, à mi-chemin entre l'université nationale et le sud de la ville. "L'empilement de volumes horizontaux forme comme un village vertical, avec une cascade de jardins en terrasse qui prolongent le paysage vallonné environnant, commentent les concepteurs. De plus, l'enchevêtrement des blocs suivant un plan hexagonal crée comme un réseau social, composé d'espaces privés ou partagés autour de cours perméables."

Lancement du chantier Louvre-Lens

© Sanaa / Imrey-Culbert / Catherine Mosbach

Après avoir pris un peu de retard, le projet de musée Louvre-Lens vient de franchir un nouveau cap avec la pose de la première pierre par le ministre de la Culture. L’établissement doit ouvrir ses portes au premier semestre 2012.

Les travaux du futur musée du Louvre à Lens viennent de débuter. Vendredi, le ministre de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand, a posé lui-même la première pierre de ce musée qui accueillera, dès 2012 et en plein cœur du bassin minier, des centaines d’œuvres du musée parisien du même nom. Les œuvres sont appelées à se renouveler tous les trois ans.

«C’est un lieu qui va rapprocher les hommes et les cultures», a déclaré Frédéric Mitterrand avant d’appeler à quelques secondes de recueillement à la mémoire des anciens mineurs. Certains d’entre eux étaient d’ailleurs présents lors de la cérémonie.

Le musée, composé de quadrilatères de béton et de métal avec des façades réfléchissantes en aluminium et des toits plats en verre, a été imaginé par le cabinet d'architecte japonais Saana. Situé dans un grand parc, le musée sera aménagé autour d'un hall vitré. Le coût de ce projet de 28.000 m2 est estimé à 150 millions d’euros. Le musée attend 450.000 à 550.000 visiteurs par an, avec une pointe estimée à 700.000 personnes pour la première année.

Ouverture de «ParlaNatura»

Le premier parc commercial environnemental d’Espagne doté d’une centrale photovoltaïque en toiture de 18.000 m2 vient d’être inauguré au sud de Madrid.

Situé au sud de Madrid, le retail park environnemental ParlaNatura vient d’ouvrir ses portes au public. Dernier né du concept Greencenter®, ce parc commercial respectueux de l’environnement est doté d’une centrale photovoltaïque en toiture de 18.000 m², la plus grande installation de ce type pour un équipement commercial en Espagne.

Cette installation qui dispose d’une puissance de 839 kW équivalant à une production annuelle de 1,14 MWh est composée de plus de 11.000 panneaux photovoltaïques, répartis sur les toitures de l’ensemble des bâtiments commerciaux.

Nouvelle gare à Luxembourg

Afin d’accueillir les trains internationaux, le Luxembourg prévoit de construire une gare TGV multimodale à Cessange d’ici à 2016. A la tête du projet, le cabinet d’architecte Paczowski et Fritsch, qui a créé une infrastructure tout en transparence avec notamment une immense verrière.

Clarté et transparence, deux adjectifs qui qualifient le projet de gare à Cessange, présenté par l’équipe constituée par Paczowski et Fritsch - architecture, RFR - structure, et PTV France – transports. Cette future infrastructure se situera à la convergence des voies ferrées d’Esch et de Bruxelles, vers Luxembourg. Elle accueillera à la fois le tramway, les autobus régionaux et urbains, les vélos, les voitures, les trains régionaux et les trains de grandes lignes internationales - TGV compris. D’ailleurs, deux quais seront réservés aux trains internationaux de la ligne Strasbourg-Luxembourg - Bruxelles.

Le projet, concentré autour de la notion de transparence, tournera autour d’une verrière, qui surplombera l’ensemble des voies en offrant un espace semi-ouvert permettant aux voyageurs d’attendre leur moyen de transport à l’abri des intempéries. «Cette verrière couvre d’un côté les voies existantes (régionales) sur un terre-plein côté sud, et de l’autre côté, les voies internationales qui sont situées sur un viaduc/plateforme englobant les espaces fonctionnels de la gare au niveau du terrain», explique le cabinet d’ingénierie RFR qui participe à ce projet.

S’entremêleront des restaurants, salles d’attente, commerces, gare routière et parking. Pour pouvoir profiter de cette nouvelle gare, il faudra attendre 2016.

Balcons volants

Les visiteurs de la tour Sears, à Chicago, peuvent désormais profiter de la vue depuis l’un des gratte-ciels les plus hauts du monde, tout en ayant une sensation de planer dans les airs. Au 103e étage de la tour, on peut maintenant regarder la ville… sous ses pieds, via des balcons de verre.

Regarder sous ses pieds, suspendu à plus de 412 mètres du bitume en pleine jungle urbaine… c’est désormais possible à Chicago où la Sears tower, l’une des plus hautes tours du monde, vient d’inaugurer des balcons de verre au 103e étage. Perché sur «the ledge», c'est-à-dire «le rebord», mieux vaut ne pas avoir le vertige !

«Le panorama évolue pour défier nos visiteurs», explique Randy Stancik, directeur général du Skydeck Chicago, en haut de la tour Sears. «Il n’y a qu’à voir la trace laissé par les gens qui ont collé leur front à la vitre pour savoir que les visiteurs cherchent constamment à apercevoir ce qui se passe en bas. Maintenant, ils ont une cinquième vue à leurs pieds».

Commandée par la société Sears Roebuck & Co, la tour Sears fut terminée en 1974 après 3 ans de construction. Avec ses 110 étages sur 443 mètres (ou 520 m avec les antennes), elle fut pendant 24 ans le plus haut bâtiment du monde, désormais dépassée par la tour Burj Dubaï, aux Émirats arabes unis (527,3 mètres). La Sears tower a été rebaptisée Willis tower, du nom d’une société d’assurance britannique, au cours de l’été 2009.

Maison roulante

Grâce à l’ajout d’une structure en métal montée sur roulettes, l’architecte d’intérieur Frédéric Tabary est parvenu à rendre fonctionnelle une maison, tout en lui donnant une allure générale contemporaine.

La métamorphose de la maison devait être totale... et elle l’a été ! La consigne donnée au départ du projet par les propriétaires a, en effet, été respectée à la lettre par Frédéric Tabary et son équipe. Au final, c’est simple : tous les espaces de la propriété - 300 m2 au total - ont subi des travaux, non seulement l’habitation principale mais également ses dépendances parmi lesquelles une maison typique de pêcheur construite au 18e siècle, sans oublier le jardin et la terrasse. Cinq lieux distincts, mais un seul et même objectif à atteindre pour l’architecte d’intérieur : moderniser l’ensemble tout en optimisant le nombre de m2 disponibles. "Lors de ma première visite, raconte-t-il, j’ai surtout été frappé par l’absence de rangements dans la maison. Par ailleurs, poursuit-il, certains espaces étaient mal, voire pas du tout, exploités".

Le cas du bâtiment accolé à la maison de pêcheur et situé à l’arrière de l’habitation principale a immédiatement intéressé l’architecte nantais. En dépit de sa situation privilégiée - en rez-de-jardin et dans le prolongement de la terrasse - aucune fonction ne lui avait été attribuée... "Un véritable gâchis" auquel Frédéric Tabary a décidé de remédier en transformant l’endroit en salle de jeux, une pièce qui, jusqu’ici, faisait défaut. Plus qu’une simple transformation, une véritable métamorphose : à la place du bâtiment existant se dresse désormais un cube métallique au look industriel.

300 m2 et 230 roulettes

Baptisée par son concepteur "maison roulante", la structure présente la particularité d’être montée sur des roulettes. Grâce à cet ingénieux système, les murs peuvent ainsi se déployer et la surface de la pièce passe de 20m2 à 30 m2. "Le principe est le même que celui des poupées russes, explique Frédéric Tabary. On est ici en présence d’un cube qui s’emboîte dans un autre. En hiver, il empiète sur la terrasse, ce qui n’est pas dérangeant, tandis qu’en été il se rétracte pour accroître la surface disponible à l’intérieur".

Jugée convaincante par les propriétaires, la solution de la mobilité pour résoudre les problèmes de place s’est imposée comme une évidence, au point même de devenir le fil conducteur du projet. "La mobilité au service de la fonctionnalité et de la rationalité", résume l’architecte. A l’intérieur du bâtiment principal, toutes les pièces ont été agrémentées de rangements montés eux-aussi sur roulettes : meubles de salle de bain, tiroirs de cuisine, placards du dressing... Au total, 230 roulettes ont été installées pour simplifier la vie des occupants sans empiéter sur leur espace de vie. Une présence massive que l’architecte a su rendue discrète grâce à des jeux de dissimulation et des trompes l’œil.

Des créations étonnantes

Parallèlement à la mise en place de ces nouveaux équipements, d’importants travaux ont été entrepris pour rénover le bâti existant. "Tout a été refait à neuf", précise Frédéric Tabary. Au programme : réfection de la toiture de la maison de pêcheur, des façades, des sols, du gazon dans le jardin, création de nouveaux accès, aménagement des combles... Sans oublier le relooking de toutes les pièces de l’habitation principale, depuis les peintures, jusqu’aux meubles en passant par les accessoires de décoration. Le tout mené à bien - petite prouesse qui fait la fierté de Frédéric Tabary - dans un délai record de quatre mois !

Ayant obtenu "carte blanche" de la part des propriétaires, Frédéric Tabary, également designer, a pu laisser libre court à son imagination pour meubler les pièces. Ses créations, toutes plus étonnantes les unes que les autres, viennent se loger dans des endroits insolites de la maison : un gigantesque cube lumineux transparent en guise de hotte dans la cuisine, une porte blindée de 100 kilos installée en haut de l’escalier sur des rails ou encore un arbre dont les branches montent jusqu’au plafond au centre de la chambre réservé au garçon de la famille. De beaux spécimens qui illustrent parfaitement la "Fred Touch", comme certains l’ont déjà surnommée.

Berkeley Art Museum, par Toyo Ito

Lauréat du concours contre Allied Works Architecture, Tadao Ando, Kengo Kuma, SANAA, toyo Ito nous délivre ses premières esquisses pour le Berkeley Art Museem.

Le projet de Toyo Ito pour le Berkeley Art Museum (Californie) sera le premier projet de Toyo Ito aux Etats Unis avec une livraison prévue pour 2013 pour un budget de 210 millions de dollars.

La plupart des projets de Toyo Ito se caractérisent par l’utilisation intelligente de la structure, qui dépasse le stade de l’ingénierie et instaure l’élément de composition architectural.

La structure chez ITO est en même temps structure, forme et espace et réalise avec intelligence l’hybridation de la fonction, de la forme et de l’usage.

Pour ce projet, Toyo Ito reprend donc ce principe architectural et propose donc un volume divisé en 16 carrés par le jeu structurel. Chaque carré volumétrique permettra ainsi de gérer l’espace, la structure, la lumière et le programme.

L’ensemble devenant une matrice architecturale se voulant une osmose entre le dedans et le dehors, entre l’intérieur et l’extérieur, entre le musée et l’environnement, avec en complément l’idée de mieux s’intégrer à la ville avec la mise en place d’espaces publics accompagnant le projet.

A l’heure où le développement durable est à la mode, le projet reprend donc cette thématique avec l’utilisation de jardins suspendus, en terrasse venant donner vie à la membrane extérieure.

L’espace devient alors un repli, une fente, une découverte.

http://www.bampfa.berkeley.edu/

Peau neuve pour « La Cité du Design »

Après plus de trois ans de travaux, l'ancienne manufacture nationale d'armes de Saint-Étienne reprend vie avec l'ouverture de la Cité du design et de l'installation de l'École supérieure d'art et design de Saint-Étienne (ESADSE) en France.

D'un coût de 41,5 ME et d'une superficie de 17 250 m2, le projet architectural de la Cité du design a été confié aux architectes Finn Geipel et Giulia Andi de l'agence LIN. Trois bâtiments réhabilités cohabitent avec deux réalisations contemporaines, dont la Platine qui accueille notamment un auditorium, deux salles d’exposition (1200m² et 800m²), une médiathèque, une boutique, et le bureau des designers.

La Platine est le lieu de connexion de toutes les activités de la Cité du design et de l'ESADSE. Cet édifice de 200 mètres de long sur 32 mètres de large est composé d'une structure en triangles de verre et de métal mobiles qui rappelle étrangement les écailles de la peau d'un reptile.

Avec ces 14.000 triangles, ce prototype "géoclimatique" a la capacité de réguler la température et l'atmosphère intérieure. En effet, certains sont incrustés de panneaux photovoltaïques et d'autres réagissent à la lumière.

Le chauffage et la climatisation sont assurés par un système de géothermie expérimentale. La Tour observatoire complète cet ensemble et s’élève à 32 mètres pour offrir un panorama unique à 360°sur la ville et ses collines.

Ricciotti rénove Jean Bouin

© Rudy Ricciotti
Le stade Jean Bouin de Rudy Ricciotti

Avis favorable sur le projet de rénovation du stade Jean Bouin. L'avis est assorti de réserves et recommandations concernant des adaptations techniques à mener. Le Conseil de Paris sera saisi début 2010. Le début des travaux, initialement prévus en février, pourrait être décalé de trois à quatre mois.

Une étape supplémentaire est franchie pour le nouveau stade Jean Bouin à Paris dans le 16e arrondissement. Dans le cadre du projet de rénovation de ce stade qui abrite les matches du Stade Français pour le Top 14 de rugby, la Ville de Paris avait en effet lancé une enquête publique du 7 septembre au 9 octobre 2009. Dans son rapport, dressé à l'issue de cette enquête publique, le commissaire enquêteur, M. Passepont, désigné par le Tribunal administratif de Paris, a émis un "avis positif".

Cependant, M. Passepont émet également "huit réserves", qui portent notamment sur:

mais aussi et surtout sur la surface en béton maillé imaginée par Rudy Ricciotti. Une réserve est émise sur son impact visuel, thermique et autre. Une "recommandation", enjoint notamment le maître d'oeuvre à "fournir le plus en amont possible au maître d'ouvrage tout appaisement aux interrogations soulevées" par le commissaire enquêteur soit : les normes DTU pour les matériaux innovants, les résultats de tests en soufflerie pour la stabilité, les bruits, les vibrations, et même un "essai à échelle réelle de montage et assemblage" des triangles en béton BUHP qui constitueront la façade du futur stade, et ce "en diverses positions de pente et courbures".

Prochaine étape ? Le Conseil de Paris sera saisi, début 2010, au sujet de ce rapport et "des mesures que la Ville prendra pour intégrer les demandes du commissaire enquêteur." Le lancement des travaux qui doivent offrir au nouveau Jean Bouin 20.000 places assises et couvertes (contre 10.000 actuellement), 7.400 m2 de commerces, 1 000 m2 de bureaux et un parking de 500 places, était initialement espéré en février. Il devrait être décalé de trois à quatre mois.

Zaha Hadid à Rome

L'architecte anglo-irakienne, Zaha Hadid, a dévoilé jeudi à Rome son bâtiment destiné à accueillir le Musée national des arts du XXIe siècle (MAXXI).

«C'est très symbolique pour Rome d'accueillir un nouvel espace pour l'art moderne», a expliqué, lors d'une présentation à la presse, Zaha Hadid. Avant d’ajouter : «Le MAXXI n'est pas seulement un musée, mais aussi un centre culturel composé d'un tissu dense d'espaces intérieurs et extérieurs qui se croisent et dialoguent les uns avec les autres, à travers un entrecroisement de galeries qui s'ouvrent sur une grande place». La collection du MAXXI Art dispose pour l'instant de 350 œuvres, signées entre autres d'Andy Warhol, Anish Kapoor et Gerhard Richter.

La structure, composée de béton, d'acier et de verre, est actuellement vide, elle devrait être inaugurée au printemps 2010. Montant total du chantier : 150 millions d'euros pour 21.200 m2 dont 10.000 m2 d'espaces d'exposition.

Jacob+MacFarlane à Orléans

L'agence d'architecture Jacob+MacFarlane vient de lancer le chantier de la construction du nouveau Fonds régional d'Art Contemporain du Centre à Orléans. L’ouverture de la structure est prévue pour 2012.

L'agence d'architecture Jacob+MacFarlane vient de donner le coup d’envoi de la construction du nouveau Fonds régional d'Art Contemporain du Centre (Frac)à Orléans (45).
Le projet prend l’apparence de trois éléments en verre habillés d'une résille métallique qui viendront s'insérer dans un bâtiment militaire datant du XIXe siècle. Centré sur l'art contemporain et l'architecture de recherche depuis les années 50, le Frac proposera des maquettes et des dessins de 150 architectes.

D'un montant de près de 14 millions d'euros, le chantier financé par la région Centre, l'Etat, l'Europe et la ville d'Orléans, devrait s’achever en 2012.

Le CNIT rénové

Maquette du nouveau CNIT exposée dans le Hall

En réalité, la rénovation n’est pas tout à fait finie, la grande voûte étant au moment où ces lignes sont écrites encore en réfection. Le CNIT (Centre National des Industries et Techniques) est le premier bâtiment moderne construit sur le site de la Défense à Paris.

Cependant, en 1956, date du début de sa construction, il n’était pas encore question d’installer tout un quartier des affaires et encore moins de construire une dalle géante en béton (Béton est un terme générique qui désigne un matériau de construction composite fabriqué à partir de granulats (sable,...) de plusieurs étages de haut et de profondeur juste devant son entrée principale.
La rénovation qui eut lieu entre 1988 et 1993 avait permis de réinsérer le bâtiment dans le quartier de la défense en mettant les entrées au niveau de la dalle. Malgré cela, le nouveau CNIT de 1993 (rebaptisé pour l’occasion Centre des Nouvelles Industries et Technologies) souffre encore de certains défauts. Les nouveaux bâtiments internes bouchent la lumière et le vaste hall est particulièrement sombre. De même, vu de la dalle, le CNIT parait nettement plus écrasé, son aspect n’est plus vraiment digne d’une structure qui détient certains records.

Cette seconde rénovation du CNIT avait comme principal enjeu de rendre au bâtiment son aspect lumineux et sa hauteur (La hauteur a plusieurs significations suivant le domaine abordé.). Très sombre après la seconde rénovation, l’intérieur du CNIT est devenu lumineux. A l’extérieur, et à l’intérieur, les bâtiments internes sont maintenant en partie couverts de panneaux blancs, reflétant ainsi plus de lumière. A l’extérieur, une partie de la dalle de la défense a été détruite afin de montrer plus de hauteur de façade. De nouveaux accès ont été créés, notamment depuis la salle des échanges de la gare (Une gare est d'ordinaire un lieu d'arrêt des trains. Une gare comprend diverses installations qui ont une double...) RER.

Düsseldorf au vert

L'architecte Daniel Libeskind a récemment dévoilé un nouveau complexe à usage mixte dans le quartier de Kö-Bogen situé dans le centre ville de Düsseldorf en Allemagne. L'originalité du concept tient du fait que l'ensemble du bâtiment est surplombé d'un toit de gazon vert étudié pour s'adapter à l'architecture historique environnante du boulevard de Koenigsallee.

Cet espace vert vu du ciel a aussi pour finalité de relier visuellement les deux blocs. Les 2 espaces incurvés permettent de créer une toute nouvelle zone piétonne et inciter les gens à profiter de cet espace ouvert au cœur de la ville.

La façade de l'édifice est censée refléter le contexte des bâtiments qui l'entourent grâce à une combinaison de verre et de pierre comme le calcaire qui s'intégre naturellement dans le décors. En effet, issu des carrières locales, le calcaire demeure présent historiquement dans le quartier.

Les 3 premiers étages du complexe comportent des centres commerciaux, et les 3 étages supérieurs seront utilisés comme espaces de bureaux. À l'extérieur des bâtiments, de subtiles variations dans la conception des fenêtres et du vitrage permettent de contrôler le niveau d'éclairage et optimiser le gain de chaleur thermique, ce qui réduit d'autant la consommation énergétique interne.

Le financement ayant été obtenu, la construction de ce nouveau projet va pouvoir débuter au début de l'année prochaine.

La ville sur la ville

En périphérie de Pékin, l’architecte Steven Holl signe une opération de logements d’envergure. Une ville en partie suspendue, avec passerelles aériennes et volumes en porte-à-faux.

Conçu pour 2 500 habitants, ce complexe d’habitation fonctionne de manière autonome, notamment grâce à un système géothermique géant assurant chauffage et climatisation sur l’ensemble de l’opération, soit 6,18 hectares. Proposant de généreux espaces extérieurs au coeur du complexe, le projet allie ainsi habitation à haute densité et espace vert. L’opération s’est d’ailleurs vue décerner le prix de la « Meilleure construction de grande hauteur » par le CTBUH (Council on Tall Buildings and Urban Habitat).

Ce complexe souhaite répondre au mode de vie toujours plus exigeants des chinois. Sans sortir de ce complexe, piscine, cinéma, restaurant, fleuriste, café etc... seront mis à disposition des habitants de cette « ville ». Coté technique, des tuyaux pompent l'eau située à 100 mètres sous le sol et la fait circuler entre les planchers des étages. Le résultat est un système de circulation d'eau servant de radiateur géant en hiver et de climatisation en été. Les appartements utilisent aussi le recyclage de l'eau en filtrant l'eau souillée de la cuisine et du bain pour les toilettes.

Une passerelle papillon à Copenhague

Dietmar Feichtinger Architectes

L'agence parisienne Dietmar Feichtinger Architectes vient de remporter un concours international pour la réalisation de plusieurs passerelles dans la capitale danoise. L'une d'elles comporte deux tabliers mobiles qui, en basculant, évoque les battements d'ailes d'un insecte.

C'est non loin du nouvel opéra de Copenhague que l'architecte autrichien Dietmar Feichtinger et les jeunes collaborateurs de son agence parisienne livreront d'ici 2012 deux passerelles pour piétons et cyclistes. Il faudrait presque dire trois passerelles, car il s'agit pour l'une d'un simple franchissement au-dessus de Proviantmagasingraven (budget de 2.015.000 d'euros), et pour l'autre d'un double franchissement au-dessus de Trangraven et Christianshavns Kanal (budget de 4.700.000 d'euros). Ces passerelles, de respectivement 40 et 190 tonnes d'acier, basculent sur un axe vertical, actionnées par vérins hydrauliques afin de laisser les voies navigables. La charnière est tenue par des poteaux en V immergés. Implantée à un carrefour de navigation, la double passerelle adopte un plan en forme de Y, avec un ponton de départ arrimé à l'angle d'un quai et deux pontons d'arrivée s'élançant des berges opposées. Le levage simultané des deux tabliers (20x7m) évoque, selon l'agence conceptrice, le mouvement des battements d'ailes de papillon. C'est la raison pour laquelle l'ouvrage d'art se nomme "passerelle papillon".

Du nouveau sur la tour Nouvel du Havre

© Ateliers Jean Nouvel

La ville du Havre va relancer son projet de tour de 120 mètres conçu par les Ateliers Jean Nouvel pour abriter un centre d'interprétation consacré à la mer. Un choix motivé par celui du président de la République de faire du Havre le port de Paris.

Ce projet qui avait suscité de vives critiques a été suspendu en 2007 à la suite d'une dérive des coûts prévisionnels passés de 40 millions à près de 100 millions d'euros. "Le projet est aujourd'hui toujours audacieux mais il est aussi de plus en plus réaliste avec le choix du président de la République de faire du Havre le port de Paris", a affirmé Antoine Rufenacht (UMP) au cours d'une conférence de presse.

En 2010, la ville qui reste discrète sur le coût de l'investissement estimé aujourd'hui doit choisir un scénographe et en 2011 doit lancer la procédure pour désigner l'entreprise chargée de construire et d'entretenir cette tour, dans le cadre d'un Partenariat public privé (PPP). Le chantier pourrait commencer en 2013 pour une ouverture au public en 2015.
Dans le projet imaginé par les Ateliers Jean Nouvel, cette tour métallique comprend à son sommet deux plates-formes permettant d'observer le travail sur le port. L'édifice dont la fréquentation est estimée à 300.000 visiteurs l'an doit abriter un centre d'interprétation consacré à la mer, aux activités portuaires et aux échanges maritimes.

Moteur… action !

©Jean-François Peneau

Réunir sur un même lieu, les acteurs, les réalisateurs mais aussi les menuisiers chargés des décors de cinéma et les bureaux des producteurs : c’est le pari lancé par Luc Besson, qui est en train de voir le jour aux portes de Paris sur le site d’une ancienne centrale thermique. Silence, on tourne…

Le début des travaux de la Cité du cinéma, dont la société de production de Luc Besson est actionnaire, est imminent. Situé près de Paris, ce parc d’activités dédié aux industries du 7e art sera construit sur le site de l’ancienne centrale thermique de Saint-Denis (93).

L’ambition des lieux est de réunir en un même endroit tous les métiers du cinéma, afin d’attirer les productions françaises mais aussi étrangères dans un complexe à l’américaine. Aussi, sur quelque 62.000 m², seront déployés à l’horizon 2012, bureaux, locaux de formation pour l’Ecole Louis Lumière, salles de projection et de réception, locaux d’activités, sans oublier neuf plateaux de tournage allant de 600 m² à 2.200 m².

Vinci Immobilier a été retenu comme promoteur de l’opération, alors que le cabinet d’architectes Reichen et Robert, spécialiste de la reconversion de bâtiments industriels et de réhabilitations de nefs métalliques, en est le maître d’œuvre sous la direction de Jean-François Authier. L’ancienne centrale thermique, datant du début du XXe siècle, a été exploitée de 1933 à 1981 et connaîtra donc, d’ici à trois ans, un nouveau rôle. Les différents permis de démolir sur ce site ont été obtenus entre 2005 et 2006, pour des travaux de démolition et de terrassement entre août 2007 et mars 2008. Les travaux devraient commencer en décembre 2009, pour une livraison envisagée au premier trimestre 2012. A terme, pas moins de 2.000 personnes qui travailleront sur ce site.

Deux propriétaires cohabiteront sur cette Cité. La Nef Lumière, constituée de la Caisse des Dépôts et de Vinci Immobilier, détiendra l’ensemble tertiaire abritant les bureaux, une grande salle de projection et une salle de réception, le restaurant, les ateliers et les locaux de formation, soit une surface totale de 51.000 m². Par ailleurs, les Studios de Paris possèderont les 9 plateaux de tournage. L’actionnariat de cette société est composé d’industriels du cinéma dont EuropaCorp, le groupe de Luc Besson. Le coût total de l’opération s’élève à environ 160 millions d’euros.

La toiture du Ferrari World

Ferrari et les Émirats Arabes Unis se sont offert un parc thématique sur une île du Golfe Persique où se situe Abu Dhabi, la capitale des Émirats Arabes. Ferrari World, un parc thématique « hi-tech », sera composé de manèges et de simulateurs à la fine pointe, de montagnes russes, d’un musée interactif, d’un théâtre à l’italienne et d’une piste de course Ferrari.

Ce projet fait partie intégrante du projet touristique de l’île Yas, un investissement de quelque 40 milliards de dollars. Étendu sur plus de 2 500 hectares, le projet inclura une piste de Formule 1 (futur Grand Prix des Émirats Arabes Unis), un parc aquatique, un golf, des hôtels de luxe, des complexes d’habitations, des marinas, des boutiques et une plage paradisiaque.

Plus grand parc thématique couvert du monde, Ferrari World Abu Dhabi abritera plus de 20 rides et attractions vertigineux, telle la montagne russe la plus rapide du monde, sous un toit inspiré du style de la classique carrosserie à double courbe de la Ferrari GT.

De plus, pour soutenir la destination, Abu Dhabi prévoit investir 6,8 milliards de dollars afin d’élargir l’aéroport international d’Abou Dhabi. Selon le site Bloomberg, cet investissement veut faire compétition à Dubai, Dubailand, un projet touristique de plus de 20 milliards et de trois fois la superficie de Manhattan.

Un nouveau siège social durable pour 3M en Italie

La compagnie américaine 3M a inauguré un nouveau siège de 10.300 m2, un immeuble de bureaux situé à la périphérie de Milan, dont le coût de construction à dépassé les 16 millions d'euros.

Le bâtiment est le premier du genre à être construit dans le cadre d'un plan directeur initié par le cabinet d'architecture MC A.

L'édifice tout en longueur en forme de terrasse sur 5 niveaux, mesure 105 mètres, sur 21 mètres de large. La forme et l'orientation du bâtiment permettent un contrôle optimal sur l'environnement. Les façades nord, est et ouest ont été conçues avec des systèmes de vitrages et d'ombrages spécifiques.

L'enveloppe extérieure du bâtiment a pour objectif d'assurer un contrôle réel sur les rayons du soleil grâce à un système qui permet soit de laisser passer la lumière ou au contraire d'agir comme un bouclier, diminuant d'autant l'effet de chaleur, surtout l'été.

La façade sud du bâtiment comprend une série de terrasses qui offrent un espace extérieur ombragé pour le personnel.

Enfin, le photovoltaïque complètement intégré dans la toiture contribue à produire de l'énergie tout en donnant une expression esthétique et technologique à l'édifice.

Village vertical solaire à Dubaï

A Dubaï, le village vertical dessiné par "Graft Lab" a été conçu pour fournir des espaces multiples, tout en exploitant au maximum l'énergie solaire.

Une fois terminé, le complexe devrait être certifié Leadership in Energy and Environmental Design (LEED) niveau GOLD. Ce dernier est un système nord-américain de standardisation de bâtiments à haute qualité environnementale créé par le US Green Building Council en 1998.

Un bâtiment peut atteindre quatre niveaux : certifié, argent, or et platine. Les critères d'évaluation incluent : l'efficacité énergétique, l'efficacité de la consommation d'eau, l'efficacité du chauffage, l'utilisation de matériaux de provenance locale et la réutilisation de leur surplus.

L'ensemble architectural est façonné de manière à maximiser les surfaces solaires et donc la production d'électricité solaire. Certains bâtiments ont été surélevés afin de créer de l'ombre au nord et sur un axe est-ouest.

L'extrémité sud du site est équipé d'une vaste étendue de capteurs solaires qui se tournent automatiquement en fonction de la position du soleil dans le ciel. Les toits solaires, dont le complexe est équipé sont découpés en zones afin de rendre la fourniture d'énergie plus flexible selon les besoins (eau chaude & climatisation).

La façon dont les bâtiments ont été découpés et inclinés donne à chacun un look unique et futuriste. Les futurs résidents et visiteurs seront en mesure de tirer pleinement parti des hôtels, des cinémas, des restaurants, des magasins et du théâtre.

Retour à Casablanca pour Christian de Portzamparc

Vue ext�rieure du futur b�timent, � Atelier Christian de Portzamparc

Dans cette ville du Maroc où il est né en 1944, l'architecte français Christian de Portzamparc (lauréat du prix Pritzker 1994) construira CasaArt, le plus vaste équipement culturel d'Afrique.

Ce complexe, installé place Mohammed V, comprendra : un auditorium polyvalent de 1.800 places (concerts, music-hall et ballets), une salle de théâtre modulable de 600 places, des locaux de répétition ouverts au public, mais aussi une librairie, des galeries d'art et divers espaces de convivialité (restaurants, café, cyber-espace). Sous maîtrise d'ouvrage de la ville et de la Fondation des arts vivants, l'ensemble couvrira 24.700 mètres carrés pour une enveloppe prévisionnelle d'environ 104 millions d'euros HT. Ouverture prévue fin 2014. Sans attendre jusque là, les aficionados de Christian de Portzamparc peuvent découvrir son approche des lieux d'écoute à la Cité de la musique à Paris 19e, à la Philharmonie du Luxembourg, ou encore à la Cidade da musica de Rio de Janeiro, au Brésil.