Plus de 1 Belge sur 3* est pessimiste quant à l'avenir de son quartier

Plus de 1 Belge sur 3* est pessimiste quant à l'avenir de son quartier

Pour 41 % des jeunes, le "Stop au béton" va faire reculer la qualité de vie

Mercredi 21 février 2018 — Une bonne partie de la population belge, surtout de moins de 34 ans, envisage de façon assez sombre l'évolution de la qualité de vie dans son quartier. Pour les jeunes, qui ne sont généralement pas encore propriétaires, l'idée que les logements soient demain plus petits et plus proches les uns des autres, avec des noyaux d'habitat plus denses, est une perspective peu réjouissante. Alors que l'objectif premier de la mesure consiste justement à améliorer la viabilité des quartiers, le "Stop au béton annoncé par les autorités wallonnes pour 2050, accentue ce pessimisme. 1 Belge 5 n'en comprend pas bien le sens, la portée ni les opportunités pour la qualité de vie dans les prochaines années. Il est donc urgent d'informer la population.

D'après l'étude de Reynaers Aluminium, il semble que 1 personne 4 ne soit actuellement pas satisfaite de la qualité de vie et du logement dans son quartier, qui aurait régressé selon 1 sur 3. De nombreux Belges (38 %) craignent que ce soit deviennent aussi leur cas à l'avenir, 2 fois plus au nord du pays (46 %) qu'au sud (23 %) !

On notera en particulier que plus d'un tiers des gens, et 40 % de ceux ayant moins de 34 ans, considèrent que le "Stop au béton" est l'une des principales raisons justifiant leur pessimisme quant à l'avenir de leur cadre de vie. Cela dit, la population belge est nettement plus préoccupée par le coût élevé de l'énergie et les problèmes de mobilité (respectivement 84 et 80 %), la disparition des espaces verts (78 %) et la hausse du prix de l'immobilier (72 %), qui auront des conséquences sur la qualité de leur milieu de vie.

"Il y a un paradoxe entre la peur du "Stop au béton" et la préoccupation se rapportant aux espaces verts, à la mobilité, aux coûts de l'énergie et du logement. Car ce sont autant d'aspects auxquels le "Stop au béton" veut s'attaquer. Plus d'un tiers des Belges pensent qu'il ne permettra cependant pas d'améliorer la viabilité des noyaux d'habitat ni la qualité de vie des gens. Il est donc urgent de mieux informer et sensibiliser", explique Bert Geerinckx, directeur général de Reynaers Aluminium Belux.

Les jeunes divisés entre ville et campagne

La jeune génération n'abandonne pas si facilement son rêve de maison avec jardin à la campagne. Une moitié de jeunes classe la quiétude parmi les 3 principaux facteurs contribuant à un environnement de vie de qualité et se dit préoccupée par la pénurie de terrains à bâtir. Ils sont encore plus nombreux (près de 2 sur 3) à craindre à l'avenir une diminution de la surface habitable et une certaine promiscuité avec les voisins. Pour eux, la maison idéale est toujours située en dehors des noyaux urbains ou ruraux, même s'ils se rendent compte que ce projet leur sera peut-être inaccessible.

De nombreux jeunes Belges (44 %) considèrent toutefois avec réalisme les avantages d'habiter en ville. Pour ce groupe, une mobilité plus aisée est un critère plus important qu'un environnement verdoyant.

"Grâce aux normes plus sévères d'habitat et d'isolation des fenêtres, portes et toitures, la qualité des matériaux de construction et donc des bâtiments continue d'augmenter. Ceci diminue les désagréments dus à la densification de l'habitat et a un effet positif sur la consommation d'énergie et son coût", explique Bert Geerinckx.

Près de la moitié des Belges est globalement satisfaite des mesures prises par les autorités pour améliorer la qualité de vie, mais davantage par celles prises par leur municipalité que par le gouvernement fédéral ou régional (52 contre 44,5 %). Cela signifie aussi, par conséquent, qu'une bonne partie de la population (plus d'un tiers) souhaite que les autorités consacrent plus d'efforts pour améliorer la qualité de vie dans les quartiers et l'état des logements. Cela passe par une augmentation de l'offre immobilière, la stimulation de formes alternatives d'habitat (comme les logements kangourous), la promotion du logement en ville, les normes d'urbanisation et d'architecture, et le "Stop au béton".

1 personne sur 3 estime néanmoins ne pas avoir assez d'influence sur la politique menée et regrette que ses doléances ne soient pas assez entendues.

*Enquête exécutée en ligne par le bureau d'études iVox pour le compte de Reynaers Aluminium auprès de 1000 personnes, choisies représentativement en fonction de leur âge, langue, sexe et diplôme. La marge d'erreur maximale de l'enquête s'élève à 3,02 %.

www.reynaers.be

 

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