Le Journal de l'Architecte

Une politique plus cohérente de soutien à la rénovation énergétique du bâti

La Confédération Construction entend souligner le potentiel d'économies d'énergie considérable qu'offrent les bâtiments existants.

A partir de son analyse des mesures déjà prises en matière de rénovation durable, elle estime indispensable de mettre en place une politique cohérente capable d'encourager plus efficacement encore la rénovation des bâtiments existants.

Des études montrent en effet qu'un simple traitement énergétique de base (isolation de la toiture, remplacement des châssis et de la chaudière) de la moitié la moins performante et la plus ancienne du parc résidentiel belge actuel permettrait déjà d'obtenir en 2020 une réduction des émissions de CO2 de quelque 15%.

La Confédération profite donc de l'occasion qui lui est donnée d'intervenir à l'Energy Forum pour interpeller le gouvernement et lui demander de muscler sa politique en vue d'une plus grande efficacité énergétique du bâti existant. Parmi les diverses pistes que la Confédération entrevoit, il convient selon elle avant tout d'agir sur la réglementation et la communication des mesures prises par le monde politique. Elle préconise ainsi un renforcement de l'impact de la réglementation en imposant des prescriptions plus strictes en matière d'efficacité énergétique pour la construction neuve. "Dans le domaine de la rénovation, les choses ne sont pas aussi simples. Il faut tenir compte des difficultés techniques et des contraintes économiques", reconnaît M. de Mûelenaere, administrateur délégué de la Confédération Construction. "Mais cela n'empêche pas toutefois de rendre la réglementation plus transparente et surtout de la faire reposer sur une base commune aux trois régions du pays, en particulier pour ce qui concerne les paramètres de calcul. La communication doit également être coordonnée. Actuellement, les différents niveaux de pouvoir du pays ne se concertent pas assez dans ce domaine, créant ainsi de la confusion chez le consommateur. Or, c'est avant tout lui qui doit mettre la main au portefeuille afin de réaliser ces investissements."

La Confédération met également en avant l'importance de développer un large soutien financier pour les investissements contribuant aux économies d'énergie. "Dans cette optique, il serait utile de coordonner les interventions des différents niveaux de pouvoir et de développer d'autres aides comme les prêts sans intérêt ou les formules de tiers investisseurs pour de tels investissements" déclare M. de Mûelenaere. "Il est nécessaire de se pencher aussi sur les aides financières spécifiques à apporter au logement locatif pour une meilleure efficacité énergétique de ce dernier."

Robert de Mûelenaere souhaite par ailleurs que le gouvernement investisse davantage dans la recherche et l'innovation afin de développer de nouveaux produits et procédés durables, ainsi que dans la formation. "Car les bénéfices d'une telle politique de développement seront triples: pour l'environnement, pour le développement économique et pour l'emploi."

La Confédération Construction espère que ces quelques réflexions contribueront au développement de nouvelles idées ou à l'adaptation des mesures existantes en vue d'améliorer leur efficacité dans le cadre d'une politique globale plus cohérente axée sur l'amélioration énergétique du bâti.

«Si les contraintes donnaient des résultats, ça se verrait !»

Un plaisir d’entendre de telles affirmations de la bouche de notre Ministre de tutelle. Surtout parlant de notre profession d’architecte qualifiée « d’indépendant ». Sabine Laruelle sait ce qu’elle veut et ses réponses aux questions que nous lui avons posées le prouvent.

- En qualité de ministre des indépendants, comment situez-vous la profession d’architecte dans notre société ?

« Difficile de comparer des professions libérales entre elles, réglementées chacune dans un rôle bien défini par le législateur. L’architecte est un des acteurs intervenant dans l’acte de construire ou rénover et travaille dans l’interdisciplinarité la plus totale. Je suis très attachée à son statut de monopole, ce qui lui donne en même temps une responsabilité vis-à-vis de l’autorité publique, mais surtout de ses clients. Mission donc importante et spécifique, avec ses droits et ses devoirs. Il est certainement l’animateur dans l’acte de construire et son indépendance est importante et indispensable, d’autant plus quand il représente des acteurs faibles dans l’acte de construire. »

- Ce terme « d’indépendant » correspond t’il encore à la réalité de la profession dans le schéma actuel des réglementations de procédure de demande de bâtir ?

« Attention, indépendant ne veut pas dire avoir le droit de tout faire ! Je reviens sur le cas de la région wallonne, où j’insiste, il faut refaire d’avantage confiance aux acteurs et responsables politiques locaux. A la limite, la commune n’a quasi-rien à dire face au fonctionnaire délégué. In fine, si cette optique excessivement contraignante avait donné des résultats, ça se verrait!
Les pouvoirs publics et l’administration doivent se baser sur des critères objectifs et quantifiables et pas sur des notions de beau ou de pas beau. Il est paradoxal de pouvoir déterminer dans certaines régions la « griffe » du fonctionnaire délégué, alors qu’on ne peut plus identifier la « patte » de l’architecte. »

Lire l’interview complète dans « Le journal de l’architecte » N° 227 mai 2009

Les mesures relatives à la TVA, valables pour 2009, doivent être prolongées!

"Les mesures que le gouvernement a intégré dans son plan de relance, et qui consistent à réduire la TVA sur un montant de 50.000 euros pour la construction neuve et pour les opérations de démolition-reconstruction, doivent être prolongées."

C'est ce que déclare Robert de Mûelenaere, administrateur-délégué de la Confédération Construction. "Car une fois la décision de construire prise, il faut presque un an pour faire dessiner les plans de la nouvelle habitation souhaitée et obtenir le permis de bâtir. Et seulement alors, les travaux de construction peuvent débuter."

La Confédération Construction a bien évidemment apprécié les mesures décidées par le gouvernement fédéral dans le cadre de son plan de relance de l'économie. Celui-ci contient en effet deux mesures importantes pour le secteur de la construction, mais valables uniquement pour l'année 2009: une TVA réduite à 6% que l'on peut appliquer sur un montant de 50.000 euros en cas de construction neuve, et le même taux de TVA applicable aux travaux de démolition d'un bâtiment qui sera ensuite reconstruit pour servir de logement.

"Ces mesures ont déjà connu dès le départ un grand succès, mais l'on constate que c'est seulement maintenant que de nombreux particuliers entament les démarches nécessaires pour mettre en route leur projet de construction", explique M. de Mûelenaere. "Ces personnes risquent de ne plus pouvoir bénéficier de ces taux avantageux car, entre la première demande d'information d'un futur maître d'ouvrage et la facturation de la première tranche des travaux, il se déroule - dans le meilleur des cas - déjà huit mois.

Pour les personnes qui débutent maintenant – donc dans la première moitié de l'année 2009 – un projet de construction, il est quasiment certain que les premiers travaux ne pourront plus être facturés en 2009", fait remarquer la Confédération. "Surtout si le projet immobilier consiste à faire démolir un bâtiment pour reconstruire à sa place un nouveau logement, puisqu'il faut alors compter en plus la période de démolition."

Robert de Mûelenaere demande donc au gouvernement d'envisager la prolongation de ces mesures. "Car sans cette prolongation, la réduction de la TVA ne pourra pas pleinement sortir ses effets de stimulant pour le secteur et les candidats à la construction". La majeure partie des personnes qui bénéficieront de cette mesure avaient en effet déjà des plans concrets de construction, avant même l'annonce de la mesure. Elles auraient donc de toute façon mis leur projet à exécution. Il est essentiel de permettre à davantage de citoyens de bénéficier de cette mesure.

SECO lance Valideo, certification volontaire en
construction durable

SECO lance Valideo, un système de certification volontaire en matière de construction durable, en partenariat avec le CSTC et avec le soutien de l’IRSIB. Destiné aux grands projets de construction en Belgique et en Europe, Valideo aborde la construction durable dans son ensemble, de l’impact social du projet au choix des matériaux, en visant le confort de l’utilisateur autant que la qualité des bâtiments.

Valideo permet aux acteurs de la construction d’évaluer et de vérifier les caractéristiques technicoenvironnementales d’un bâtiment; il permet également de certifier les compétences en construction durable des professionnels du secteur.

La construction durable est plus que jamais une nécessité, comme en témoignent la pression sur les coûts de l’énergie et les prix des matériaux, l’impérative gestion durable des ressources naturelles et l’importance des conditions techniques du lieu de travail. « Malgré la crise financière actuelle, tous les professionnels de l’immobilier s’accordent sur la plus-value que représente des actifs conçus et réalisés sur les principes de la construction durable », explique Yves Pianet, Directeur général de SECO. Avec Valideo, SECO propose un moyen précis et opérationnel d’objectiver les critères de durablité.

Valideo couvre l’ensemble des étapes de la vie d’une construction, de la conception à la réaffectation. La démarche de certification permet d’évaluer et d’objectiver la performance globale d’une construction, sur base de quatre thèmes principaux:

Philippe De Mey, ingénieur dans la cellule construction durable explique : « La phase cruciale d’une conception durable se situe dans les premiers mois et permet d’aboutir à des innovations et des gains pour toute la durée de vie du bâtiment, sans surcoût, ni retard dans les délais ».

Valideo s’appuie sur une synergie à haute valeur ajoutée entre le BCCA (organisme de certification) et SECO (organisme d’attestation). Le principe de la certification Valideo est de fournir davantage de valeur au bâtiment, autant en termes de confort que d’économie de coût de gestion ou de plus-value lors de la revente.
SECO est un bureau de contrôle technique qui exerce ses deux métiers dans le secteur de la construction :
l’avis technique, outil de la gestion de la qualité des projets de construction, l’inspection et la certification des produits et systèmes de construction. SECO a été créé en Belgique en 1934, avant de s’installer au Luxembourg et aux Pays-Bas. Depuis quelques années, ses missions se sont multipliées en Europe qu’elle peut assurer par ses bureaux en France, en Pologne et en Roumanie et en Hongrie. SECO s’appuie sur les compétences de quelque 250 collaborateurs.

Imperbel-Derbigum gagne le prix europeen emas

De toutes les sociétés européennes, le spécialiste belge de la toiture IMPERBEL-DERBIGUM® a reçu de la Commission européenne le prix EMAS de l’année pour la catégorie ‘société moyenne’. Concrètement, IMPERBEL-DERBIGUM® a reçu ce prix pour ses résultats remarquables en économies d’énergie et diminution de CO². IMPERBEL-DERBIGUM a diminué de 30% sa production de CO² au cours des cinq dernières années. Au cours de 6 dernières années, elle a aussi diminué de 30% de sa consommation électrique et de 25% sa consommation en gaz.

La Commission européenne décerne des prix à des entreprises et autorités publiques européennes qui se sont distinguées en matière de gestion environnementale. Chaque année, les «EMAS Awards» (European Eco-Management and Audit Scheme ou système communautaire de management environnemental et d'audit) célèbrent et encouragent les meilleures pratiques de gestion de l'environnement. L'EMAS est un outil de gestion pour les entreprises et les organisations servant à évaluer, à rapporter et à améliorer les performances environnementales. Ce système, qui fonctionne sur une base volontaire, vise à reconnaître et à récompenser les organisations proactives qui vont au-delà du respect des exigences fixées par les lois environnementales et améliorent constamment leur mode d'interaction avec l'environnement.

Le thème de cette année était la consommation d’énergie et la diminution du CO². Au total, 32 sociétés furent nominées provenant de 13 pays différents. Dans la catégorie ‘société moyenne’ c’est IMPERBEL-DERBIGUM qui a reçu le prix EMAS 2008.

IMPERBEL-DERBIGUM pense et agit au niveau de l’écologie et cela se voit dans les chiffres. La production de CO² a diminué de 30% en cinq ans. La quantité d’énergie électrique nécessaire à la fabrication d’1m² a diminué de 30% en cinq ans et de 25% en gaz.
IMPERBEL-DERBIGUM investit depuis des années dans le recyclage des matières premières et le développement de solutions pour économiser et produire de l’énergie par la toiture. Entre autres, le DERBIBRITE NT®, une membrane blanche réfléchissante qui agit comme refroidisseur passif et le DERBISOLAR®, qui intègre des panneaux photovoltaïques souples et amorphes dans la surface de la toiture.

André De Smet, CEO IMPERBEL-DERBIGUM: “Nous sommes contents et fiers d’avoir reçu le prix EMAS 2008. C’est pour nous une reconnaissance des grands efforts que nous avons fournis depuis des années dans le domaine de l’environnement. Cela nous conforte dans notre volonté de continuer nos efforts. D’ici 2010, l’objectif pour IMPERBEL-DERBIGUM est d’avoir 50% de ses matières premières provenant de bitumes recyclés.

Maintien du taux de TVA à 6%

Les particuliers qui envisagent la démolition d'un bâtiment pour reconstruire un logement à la place peuvent continuer à compter sur un taux de TVA de 6% si ce bâtiment est situé dans une des 32 villes visées par la mesure. Plusieurs villes, qui ne font pas partie de la liste, interpellées par leurs habitants qui ne peuvent bénéficier de ce taux de TVA réduit alors qu'ils envisagent un tel projet de construction, avaient porté plainte à l'encontre de la mesure en invoquant son caractère discriminatoire. Mais la Cour Constitutionnelle vient de  rejeter cette requête.

En effet, depuis 2007, les habitants de 32 grands centres urbains peuvent obtenir un taux de TVA de 6% au lieu du taux normal de 21% s'ils font reconstruire un logement après démolition d'un ancien bâtiment existant. Ces 32 grandes villes sont les suivantes: pour la Région de Bruxelles-Capitale: Anderlecht, Bruxelles, Etterbeek, Forest, Ixelles, Molenbeek-Saint-Jean, Saint-Gilles, Saint-Josse-ten-Node, Schaerbeek et Uccle; pour la Wallonie: Charleroi, La Louvière, Liège, Mons, Mouscron, Namur, Seraing, Tournai et Verviers; pour la Flandre: Alost, Anvers, Bruges, Courtrai, Dendermonde, Gand, Genk, Hasselt, Louvain, Malines, Ostende, Roeselare et Saint-Nicolas.
 
Cette mesure a été instaurée pour remédier aux immeubles restants inoccupés dans les quartiers défavorisés de grandes villes. Pour bénéficier du taux de TVA réduit, il suffit donc que le bâtiment à démolir, et qui sera remplacé par un logement, se situe sur le territoire de l'un de ces 32 centres urbains. Il n'est donc pas exigé que le bâtiment à démolir et à reconstruire soit un taudis ou qu'il fasse partie d'un quartier à revaloriser, soit ces fameux "chancres urbains". 
 
Cette mesure a été qualifiée par certaines villes qui ne figurent pas sur la liste actuelle (entre autres Poperinge, Nieuwpoort et Houthulst) comme étant discriminatoire et portant atteinte au principe d'égalité garanti par la Constitution. Elles ont dès lors introduit une plainte devant la Cour constitutionnelle. La Cour a rejeté hier cette plainte au motif que l'on peut accepter qu'il y ait plus de chancres dans les grandes villes que dans les petites villes. La Cour a également estimé qu'il revenait au gouvernement d'étendre ou de limiter le champ d'application de la mesure.
La Confédération Construction se réjouit de ce jugement, qui permet de conserver le principe d'une TVA réduite à 6% pour les travaux de démolition-reconstruction d'un logement. La validité de cette mesure ne fait à présent plus aucun doute.

Graphe légal

Un artiste-grapheur crée une fresque haute en couleur de 300 m² dans l’univers de béton gris d’Echo.

D’août à début octobre, le site de production d’Echo Engineering à Houthalen a constitué le décor d’un nouveau projet artistique de RESM art. Le jeune artiste-grapheur belge Marco Scarpato, également connu sous son nom d’artiste RESM one, a tiré toute la quintessence de ses bombes et de ses pinceaux pour conférer un rayonnement commercial contemporain à l’un des halls de production de l’entreprise.

RESM one n’en était pas à son coup d’essai avec ce projet. Fort d’une bonne dizaine d’années d’expérience professionnelle, il a laissé il y a bien longtemps le petit monde des graffitis illégaux derrière lui. Les « tags » et les « letterpieces » sur des murs, des ponts et des trains isolés ont ainsi laissé la place à des productions artistiques élaborées sur des bâtiments des pouvoirs publics, des halls industriels et autres emplacements de rêve. La fondation de l’entreprise RESM art en 2001 confirme le caractère professionnel unique de ses graphes, dont la renommée déborde largement les frontières européennes. L’an dernier, RESM one a ainsi été invité au Mural Fest 2K7 de Winnipeg, au Canada. Durant ce prestigieux festival de peintures murales, il a créé un gigantesque autoportrait de 95 m² et participé à des séminaires où il a pu partager ses connaissances et son expérience avec des artistes du monde entier.

La construction s’épuise

Tous les indicateurs montrent que la construction est arrivée à la fin de son cycle de croissance: celle-ci s’est en effet réduite à moins de 1%.
On constate que la reprise de la demande dans le domaine résidentiel a avorté, de sorte que, si l’on tient compte des délais de mise en chantier et de production, tout ce qui entre en production est aujourd’hui inférieur à ce qui en sort. « Une crise immobilière en Belgique n’est cependant pas à craindre », prévient Robert de Mûelenaere, administrateur délégué à la Confédération Construction. « Mais une reprise de la demande de logements neufs ne doit pas être attendue non plus. »


Dans le non résidentiel (bureaux, bâtiments industriels,…), la hausse sensible des autorisations de bâtir délivrées en 2007 s’est accompagnée d’un recul du taux de mises en chantier. « Selon les premières estimations, les mises en chantier dans le non-résidentiel neuf auraient effectivement diminué de 10% au cours des premiers mois de l'année par rapport aux chiffres de fin 2007 », confirme Robert de Mûelenaere. « Cela peut s’expliquer par la perte de vigueur dans le dynamisme des investissements des entreprises »
La situation est par contre plus favorable pour la rénovation (tant le résidentiel que pour le non-résidentiel), qui joue bien son rôle de stabilisateur. « Nous constatons une nouvelle fois un effet de vases communicants qui se traduit par une reprise de la rénovation lorsque la demande de bâtiments neufs à tendance à faiblir. »
De manière globale, la situation du génie civil (travaux de voirie et infrastructures) est également plutôt favorable notamment grâce à une reprise des investissements publics durant la période 2007 – début 2008.


Dans ce contexte économique, Robert de Mûelenaere estime qu’il n’y a pas lieu de craindre un important recul d'activité en l'absence de réaction irrationnelle des donneurs d'ordres. Il souligne toutefois que pour la première fois en quatre ans, le nombre de salariés de la construction s’est stabilisé aux alentours de 210.000 travailleurs (employés et ouvriers). « Cela reste un niveau historiquement haut mais en raison de la stagnation de la production, nos entreprises ne s’attendent plus à une progression du nombre de leurs travailleurs pour les prochains mois. Cependant, les entrepreneurs chercheront à maintenir leurs effectifs le plus longtemps possible, conscients qu’ils sont des difficultés de recrutement d’une main-d’œuvre qualifiée en Belgique. »


Ces constatations conjoncturelles appellent deux remarques fondamentales de la part du secteur.
La première s’adresse plus particulièrement aux producteurs de matériaux de construction, qui ont, comme on le sait, appliqué des hausses de prix très importantes qu’ils justifiaient par la croissance des prix de l’énergie et des matières premières. Ces prix étant en train de diminuer et la tendance à la baisse devant vraisemblablement se poursuivre dans le contexte d’une économie mondiale caractérisée par une moindre croissance, les entrepreneurs attendent des producteurs une diminution proportionnelle du prix des matériaux de construction. « Une baisse du prix des matériaux ira également dans le sens des intérêts des producteurs puisqu’elle leur permettra de maintenir une demande soutenue et solvable ».


La seconde est formulée à l’attention des pouvoirs publics. Il est plus que jamais indispensable d’assortir le crédit hypothécaire à la construction d’une assurance « perte de revenus ». Il est en effet essentiel, dans le contexte de grande incertitude que nous connaissons, de rassurer les futurs emprunteurs, quel que soit par ailleurs leur niveau de revenus, en élargissant les systèmes existants et en accroissant leur efficacité. « Une telle approche offre en outre l’avantage, simple et peu coûteux, de soutenir l’activité dans un secteur clé de l’économie, lequel a par ailleurs suffisamment démontré sa capacité à soutenir la croissance générale », conclut Robert de Mûelenaere.

La construction neuve à 6%?

La Commission européenne propose que les pays soient autorisés à appliquer de façon permanente une TVA réduite pour certains biens et services. Ce qui permettrait de faire descendre, en Belgique, la TVA pour la construction neuve à 6%.

Cette proposition de modification de la directive sur la TVA donne en effet de nombreuses perspectives au secteur de la construction: tant une extension de la TVA réduite sur travaux de rénovation, qu’un taux de TVA réduit à 6% sur la construction neuve et la vente de logements!
Cela fait déjà plusieurs années que la Confédération Construction plaide pour que la réduction de TVA accordée à la rénovation d’habitations ayant plus de cinq ans devienne définitive. Introduite dès 2000, cette mesure courait en principe jusqu’à fin 2010. "Or la TVA réduite s’est avérée être une arme efficace contre le travail au noir dans la construction. La mesure a d’ailleurs eu un impact positif sur l’emploi régulier dans les entreprises de construction, qui ont, depuis lors, enregistré une croissance nette du nombre de leurs travailleurs", explique dans un communiqué la Confédération.
La Commission européenne est, elle aussi, convaincue de l’effet de levier que joue la réduction de TVA sur les activités intensives en main-d’œuvre et entend poursuivre cette stratégie. La Commission propose aussi d’étendre le taux de TVA de 6% à la construction neuve et la vente de logements. Pour l’instant le taux réduit est réservé aux habitations sociales : 6% pour celles qui sont construites par des sociétés de logement social et 12% pour les autres logements sociaux publics.
Les modifications proposées à la directive TVA doivent cependant encore être approuvées de façon unanime par les Etats membres qui pourront ensuite décider eux-mêmes de l’application sur leur territoire de ces taux réduits. C'est pourquoi la Confédération Construction demande avec insistance au ministre des Finances de marquer son accord sur cette proposition.

Source: www.confederationconstruction.be

L'acier en ébullition

(20/08/08) ArcelorMittal a récemment annoncé une hausse de 60% du prix de l'acier. Cette augmentation affecte notamment le secteur de la construction et principalement les activités de génie civil, et donc les travaux publics.

 Les matériaux de construction utilisés pour les activités de génie civil (travaux d'infrastructures: ponts, voiries et parkings) se composent d'au moins 10% de produits métalliques et de ronds à béton. Or, le coût de ces produits avait déjà augmenté de 55% entre les mois de décembre 2007 et de mai 2008! Si la nouvelle augmentation annoncée s'y ajoute, cela voudra dire que le prix des ronds à béton aura connu une hausse totale de plus de 120% en un an ! De plus, de nombreux travaux civils (comme les infrastructures ferroviaires par exemple) utilisent davantage de produits dérivés de l'acier. De telles hausses de prix vont donc être particulièrement néfastes pour ces travaux. 
La Confédération Construction insiste dès lors sur "l'absolue nécessité pour les entreprises de construction de pouvoir répercuter la hausse constante des prix des matériaux de construction et de l'acier dans leurs factures, pour les contrats en cours." La Confédération a interpellé à cet égard le Ministre de l’Economie pour qu’il reconnaisse le caractère imprévisible de ces hausses et permette ainsi d’actionner les clauses d’indemnisation pour les entreprises de construction.
 
 Source: www.confederationconstruction.be

Chantiers coordonnés sur la voie publique

(16/06/08) Coordonner les chantiers sur la voie publique, tel est l’objectif d’une ordonnance votée par le parlement bruxellois. Pour éviter de rouvrir plusieurs fois la même voirie à quelques mois d’intervalles.

Autorités publiques, concessionnaires et entrepreneurs vont devoir travailler de pair, à Bruxelles. Car désormais, les demandes de chantiers devraient être règlementées et coordonnées par Pascal Smet, ministre bruxellois des travaux publics. Une manière de diminuer les nuisances liées aux travaux.
Annuellement on dénombre environ 3000 en Région bruxelloise. Une grande partie de ceux-ci sont des chantiers de petite importance, comme la pose de câbles ou de conduites par des concessionnaires. Environ 30 concessionnaires tels que Vivaqua, Sibelga, Belgacom ou Fluxys entreprennent des travaux à Bruxelles. Ensuite, on compte les travaux publics de rénovation de voiries et de places menés par les autorités publiques telles que la Région de Bruxelles-Capitale, les 19 communes et l'autorité fédérale via Beliris. La STIB, la SNCB (Infrabel), le port de Bruxelles, l'IBGE mènent aussi régulièrement des chantiers à Bruxelles. Enfin, des promoteurs privés ou des particuliers réalisant des chantiers importants de construction d'immeubles ont un impact sur la voie publique, par exemple en plaçant une grue.

Les gestionnaires de chantiers seront obligés de suivre une procédure de coordination détaillée.  Les parties qui ne respecteront pas ces procédures seront sanctionnées. Le but est qu'à la fin de la procédure de coordination, une demande de permis commune soit introduite. Les différentes parties pourront ainsi entamer les travaux ensemble. La période d'interdiction d'ouverture de chantier après réaménagement suite à la nouvelle coordination sera prolongée de 2 à 3 ans.

Batibouw 2008 : + 7% de visiteurs professionnels

332.906 visiteurs ont sillonné les allées de Batibouw, cette année. Et parmi eux, 76.862 étaient des professionnels. Soit 7% de plus qu’en 2007. La plupart sont venus pour se tenir au courant des évolutions du secteur.

Tant les exposants que les organisateurs sont satisfaits des résultats puisque l’objectif se situait entre 300.000 et 350.000 visiteurs. Ce n’est pas le seul succès atteint en 2008. Batibouw a également réussi à sensibiliser davantage le belge à la construction durable. De nombreux exposants confirment l’intérêt croissant d’une grande partie des constructeurs et rénovateurs pour les matériaux et solutions durables. L’augmentation du nombre de visiteurs professionnels ressort particulièrement de l’enquête cette année. Plus de 60% d’entre eux ont visité Batibouw pendant les 2 journées qui leur sont consacrées. Leur visite était motivée par diverses raisons. 42% d’entre eux sont venus pour rester au courant des évolutions du secteur, 25% désirait découvrir les nouveautés de l’année, 13% était à la recherche de solutions concrètes à des problèmes spécifiques, 9% rendait visite à ses fournisseurs et 5% recherchait de nouveaux fournisseurs. Parmi ces professionnels, 4% venait de l’étranger. Nul doute que cette édition était un franc succès pour les professionnels. Appréciation confirmée par plus de 57% des visiteurs professionnels qui ont attribué une cote d’au moins 8 sur 10 au salon.

Du côté des visiteurs particuliers, 85% se sont rendus au salon avec un projet spécifique à l’esprit. Pour 40% d’entre eux, il s’agissait d’un projet de rénovation, pour 26% un projet de construction tandis que 19% réaménageait son habitation. Parmi eux, 77% était déjà en cours de projet, ou allait commencer cette année. La majorité des personnes visitant Batibouw viennent en famille (74%). De plus, leur visite est pour la plupart (71%) préparée à l’avance, surtout à l’aide du site Internet de Batibouw (50%). 81% des personnes interrogées déclarent que leur visite a répondu en grande partie à leurs attentes et que suite à celle-ci, ils placeront certainement une commande auprès d’un exposant rencontré à Batibouw.

La neuf plus cher

Selon l'Association belge des experts, le coût de la construction neuve a augmenté de 21% en cinq ans. Mais le neuf reste par contre la meilleure alternative tant au niveau du prix que de la qualité!

L'Abex indique que le prix de la construction a augmenté de 21% depuis janvier 2003. Mais contrairement à l'explication avancée, ce ne sont pas de nouvelles exigences en matière de sécurité ou d'isolation qui sont en cause.
En cinq ans, le coût des matériaux de construction, qui représentent à peu près la moitié du coût d'une construction neuve, a augmenté de 60%. Cette augmentation résulte essentiellement de la hausse du prix des matières premières (+160% en 5 ans) déterminés.
La hausse du coût de la construction (+21% en 5 ans) qui est supérieure à l'inflation dans cette même période, (+10%), est surtout beaucoup moins prononcée que la hausse du coût des logements existants (+75% pour les maisons). Et ce constat reste valable si l'on intègre le prix du terrain (+55%) dès lors qu'il a également moins augmenté que le prix d'un logement existant.

Face à ces chiffres, la Confédération Construction constate que malgré une évolution des prix qui est supérieure à celle de l'inflation, la position concurrentielle de la construction neuve s'est améliorée ces dernières années: la différence de prix entre les logements existants et la construction neuve s'est réduite. Le logement neuf reste, certes, plus cher mais il est de meilleure qualité! Il répond en outre à des normes beaucoup plus strictes en matière de performance énergétique.

Le durable sous la loupe

La Confédération Construction organisait à Batibouw un forum sur le thème du développement durable. Conclusion: il ne s'agit pas d'un effet de mode mais d'une impérative nécessité!

Telle était en effet le message des invités de ce Forum:  le climatologue Jean-Pascal van Ypersele, la géographe Isabelle Thomas et le sociologue Luc Goossens. Pour eux,  à défaut de changement de politique et de mentalité, la Belgique ne parviendra pas à rencontrer l'objectif d'une nouvelle réduction des émissions de CO2. Ce constat n'est sans doute pas étranger aux caractéristiques du bâti: un parc immobilier ancien, mal isolé, non adapté au vieillissement de la population, le choix des matériaux de construction, des combustibles, les styles de construction… qui sont ancrés par de fortes préférences culturelles typiques à l'immobilier belge et qui le distinguent des autres pays.
Mais d'un autre côté, il ressort aussi d'une enquête commandée par la Confédération que la demande de construction durable et de bâtiments peu énergivores a augmenté ces trois dernières années. Sept entrepreneurs sur dix estiment que l'on ne pourra à l'avenir plus construire sans tenir compte des activités, produits et techniques durables. A la question de savoir comment parvenir à changer les mentalités pour que ce ne soit plus seulement un petit groupe de convaincus ou de nantis qui puissent opter pour la construction et la rénovation durable, 78% des entrepreneurs répondent que seule une réglementation stricte mais stimulante peut constituer un levier efficace. Selon 78% des entrepreneurs, la politique actuelle ne suffit pas à stimuler les opérations de démolition-reconstruction (malgré le taux de TVA réduit déjà prévu dans certains cas).

Suite à ce forum, la Confédération Construction appelle dès lors à une véritable ALLIANCE POUR LE CLIMAT. Ses propositions d'actions sont déjà prêtes. "Notamment pour la construction neuve: une politique d'encouragement assortie d'incitants fiscaux élevés, des systèmes de tiers payants et l'élargissement de la TVA réduite accordée aux opérations de démolition-reconstruction. Des normes plus sévères sont également nécessaires dans le cadre de la réglementation énergétique. Pour les entrepreneurs, il faut davantage de formations et un meilleur accès à l'information, ainsi qu'une plus grande et plus précoce implication du partenaire exécutant dans le processus de construction".

Le non-résidentiel a la cote

(04/02/08) A la veille de Batibouw, la Confédération Construction a rendu public son traditionnel baromètre du secteur. Conclusion: la construction perd de son tonus depuis la fin de l’année 2006.

Les dernières appréciations conjoncturelles des entreprises sont toutefois porteuses d’espoir : elles vont en effet dans le sens d’une stabilisation, voire même d’une reprise, des performances du secteur. La Confédération table en effet sur une croissance de 3,5% en 2007, soit encore et toujours à un niveau supérieur à celle de l’économie belge dans son ensemble (2,7%). En 2008 en revanche, la croissance ne serait que de l’ordre de 1,5%.

Une analyse plus en profondeur fait apparaître des différences importantes entre sous-secteurs. C’est clairement le secteur du bâtiment non-résidentiel qui présente les meilleurs chiffres aujourd’hui. Le volume des nouveaux bâtiments autorisés a progressé de 20% durant les neuf premiers mois de 2007, en tout premier lieu sous l’effet de la demande en provenance de l’industrie. Le Baromètre prévoit le maintien, au moins à court terme, d’un niveau élevé de la demande dans ce secteur. Même si elle a accusé une légère baisse en 2007, la demande reste élevée également dans le segment de la rénovation de constructions non-résidentielles.

Le logement neuf a quant à lui enregistré un recul important l’année dernière (- 10% de nouveaux logements sur les neuf premiers mois), essentiellement sous l’effet de la diminution de la construction d’appartements. Les indications les plus récentes ne permettent pas d’augurer de réels signes de reprises. On a également enregistré une baisse sensible (- 6%) des rénovations dans le secteur du logement.

Des bureaux en suffisance

Tour Madou - Projet Assar et Archi 2000.

(29/01/08) A Bruxelles, près d'un bureau sur 10 est inoccupé. Conclusion: la disponibilité actuelle est suffisante pour répondre à la demande et ne nécessite pas que l'on précipite une urbanisation des terrains encore en friche.
Selon une toute récente étude des administrations bruxelloises - La direction de la planification de l'AATL (Administration de l'Aménagement du Territoire et du Logement) et le service Inventimmo de la SDRB (Société pour le Développement de la Région de Bruxelles - Capitale) - le taux actuel de vacance des bureaux dans la capitale s'élèverait en effet à 9,8 %. Avec des écarts importants par quartier allant de 5,6 % dans le Pentagone à 18,5 % dans la 2ième Couronne Est (du boulevard Léopold III à l’avenue de Tervueren).
L’étude permet dès lors d’affirmer que la disponibilité actuelle est suffisante pour accueillir la demande dans les bureaux existants ou actuellement en projet, sans qu’il faille précipiter une urbanisation des terrains encore en friche.
De cette recherche, il apparaît également clairement une dualité entre le centre et le reste du territoire. Le centre affiche ainsi un taux de vacance plus bas que les quartiers décentralisés, qui, eux-mêmes, connaissent une vacance moins élevée qu’en périphérie. C’est une situation que Bruxelles partage avec de nombreuses villes au monde: en période de moins bonne conjoncture, la disponibilité en bureaux devient plus forte (et les prix moins élevés) en s’éloignant des lieux où les décisions se prennent. Les implantations de bureaux en périphérie apparaissent nettement plus fragiles.

L’étude révèle aussi d’autres chiffres de première main

Un prix pour l'investissement immobilier

(14/01/08) L'Union Investment Real Estate AG, lance un prix international récompensant des projets d’investissement immobilier et d’aménagement durable en Europe. 30.000 euros sont en jeu. Dead line: le 31 janvier.

Décerné par l’une des sociétés d’investissement immobilier les plus importantes d’Europe, ce prix sera attribué à des projets d’investissement immobilier et d’aménagement durable dont le développement assure un succès commercial tout en répondant aux aspirations sociales. Le projet devra apporter une contribution importante à la qualité de vie urbaine, de l’environnement et du site.
Le prix est organisé en collaboration avec l’Union internationale des architectes et est ouvert aux architectes et aux urbanistes conjointement avec les investisseurs et les promoteurs qui peuvent soumettre un projet réalisé entre 2000 et 2007dans l’un des pays de l’Union européenne. Cette réalisation peut être une construction nouvelle, la reconversion ou la rénovation de bâtiments commerciaux ou de logements.
La sélection s’effectuera en deux phases. Lors de la première le jury sélectionnera 30 projets parmi lesquels il choisira les lauréats, lors d’une seconde sélection. Un montant total de 30 000 euro sera décerné (1er prix: 15000 euro; 2e prix: 10000 euro ; 3e prix: 5 000 euro). La date limite de soumission des propositions est fixée au 31 Janvier 2008.

Infos: www.prime-property-award.com

La construction wallonne en plein essor

(11/12/07) Avec une croissance de la production supérieure à 9% en 2006, la construction wallonne a signé une quatrième année consécutive de croissance remarquable. En 2006 et 2007, la construction progresserait même davantage dans le sud du pays que dans le nord.

La construction wallonne s’impose comme un véritable moteur de l’économie régionale et tire le PIB wallon vers le haut. Tous les segments du secteur ont progressé en 2006, selon la Confédération construction wallonne.
Pour la construction de logements, la Wallonie enregistre une hausse de 9,8% en 2006 (contre 6,0% au niveau belge), pour arriver à 13.314 logements neufs mis en chantier. Cette croissance repose surtout sur les appartements neufs dont la création annuelle a augmenté en quatre ans de 86% (contre 71% au niveau belge). En ce qui concerne la rénovation de logements, la hausse est de même grandeur: 9,0% en 2006 (contre +3,1% au niveau belge), pour arriver au record absolu de 10.468 rénovations mises en chantier.
La construction de bâtiments non-résidentiels (administratifs, commerciaux, etc.) enregistre aussi des croissances en Wallonie, même si les chiffres sont moins spectaculaires. La Wallonie amorce en effet en 2006 une reprise (+3,0%) et fait presque jeu égal avec le niveau belge (+5,5%). Un ralentissement se manifeste en 2007, mais la croissance wallonne restera probablement positive en volume sur l’année.
Ombre au tableau: les travaux publics. La Wallonie a connu en 2005 et 2006 une hausse de l’ordre de 10% à l’approche des élections communales. Mais 2007 sera malheureusement moins favorable (-8% attendu), et les difficultés financières des communes wallonnes ne rassurent guère. Le secteur compte sur les grands chantiers régionaux (épuration des eaux, aéroports, friches industrielles, logement public, nouveaux zonings…) pour soutenir l’activité.
Quoi qu'il en soit, le dynamisme général de la construction wallonne en 2006 (surtout dans le résidentiel) entraîne dans son sillage plusieurs effets positifs : croissance de 5,3% du nombre d’employeurs en construction et recul de 3,5% des faillites sectorielles. L’emploi salarié "construction" wallon a augmenté de 6,4%. "Le cap des 63.000 salariés est dépassé (outre 21.000 indépendants), ce qui place la construction largement en tête des secteurs industriels wallons. Et ce serait davantage encore si les employeurs trouvaient la main-d’œuvre motivée qu’ils cherchent. La pénurie de main-d’œuvre technique devient le goulot d’étranglement du redéploiement wallon" avertit F. Carnoy, directeur général de la CCW à l’attention du gouvernement.

Bruxelles au chevet des indépendants en crise

C'est une première européenne. La Région bruxelloise vient de lancer une aide téléphonique pour les entrepreneurs et indépendants  24h / 24, 7 j / 7. Le numéro à former: 0800/99 978.

La Région bruxelloise compte le plus grand nombre de création d'entreprises par 1000 habitants. Rien que pour les 9 premiers mois de l'année 2007, 7622 entreprises ont été créées (soit 800 de plus que l'année dernière sur le même laps de temps). Ces estimations sont toutefois quelque peu ternies par le nombre encore trop important de faillites à Bruxelles: 1047 faillites ont, en effet,  été enregistrées, à Bruxelles, pour les 9 premiers mois de l'année 2007.
C'est pour cette raison que, dans le cadre de la politique économique du Contrat pour l'Economie et l'Emploi, le ministre de l'emploi Benoît Cerexhe a lancé un service d'accompagnement professionnel ad hoc destiné à aider les TPE et les PME à surmonter leur difficultés en période de crise. L'action consiste à aider psychologiquement et techniquement les indépendants et les chefs d'entreprise en les amenant à anticiper les problèmes futurs; faire le point sur leur situation professionnelle; trouver de nouvelles pistes de solutions à leurs problèmes; entrer en contact avec des spécialistes de tous les secteurs. Les difficultés rencontrées par ces dirigeants peuvent être de diverses natures: problèmes d'entente entre associés, conflits commerciaux, problèmes de gestion (causes de difficultés dans 42 % des cas), retard de paiement, dettes fiscales ou sociales, perte de gros clients, soucis en terme de gestion des ressources humaines, erreurs stratégiques, fatigue professionnelle, etc.

L'aspect psychologique de la question sera particulièrement mis en avant. En effet, les experts ont constaté que, en temps de crise, les dirigeants de PME et les indépendants sous tension se laissent plus facilement gagner par la panique, ou envahir par les problèmes psychologiques auxquels ils doivent faire face mais pour la gestion desquels ils sont bien mal armés. Leurs capacités à rebondir s'en voient d'autant plus réduites que l'état de crise est perçu comme un échec et donc synonyme de honte. C'est pour cela que 3 nouveaux services viennent de voir le jour: le Télé-Conseils, le Carnet d'adresses et un jeu de fiches pratiques destinés aux entrepreneurs. Le lancement d'une ligne téléphonique basée sur le principe de l'écoute et du conseil s'avérait particulièrement intéressante pour répondre de la façon la plus adéquate et la plus immédiate au stress psychologique dont souffrent les indépendants et les chefs d'entreprise en proie à des situations de crise.  Ce système est disponible 24h/24 et gratuit. L'appelant (chefs d'entreprise en crise, indépendants, mais aussi des membres de leur entourage (partenaires, famille, amis, etc.) a la garantie d'agir dans l'anonymat et en toute confidentialité. L'aide est immédiate, rationnelle et orientée vers une solution rapide. L'idée est d'abord de faire prendre du recul et de faire tomber l'état de stress. Le service d'aide téléphonique est assuré par une équipe de consultants psychologues spécialisés en management d'entrepreneurs et donc susceptibles de guider  l'appelant à la fois sur le plan psychologique et pratique.
L'autre nouveauté est un complément à l'aide téléphonique et un outil très pratique. Il s'agit d'un carnet d'adresses destiné aux entrepreneurs bruxellois et qui  permet aux dirigeants de PME en difficulté de mieux s'y retrouver dans le dédale des structures d'aides, des spécialistes et autres facilités mises en place pour les aider à ne pas lutter seuls. Ce carnet (format de poche) rassemble 212 adresses publiques et privées, et  comprend une série de trucs et astuces. Il est gratuit et disponible au centre pour entreprises en difficultés mais aussi dans d'autres lieux relais.
Enfin, une cinquantaine de fiches, en format de poche, seront également disponibles et distribuées dans de nombreux endroits à Bruxelles : chez les comptables, par exemple, dans les structures d'accueil, ou encore chez les médecins qui ont aussi, bien sûr, des patrons dans leur patientèle. Les fiches ont été conçues par le CED et réalisées par une équipe pluridisciplinaire comprenant des avocats, des experts comptables mais aussi des médecins.
Elles ont été élaborées au départ des principales problématiques rencontrées et répondent aux questions que se posent le plus fréquemment les indépendants et les dirigeants de PME.

La brique ne stagnera pas

(12/11/07) Au cours des douze derniers mois, selon l'indice Trevi, les prix des biens résidentiels n'ont augmenté que de 0,05% alors que durant les douze mois précédents, la hausse avoisinait les 6%. Conclusion: une reprise des prix devrait se faire sentir en 2008.

Dans un article du Soir, relayé par Belga, les spécialistes immobiliers de Trévi constatent que "les maisons unifamiliales agréables et en bon état avec un jardin (maisons de petite taille mais au charme architectural certain) performent nettement mieux que les maisons 'bel étage' de volume habitable identique construites dans les années 60-70". Les experts ont également estimé les plus-values que les propriétaires pourraient réaliser dans les 12 prochains mois: un gain de 5% pour les biens les plus demandés et une moins-value de 5% pour les résidences moins recherchées.
Par ailleurs, Eric Verlinden, administrateur délégué de Trevi, une reprise des prix devrait dès lors se faire sentir en 2008. "Nous constatons déjà actuellement une détente des taux d'intérêt. Je pense que ce sera un phénomène déclencheur d'une hausse des prix immobiliers vers la mi-2008", dit-il. "Les Bourses ont fait de beaux résultats et nombre d'investisseurs pourraient prendre leurs bénéfices et les convertir en investissements immobiliers." Une combinaison qui déboucherait sur des augmentations de prix avoisinant les 5 à 10%.

Lutter contre le travail illégal

Suite à la suppression de la franchise de TVA pour les petites entreprises de construction ayant un chiffre d'affaires de maximum 5.580 EUR, tous les assujettis sans exception doivent, depuis le 1/10, appliquer la TVA au moment de facturer des travaux immobiliers.

Ainsi désormais, toutes les personnes faisant construire ou rénover recevront des factures comprenant la TVA pour la "construction, la transformation, l'achèvement, l'aménagement, la réparation… par exemple, d'une cuisine ou d'une salle de bains". La Confédération Construction se réjouit de cette suppression qu'elle demandait depuis déjà plus de dix ans: "cette mesure est la preuve qu'une lutte concrète contre la concurrence déloyale et le travail illégal est possible. La Confédération souhaite cependant que l'on ne s'arrête pas là. Lutter contre le travail au noir, c'est agir dans l'intérêt des consommateurs, des finances publiques et des entreprises honnêtes!"
Le régime de la franchise qui a été instauré en 1993 permettait aux entreprises ayant un chiffre d'affaires annuel ne dépassant pas 5.580 euros de ne pas facturer de TVA à leurs clients. S'il s'agissait au départ d'une bonne mesure, elle a ouvert la voie à d'importants abus dans le secteur de la construction. Les nombreux avantages du statut d'indépendant "à titre complémentaire" (cotisations sociales réduites, très peu de charges fiscales, peu ou pas d'obligations administratives, cumul avec une activité principale donnant droit à des revenus fixes et à un régime de sécurité sociale intéressant) n'ont pas manqué en effet d'attirer de nombreux irréguliers parvenant ainsi à "légaliser" leurs activités.
 L'augmentation du nombre d'indépendants dans le secteur de la construction a en effet été très importante ces dernières années. De récents chiffres de l'Inasti font état d'une hausse de 3% en 2006, soit presque le double de celle constatée pour l'économie globale! De plus, en 2006, un indépendant sur quatre avait le statut d'indépendant à titre complémentaire (cette proportion n'était que de 1 sur 5 en 2000).
Pour la Confédération Construction, il faut néanmoins aller plus loin, en prenant d'autres mesures pour que  plan d'action global de lutte contre le travail illégal dans la construction soit transposé en mesures concrètes et structurelles. Pour la confédération, il importe ainsi d'adapter sans plus tarder le statut de l’indépendant à titre complémentaire (qui, quoi et période maximale de trois ans). Les autorités ne devraient pas non plus octroyer de primes ou d'avantages fiscaux si le demandeur ne présente pas de factures émanant d'un entrepreneur enregistré.

Moins d'habitations neuves

Les dernières statistiques du service public fédéral économie dévoilent une chute du nombre de demandes de permis de bâtir pour des habitations neuves entre janvier et mai 2007.

Selon les chiffres du SPF Economie (Direction générale Statistiques) pour les 6 premiers mois de l'année 2007, l’indice désaisonnalisé du nombre de demandes de permis de bâtir pour des logements neufs destinés à des ménages privés, serait en baisse de 8,8%. Les maisons unifamiliales afficheraient une baisse de 9,2% et les appartements de 13,4%. Le volume de la construction neuve non résidentielle diminue lui aussi de 1,2%.
Côté rénovation de bâtiments résidentiels, on observe une tendance inverse avec une hausse de 1,9% des permis octroyés.
Si l'on compare les trois premiers mois de l'année et les trois suivants, on constate que le nombre de nouveaux logements diminue en Flandre et à Bruxelles mais se maintient en Wallonie. De même pour les appartements, les nouveaux bâtiments chutent au nord et dans la capitale, mais augmentent au sud du pays. Concernant les bâtiments non résidentiels neufs, la tendance est inverse, avec une augmentation en Flandre et une chute en Wallonie et à Bruxelles.

Plus d'infos: www.statbel.fgov.be

L'énergie photovoltaïque progresse en Wallonie

(24/09/07) André Antoine a rendu public sa proposition de décret modifiant le mécanisme des certificats verts en Wallonie. Il envisage également la création d'une prime en 2008 de 3500 € pour les particuliers qui installeraient un système photovoltaïque chez eux.

Le Ministre wallon en charge de l'énergie a en effet présenté ce lundi 17 septembre à la commission parlementaire et à la presse, sa proposition de décret. Parmi les changements annoncés par ce décret, on peut citer :

En parallèle, en ce qui concerne les particuliers, une prime pour l'installations d'un système photovoltaïque devrait voir' le jour en 2008. Celle-ci pourrait s'élever à 3500 euros.

Mais alors qu'au niveau régional, les systèmes photovoltaïques semblent avoir toute l'attention des autorités, dans les communes, on se retrousse également les manches. Ainsi, les 31 communes de l'arrondissement Huy -Waremme montrent l'exemple et se lancent dans l'achat de panneaux photovoltaïques à placer sur leurs bâtiments publics. C'est Braives qui a lancé l'idée. "Nous voulions répondre à un appel à projets du Feder (Fonds européen de développement régional), qui vise les économies d'énergie", a expliqué Pol Guillaume, le bourgmestre de Braives, au journal Le Soir. "Notre réflexion communale va dans ce sens. Mais à notre niveau, on ne pouvait rien faire! Qu'est-ce qu'une commune rurale face à l'Europe?" Braives a donc fait appel au facilitateur de la Région wallonne. Ensemble, ils ont trouvé une solution: s'associer à d'autres communes pour présenter le projet. Et proposer un projet concret : l'achat de panneaux photovoltaïques. Les toitures qui serviront à accueillir ces panneaux ont été méticuleusement choisir de façon à être visibles pour la population. L'objectif étant évidemment de sensibiliser le public à ce type d'énergie. Braives envisage d'ailleurs déjà des pistes à suivre: former un agent par commune pour orienter les citoyens, organiser des actions dans les écoles et les entreprises, créer des cellules itinérantes.

Accès aux métiers de la construction réglementé

(04/09/07) Depuis le 1er septembre, une nouvelle règlementation détermine les compétences que doit maîtriser un entrepreneur pour exercer ses activités.

© Open Architectes
La ministre des Classe moyennes, Sabine Laruelle, et la Confédération Construction ont uni leurs efforts pour moderniser une réglementation d'accès à la profession vieille de 40 ans et devenue obsolète. Les règles à observer ont été rendues plus simples et plus efficaces. L'accent est désormais mis sur les exigences de qualification et sur l'attestation de compétences professionnelles.
Cette avancée réjouit évidemment la Confédération Construction qui souligne: "les techniques et les matériaux ont entraîné l'apparition de nouvelles activités, non encore réglementées. Un grand pas vient ainsi d'être franchi qui ne peut qu'être bénéfique pour l'image du secteur qui ne sera plus entachée par l'incompétence de pseudo 'entrepreneurs-aventuriers'. Seuls pourront encore s'établir ceux qui savent comment gérer leur entreprise et calculer un prix correct. Ils devront prouver qu'ils possèdent les indispensables compétences et connaissances techniques spécifiques au groupe de métiers dans lequel ils entendent s'établir."
Les activités réglementées ont ainsi été rassemblées et réparties en 9 "clusters". Une simplification intéressante pour l'entrepreneur qui exerce diverses activités complémentaires. Il pourra désormais prouver en une seule fois toutes les connaissances nécessaires à l'exercice de ses activités! L'enseignement va également adapter son programme de cours en fonction des nouvelles connaissances nécessaires dans le cadre de l'accès à la profession.

La Confédération Construction a également profité de ses communications de rentrée pour se réjouir que les investissements visant la sécurisation des chantiers de construction contre le vol soient enfin déductible fiscalement. Une mesure utile quand on sait que, d'après une récente enquête, la police fédérale a dénombré près de 4.000 vols ou tentatives d'infractions l'an passé. Soit une hausse de 16% par rapport à l'année précédente! Les pertes sont considérables pour les entrepreneurs: plus de 50 millions d'euros pour les matériels et matériaux volés et 25 millions euros de dommages dus aux actes de vandalisme. Sans compter les pertes économiques engendrées par l'immobilisation du chantier.

Hausse des prix de l’immobilier réduite de moitié

(27/8/07) Les premières statistiques officielles sur les ventes de biens immobiliers en 2007 ont pu être établies à partir des chiffres pour les 6 premiers mois de cette année. Première conclusion: la hausse des prix ralentit!

L’augmentation par rapport à 2006 est de 4,4% pour les terrains à bâtir, de 5,7% pour les habitations, et de 4,8% pour les villas et appartements. En 2006, elle s’élevait à respectivement 8%, 11%, 7,5% et 9,6% par rapport à 2005. La hausse des prix de 2007 s’est donc réduite de moitié comparée à celle de 2006. Cette réduction allant de pair avec une tendance à la baisse du nombre de permis de bâtir (15% de permis de moins pour des bâtiments résidentiels neufs pendant les 4 premiers mois de 2007), pourrait indiquer qu’un refroidissement du marché de l’immobilier commence à se dessiner.

En Flandre-Occidentale et dans le Hainaut, il est encore possible d’acquérir une maison d’habitation à un prix relativement modéré. En revanche, à Bruxelles et dans le Brabant, les prix sont devenus fort élevés. Quant aux terrains à bâtir, ils sont encore abordables dans toute la Wallonie, en particulier dans la province du Luxembourg; en Flandre, c’est le Limbourg qui, à cet égard, se révèle la province la moins chère.

Si l’on examine les prix au niveau communal, il apparaît que la commune belge où les maisons d’habitation sont les plus chères est Woluwé, et celle ou elles sont les moins chères Martelange. En Flandre, ces communes sont respectivement Linkebeek et Mesen, et en Wallonie Lasne et Martelange. Dans la région de Bruxelles-Capitale, les prix sont les plus élevés à Woluwé et les plus bas à Ganshoren.

Source et article complet: http://www.statbel.fgov.be/press/pr104_fr.pdf

Une assistance pour construire en bois

(17/08/07) Bois & Habitat lance un service gratuit d’assistance technique à la construction en bois.

Le bois a de plus en plus la cote dans la construction en Belgique... Mais de nombreux professionnels sont encore insuffisamment informés pour se lancer dans ce type de projet, en tirant parti pleinement de ce matériau naturel. C'est pourquoi, Bois & Habitat met désormais à disposition des particuliers et des professionnels des conseillers spécialisés  qui peuvent apporter des réponses aux questions qu'ils se posent: quelle est l’essence la plus adaptée en fonction de l’utilisation? À quels risques d’attaques le bois est-il exposé? À quelle classe de durabilité naturelle doit-il appartenir? Quelles sont les essences dont les performances mécaniques conviennent? Quid de sa couleur, de sa texture? Est-il disponible? Quel produit à base de bois choisir (lamellé-collé, bois reconstitué, engineered wood, LVL, panneaux contreplaqués, panneaux agglomérés, MDF, OSB…)? Quelles sont les caractéristiques de ces produits ? Pour quelles applications? Dans quelles conditions les utiliser? Quand la préservation d’un bois est-elle nécessaire? Quelle finition appliquer: lasure, peinture, vernis, huile? Quelles références adopter en matière de certification forestière (FSC, PEFC, chaîne de suivi…), de normes (belges, européennes, internationales…) et de documents techniques (STS, ATG, NIT…)? Comment adapter le cahier des charges à l’ouvrage? Qu’est-ce qui est essentiel? Qu’est-ce qui est accessoire? Quelles garanties est-il possible de fournir au maître d’ouvrage?

Pour apporter ces informations,  deux conseillers, Patricia Lechien (architecte) et Emmanuel Defays (ingénieur), seront disponibles à partir du 20 août au 081/32.19.20 et par e-mail : info@bois-habitat.com. Il est également envisageable d’organiser des visites sur le terrain ou des consultation sur rendez-vous. Le service est gratuit et proposé dans le cadre du programme Interreg III France-Wallonie-Flandre (Projet transfrontalier Eurowood) / Avec le soutien du Fond Européen de Développement Régional (FEDER).

Des propriétaires trop gourmands

(13/07/07) Pour le premier semestre de 2007, le prix de vente effectif des biens immobiliers en Belgique était en moyenne inférieur de 11% au prix initialement demandé par le propriétaire! 

Voilà le constat qui ressort d’une analyse des données émanant des agences immobilières Belges de l’organisation internationale Century 21. En effet, le prix moyen de mise en vente en agence d’un bien immobilier (maisons et appartements) était, au premier semestre, de 192.751 euros, alors que le prix moyen de vente était de 171 618 euros.

Selon Century 21, les prix de l’immobilier en Belgique ont augmenté de 55% ces 3 dernières années. Le marché s’étant normalisé fin 2006-début 2007, l’écart s’est creusé entre les attentes élevées des propriétaires-vendeurs et les moyens financiers des acquéreurs potentiels. C’est entre autre la raison pour laquelle actuellement le délai de vente des logements en Belgique s’allonge : dans le courant du  premier semestre de 2007 il fallait compter plus de 3 mois pour trouver un acquéreur.

Première conséquence de cette hausse des prix de l'immobilier:  le nombre de transactions immobilières est en baisse. Selon Century 21, au cours du premier trimestre 2007, on constate une baisse de 16,5% du nombre de prêts hypothécaires par rapport à 2006. Ceci est en partie aussi du à la hausse des taux d’intérêt. A ce propos il est cependant important de noter que les taux d’intérêts sont actuellement encore très bas si l’on compare avec ceux d’il y a 10 ans. Autre conséquence des prix élevé: les biens immobiliers se situant dans une catégorie de prix plus élevée -supérieure à 350 000 euros- se vendent actuellement plus difficilement.

Mais Century 21 ne se veut pas alarmiste et parle de "régularisation automatique du marché". Pour Mathieu Verwilghen, General Manager de Century 21 Benelux, "si les hausses de prix faramineuses de ces dernières années sont obsolètes, le nombre de transactions immobilières reste stable et les biens immobiliers situés dans classe de prix entre 150 000 euros et 170 000 euros restent très recherchés. Malgré la légère hausse des prêts hypothécaires le marché de l’immobilier se porte bien."

Le secteur de la construction ralentit

(15/06/07) La confédération construction a rendu public son baromètre 2006. Conclusion: le secteur atterrit, mais en douceur... La faute, notamment, au repli de la demande de logements.

Les chiffres de la comptabilité nationale, indiquent que la construction a progressé de 7,6% pour l'ensemble de l'année 2006, soit deux fois et demi plus rapidement que la moyenne globale de l'économie  nationale (+3%). Mais ces chiffres montrent également que la croissance de la construction s'est ralentie au cours du second semestre. Et la tendance semble se confirmer au premier trimestre 2007. Dans ce contexte, les entrepreneurs sont partagés dans leurs prévisions sur l’emploi, les uns jugeant probable une croissance des effectifs, les autres tablant sur une réduction. S’ils ne sont généralement pas trop pessimistes en termes d'emploi, les entrepreneurs donnent toutefois une appréciation globalement plus défavorable quant à l'évolution des prix.

Deux des raisons du ralentissement de la croissance sont certainement: le recul des investissements publics et le repli de la demande de logements. Ce dernier est lié à la structure de l'évolution, en deux temps, de la demande de nouveaux logements en 2006. D’une part, pendant le premier semestre de l’année, une nouvelle progression du nombre de nouveaux logements autorisés a été enregistrée, ce qui porte à 60.700 unités (un record) le nombre de logements autorisés en 2006 (+3,5%).  D’autre part, au cours du second semestre, la demande de logements neufs a clairement amorcé un mouvement de repli que l'on attendait d'ailleurs en Belgique comme dans le reste de l'Europe, en raison de la hausse des taux hypothécaire et de l’augmentation du coût des matériaux enregistrées en 2006. Ce repli, qui a fait passer la demande annuelle d'un maximum de 62.100 unités à 59.913 en janvier de cette année (derniers chiffres disponibles) a logiquement entraîné une diminution de la durée d'activité assurée par le carnet de commande des entreprises. Le volume d'activité assuré par les entreprises de gros œuvre a ainsi perdu quelques 5% à la charnière des années 2006-2007.
Il faut aussi tenir compte de la conjoncture plus favorable pour la construction de bâtiments non-résidentiels. La hausse du volume des nouveaux bâtiments autorisés en 2006 (+6,5%) montre que l’évolution positive n’a pas fléchi en fin d'année et qu’elle reste fondée sur un environnement économique caractérisé par une forte utilisation des capacités de production des entreprises, ce qui est de bon augure. Il faut toutefois souligner que ce marché, où le nombre de chantiers reste limité (4.500 nouveaux bâtiments autorisés en 2006), est largement influencé par certains grands projets.

De manière globale, la situation conjoncturelle de la construction est assez conforme aux attendes des spécialistes, à savoir que le potentiel de croissance de la construction s'épuise. Ce constat largement commenté pour ce qui concerne la construction neuve, où le non-résidentiel n'a pas la capacité de prendre le relais du résidentiel comme moteur de la croissance, vaut également, dans une moindre mesure, pour les travaux de rénovation nécessitant un permis de bâtir. Les derniers chiffres disponibles pour la rénovation indiquent en effet que ce segment a davantage tendance à stagner, voire même à régresser, qu'à poursuivre sa progression.

Bref, le secteur de la construction est en train de subir, selon la confédération, un "atterrissage en douceur". Le secteur conserve en effet un important volume de travaux à effectuer et le recul de la demande observé sur l'un de ses plus importants marchés (la construction de nouveaux logements) ne s'apparente pas à un effondrement. Ceci explique d’ailleurs pourquoi, les entrepreneurs, pour l’ensemble du secteur, restent confiants au point que ceux qui envisagent une croissance de leurs effectifs sont plus nombreux que ceux qui s’attendent à une diminution.

La situation est toutefois plus nuancée pour les entreprises prises individuellement. Ainsi par exemple, le volume total des nouveaux bâtiments non résidentiels autorisés progresse surtout en Flandre et, comme en Wallonie du reste, cette progression résulte exclusivement d'une augmentation de la taille moyenne des bâtiments. Le nombre de nouveaux bâtiments est en effet en baisse, ce qui entraîne bien évidemment une augmentation de la pression concurrentielle sur ce segment d'activité.

La situation inverse caractérise le logement. Les chiffres les plus récents indiquent que la Wallonie, et davantage encore Bruxelles, connaissent une augmentation du nombre de nouveaux logements autorisés. Cette augmentation reste toutefois insuffisante pour compenser la baisse qui perdure en Flandre où se situent deux tiers des nouveaux logements.

Des prix de l'immobilier toujours plus hauts

(04/05/07)  Stadim vient de rendre public ses chiffres annuels concernant l'immobilier via sa traditionnelle publication en collaboration avec De Tijd et l'Echo. Bilan: une nouvelle hausse des prix en 2006 pour les unifamiliales (+11%), les appartements (+10%) et les terrains à bâtir (+7%).

Sur le segment des maisons unifamiliales, une hausse de 13% a été enregistrée en Wallonie,  par rapport à 2005, avec une valeur moyenne de 170.000 euros, de 11%  à Bruxelles avec 380.000 euros, et de 10% en Flandre avec 225.000 euros. Si on considère les 5 dernières, la Flandre et la Wallonie ont connu une hausse de 63% et Bruxelles de 118%. Au niveau national, les prix ont en moyenne doublé par rapport à 1998, triplé depuis 1991, quintuplé depuis 1984 et... été multiplié par 14 depuis 1973!

Par rapport à 2005, l'arrondissement de Mouscron a connu la plus grande hausse (21%), suivi d'Arlon (20%), Waremme (+18%), Alost, Ypres et Louvain (+16%). Les hausses les plus faibles ont été enregistrées à Tongres (+6%), Philippeville (+7%) et Maaseik (+9%).

En ce qui concerne les appartements, les prix ont grimpé de 12% en Wallonie pour atteindre une moyenne de 139.000 euros, de 10% à Bruxelles avec 197.500 euros et de 10% en Flandre avec 182.500 euros.

Par rapport à 2005, les hausses les plus fortes se situent à Courtrai (+23%), Namur (+21%) et Audenarde (+20%). Les augmentations sont par contre très limitées à Tournai et Charleroi (+3%), Saint-Nicolas (+4%) et à Bruges ainsi que sur la partie orientale de la Côte (+5%).

Enfin, pour les terrains à bâtir, on a enregistré une hausse de 9% en 2006 en Wallonie (61 euros/m²) et de 10% en Flandre (175 euros/m²). Bruxelles, qui ne dispose quasi plus de terrains à vendre, stagne à 365 euros/m².

Par rapport à 2005, Waremme (+37%) et Furnes (+33%) font les bonds les plus importants. Les terrains à Bruges, par contre, n'augmente que de 5% et Courtrai et Bruxelles stagne.

Le Grand guide de l'immobilier fait aussi le point sur le chiffre d'affaires réalisé sur le marché de l'immobilier secondaire (biens vendus sous droits d'enregistrement). Ce dernier a progressé de plus de 8% en 2006 pour atteindre les 29.25 millions d'euros. Une croissance qui est surtout due aux 6 premiers mois de l'année puisqu'une stagnation a été observée par la suite. La Flandre, en léger recul, a dans ce chiffre d'affaire une part de 62,4%. La Wallonie représente 22.7% et Bruxelles 14.9%.

Tous les résultats dans l'édition spéciale de l'Echo et du Tijd "Le grand guide de l'immobilier". Infos: www.lecho.be

Pénurie de main d’œuvre qualifiée

(06-04-07). Le manque d’entrepreneurs qualifiés et l’augmentation des coûts de construction constitueraient le risque majeur pour le succès des projets. C'est ce que révèle une étude de KPMG LLP.

L'étude, rendue publique le 22 mars, révèle qu’une pénurie grave d’entrepreneurs qualifiés constitue la barrière principale au développement de nouveaux projets de construction. En outre, compte tenu de l’augmentation significative de la demande en matière de construction prévue pour les cinq années à venir, le problème semble amené à s’intensifier.

Les principaux résultats de l’étude sont les suivants:

- Près de la moitié des personnes interrogées (42 %) se disent inquiètes de la disponibilité d’entrepreneurs qualifiés et de l’augmentation des coûts de la construction, y voyant un risque sérieux pour le succès de projets futurs;
- 75 % des personnes interrogées prévoient un accroissement significatif de la demande pour les cinq prochaines années, alors que 39 % s’attendent à une augmentation substantielle des dépenses liées aux projets de construction;
- La confiance des propriétaires dans l’entrepreneur qu’ils ont choisi semble rester très élevée, avec près de 80 % des propriétaires qui prétendent vouloir poursuivre leur collaboration avec le même entrepreneur lors de leur projet suivant;
- De plus, la livraison dans les délais des projets semble s’être améliorée au cours des dernières années, 84 % des personnes interrogées indiquant que leur dernier projet a été réceptionné à la date prévue. Pour plus d’un tiers des projets (35 %), par contre, le budget prévu a été dépassé;

Richard Whittington, qui est à la tête du département building and construction de KPMG LLP au Royaume-Uni, commente, "La ‘guerre des talents’ est depuis longtemps maintenant un sujet brûlant de l’agenda des conseils d’administration dans le secteur tout entier, de plus en plus de sociétés cherchant à s’attaquer à la pénurie manifeste de travailleurs qualifiés. Il plane néanmoins une menace claire de voir ce nombre limité d’entrepreneurs qualifiés ne plus savoir où donner de la tête, avec le risque de voir les projets livrés hors délais ou hors budget."

L’étude a également soulevé la question des suppositions relatives aux profits réalisés. A ce sujet, les réponses indiquent que les acheteurs de services de construction pensent souvent que des marges bien plus élevées sont réalisées que ce n’est véritablement le cas. En effet, 65% des personnes interrogées avaient le sentiment que l’entrepreneur avait réalisé les bénéfices escomptés, voire plus. Richard Whittington d’expliquer : "on a l’impression que le secteur
de la construction réalise des marges bénéficiaires plus importantes que ce n’est le cas en réalité. Certaines sociétés avec lesquelles nous nous sommes entretenus se disent sceptiques quant aux prix demandés dans la construction, estimant qu’un élément permettant d’accroître la marge a été inclus."

Légères modifications de la loi sur les marchés publics

(22-03-07). Sur proposition du Premier ministre Guy Verhofstadt, le Conseil des ministres a approuvé un projet d'arrêté royal qui, dans l'attente d'une réforme globale, apporte quelques modifications urgentes dans la législation sur les marchés publics. Le projet transpose en droit belge deux directives européennes (92/13/CEE et 2004/17/CE).
Les modifications essentielles portent sur le traitement de l'information des candidats et des soumissionnaires lors de la passation des marchés publics et des marchés dans les secteurs de l'eau, de l'énergie, des transports et des services postaux.

Pour les marchés atteignant les seuils européens, un délai d'attente d'au moins dix jours doit être respecté par l'adjudicateur entre la décision d'attribution d'un marché et la conclusion du marché. Cette disposition a pour but de permettre aux soumissionnaires concernés d'introduire éventuellement un recours en suspension de la décision de l'adjudicateur.

Ce projet d'arrêté royal modifie la loi du 24 décembre 1993 relative aux marchés publics et à certains marchés de travaux, de fournitures et de services, l'arrêté royal du 10 janvier 1996 relatif aux marchés publics de travaux, de fournitures et de services dans les secteurs de l'eau, de l'énergie, des transports et des services postaux et l'arrêté royal du 18 juin 1996 relatif à la mise en concurrence dans le cadre de la Communauté européenne de certains marchés de travaux, de fournitures et de services, dans les secteurs de l'eau, de l'énergie, des transports et des services postaux. Le projet a été approuvé par la Commission des marchés publics.

Un accès à la profession pour les ouvriers

La nouvelle réglementation d'accès à la profession pour les métiers de la construction vient d'être publiée dans le moniteur belge et rentrera en vigueur à partir de septembre 2007.

Cette nouvelle réglementation permettra d'arrêter ceux qui n'ont pas les compétences requises  pour exercer une activité de construction, et qui bien souvent casse leur prix au détriment de la concurrence. Une nouvelle qui réjouit évidemment la Confédération Construction : « Grâce à la modernisation de l'accès à la profession, l'accès devient une garantie de professionnalisme et de qualité pour le consommateur et permettra de renforcer l'image de marque du métier d'entrepreneur », a souligné Robert de Mûelenaere, administrateur délégué lors de la conférence de presse commune organisée par la Confédération, la Ministre Laruelle et le Secrétaire d'Etat Vanquickenborne.
 
Les activités de construction visées sont celles du gros œuvre ; plafonnage, cimentage et pose de chapes ; carrelage, marbre et pierre naturelle ; toiture et étanchéité ; menuiserie et vitrerie ; activités de finition ; installation de chauffage central, climatisation, gaz et sanitaire ; activités électrotechniques ;  et l'  entreprise générale.

Un premier pas contre le travail illégal dans la construction

A partir du 1er avril, les entreprises ou indépendants étrangers travaillant temporairement en Belgique seront obligés de se faire connaître auprès de l'Office National de Sécurité Sociale (ONSS). Cette déclaration, nommée « LIMOSA », et qui peut se faire par voie électronique, a été présentée par le ministre fédéral de l'Emploi, Peter Vanvelthoven. L'objectif : évaluer les lieux et moments où des ressortissants étrangers sont fréquemment employés en Belgique, ce qui permettra à l'inspection sociale de contrôler de façon plus ciblée si les conditions salariales et de travail en vigueur sont respectées. Une nouvelle qui réjouit la Confédération de la construction.

Une enquête récente menée parmi ses entreprises affiliées, confirme en effet que plus de 2 entreprises sur 3 sont confrontées  à des offres et des prix anormalement bas venant d'entreprises étrangères ou d'intermédiaires étrangers. Par contre ces entreprises qui offrent leur main d'oeuvre en détachement ou les (faux)-indépendants ne respectent pas toujours les lois sociales ou fiscales ni les salaires ou conditions de travail obligatoires en Belgique.

La Confédération de la construction oeuvre depuis longtemps pour une politique efficace contre toutes les formes de travail au noir et de concurrence déloyale. Dans son plan d'action elle avait déjà souligné l'importance d'un enregistrement de toutes les entreprises étrangères et des indépendants offrant leurs services aux maîtres d'ouvrages mais aussi aux entreprises de construction belges. L'obligation d'information préalable par le système d'enregistrement et d'information LIMOSA va dans ce sens car elle permettra de lutter contre toutes les formes de fraude, dumping social et de concurrence déloyale qu'un connaît actuellement.

« L'enregistrement et l'obligation d'information LIMOSA est donc un premier grand pas en avant dans une lutte efficace contre le travail clandestin, explique la Confédération. Les instruments sont là; il suffit maintenant à l'inspection sociale de les utiliser et d'appliquer les sanctions prévues. Mais cette lutte doit aller plus loin et la Confédération déplore que de nouveau le travail au noir chez le particulier dans le domaine résidentiel reste en dehors de cette nouvelle obligation. En effet le maître d'ouvrage particulier échappe à cette obligation de contrôler si l'entreprise étrangère ou l'indépendant étranger qui exécute les travaux de construction offre des prix anormalement bas ou ne paie pas ses ouvriers suivant les barèmes salariaux applicable en Belgique. Pourtant personne n’est sans ignorer qu'un très grand circuit de travail au noir existe dans le secteur de la construction résidentielle».

Du fer dans la construction des cathédrales

Les constructeurs de cathédrales utilisaient des renforts métalliques pour consolider, parfois même dès la conception, leurs édifices de pierre, ont affirmé mardi des chercheurs du Commissariat à l'énergie atomique français. «Des quantités massives de fer ont été utilisées dans la construction des cathédrales dès le 13ème siècle, peut-être avant», a indiqué Philippe Dillmann, chercheur au laboratoire Pierre Süe.

Contrairement à ce que bon nombre de visiteurs pensaient, le chercheur a expliqué que les tirants qui relient des colonnes dans les cathédrales de Soissons (02) ou de Beauvais (60), ne sont pas des ajouts datant du 19ème siècle.

Grâce à des analyses par microsonde pour trouver les impuretés contenues dans le fer, les scientifiques ont conclu que les tirants en fer du bras sud du transept de la cathédrale de Soissons avaient été intégrés dès la construction de cette partie du bâtiment, à la fin du 13ème siècle.

«Ce résultat change complètement la vision que l'on avait de la construction des cathédrales», s’est réjoui Philippe M. Dillmann.

Un manque de 5.000 entrepreneurs!

Selon l'Ordre des Architectes(dans le quotidien flamand "De Morgen" du 20-09-2006), il y aurait un manque de 5000 entrepreneurs dans le secteur de la construction. Un particulier qui met en route un projet de construction, doit attendre d'un an à un an et demi avant que l'entrepreneur commence les travaux et deux ans avant que le projet soit fini. Il y aurait à peu près 40.000 entrepreneurs actifs en Belgique. Ce nombre ne s'accroît pas, en dépit de la forte demande, car la nouvelle génération n'ambitionnerait pas une carrière dans la construction.

Reynaers Aluminium inaugure un bureau de vente en Inde

Reynaers Aluminium, fournisseur européen de premier plan de solutions de construction en aluminium de première qualité, a ouvert une agence à Pune, en Inde (à 170 km de la ville de Bombay). Reynaers Inde présentera les systèmes Reynaers éprouvés de façade et de fenêtres en aluminium auprès des architectes et des sociétés de construction du pays.

Reynaers Inde

Reynaers Inde s’inscrit dans le cadre du groupe international de Reynaers. Siégeant à Duffel (Belgique), l’entreprise dispose d’implantations dans 26 pays du monde entier. Fondée en 1965, Reynaers Aluminium est spécialisée dans la conception et la commercialisation de systèmes en aluminium pour les constructions extérieures (fenêtres, portes, baies coulissantes, murs-rideaux, brise-soleil et vérandas). Son vaste réseau de fabricants d’aluminium lui permet de distribuer les systèmes Reynaers dans la plupart des pays européens, mais aussi dans certains pays d’Asie, du Moyen-Orient et d’Afrique. Reynaers Inde sera dirigé par M. Badal Shah, qui possède déjà une riche expérience sur le marché local de la construction.

Des murs-rideaux adaptés au marché indien

L’Inde constitue actuellement l’un des marchés à la prolifération la plus rapide au monde. La construction y a connu une croissance exponentielle au cours des dernières années, notamment via la réalisation de projets de grande envergure comme des tours de bureaux, des grands espaces de loisirs, des centres commerciaux et autres immeubles d’appartements. Le dénominateur commun de tous ces nouveaux bâtiments réside dans leur façade associant l’aluminium et le verre.
Et M. Frank Goudman, Directeur des exportations de Reynaers Aluminium, de souligner : « Nous considérons le début de nos activités en Inde comme une étape stratégique importante dans la distribution de nos systèmes aluminium haut de gamme à des architectes et des sociétés de construction situés dans cette partie du monde. Nous sommes convaincus que notre gamme de murs-rideaux à ossature unique et à structure vitrée vient à point nommé pour les investisseurs et architectes en quête de solutions de façade conjuguant esthétique raffinée et performances élevées. »

Large gamme de fenêtres, portes et baies coulissantes

Outre les solutions murs-rideaux, Reynaers lance également son offre complète de systèmes de portes et fenêtres éco-énergétiques. La gamme comprend des systèmes dotés ou non d’une isolation thermique qui conviennent parfaitement pour toutes les applications fixes, intérieures et extérieures. Les systèmes coulissants se déclinent également dans de nombreuses variantes.
« Les concepteurs, architectes et entrepreneurs en Inde recherchent des solutions novatrices de première qualité pour donner vie à leurs élans créatifs. La gamme fournie de produits Reynaers répond à leurs besoins. Reynaers apporte 40 années d’expérience sur notre marché », souligne M. Badal Shah, Directeur de Reynaers Inde.

À propos de Reynaers Aluminium

Reynaers Aluminium est un fournisseur européen de premier plan de systèmes en aluminium de haute qualité. L’entreprise est spécialisée dans la conception et la commercialisation de solutions de construction en aluminium (façades, fenêtres, portes, baies coulissantes, vérandas et brise-soleil). Fondée en 1965 et siégeant à Duffel (Belgique), Reynaers Aluminium est implantée dans 26 pays, notamment au Bahreïn, en Belgique, en Chine, en République tchèque, en France, en Allemagne, en Hongrie, en Inde, en Iran, en Irlande, en Italie, en Lettonie, en Lituanie, aux Pays-Bas, en Pologne, en Russie, en Scandinavie, en Slovaquie, en Espagne, en Suisse, en Turquie, en Ukraine et au Royaume-Uni. Fort de 930 collaborateurs, le groupe Reynaers a enregistré un chiffre d’affaires de 210 millions d’euros en 2005, soit 20.800 tonnes de produits en aluminium vendus.

www.reynaers.com

Nouvelle liste de membres ABEE entrepreneurs d'étanchéité de toitures plates

L'asbl ABEE (L'Association Belge des Entrepreneurs d'Etanchéité) vient de publier sa nouvelle liste des membres 2006-2007. La liste présente 190 entrepreneurs d'étanchéité professionnels dans toute la Belgique.

Elle ne mentionne pas uniquement les coordonnées des entreprises, mais également des renseignements concernant l'enregistrement, l'agréation, les matériaux utilisés, la nature des travaux, etc... Vous y trouverez également des adresses utiles de fabricants et fournisseurs des produits utilisés par les entreprises de travaux d'étanchéité. Un exemplaire gratuit est réservé aux architectes, maîtres d'ouvrage publics et privés, aux ingénieurs et aux entrepreneurs.

La liste peut être obtenue au secrétariat de l'ABEE:
ABEE, Rue du Lombard 34-42 à 1000 Bruxelles
Fax: 02 545 58 59
e-mail: greta.horlait@confederatiebouw.be