Construire avec la terre du jardin

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    Un chercheur a réussi à rendre quasiment tous les sols du monde compatibles avec l’impression 3D de bâtiments. Une bonne nouvelle pour l’habitat de demain !

    De plus en plus, le secteur du bâtiment s’intéresse à l’impression 3D pour la construction. Le système est automatisé, fiable et, surtout, très rapide : les murs d’une maison ne prennent alors que quelques jours pour être construits… ce qui permettrait d’améliorer l’habitat des populations pauvres, par exemple, ou de produire massivement des nouveaux logements. Mais il reste le (gros) problème des matériaux…

    Une construction qui doit être durable

    Le professeur Sarbajit Banerjee, du département de Chimie de l’Université Texas A&M, explique, dans le communiqué de presse publié par l’American Chemical Society où il a présenté ses travaux à l’automne 2020, que si l’impression 3D est en train de transformer le secteur du bâtiment en lui permettant de réduire les déchets, « les matériaux utilisés doivent aussi être durables »(1). Or, dans l’impression 3D classique, ce n’est pas forcément le cas.

    Les matériaux utilisés pour imprimer les maisons sont remplis d’additifs et bien que ce type de construction réduise l’empreinte carbone finale, le professeur a trouvé une technique pour aller encore plus loin… Et qui surtout, permettrait également d’éviter le transport sur de longues distances des matériaux nécessaires… puisqu’il suffira de les prendre sur place.

    Tous les sols pourront être utilisés pour imprimer des maisons

    Avec cette idée de durabilité et de matériaux locaux en tête, le professeur et son équipe ont donc commencé à travailler sur les différents sols possibles. Ils cherchaient une manière de rendre tous les sols, ou presque, compatibles avec l’impression 3D et, surtout, avec les contraintes de cette dernière : résistance aux couches, aux différents systèmes (fenêtres, armature en fer…)

    Ils ont donc ajouté au mix de terre, prélevée dans le jardin d’un collègue pour prouver la faisabilité de leur recherche, un additif, le chlorure d’azanium carboxyméthyle triméthyle (CTAC), qui a en plus l’avantage d’être non toxique et d’origine naturelle. Une technique qui a été un succès, notamment après une étape d’imperméabilisation externe, mais qui reste encore à développer.

    Selon le professeur Sarbajit : « Pour l’instant, le matériau est le mieux adapté aux éléments non structurels comme la façade d’un bâtiment. Mais l’équipe s’efforce d’optimiser sa boite à outils chimiques afin de produire des matériaux plus solides qui peuvent circuler dans des imprimantes 3D géantes tout en gardant le contrôle sur l’empreinte carbone de cette technologie ».

    • Créé le .

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