La brique dans le ventre devient plus verte

 La brique dans le ventre devient plus verte

Pourtant construire écologiquement reste souvent trop cher

La moitié des Belges considère qu’il est de la responsabilité de chacun d’adapter son cadre de vie à la problématique du climat. 4 sur 10 pensent même que tout le monde devrait vivre dans un espace plus petit. Voilà ce qu’il ressort d’une enquête représentative réalisée par iVox dans le cadre de BATIBOUW(1), qui a ouvert ses portes ce matin aux professionnels du secteur. A partir de samedi, et jusqu’au dimanche 3 mars, le grand public sera également le bienvenu à Brussels Expo.

Une habitation écologique, volontiers !

55% des Belges sont convaincus que le changement climatique nécessite d’apporter quelques modifications à leur habitation dans un avenir proche. Le même pourcentage a fait en sorte que leur maison soit aussi respectueuse de l’environnement et économe en énergie que possible après (re)construction. 1 Belge sur 3 trouve irresponsable de construire une nouvelle maison. Parmi le groupe de (re)constructeurs, seul un sur trois déclare que les matériaux durables et économes en énergie sont indispensables, quel que soit le prix (31%) ou l’apparence (33%). Le principal avantage d’une maison respectueuse de l’environnement ou économe en énergie est l’aspect financier offert par une faible consommation d’énergie. 39% considèrent cela comme l’avantage principal et 74% le classent parmi les 3 premières priorités, avec un climat intérieur sain et le confort de la maison.

Pourtant les motifs financiers semblent aussi peser dans la balance. 2 Belges sur 3 qui n’ont pas réalisé de construction écologique ont déclaré trouver cela trop cher. En outre, 4 Belges sur 10 déclarent être intéressés par les méthodes de construction durable, mais pas si cela augmente le prix de leur maison ou si cela a un impact sur l’esthétique de celle-ci. Lorsqu’on demande à certains (re)constructeurs pourquoi ils ne veilleraient pas à ce que leur maison devienne aussi écologique que possible, 6 sur 10, répondent qu’en plus du prix élevé, ils n’y ont tout simplement pas pensé ; 4 sur 10 disent que leur architecte ne leur a jamais conseillé.

« Nous sommes heureux d’apprendre que la moitié des Belges tiennent déjà compte du climat lorsqu’ils construisent ou rénovent. Mais cela signifie bien sûr qu'il reste en encore 50% à convaincre. Et nous en sommes bien entendu conscients en tant qu'organisateur de BATIBOUW. Deux des thèmes de BATIBOUW cette année ont un lien avec le climat », explique Marie Franck, porte-parole du salon. « Avec le thème Smart Building, nous expliquons certaines tendances en matière de construction intelligente et écologique. L'économie circulaire, qui a également un impact sur le secteur de la construction, en est un bon exemple. De plus, avec le thème New way of living, nous répondons à l’évolution des modes de vie, auquel nous n’échappons plus en raison des problèmes de mobilité, du manque d’espace et du coût croissant de la vie et de l’habitat », ajoute Marie Franck.

 Au-delà du consommateur, c’est tout le secteur de la construction qui est sensible aux problèmes climatiques

Le secteur de la construction lui-même assume ses responsabilités et propose un certain nombre de mesures qui devraient rendre les émissions d’énergie des maisons et des bâtiments plus durables. L'une de ces mesures est une norme plus ambitieuse en matière de rénovation de 2,5% des logements existants au lieu des 0,6% pour les logements en cours de rénovation. De plus, la numérisation du secteur permettrait de réduire les coûts de construction. Le consommateur qui construit aurait ainsi 10 à 15% de coûts en moins.(2)

La question du climat fera l’objet de discussions approfondies au salon lors d’un débat sur l’impact écologique du secteur de la construction, qui aura lieu le jeudi 21 février à 14 heures. Quelques membres du panel, dont Georgios Maillis, Bouwmeester de Charleroi, Catherine de Wolf, chercheuse au Smart Living Lab à Fribourg, Jean-Christophe Vanderhaeghen, directeur général de la Confédération Construction Bruxelles-Capitale et Aubry Lefebvre, administrateur délégué Thomas & Piron répondront à des questions pertinentes.

Le public sera invité à participer au débat de manière interactive. Avec son smartphone, chacun pourra donner son avis sur un certain nombre d’affirmations mais également poser des questions aux participants à la table ronde.

Une maison de rêve versus la réalité

1 Belge sur 6 qualifie son habitation actuelle comme étant l’habitation de ses rêves et deux fois plus de Belges pensent qu’ils vivront un jour dans l’habitation de leurs rêves. Pour 8 personnes sur 10, cette habitation est une maison et pour 4 personnes sur 10, elle se trouve à la campagne. Malgré les coûts et les efforts supplémentaires que cela impliquerait, 6 personnes sur 10 préféreraient construire elles-mêmes ou acheter un nouveau bâtiment construit spécialement selon leurs souhaits.

La maison de rêve des Belges reste cependant loin de l’idéal écologique : les Belges rêvent d’une maison individuelle à la campagne, chaleureuse, agréablement meublée et dont ils sont propriétaires. Seulement 21% considèrent la ville comme un environnement idéal pour l’habitation de leurs rêves. Le logement peut être simple, mais est de préférence confortable. La maison idéale est neutre en énergie pour 8 Belges sur 10 et dispose de panneaux solaires pour 4 Belges sur 10. La moitié des Belges ne croient pas qu'il leur sera un jour possible de vivre dans la maison de leurs rêves. 31% pensent qu'il s'agit d'une possibilité réaliste.

En réalité, 68% des Belges sont actuellement propriétaires de leur logement : 1 sur 3 d’une maison individuelle, 1 sur 4 d’une maison mitoyenne et 14% dans un immeuble. 1 sur 4 vit dans un appartement ou un loft. 21% louent la propriété où ils résident actuellement. 9% vivent avec des amis, des parents ou de la famille.

Respecter son budget est important pour 50% des Belges quand ils achètent et rénovent, même s'ils ne reçoivent pas tout ce qu'ils veulent. Nous sommes donc assez stricts dans ce domaine pour les professionnels : 2 Belges sur 3 pensent que le contractant ne doit certainement pas dépasser le budget. Les Belges qui construisent eux-mêmes leur maison indiquent dépenser en moyenne 205 533 euros, sans compter le prix d'achat du terrain. Quiconque qui achète une propriété paye en moyenne 241 360 euros, tandis que les rénovateurs indiquent que les coûts pour une rénovation sont en moyenne de 78 633 euros.

Le Belge n'est pas un rat de ville

1 Belge sur 4 disant ne pas vivre en ville, indique que la vie citadine lui plairait. Les raisons principales sont que tout y est proche, qu'il y a toujours quelque chose à faire et qu'il existe de meilleures connexions pour les trajets quotidiens. En revanche, 6 citadins sur 10 déclarent vouloir vraiment quitter la ville. 2 personnes sur 10 l'envisagent à court ou à long terme. Les Wallons souhaiteraient deux fois plus quitter la ville que les Flamands pour des raisons de santé ou d'insécurité.

  • (1) Une étude représentative auprès de 1.000 Belges en collaboration avec iVox
  • (2) Confédération Construction - 'Le secteur est un acteur majeur dans le débat sur le climat' - conférence de presse 6/02/2019

 

  • Créé le .

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