La ferme abattoir, une premiere en urban farming a grande echelle dans une grande ville

© www.melvinkobe.com pour BIGH

Avec l’installation de la Ferme Urbaine Abattoir sur la toiture du Foodmet sur le site de l’abattoir à Anderlecht, la société BIGH a réalisé une première mondiale dans le domaine de l’urban farming avec aquaponie. Grâce aux membranes d’étanchéité du fabricant belge Derbigum, l’ensemble est parfaitement étanche.

La construction en 2013 d’une nouvelle halle alimentaire sur le site de l’abattoir à Anderlecht était le début d’un grand projet de développement : le Masterplan Abattoir 2030. Cet ambitieux projet de rénovation urbaine prévoyait la revalorisation totale du site de l’abattoir dans le quartier de Cureghem, situé à Anderlecht. Ce projet se fera en plusieurs phases ; il a commencé avec la construction de la nouvelle halle alimentaire : le Foodmet.

Le Foodmet : le circuit de distribution court par excellence

Ouverte en 2015, la halle compte environ 45 magasins au total, tous situés au rez-de-chaussée et uniquement destinés à la vente de produits alimentaires : légumes, fruits, poisson et naturellement viande fraîche. Sur les boucheries déjà présentes dans la halle de viande de l’abattoir, 17 ont ouvert un point de vente permanent dans la nouvelle halle. Ainsi, elles peuvent également profiter de toutes les facilités que le Foodmet offre telles que frigos, sanitaires, télécommunication, etc. Grâce aux bouchers présents dans la halle, le consommateur a directement accès à de la viande en provenance d’animaux abattus sur place. Un bel exemple d’un circuit de distribution court !

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Abattoir sa, le propriétaire du site de l’abattoir a eu l’occasion d’étendre davantage cette philosophie grâce à un subside FEDER (Fonds européen de développement régional) pour l’installation d’une ferme urbaine. La toiture du Foodmet étant un endroit rêvé pour “l’urban farming”, la culture de légumes et autres dans un environnement urbain ; ce subside a été utilisé pour le renforcement de la toiture.

Afin de mener à bien ce projet d’agriculture urbaine, Abattoir sa a cherché une entreprise possédant la connaissance nécessaire en la matière. C’est finalement la société BIGH sca avec laquelle ils se sont engagés en 2015.

Une grande partie de la toiture du Foodmet, environ 4.000 m², a été réservée à la ferme urbaine avec un jardin de 2.000 m² et une serre de 2.000 m² pour élever des poissons et cultiver des légumes et des herbes aromatiques : une première européenne. En plus, un restaurant avec terrasse sera prochainement ouvert sur la toiture.

La toiture utilisée à 100%

En aménageant la toiture comme ferme urbaine, celle-ci est entièrement mise à profit. La serre de 2.000 m² - qui abritera l’élevage du poisson (le bar rayé) et la culture des tomates, des herbes aromatiques et des micro-pousses - récupérera la chaleur résiduelle du bâtiment ainsi que les émissions de CO2 des systèmes techniques de la ferme. En plus, un recyclage complet de l’eau de pluie est prévu. Ainsi, la perte d’énergie et l’empreinte écologique du bâtiment sont optimisées selon le principe de l’économie circulaire.

Tout ce qui est produit sur la toiture est destiné à la consommation locale, soit via le restaurant sur la toiture, soit via des comptoirs de produits locaux et restaurateurs bruxellois triés sur le volet.

Un projet à défis

Installer un tel projet “d’urban farming” n’était pas sans défi. Le premier grand défi était la construction de la ferme sur la toiture d’un bâtiment existant. Bâtiment, qui plus est, abritait une activité très sensible car sous la toiture se trouvent les frigos du marché de la viande où ont lieu le découpage et le stockage ; et aussi tout autour de ces frigos, une multitude d’installations techniques. Une fuite quelconque pendant les travaux devait être évitée à tout prix car cela signifiait que la viande dans le local sous-jacent aurait pu être déclassée pour la consommation humaine.

Une méthode de travail très spécifique devait, dès lors, être développée avec les services techniques de Derbigum. Ainsi, sur la toiture existante, une nouvelle couche en Derbicoat® HP et une nouvelle étanchéité finale en Derbigum® GC 4 mm ont été installées. Sur celles-ci, une nouvelle couche de béton a été coulée pour y construire la serre. Une technique uniquement possible grâce aux membranes Derbigum GC, spécialement conçues à cette fin et offrant une plus grande résistance que les membranes d’étanchéité classiques.

Les parties de la toiture encore visibles après la construction de la serre ont été revêtues avec la membrane d’étanchéité végétale Derbipure®. Ce roofing blanc réfléchissant à base végétale de chez Derbigum cadrait parfaitement dans la philosophie Cradle-to-Cradle de BIGH. Depuis son développement, le Derbipure a, en effet, obtenu la certification Cradle-to-Cradle.

BIGH a mis tous les moyens en œuvre afin de travailler dans des circonstances idéales pendant toute la durée du chantier et ainsi, mener tout le chantier vers le succès. La société d’étanchéité DSB a pris en charge toute la mise en œuvre de l’étanchéité pour une exécution parfaite de la toiture. Pour Willy Coenen, CEO de DSB, cela a été un chantier exceptionnel : “l’exécution de ces travaux de toiture était un travail très spécifique et minutieux. En plus, le chantier était très compliqué à cause de la présence de tous les corps de métier qui devaient réaliser leur part du projet. Heureusement, la communication entre notre responsable de projet, Mohamed Dada, l’entreprise de construction générale Goes et BIGH s’est déroulée à merveille.”

Le deuxième défi consistait dans le projet lui-même : jusqu’à présent, nulle part au monde, une unité d’aquaponie de cette ampleur n’avait été installée sur un bâtiment existant en activité. Ainsi, les installations existantes pour la gestion de l’énergie, de l’eau et autres, devaient être intégrées dans l’équipement installé sur la toiture. Il en était de même pour la récupération complète des émissions de CO2. Afin de relever ce défi très spécifique, le maître d’ouvrage BIGH a étudié, de manière très approfondie, les différentes techniques existantes et a agi en conséquence, en tant que véritable chef d’orchestre, afin de gérer et d’optimiser les connaissances des différents acteurs réunis pour obtenir un résultat optimal. Steven Beckers, fondateur et administrateur de BIGH : “le résultat final correspond entièrement à nos attentes, quand même très spécifiques. Et, je dois dire, le suivi et l’expertise de Derbigum ont démontré, avec ce projet, leur excellence. Ils sont vraiment allés jusqu’au bout pour nous aider à trouver la bonne solution à nos attentes. Car, n’oublions pas, tout ceci a été fait en 7 mois ! Un véritable challenge en soi vu la complexité du chantier : équipes de toute l’Europe, entreprise sociale, construction bâtiment, construction serre, aquaculture et horticulture.”

C’est quoi l’aquaponie ?

L’aquaponie combine l’élevage de poissons avec la culture de légumes dans un circuit d’eau fermé. Dans cette technique, les excréments des poissons sont utilisés comme alimentation pour les plantes. Ces dernières filtrent, à leur tour, l’eau qui est réutilisée dans l’élevage des poissons.

Le plus important dans l’aquaponie est une bonne symbiose entre l’élevage des poissons et la culture des légumes. En effet, l’équilibre parfait doit être trouvé entre les deux pour qu’aussi bien les plantes que les poissons aient une quantité suffisante d’aliments. Pour transformer les excréments des poissons en aliments pour les plantes, des bactéries non dangereuses sont utilisées.

Le système est très facile à utiliser dans un environnement urbain car il n’y a pas ou très peu de terre qui est utilisée. Dans ce cas-ci, les légumes sont cultivés dans des sacs contenant un mélange de tourbe et de fibre de coco (hydro culture), une solution unique proposée par la société Greenyard. Pour un résultat durable et naturel, des micro-organismes de la société Koppert Biological Systems sont utilisés. Les bacs de poissons et de légumes peuvent ainsi être disposés sur une surface très réduite, voire l’un au-dessus de l’autre.

En plus, l’aquaponie a une empreinte écologique très réduite : il n’y a pas ou très peu de terre qui est utilisée, très peu d’eau (elle est réutilisée), pas d’agents chimiques, pas d’antibiotiques et pas de pesticides. D’ailleurs, l’utilisation de ces derniers n’est pas possible car le système d’aquaponie travaille avec des micro-organismes qui ne tolèrent pas les produits chimiques. Il y a donc uniquement des produits issus de la lutte biologique intégrée comme des insectes etc. qui sont utilisés. Ajoutons à cela l’enracinement local de cette agriculture urbaine qui limite très fortement l’émission de CO2 provenant du transport et du stockage. D’autre part, avec l’aquaponie, la surpêche et l’abus d’utilisation d’engrais sont totalement évités.

Qui est BIGH?

La société BIGH a été lancée en 2016 et développe des fermes urbaines avec aquaponie intégrée selon les principes de l’économie circulaire. Afin de réaliser cet objectif, BIGH construit des serres, principalement sur les toitures des grands bâtiments situés en ville. Ces serres permettent de réaliser des cultures de légumes et l’élevage du poisson destinés à la consommation pour les habitants de ces villes.

Le développement de ces unités de production en ville et sur les toits offre de grands avantages :

  • Diminution de la consommation énergétique grâce à la récupération de l’énergie dans l’environnement de la ferme
  • Diminution de l’empreinte écologique du bâtiment
  • Valorisation du patrimoine immobilier
  • Développement de la biodiversité en ville
  • Augmentation de l’attractivité du site
  • Augmentation de la qualité des produits en magasin
  • Diminution du transport des produits
  • Transparence de la production alimentaire pour le public
  • Sensibilisation sur une alimentation saine et locale d’une production durable

Avec la réalisation de cette ferme urbaine, BIGH montre que “l’urban farming” dans une grande ville peut aller de pair avec le développement urbain, tout en donnant un bel exemple d’économie circulaire. Après la Ferme Abattoir à Anderlecht, ce concept sera répété dans d’autres communes bruxelloises, d’autres villes belges voire d’autres pays.

www.derbigum.com

derbigum green house ful 2

©Derbigum

 

Adresses

Belgique
Mediaxel
Chaussée d'Alsemberg 842
BE - 1180 Bruxelles
+32 (0)2 772 40 47
+32 (0)2 771 98 01 (fax)

France
MMG SAS
55 avenue Marceau
FR - 75116 Paris

Contact

Secretariat : Pascale Cloots

Publicité : Bea Buyse

+32 (0)477 77 93 68

Redacteur en chef : Nicolas Houyoux

Social : Vincent de Puydt

MediaXel sprl - © 2018
Editeur responsable : Philippe Maters, Chaussée d'Alsemberg 842, BE-1180 Bruxelles