La qualité du béton et du fer expliquent l'étendue des dégâts en Haïti
Haïti dévasté – les architectes appelés à la mobilisation et à la solidarité
Herzog & de Meuron accompagnent l'agglomération du Grand Lyon vers un urbanisme du 21e siècle
La Commission d’Enquête rend un avis favorable au projet urbain des Halles
Perrault à la tête du pavillon français
2020 : 50% de l’électricité du Danemark viendra du vent
La durable attitude de Copenhague
Barcelone à la reconquête de ses montagnes
Kazuyo Seijima sera la commissaire de la 12ème biennale internationale d’architecture de Venise
World Architecture Festival 2009
Premiers bureaux à la norme BREEAM
Nouvel éclat pour la Villa della Rocca
Une œuvre d'art pour isoler les façades de bâtiments
La maison de Gandhi bientôt transformée en musée
Le ministre de la Culture russe contre un gratte-ciel Gazprom
Jean Sarkozy bientôt à la tête de l’Epad ?
Louise Cox (UIA) : "L'énergie de l'architecte face aux crises planétaires"
Zaha Hadid, lauréate du Praemium Imperiale 2009
Concours européen d'architecture Schindler Award 2010
Le Moulin Rouge fait peau neuve
Les architectes italiens de l’Aquila lancent un appel à leurs confrères
Nouveaux règlements d’éco-conception en Europe
La maison Ennis de Frank Lloyd Wright est à vendre
Des architectes de renom au secours d’une revue
"Une ville verticale» à Marseille"
Le musée Guggenheim de New York va avoir 50 ans
Lord Richard Rogers victime du "fait du Prince"
Décès de Pierre Paulin, designer seventies
Le « Spiderman » français arrêté en Australie
Concours de la ville la plus efficace en Allemagne
1 architecte sur 6 serait au chômage en Europe
Prix Prince des Asturies des Arts pour Norman Foster
La maison d'Ingmar Bergman en vente chez Christie's
Un tunnel pourrait permettre à la Bolivie d'accéder à la mer
Six architectes de renom préselectionnés pour l'île Seguin
Les architectes européens réclament des projets de qualité
Nicolas Sarkozy : "Nous allons faire le Grand Paris en 10 ans"
Nouvelle mobilisation mondiale pour l'efficacité énergétique des bâtiments
Le prince Charles contre Richard Rogers
Chine: la Grande Muraille beaucoup plus grande qu'estimé
Coup d'envoi de la Ligue des Champions Énergies Renouvelables
Le banc Tuyomyo conçu par Frank Gehry, une des vedettes du salon du meuble de Milan 2009
Les tours de Ground Zero verront-elles le jour avant 30 ans?
Lorsque la Tour Eiffel était une plate-forme expérimentale
Chronique d'une poubelle américaine extraordinaire
Le prince Charles contre un projet architectural du Qatar à Londres
L’empire State Building, un gratte-ciel bientôt exemplaire
New-York: La “Freedom Tower” s’appellera finalement “One World Trade Center”

La mauvaise qualité du béton et celle du fer explique l'étendue des dégâts du séisme, ont indiqué lundi à l'AFP deux experts français de l'ONG Architectes de l'urgence, après avoir étudié pendant trois jours une trentaine de grands bâtiments publics de Port-au-Prince.
Lundi 19 janvier, les deux architectes de l'urgence se sont rendus à la centrale électrique de la capitale, une construction profondément ébranlée, dont les employés ont peur de reprendre le travail sans l'avis de spécialistes. L'analyse a déterminé que la centrale ne présentait pas de risques majeur, et que le travail pouvait reprendre.
De même, alors que l'approvisionnement de la capitale en fuel devient chaque jour plus problématique les architectes ont expertisé le siège de Total qui a été durement touché. Quelques travaux de renforcement permettraient de réhabiliter les parties dangereuses tout en reprenant le travail dans la partie moins touchée. Une proposition a été également faite de poser des bureaux provisoires type modulaires dans la cour pour pouvoir continuer l'approvisionnement des stations de la ville.
Auparavant, les deux experts ont visité le lycée français de la ville. "C'est un bâtiment très bien construit, il n'y a aucun problème et nous avons donné notre feu vert pour qu'on y installe un hôpital de campagne" a expliqué à l'AFP Patrick Coulombel, président des Architectes de l'urgence.
"Nous avons aussi effectué une expertise de l'hôpital du centre de diagnostic des traitements intégrés (CDTI) et avons remarqué que ce bâtiment souffrait d'un défaut de conception en raison d'ouvertures trop nombreuses au rez-de-chaussée" explique de son côté l'architecte Serge Guno. "On a conseillé de fermer les chambres, mais comme les chirurgiens ont absolument besoin des blocs opératoires au rez-de-chaussée, on a donné notre feu vert, mais avec d'importantes précautions. Notre hantise, ce sont les répliques" ajoute M. Guno.
La mauvaise qualité du béton et du fer est désignée comme la principale responsable de la fragilité de tous les bâtiments visités, qu'ils se soient effondrés ou fissurés.
"Les fers étaient mous, on pouvait les tordre à la main, et ils étaient lisses alors qu'un bon fer à béton est strié. Quant au béton, la proportion de ciment est mal dosée, sans parler de la mauvaise qualité des agrégats" affirme Patrick Coulombel.
"Pour faire des économies, on utilise un mauvais acier, on rogne sur le ciment, et puis le béton, c'est très technique, compliqué, et il manque ici des personnes capables de mettre en oeuvre un béton de qualité", ajoute-t-il.
Il faut éviter les bâtiments longs, dit-il encore, et réfléchir à la forme des constructions.
Une pyramide ne tombe pas, souligne l'expert, mais "les gens n'ont pas forcément envie d'habiter une pyramide". Quelque 60% des bâtiments d'Haïti ne respectent pas les normes, estiment les deux spécialistes.
Le lieu de construction est aussi important, estime M. Guno, qui exerce dans l'île française de Martinique. "Les Haïtiens ne sont pas les seuls à faire des erreurs, en Martinique, le collège Dillon 2 a été construit il y a 18 ans sur une faille" précise-t-il.
La Biennale d’Architecture de Venise compte parmi les plus prestigieuses manifestations de l’architecture mondiale, à la fois pour les professionnels de l’architecture, des plus grands noms à la jeune garde créative, tant pour les critiques et journalistes, que pour les amateurs et les acteurs de l’économie de l’architecture, les maîtres d’ouvrage privés et publics et les décideurs politiques.
Cette année, le Luxembourg participera pour la quatrième fois à ce rendez-vous incontournable de l’architecture.
Dans ce cadre, le Ministère de la Culture [Luxembourg] à commissionné la Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie afin d’organiser la contribution luxembourgeoise à la Biennale d’Architecture de Venise 2010. A l’occasion de cette douzième édition de cette manifestation, la Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie lance un appel à projets ouvert (architecture et autres disciplines) en vue de définir la thématique de la participation nationale en réponse au thème général de la Biennale, ainsi que pour en assumer la production.
La Biennale d’Architecture de Venise aura lieu du 29 août au 21 novembre 2010. Le thème général sera annoncé fin janvier par la directrice de cette édition, l’architecte japonaise Kazuyo Sejima, qui entend souligner l’idée de dialogue entre le créateur et son public.
L’appel à projets est ouvert aux personnes de nationalité luxembourgeoise ou autre, résidantes ou travaillant au Grand-Duché de Luxembourg (architecture et autres disciplines).
La date limite pour le dépôt des propositions est fixée au 28 février 2010. Un comité d’experts avec participation internationale sélectionnera le projet d’exposition à réaliser.
Les formulaires ainsi que toutes les informations utiles à la constitution des dossiers de candidature sont disponibles à l’adresse suivante :
http://www.fondarch.lu
Date limite de la réception des dossiers : le 28 février 2010
Le sort s’acharne à nouveau sur Haïti, dévasté par un tremblement de terre de magnitude 7 qui s’est produit avant-hier, peu après 17 h, causant l'effondrement de plusieurs édifices de la capitale haïtienne, dont le palais présidentiel et le siège de la mission de l'ONU.
L'hôtel Montana, l'un des établissements hôteliers les plus réputés du pays, a lui aussi été détruit. Des maisons, des édifices publics (hôpitaux, écoles, etc.) se sont également écroulés. Architectes de l’urgence envoie sur place une équipe de professionnels composée d’experts français des Antilles et du Canada. Ils ont pour mission l'évaluation technique des dommages pour la sécurité des populations et pour offrir de l’aide aux victimes.
Avant que cette catastrophe ne survienne, le 13 décembre dernier, la section canadienne d’Architectes de l’urgence avait entamé sa première mission en Haïti en collaboration avec la Ville de Montréal, alors que se rendaient à Port-au-Prince les architectes québécois Jean Laberge (Ville de Montréal), Jean-Paul Boudreau et Claude Robert (Jodoin Lamarre Pratte architectes). Il s’agissait tout d’abord de réaliser une étude de faisabilité et un avant-projet architectural visant la réhabilitation de l’ancien Hôtel Simbi Continental en logements et l’aménagement du site environnant. Il y a fort à parier que ce bâtiment, qui abritait déjà quelque trois cents familles (sans eau, ni électricité), ait subi le même sort que la plupart des autres édifices et, il va sans dire que cette zone désaffectée et la mission qui se dessinait viennent de prendre un tout autre tournant et une autre envergure.
Le président et fondateur d’Architectes de l’urgence en France, monsieur Patrick Coulombel, de même que l’architecte québécois Jean-Paul Boudreau, un membre de la section canadienne d’Architectes de l’urgence, tentent actuellement de se rendre à Port-au-Prince pour évaluer la situation et voir à la sécurisation des bâtiments affectés avec leurs collègues et le maire de Port-au-Prince, tous rencontrés en décembre dernier. L’objectif, dans un second temps, est d’établir rapidement et sur une base permanente, une cellule d’intervention d’Architectes de l’urgence en Haïti pour y accueillir, au cours des prochains mois, les équipes qui entreprendront et réaliseront la mission de reconstruction. « Cessons d’étudier la situation et de faire des rapports, il est temps de passer à l’action. Ce que la population demande et a besoin, ce sont de lieux pour se loger et vivre avec un peu de dignité et de façon sécuritaire. Un toit, une table, des chaises, un endroit salubre pour vivre et dormir, une toilette, une cantine et puis, une école pour les enfants » a commenté Jean- Paul Boudreau en entrevue radiophonique ce matin.
Les architectes de partout dans le monde sont appelés à se mobiliser pour oeuvrer au plus important chantier sur terre pour une population qui en a grandement besoin. Ce chantier vise à construire ou reconstruire de nouvelles infrastructures et des bâtiments selon des méthodes et avec des matériaux appropriés en cette zone sismique, dépourvue de ressources. Les professionnels déployés sur place transmettront leur savoir-faire aux populations locales et mettront l’épaule à la roue pour rebâtir des murs et des vies, petit à petit. Dans un contexte démographique où que plus de 65% de la population est âgée de moins de 18 ans, il est urgent d’agir pour offrir aux femmes et aux enfants un logis, aussi minimal soit-il. Les bâtiments et infrastructures destinés aux services publics tels que les soins de santé, de nourriture et d’éducation sont au même rang, tous aussi essentiels et urgents.
Les architectes mobilisés collaboreront avec les autres ONG en arrimant leurs actions avec le gouvernement haïtien puis, avec les professionnels locaux en bâtiment (architectes, ingénieurs etc.). Des équipes seront appelées à travailler et à se relayer au cours des cinq prochaines années, sinon plus.
La mission humanitaire d’Architectes de l’urgence en Haïti est préconisée et appuyée par l’Union internationale des architectes (UIA). Architectes de l’urgence invite la communauté à la solidarité pour venir en aide à cette population marquée du sceau de la destruction, de la peine et la misère. Pour ce faire, les architectes et ingénieurs canadiens, de même que toutes les personnes sensibles au sort de cette population sont invitées à transmettre leurs dons en argent pour la reconstruction d’Haïti. Les canadiens peuvent faire parvenir un don en allant sur le site www.architectes-urgence.caou en envoyant un chèque par la poste à Architectes de l’urgence Canada, 1825, boul. René-Lévesque Ouest, Montréal (Québec) H3H 1R4. Le président et fondateur de la section canadienne d’Architectes de l’urgence, monsieur Bernard McNamara demande aux architectes et ingénieurs en bâtiment canadiens de signifier leur intérêt et leur disponibilité à faire partie de la mission en Haïti en écrivant à cgiard@architectes-urgence.ca. Des rencontres d’information seront organisées au cours des prochaines semaines afin de planifier et organiser la présence du siège d’Architectes de l’urgence en Haïti et son action humanitaire à court, moyen et à plus long terme.
Pierre de Meuron (Herzog & de Meuron) a présenté avec le maire de Lyon, également président de l'agglomération du Grand Lyon, Gérard Collomb, le plan d'aménagement de la 2e phase du projet urbain du site de la Confluence.
Alors que, seulement 7 ans après son lancement, la première phase du site emblématique de Lyon accueille ses premiers habitants, la seconde phase, confiée en juin 2009 à l'agence Herzog & de Meuron associée au paysagiste Michel Desvigne, vient d'être présentée à l'occasion d'une rencontre "Défis de ville", série coproduite par la Cité de l'architecture et le Groupe Moniteur.
"C'est le cœur de Lyon qui attend de se développer avec ce projet" explique Gérard Collomb. Lors du concours, l'élu se souvient être resté un peu sur sa faim. Mais le projet disposait déjà d'atouts qui ne demandaient qu'à être exploités dans une relation maître d'ouvrage, maître d'œuvre. "Nous avons eu une réelle chance. Celle de pouvoir travailler avec un homme politique qui est également urbaniste" raconte à ce sujet Pierre de Meuron. Ainsi est né ce projet dont la vocation est avant tout de donner les grandes orientations urbanistiques du site.
La ville du 21e siècle
Si pour Gérard Collomb, "ce quartier préfigurera ce que sera la ville du 21e siècle", le projet s'inscrit dans l'histoire de la ville. C'est d'ailleurs le départ des activités industrielles et notamment du Marché d'Intérêt National (MIN) qui a mis en exergue l'enjeu d'une situation urbaine et suscité ce projet.
Pour Gérard Collomb, il représente une formidable opportunité d'écrire "un chapitre significatif de l'histoire urbanistique de la ville". "Ce qu'il y a de formidable dans ce projet, c'est qu'en puisant dans nos racines, il nous permet de faire que la ville se reconstruise sur elle-même" explique le sénateur-maire.
Des caractéristiques urbaines distinctes
Concrètement, ce projet urbain présente deux zones complémentaires et de caractère radicalement distincts : le Quartier du marché (dense et d'usage mixte qui complète le tissu urbain de Lyon sur la presqu'île) et le Champ, un espace à prédominance verte. Une séquence de ponts et boulevards, appelée la Transversale, connecte La Confluence au delà des deux cours d'eau avec le reste de Lyon.
Pour les concepteurs, le développement de cette pointe sud de la presqu'île est l'occasion de transformer l'image de la ville. Deux tours jumelles d'usage mixte ont même été posées symboliquement par l'architecte, en attendant que les conditions économiques soient réunies, la mairie privilégiant le développement du quartier de la Part Dieu.
"Au-delà du développement d'un nouveau quartier, il s'agit de proposer une vision pour La Confluence qui redéfinisse l'image de Lyon. Un nouveau chapitre dans l'histoire naturelle et urbaine de Lyon se doit d'être écrit" affirme Pierre de Meuron.
A l’issue d’un processus de 6 mois de consultation du public et d’analyse approfondie du projet depuis juin 2009, la commission d’experts en charge des 5 enquêtes publiques conjointes sur le projet des Halles a rendu aujourd’hui son rapport à la Préfecture de Paris, lequel conclut à un avis favorable sur l’ensemble des enquêtes.
Les avis favorables émis ont été assortis de 3 réserves :
• La première porte sur la place René Cassin et rejoint dans ses conclusions le vote du Conseil de Paris d’avril dernier à ce sujet : la commission reconnaît que la configuration actuelle de la place « s’avère incompatible avec le projet de jardin de plain-pied » et demande qu’un lieu convivial « à l’abri des grands flux du jardin » et conservant la sculpture en place soit reconstitué.
Enfin, la démolition du jardin Lalanne est admise par la Commission qui prend en considération « les solutions alternatives avancées par le maître d’ouvrage » et la nécessité de cette démolition pour la mise en œuvre du projet global.
• Les deuxième et troisième réserves, qui sont d’ordre technique, ont été exprimées afin d’assurer une relocalisation de locaux techniques indispensables au fonctionnement de l’hôtel Novotel situé rue Berger, ainsi que le maintien des capacités de son parc de stationnement.
Plusieurs recommandations complètent le rapport de la Commission, portant essentiellement sur :
Bien évidemment, la Ville s’attachera à répondre à chacune de ces attentes légitimes, pour lesquelles des solutions sont à l’étude.
Au cours du processus, le public a pu s’exprimer lors des permanences en mairies d’arrondissement, par courrier, sur les registres mis à disposition, ou encore en réunion publique. La Commission s’est attachée à apporter des réponses précises aux nombreuses questions et observations dont a fait part le public lors de l’enquête.
La Ville se réjouit de l’issue de ces enquêtes conjointes, qui vient valider l’ensemble de la démarche engagée depuis 2002 pour rénover en profondeur le cœur de Paris : Canopée, jardin, et espaces publics rénovés redessineront bientôt le cœur de Paris.
Le Conseil de Paris sera donc appelé à délibérer dans les prochaines semaines afin de lever les réserves émises par la Commission d’Enquête, et les travaux pourront alors véritablement s’engager, dès le printemps pour ce qui concerne les aires de jeux pour enfants.
Une série d’enquêtes complémentaires a lieu actuellement, portant sur le réaménagement du pôle RER Châtelet - Les Halles. Les Parisiens et usagers des Halles sont invités à s’informer et à s’exprimer jusqu’au 29 janvier 2010, en particulier lors de la réunion publique du mercredi 20 janvier 20h au Forum des Images (niveau -3 du Forum des Halles, 2 rue du Cinéma).
L'inauguration lundi 4 janvier de la plus haute tour du monde à Dubaï sera assombrie par les difficultés économiques de l'émirat qui a frôlé la catastrophe financière en novembre dernier.
Avec plus de 800 mètres et 160 étages, Burj Dubai reste le symbole de la croissance démesurée de Dubaï
L'émirat s'est endetté exagérément pour financer ses projets pharaoniques. Il se trouve maintenant engagé est dans un processus délicat de renégociation de sa dette et fait face à une crise aiguë de l'immobilier. Certains avaient même prédit la faillite de l'émirat lorsqu'il avait demandé un moratoire sur la dette du conglomérat public Dubai World le 25 novembre, mais les milieux économiques se montrent désormais plus sereins.
Plus confiants qu'il y a un mois
"Nous sommes beaucoup plus confiants au sujet de Dubaï, après le soutien apporté par Abou Dhabi et le plan global de restructuration (de Dubai World) que nous ne l'étions il y a un mois", affirme Mahdi Mattar, directeur des recherches au groupe Shuaa Capital. "L'affaire de la dette n'est pas aussi mauvaise que les marchés l'avaient craint", ajoute-t-il. Dubaï avait été sauvé in extremis le 14 décembre par Abou Dhabi, l'émirat le plus riche de la fédération des Emirats arabes unis, qui lui avait apporté une aide de 10 milliards de dollars grâce à laquelle Dubai World a pu honorer une dette de 4,1 milliards de dollars de son géant immobilier Nakheel. Le groupe a entamé fin décembre de difficiles négociations avec ses créanciers sur le rééchelonnement de sa dette de 22 milliards de dollars.
Plus de 100 milliards de dette publique
Selon un économiste qui a requis l'anonymat, Dubaï devrait vendre certains de ses avoirs à l'étranger dans l'immobilier pour pouvoir se sortir d'affaire, mais ne devrait pas toucher à ses investissements "stratégiques" comme le géant portuaire DP World ou la compagnie Emirates Airlines.
L'émirat de Dubaï, dont les ressources en pétrole ont tari, se retrouve aujourd'hui avec une dette publique de plus de 100 milliards de dollars, selon les estimations. A Dubaï, où les expatriés constituent près de 90% de la population, "50% des gens sont employés dans l'immobilier et la construction", explique Saud Masud, directeur des recherches pour le Proche-Orient au groupe bancaire UBS AG. En l'absence de données officielles, il estime à environ 8% en 2009 la baisse de la population en raison de la crise et de la perte d'emplois, et s'attend à une nouvelle baisse de 2% en 2010.
Villas et immeubles vides
"Les prix des maisons ont baissé de 50% au cours des 12 derniers mois et je m'attends à ce qu'ils baissent encore de 30%", affirme Saud Masud. "L'offre excède déjà de loin la demande, et quelque 40.000 unités résidentielles devaient arriver sur le marché au cours de cette période", ajoute-t-il.
Dans le même temps, "la construction dans les projets a baissé d'environ 80% par rapport à l'an dernier, et les grands projets ont été reportés sine die", indique-t-il. "Si les investisseurs ne paient pas les promoteurs, ces derniers vont à leur tour avoir des difficultés pour payer les entrepreneurs", résume Saud Masud. Les villas et les immeubles vides font déjà partie du paysage de Dubaï, et l'incertitude règne quant à l'avenir des projets de construction de nouvelles îles artificielles au large de la ville. Mais Dubaï "ne va pas être rayé de la carte. La ville a une infrastructure unique au Proche-Orient, c'est un centre financier et touristique régional. Le véritable défi est de voir comment elle pourra s'en sortir en diversifiant l'économie", estime l'analyste. Un sentiment partagé par Mahdi Mattar: "les affaires vont continuer à Dubaï, et le tourisme va se poursuivre. Avec les prix qui baissent, il deviendra même à la portée d'un plus grand nombre".
Le commissaire du pavillon français lors de la Biennale internationale d'architecture de Venise en 2010 sera l'architecte Dominique Perrault, sur le thème *Metropolis*
Ce thème a été retenu mercredi par le président de la République, de façon à explorer la question du Grand Paris mais aussi des métropoles régionales en pleine métamorphose telles que Lyon, Bordeaux, Lille ou Marseille. Le directeur général de la 12e Mostra d'architecture de Venise, désigné le 9 novembre dernier en Italie, sera pour la première fois une directrice. Kazuyo Sejima, de l'agence japonaise Sanaa, souhaite que la manifestation soit "un forum actif d'échanges d'idées".
Au large des côtes de Copenhague, une ferme éolienne se dresse en face d’une centrale thermique. La ferme de Middelgrunden est une des illustrations du virage pris par le Danemark au début des années 1970.
Près de trente ans plus tard, 20% de l’électricité produite dans le pays vient des éoliennes, et il alimente un réseau électrique qui fait fonctionner des trains internationaux, régionaux, un métro et des voitures électriques dans un pays de 5,5 millions d’habitants. En 2020, 50% de l’électricité sera produite par les éoliennes.
20 % de l'électricité danoise est produite par des éoliennes, sur terre et en mer. Une énergie nouvelle qui a généré quelque 20 000 emplois fixes en plus de tous ceux liés à la construction de ces équipements. Autre pilier de la politique danoise, 60 % des logements sont alimentés par un réseau de chauffage urbain. Coopératives privées ou municipales, ces sociétés de chauffage urbain emploient de plus en plus l'incinération de déchets, le bois, la paille et le biogaz.
Et le gouvernement a pris des mesures drastiques pour inciter les Danois à un usage raisonnable de l'énergie, comme l'obligation des propriétaires de se raccorder au chauffage urbain quand il existe, l'interdiction du chauffage électrique dans les maisons neuves, la taxation du pétrole et autres énergies fossiles, ou encore une campagne d'isolation et des subventions pour les professionnels et les particuliers.
Municipalité pionnière
Mais des communes vont au-delà des prescriptions de l'Etat, comme Egedal, à une trentaine de kilomètres de Copenhague. En 2003, le conseil municipal a décidé de devenir une municipalité pionnière en matière d'économies d'énergie et a affecté une zone urbaine, Stenlose Sud, pour des constructions basse énergie. Ce projet ambitieux de construction de 750 bâtiments à basse énergie est aujourd'hui à mi-parcours. Les maisons construites entre 2003 et 2009 répondent aux exigences de la classe 2 dans le référentiel danois, soit une consommation de 50 kWh/m².an pour le chauffage, le rafraîchissement, la ventilation, l'eau chaude sanitaire, l'éclairage. Un niveau qui devrait être rendu obligatoire dans tout le Danemark d'ici un an. Le conseil municipal de Egedal a franchi récemment une nouvelle étape en décidant que toutes des constructions futures dans la commune seront construites selon la classe 1, soit 35 kWh/m².an, à l'exception toutefois des maisons familiales simples. Les constructions de ce nouveau quartier sont volontairement de conception conventionnelle pour répondre aux attentes de la classe moyenne : une isolation renforcée (200 mm de laine minérale aux murs, 400 mm en toiture et 350 mm au sol) revêtue d'un parement en briques pour les façades, de grandes fenêtres équipées de double ou triple vitrage, une VMC double flux permettant de récupérer 95 % de la chaleur, PVC interdit en menuiseries et bois traité sans créosote, récupération des eaux pluviales pour les toilettes et le lavage du linge, système de contrôle des consommations d'énergie. Des tests d'étanchéité à l'air et de localisation des ponts thermiques sont réalisés sur toutes les maisons. Résultat : un surcoût estimé de 5 à 10 %, soit environ 135 euros/m², mais un budget de chauffage de 800 euros par an, à comparer aux 2000 euros/an d'une maison classique. Les économies d'énergie compensent le supplément d'intérêts d'emprunt. « La plupart des habitants de ce quartier, qui se disaient peu conscients des problèmes environnementaux avant de s'y installer, se sont découvert un intérêt nouveau pour les questions d'énergie et comparent aujourd'hui leur consommation avec leurs voisins », note Sune Kirkegaard Rotne, chef de projet sur le site pour la municipalité.
Le Vitra Design Museum, institution privée située en Allemagne près de Bâle et dédiée au mobilier contemporain, fête ses 20 ans d’existence. L’occasion de revenir sur l’histoire d’un lieu devenu mythique pour avoir su rendre le design accessible au grand public.
En 2008, ils ont été 86.000 à le visiter et 350.000 dans le monde à voir ses expositions. Vingt ans après son inauguration, le Vitra Design Museum, institution culturelle privée consacrée au mobilier contemporain et située en Allemagne près de Bâle, attire toujours autant la foule. Ce succès durable lui vaut d’être aujourd’hui considéré comme "l’un des hauts lieux du design dans le monde". Une vocation qu’il n’avait pas au départ puisqu’il avait été uniquement conçu pour "accueillir des expositions issues de la collection de créations de mobilier industriel réunie par Rolf Fehlbaum, le président de Vitra".
Vitra et le Vitra Design Museum... Un même nom qui suppose une origine commune et pourtant, au final, deux statuts et deux fonctionnements complètement différents. D’un côté, une entreprise qui fabrique et vend du mobilier et, de l’autre, une institution culturelle qui organise des expositions et ayant toujours revendiqué son indépendance. "Il fallait fournir un travail d’information de base sur le design dans de larges couches de la population", explique-t-on chez Vitra. Un souci d’objectivité qui a rapidement conduit Alexander von Vegesack, directeur de Vitra en charge de la programmation du musée, à diversifier le contenu des expositions en l'élargissant notamment à l’architecture .
Depuis le début en effet, pas question pour le Vitra Design Museum de se contenter de ses fonds propres, aussi riches soient-ils. L’endroit accueille ainsi des expositions variées - plus d’une quarantaine s’y sont déjà déroulées -, tantôt thématiques, tantôt monographiques sur de grands noms du design et de l’architecture comme Ron Arad, Isamu Noguchi, Franck Lloyd Wright ou encore Joe Colombo. Des expositions qui ont d’ailleurs été amenées à voyager partout dans le monde, à l’image de celle consacrée à Le Corbusier en 2007-2008. Chacune d’entre elles est l’occasion de présenter les nouvelles tendances en matière de design. La toute dernière, celle consacrée aux frères Campana, illustre par exemple le rapprochement entre le design et l’art, phénomène récurrent observé au cours de ces dernières années.
Outre les expositions, le musée organise également des ateliers, des conférences, des colloques, et des visites guidées. Des animations variées qui ont, pour la plupart, une vocation pédagogique. Ainsi, chaque année, le musée accueille en son sein près de 3.000 enfants et adolescents. Un travail que poursuit également Vitra de son côté. Depuis 2007, l’entreprise allemande édite en effet ses classiques à l’échelle 1:6, de petites miniatures qui sont aujourd’hui devenues "des objets éducatifs utilisés à la fois pour l’enseignement et la formation".
Le Vitra Design Museum est également connu pour posséder "l’une des plus importantes collections de design mobilier moderne, du début du XIXe siècle à nos jours". "Ses points forts, explique-t-on chez Vitra, sont les premiers meubles en bois courbés fabriqués industriellement, les créations des architectes viennois, les expérimentations de Gerrit Rietveld, les meubles en acier tubulaire des années 1920 et 1930, l’évolution du design en Amérique ainsi que des objets-clés du design scandinave et italien et les créations actuelles".
Sans surprise, on y retrouve tous les grands noms du design : Le Corbusier et sa "Chaise Longue", Charles Eames et sa chaise "RAR", George Nelson et sa "Coconut Chair", Vermer Panton et ses "Panton Chair" ou encore Saarinen avec la "TulipChair"... Des créations éditées par Vitra, certes, mais qui ont toutes incontestablement marqué l’histoire du design. Un musée qui mérite également d'être visité pour le bâtiment lui-même, conçu par l'architecte californien Frank Gehry et pour son environnement : un parc architectural où sont implantés les édifices de Zaha Hadid, de Tadao And? et d'Álvaro Siza.
L’Union internationale des architectes (UIA) organise une série d’événements en faveur de la construction durable dans le cadre de la Conférence de l’ONU sur le changement climatique de Copenhague, du 7 au 18 décembre 2009.
Observateur officiel de la Conférence sur le changement climatique de l’ONU (COP 15), l’Union internationale des architectes, représentée par sa présidente Louise Cox, lancera le message et le projet de conception architecturale durable aux cours des manifestations prévues. Y participeront également des architectes de renommée internationale et des experts de la construction écologique et de l’efficacité en matière de ressources.
L’industrie de la construction est responsable de 40% de la consommation totale d’énergie du monde industrialisé, de 50% de l'usage de matériaux et de la production de 60% des déchets dans le monde. Le changement des habitudes vers une conception plus responsable est une chance extraordinaire et sans précèdent de lutter contre les changements climatiques. Aujourd’hui, il est évident que les énergies nouvelles et les technologies avancées ne peuvent résoudre nos problèmes. Seules des stratégies de planification et une conception intégrée nous permettront de parvenir à un développement durable synonyme de qualité de vie.
L’UIA à travers ses programmes de travail Architecture pour un avenir durable, avec l’Association des architectes danois, l’Académie royale des Beaux-Arts de Copenhague et VELUX, organise trois autres manifestations pour présenter cette nouvelle approche de Conception durable. Ces événements sont ouverts au public et se dérouleront à l’école d’architecture de l’Académie royale des Beaux-Arts de Copenhague, entre le 7 et le 13 décembre 2009.
Au programme
• Un forum ouvert avec rencontres, débats, films, sur les thèmes des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, les stratégies de recyclage et de revitalisation, l’espace urbain public, l’architecture vernaculaire et les stratégies locales, le logement abordable, la flexibilité et la multifonctionnalité.
• Un atelier international d’étudiants et de jeunes architectes : stratégies durables et écologiques pour les villes de Copenhague et de L’Aquila, avec des étudiants de l’Université technique de Darmstadt, l’université MSA de Münster, la Sapienza de Rome, l’école d’architecturede Nantes et de Copenhague, de jeunes architectes de L’Aquila en Italie, zone sinistrée par un tremblement de terre.
• Une exposition, Architecture et Climat, en lien avec une bibliothèque numérique et des exemples de projets, de films et de textes.
“Je veux effacer l'architecture, c'est ce que j'ai toujours voulu faire et il est improbable que je change jamais d'avis.” (Kengo Kuma)
Après des études d'architecture et d'ingénierie à l'université de Tokyo (diplôme obtenu en 1979) et un an de recherches à l'université de Columbia (1985-1986), Kengo Kuma ouvre, en 1987, un cabinet de design, puis, en 1990, le cabinet d'architecture Kengo Kuma & Associates. Son objectif : opérer une synthèse entre l’architecture orientale et occidentale. L’architecte japonais commence, entre 1986 et 1991, par se pencher sur la notion de chaos pour intégrer au mieux ses bâtiments dans l’urbanisme japonais en pleine mutation. Construit en béton, son immeuble tokyoïte M2 (1989-91) rassemble tous les éléments excessifs du post-modernisme et les réunit en un même lieu.
A partir des années 1990, Kengo Kuma bâtit ses édifices dans des sites ruraux. Sans aucun passéisme, il décide d’abandonner le béton et de réactualiser les techniques traditionnelles sans pour autant céder aux effets de mode. Ses volumes sont de préférence simples et minimaux. Ses toits sont parfois plats (Maison Water/glass), parfois pentus (Musée Hiroshige). Ses murs sont souvent réalisés en lamelles afin de procurer une impression de transparence, de légèreté et d’ouverture.
Selon Kengo Kuma, les architectes ont transformé Tokyo sans avoir pris la peine d’envisager la moindre vision urbanistique. Les bâtiments ont simplement émergé de manière verticale, sur un espace disponible. Allant contre ce mouvement, il estime que le lien avec le site est primordial ; cet aspect lui parait plus important que les seules formes sculpturales qui détruisent les sensations pour le matériau. L’architecture doit se fondre dans l’environnement ; l'observatoire de Kiro-San (1994) et le Kikatami Canal Museum (1994) sont de bons exemples de tentatives d’ « effacement ».
Kengo Kuma accorde généralement la primauté aux matériaux vernaculaires. Il conçoit deux maisons en bambou (l’un des rares bois ne nécessitant aucun façonnage et donc directement exploitable comme matériau de construction), le Musée d’Ando Hiroshige (Bato, 1998-2000 – dans lequel il fait la part au washi, un papier japonais), le Stone Museum (Nasu, 1996-2000), l’immeuble One Ometesando (Tokyo, 2001-03 - constitué d’une succession de lamelles en bois, perpendiculaires à la façade)… A certaines occasions, l’architecte privilégie les matériaux artificiels. En 2002, il implante, dans un quartier très dense de Tokyo, la Plastic House. A travers cette petite maison en plastique translucide, il entend suggérer de nouveaux modes de vie, davantage en phase avec la société japonaise actuelle.
Kengo Kuma a enseigné dans plusieurs universités (il est nommé professeur émérite de l'Université Kei? en 1998) et a remporté une pléthore de prix au Japon ainsi qu’en Europe (Finlande, Italie). Il a aujourd’hui à son actif plusieurs dizaines de réalisations au Japon (maisons, logements, musées, magasins, etc.).
A Marseille, l’équipe menée par l’architecte et urbaniste françois Leclercq vient d’être désignée pour mener le projet d’extension d’Euroméditérrannée. Premiers coups de pioche prévus en 2012.
C’est le projet présenté par l’équipe de l’architecte et urbaniste François Leclercq qui a été retenu vendredi pour définir l’organisation de l’extension du chantier de rénovation urbaine de Marseille, Euroméditérannée. Le jury, avec à sa tête le député Guy Teissier (UMP), président de l’Etablissement public d’aménagement Euroméditérannée (EPAEM), a sélectionné le projet de l’équipe François Leclercq / TER, associés à Rémy Marciano / Jacques Sbriglio et SETEC notamment pour sa «grande attention portée à l’existant».
Fin 2007, l’Etat et les collectivités locales avaient décidé d'étendre le périmètre d’Euroméditerranée vers le nord sur 169 hectares, faisant de cette opération de 480 hectares, le projet de rénovation urbaine le plus important d’Europe. Le montant de l’opération est d’environ quatre milliards d’euros, dont un milliard financés par des fonds publics. L’équipe pluridisciplinaire désignée sera en charge de l’élaboration et de la mise en œuvre du plan guide pour une durée de 9 ans, et de la maîtrise d’œuvre urbaine de la première ZAC.
Le chantier doit commencer d’ici à 2012. Il doit notamment permettre le remplacement de la passerelle de l'A55 qui longe le port par une voie rapide semi-enterrée, et la création d'une corniche piétonnière. Un parc de 14 hectares avec retenue d'eau sera également créé. Le nouveau quartier devrait ainsi voir le jour dans une quinzaine d’années, avec 14.000 logements neufs, quelque 500.000 m2 de bureaux, 100.000 m2 de commerces et 100.000 m2 d'espaces publics. On estime que ce projet sera créateur de 20.000 emplois et attirera 30.000 habitants.
“Devenir une éco-métropole”, telle est l’ambition de la capitale danoise pour les années à venir, indique Klaus Bondham, l’un des sept maires de la ville.
“Le développement durable figure au centre de tous les aspects du développement”, poursuit-il, et “les questions de durabilité ne sont aujourd’hui plus négociables”. Devenir , d’ici à 2015, une ville leader en terme d’utilisation du vélo, avec une part modale de plus de 50 % (actuellement de 30 %), constitue l’un des enjeux. Par ailleurs, Copenhague organisera, en 2009, le sommet mondial de l’ONU sur le changement climatique, dont l’objectif est la définition d’un nouveau protocole se substituant à celui de Kyoto. “La population est très réceptive à ce genre de considération”, précise Klaus Bondham, et est invitée à participer activement à chaque nouveau projet. Après la crise des années 90, la ville se trouve aujourd’hui en pleine croissance, “notamment grâce au second souffle donné par le réaménagement des anciennes zones industrielles”, explique Jean-Pierre Charbonneau, urbaniste, consultant en politiques urbaines et culture l les et conseiller technique de Copenhague.
Le projet urbain des usines Carlsberg en est un exemple majeur. La brasserie, totalement enclavée en centre ville, doit, pour se développer, se délocaliser, libérant ainsi 33 ha. Une stratégie de renouvellement urbain a été lancée en janvier 2006 par Carlsberg A/S Properties,
en étroite collaboration avec les services municipaux, avec, pour ambition, de créer un nouveau centre- ville en plein coeur d’agglomération. Un concours d’idées international a désigné l’équipe danoise Entasis Architects comme lauréat pour la conception du futur quartier, en juin 2007. Plus de 600 000 m2 seront développés dont 240 000 m2 de logements et 360 000 m2 de bureaux, services et équipements publics, avec un important travail sur les circulations, “ADN du futur quartier”, précise Lars Holten Petersen, vice-président de Carlsberg A/S Properties.
“Barcelone, face à ses montagnes et au vert”, telle pourrait être la nouvelle devise du développement urbain de la capitale catalane, explique Oriol Clos, architecte en chef de la ville.
Après le “Barcelone, face à la mer” des années 90, la ville entre dans une nouvelle phase de reconquête, celle de ses collines. La définition d’un nouveau concept urbain de “Vert Stratégique” est en cours sur les quatre grands espaces verts barcelonais: Collserola (les montagnes à l’arrière de la ville ) , Tres Turons (Trois collines), Ciutadella, le parc historique,
et Montjuïc, à l’ ouest du coeur historique. Des lieux jusqu’à présent délaissés et considérés comme “disponibles”, qui subissent de plein fouet la pression foncière et deviennent des lieux de forte spéculation.
L’enjeu consiste à “définir une idée générale, une cohésion” et à “stopper le grignotage de ces espaces verts pour créer de véritables lieux d’urbanité, intégrés dans la ville”, explique l’architecte. Ancien site stratégique militaire, puis carrière de Barcelone, la colline de Montjuïc (400 ha), haute de 170 mètres, a long temps été regardée comme une barrière naturel le au développement de la ville vers l’ ouest . “Avec le développement d’un nouveau quartier à l’ouest de Montjuïc, cet espace a vocation à devenir un parc central”, souligne Oriol Clos. Cet objet, isolé, est voué à devenir le lien entre la ville ancienne et les “derniers” quartiers de la métropole. “Il y a des richesses à Montjuïc”, assure-t-il, “mais il faut y remettre de l ’ ordre”. Reste à décloisonner cette zone et à remédier aux problèmes d’accessibilité...
Est-ce la météo défavorable lors de la dernière inauguration ( mi-septembre 2008) des trombes d’eau s’abattirent sur les festivaliers, qui inclinèrent en faveur des derniers jours d’août pour les trois journées d’inauguration de la XIIe biennale internationale d’architecture?
En tout cas il faudra donc tester Venise en période caniculaire, les 26, 27 et 28 août 2010, pour se faire une idée de cette XIIe biennale version Kazuyo Seijima. Kazuyo Seijima qui aura l’honneur d’être la première femme à diriger la biennale internationale d’architecture de Venise.
Née en 1965, Kazuyo Seijima, est surtout la représentante de la génération des après soixante-huit. Cette génération qui avait 20 ans au milieu des années 80, qui vit l’explosion de la navette Challenger et la chute du mur de Berlin, l’effondrement des deux mythes jusqu’ici invincibles, la technologie toute puissante et l’idéologie politique.
C’est une génération qui ne voue pas un culte à la technologie, mais l’utilise assidûment, juste pour ce qu’elle est. Une génération du “A” privatif : A-politique, A-gnostique dans son écriture, A-régionaliste, et A-pesanteur dans son souci de faire disparaître tout ce qui peut rappeler la moindre contrainte. Génération de l’édulcoré qui ne cherche pas la performance dans sa capacité à construire le plus grand porte à faux, mais la performance dans sa capacité à faire disparaître les limites.
WAF est l’événement annuel international d'architecture qui récompense l'excellence dans un cadre entièrement interactif. Le second WAF a eu lieu à Barcelone du 4 au 6 Novembre 2009.
Il a proposé 3 catégories de pris supplémentaires, permettant aux architectes, architectes d'intérieur et ingénieurs de présenter leurs projets.
Le programme des récompenses constitue l’un des thèmes phare de ce festival. Le Festival a été conçu pour valoriser les tendances architecturales et mettre en exergue les réalisations les plus audacieuses, de toute nationalité et de toute taille. 100 bâtiments ont été retenus au total. Les architectes sélectionnés ont présenté leur travaux durant le festival, devant le jury et le public. Barcelone a été choisie comme lieu pour ce prestigieux événement, en raison de son association de longue date avec l'excellence architecturale, d'Antoni Gaudí à Enric Miralles.

Amanda Levete Architects gagne le prix de l’aménagement intérieur avec le showroom Corian

Upi-2m gagne le prix “Structure” avec le stade de Zagreb

Miralles Tagliabue EMBT gagne le « top future project award” pour un pavillon d’exposition à Shanghai

Peter Rich gagne le “World Building of the Year award” pour le “Mapungubwe Interpretation Centre” en Afrique du Sud.
Qui n'a jamais rêvé lorsqu'il était enfant, de construire une magnifique cabane dans un arbre ?
L'histoire se passe à Crossville, dans l'Etat du Tennessee (USA) où après 15 années de travaux, Horace Burgess a édifié "une cabane" d'une superficie d'environ 1.000 m2 dans un arbre (du chêne blanc) sur 10 étages, ce qui représente tout de même une hauteur de 30 mètres !
Connu sous le nom "Treehouse minister", l'heureux propriétaire affirme détenir la plus grande maison en bois au monde dans les arbres, une certitude d'après lui, puisque personne jusqu'à présent n'a encore contesté cette légitimité.
La structure de cette "immense cabane" a été réalisée entièrement en bois à partir de matériaux de récupération en provenance d'abris, de granges ou encore de garages. L'architecte paysagiste indique avoir dépensé environ 12.000 dollars de ses propres deniers pour l'achat de 258.000 clous !
D'autres matériaux recyclés comme les plaques d'immatriculation, les vitres en plexiglas complètent la structure.
À l'intérieur de l'édifice, on trouve des escaliers en colimaçon, une église, un terrain de basket, d'innombrables salles, couloirs et balcons. Pour son 11e anniversaire de mariage, H. Burgess a même bâti pour sa femme, un clocher.
Au final, il s'agit essentiellement d'un lieu ouvert au public, à condition toutefois qu'ils obéissent à deux règles simples : ne pas fumer et respecter la structure en bois.
Les nouveaux locaux du Cabinet d'architectes "Stride Treglown" situés à Cardiff aux pays de Galles sont devenus le premier site à obtenir le certification BREEAM. Environmental Assessment Method (BREEAM), est l'équivalent des normes environnementales américaines : LEED, australiennes : Green STAR et française : HQE.
Le bâtiment fera appel à divers systèmes durables et économes en énergie afin de réduire son empreinte de carbone. L'objectif à atteindre est de 14.2 kg d'émissions de CO2 par mètre carré, ce qui représente une réduction de 55% des émissions voulues par cette norme de construction.
Le bâtiment utilisera une chaudière à granulés de bois pour chauffer à la fois les locaux et l'eau. Une série de panneaux photovoltaïques permettra de fournir une partie de l'énergie dont l'édifice à besoin.
Les coûts de fonctionnement annuels pour la chaudière biomasse devront être de moins de £ 700 (soit 770 euros).
Outre, une meilleure utilisation de l'énergie, les nouveaux bureaux feront aussi usage de la ventilation naturelle et d'une toiture végétalisée pour réduire la demande en énergie. La consommation d'eau sera également minimisée grâce au recyclage de l'eau grise (sanitaires).
La construction des 500 m2 de bureaux actuellement en cours de réalisation devrait s'achever courant avril 2010.
L'atelier Thierry Roche et Associés est l'heureux lauréat du concours d’architecture du bâtiment Descartes + à énergie positive au sein du nouveau pôle scientifique et technique de la Cité Descartes à Champs-sur-Marne en France.
Dans le cadre du pôle ville, environnement et leur ingénierie d'Université Paris-Est concernant notamment les constructions à basse consommation d’énergie et l'aménagement urbain durable, le bâtiment Descartes + va héberger des équipements de recherche à vocation internationale mis à la disposition d’une dizaine de laboratoires ou organismes. Le bâtiment Descartes + sera labellisé HQE, à Basse Consommation 2005 et à énergie positive.
Dans une démarche transverse alliant énergie, qualité, confort, santé, Thierry Roche et son équipe proposent de créer au cœur de la Cité Descartes une architecture - trait d'union entre les bâtiments existants, intégrée au paysage et à la nature jusque dans son jardin suspendu afin de répondre aux fortes contraintes du concours : équilibre, performance, technologie et bien-être pour ses usagers.
Fermée depuis un an pour cause de travaux, la maison La Roche, conçue par Le Corbusier, vient tout juste de rouvrir ses portes. Restauration des menuiseries, restitution des couleurs et de la mise en lumière... Tout a été fait pour que l’endroit retrouve son éclat d’origine.
Square du Docteur Blanche, à Paris. La maison La Roche, plus communément appelée "Villa della Rocca", se dresse fièrement sur ses pilotis au fond d’une impasse. La maison a été construite en 1924 par Le Corbusier pour son ami amateur d’art Raoul La Roche. Elle n’a d’ailleurs pas été seulement conçue pour abriter une collection de peintures, mais également pour servir d’habitation. Malgré les contraintes de mitoyenneté et la géométrie du terrain - une parcelle petite et étroite - Le Corbusier est parvenu à en faire un véritable "chef d’œuvre d’architecture". En termes de style, la maison marque d’ailleurs un tournant dans la carrière de l’architecte.
Ayant obtenu carte blanche, Le Corbusier en a profité pour y affirmer les principes fondateurs de son architecture : les pilotis, la fenêtre en longueur, le toit-jardin, la façade de verre et le plan libre.La porte d’entrée débouche sur un hall théâtral ouvert sur trois niveaux. Le visiteur y découvre toute la complexité architecturale de la maison dont la particularité est d’être composée de multiples volumes imbriqués les uns dans les autres.
Lors de la restauration, tout l’enjeu a été de retrouver les premières couleurs choisies par Le Corbusier et Raoul La Roche. Pour y parvenir, un long travail de recherches a été nécessaire. Il a, par exemple, fallu qu’une restauratrice spécialisée procède à des prélèvements puis à des analyses de pigments. Une rampe à forte pente, élément récurrent chez Le Corbusier, conduit le visiteur jusqu’à une mezzanine offrant un point de vue imprenable sur la collection de peintures. Elle est prolongée par une bibliothèque, pièce dans laquelle le meuble principal est solidaire de l’architecture.
En ce qui concerne la décoration, la Fondation Le Corbusier a fait le choix de montrer la maison "telle qu’elle était meublée et équipée". Plus tard, l’architecte y rajouta quelques-unes de ses créations : des chaises Thonet revisitées dans la salle à manger, des commodes inspirées des meubles hôpitaux dans la chambre, du mobilier en fer pour le toit-terrasse, une table composée de tubes métalliques nickelés... Bref, le juste nécessaire pour plonger les visiteurs dans l’univers de Raoul La Roche, tout en les laissant apprécier l’œuvre de Le Corbusier.
Du second œuvre exposé comme une œuvre d'art, il fallait le faire. Edouard François l'a fait. L'architecte a présenté la semaine dernière à Paris, lors de la Fiac, son panneau d'isolation par l'extérieur.
C'est lors de la dernière Foire internationale d'art contemporain à Paris (22-25 octobre 2009) que l'architecte Edouard François a décidé d'exposer "SoDD", un "système alternatif" de construction et d'isolation "tellement développement durable". La somme des composants de cette "œuvre d'art" tend à le prouver : "un caisson en bois certifié PEFC (programme de certifications pour la bonne gestion des forêts) + une couche d'isolant en ouate de cellulose (isolant naturel, issu du recyclage de papier, retardateur de vapeur) + une peau en membrane caoutchouc (recyclable, résistante aux UV, à l'ozone et aux températures extrêmes, chimiquement inerte) + un parement de cellules photovoltaïques vulcanisées (producteur d'énergie avec faibles taux d'irradiance et ombres portées)".
Assemblés les uns aux autres, ces modules préfabriqués et autoportants (jusqu'à R+2) de couleur gris composent un appareillage cyclopéen semblable aux imposants murs en pierre incas. Sauf qu'au lieu d'être massifs et rigides, ceux-ci sont relativement légers et moelleux. Outre l'absence de ponts thermiques en façade et de condensation au sein du bloc, Edouard François a vanté une "mise en œuvre simple et rapide", ainsi qu'une "adaptabilité à tous types de bâtiments", citant comme exemple un bailleur social qui pourrait ainsi refaire l'isolation par l'extérieur de son parc immobilier vieillissant. A la Fiac, les quelques mètres carrés du stand de la galerie Loevenbruck ont tout de même été vendues 90.000 euros...
Une maison située à Johannesburg et dans laquelle a vécu Gandhi a été rachetée par un tour-opérateur français, qui souhaite en faire un véritable musée à la mémoire du philosophe et politicien indien.
«C’est une demeure historique», a déclaré Jean-François Rial, Pdg du tour-opérateur Voyageurs du Monde, qui vient d’acquérir la maison où a grandi Gandhi, à Johannesburg (Afrique du Sud). La société veut en faire «un lieu qui respecte et magnifie la mémoire de Gandhi» et qui «sera meublé, habillé pour retranscrire la vie du grand homme». Des partenariats auraient d’ailleurs été noués en ce sens avec des historiens et musées.
Après plus de 10 ans en Afrique du Sud, Gandhi a vécu dans cette maison nommée le Kraal (la ferme) de 1908 à 1911. Celle-ci avait été construite par l’ami de Gandhi et architecte Hermann Kallenbach. Elle a été rachetée en 1981 par le couple Ball qui l'a rénovée en cherchant à conserver son héritage historique. Lorsque la propriétaire, Nancy Ball, a mis en vente la maison, elle souhaitait la céder à un Indien. Mais, faute de trouver un acheteur soucieux de préserver l'héritage historique de la demeure, elle avait relayé en juillet son histoire dans les médias locaux et avait reçu de nombreuses offres en provenance d'Inde et du monde entier.
Le ministre russe de la Culture vient d’annoncer qu'il ferait tout pour empêcher la construction d'une tour par le géant gazier Gazprom au cœur du centre historique de Saint-Pétersbourg. Un projet pourtant approuvé par les autorités locales.
Alexandre Avdeïev, ministre de la Culture en Russie vient de déclarer qu’il était «contre la construction d’une tour de 403 mètres de haut par le gazier Gazprom». «Je prendrai des mesures fermes pour empêcher la construction de ce gratte-ciel», a-t-il ajouté au sujet de ce bâtiment qui, s'il est construit à Saint-Pétersbourg, sera baptisé «Okhta Tsentr».
Le chef de l'Agence d'Etat pour l'héritage culturel russe Rosokhrankoultoura, Alexandre Kibovski, s'est lui aussi opposé à ce projet, qui aurait un coût de 1,6 milliard d'euros.
Le projet de construire cette tour de 403 mètres de hauteur dans un site protégé par l'Unesco, a entraîné une vague de protestations, mais le gouverneur de la ville Valentina Matviïenko a néanmoins donné son autorisation.
Suite aux tremblements de terre qui ont eu lieu dans la zone Asie et Océanie, la fondation des architectes de l’urgence a envoyé des équipes sur place afin de porter assistance aux populations touchées par ces catastrophes.
Depuis le 26 septembre, l’Indonésie est fortement touchée par des catastrophes naturelles. Le 26 septembre, un typhon a dévasté la région de Manille aux Philippines faisant 240 morts et près de 1,9 million de sinistrés et détruisant des milliers de maisons. Le 30 septembre, un tsunami et un tremblement de terre ont ravagé l’archipel polynésien des Samoa et des séismes ont touché l’île de Sumatra. On dénombre de nombreux dégâts dans ces deux zones : lignes de télécommunication coupées, routes détruites, pont effondrés…
La fondation des architectes de l’urgence a envoyé des équipes sur le terrain de ces trois régions. Leur mission : évaluer les dommages, mettre en sécurité et porter assistance aux populations les plus touchées, dans le cadre de leur relogement d’urgence.
Un chalet en bois implanté au cœur de Paris devrait bientôt être mis en vente. Inquiet de voir disparaître un tel bâtiment, Samuel Cahu, son locataire depuis dix ans, tente de le sauver en obtenant sa protection. Courriers aux élus, pétitions, création d’un blog... Depuis septembre, le jeune homme ne ménage pas ses efforts.
La nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans le quartier. Le chalet en bois de la rue de Meaux, bâtiment connu de tous les habitants du XIXème arrondissement de Paris, risque d’être purement et simplement rayé de la carte. Mis en vente depuis quelques semaines suite au décès de sa propriétaire, le bien pourrait en effet être racheté par un promoteur qui, selon les rumeurs, envisage de le raser et d’y édifier à la place un immeuble de 18 mètres de haut...
Pour Samuel Cahu, 24 ans, installé dans les lieux depuis dix ans, c’est la stupéfaction, non pas d’apprendre qu’il doit quitter les lieux - "je m’y préparais depuis plusieurs mois déjà", confie-t-il - mais que le chalet, "son chalet", puisse être démoli. "Je le pensais protégé", commente-t-il. Seulement voilà : il s’avère en réalité que le chalet - aussi vieux soit-il - ne fait l’objet d’aucune protection officielle et n’est d’ailleurs référencé que "très sommairement" dans le Plan Local d’Urbanisme. Rien ne s’oppose donc à sa destruction...
Valeur historique
Pour le jeune homme, l’erreur est grave et doit absolument être corrigée. Car, même si le chalet n’est pas classé, il n’en reste pas moins un bâtiment très rare dans Paris. "Il est impératif de préserver les vestiges insolites de l'un des arrondissements les plus massacrés lors des grandes rénovations de 1970", plaide-t-il. Poussé par ce qu’il appelle "son devoir de citoyen", Samuel engage alors une véritable bataille pour faire protéger le chalet. Pétitions, création d’un blog, courriers aux élus du XIXe arrondissement, à Bertrand Delanoë, prise de contact avec le Comité du Vieux Paris, les architectes des Bâtiments de France... Depuis septembre, le jeune homme ne ménage pas ses efforts.
Toute la difficulté est de faire reconnaître la valeur historique du bâtiment. Une valeur qui, selon lui, ne fait aucun doute : "les recherches aux archives de Paris nous ont permis pour le moment de remonter à l'année 1881", raconte-t-il. D’après les documents retrouvés sur place, le chalet aurait abrité tour à tour un atelier de mécanique, un matelassier, un marchand de journaux. Il se pourrait même, mais l’information n’a pas été encore confirmée par les compagnons menuisiers du Tour de France, que le chalet ait été directement importé de Savoie pour être exposé dans le cadre de l’exposition universelle de 1867.
Et sentimentale...
Devant les incertitudes, Samuel se raccroche à la valeur sentimentale du lieu. Il semble en effet que dans le XIX e arrondissement, tous les habitants, les jeunes comme les moins jeunes, connaissent l’édifice. "Les gens aiment cette maison, commente-t-il, quand ils la voient ils ont instantanément le sourire aux lèvres". Un attachement prouvé par les centaines de signatures qui sont déjà venues noircir les pages blanches installées devant le chalet et celles déposées via le blog "Sauvez le chalet !".
Samuel est en train de gagner son pari puisqu’il est déjà parvenu à rallier à sa cause plusieurs élus du XIXe arrondissement dont le maire Roger Madec. Lors du dernier conseil municipal, qui s’est déroulé le 21 septembre, une demande de "protection patrimoniale" dans le cadre de la modification du PLU, avec enquête publique à la clé, a d’ailleurs été votée. Si elle est acceptée par le Conseil de Paris, elle pourrait protéger définitivement le chalet de la destruction. Samuel pourrait ainsi partir l’esprit tranquille...
Jean Sarkozy est candidat pour devenir d'administrateur de l'Etablissement public d'aménagement du quartier d'affaires de La Défense (Epad). Cette entrée au conseil d'administration pourrait permettre au fils du chef de l’Etat de prendre la présidence de l'établissement public.
La candidature du fils du président de la République, Jean Sarkozy, pour être administrateur de l’Epad, va être soumise au conseil général le 23 octobre prochain. Si Jean Sarkozy parvient à obtenir le titre d’administrateur, il pourrait par la suite succéder à Patrick Devedjian, qui atteint l’âge limite de 65 ans, et devenir ainsi président de l’établissement public.
Le ministre responsable du Plan de relance de l'économie, Patrick Devedjian, a réagi sur Europe 1 en apportant son soutien à Jean Sarkozy: «Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années», a-t-il lancé.
Expo 2015 S.p.A. a présenté le plan directeur conceptuel du site qui accueillera l'Expo de 2015. C'est la première étape du projet qui mènera à la réalisation de l'événement ayant pour thème " Nourrir la planète, de l'énergie pour la vie ". Les architectes Stefano Boeri, Richard Burdett, Mark Rylander et Jacques Herzog ont illustré les lignes de développement et de style, ainsi que les principes créateurs qui caractériseront le site où se tiendra l'Expo, du 1er mai au 30 octobre 2015.
" Celle de 2015 - lit-on dans le document qu'ils ont signé - sera une exposition mémorable car elle offrira une expérience directe et immédiate du grand thème de l'alimentation aux visiteurs ; une exposition qui saura incarner dans ses espaces le thème - nourrir la planète, de l'énergie pour la Vie - sans avoir recours aux systèmes de simulation et de documentation qui sont aujourd'hui accessibles sur l'écran de n'importe quel ordinateur.
Il s'agira par ailleurs d'une exposition qui bouleversera le concept de monumentalité : en ne construisant pas de structures monumentales (comme ça a été le cas pour la Tour Eiffel à Paris en 1898), mais en réalisant un paysage inédit d'une légèreté monumentale et d'une beauté naturelle à Milan. Quelque chose qui rappellera la durabilité environnementale, la précision technique et la beauté poignante des Calli de Venise, des Canaux navigables dessinés par Léonard de Vinci et des grands terrains agricoles pour la culture du riz ou de la vigne.
L'Expo que nous avons imaginée sera un grand Jardin botanique planétaire ouvert aux habitants de Milan et du Monde. Le lieu inédit d'une nouvelle fusion entre l'agriculture et la ville qui nourrira Milan au sens littéral mais aussi sur le plan spirituel et intellectuel... "
L'architecte américain d'origine chinoise Ieoh Ming Pei, auteur de la pyramide du Louvre à Paris, décroche la médaille d'or 2009 du Royal Institute of British Architects (Riba). Ce prix, qui couronne l'ensemble de sa carrière, lui sera remis officiellement le 11 février 2010 à Londres.
La Royal Gold Medal, inaugurée par la reine Victoria en 1848 et soumise à l'approbation de la reine Elizabeth II, est décernée chaque année par le Royal Institute of British Architects à une personne influente du monde de l'architecture. Le 6 octobre 2009, le comité d'honneur du Riba (*) a élu l'architecte américain Ieoh Ming Pei, né en Chine en 1917. "Lorsque j'ai débuté mes études d'architecture, I. M. Pei faisait déjà parti des géants, commente David Adjaye, architecte qui a nominé l'Américain pour le prix. Malgré des demandes complexes voire conflictuelles, il était capable de créer des bâtiments d'une extraordinaire clarté. A ma première visite du Grand Louvre à Paris, je me souviens de mon émerveillement face à son habileté à unifier et moderniser cet établissement disparate. Sans parler de sa magnifique pyramide de verre, qui défie la gravité..."
Ieoh Ming Pei succède à l'architecte portugais Alvaro Siza, médaille d'or 2008, mais aussi, parmi les plus récents lauréats, à Toyo Ito (Japon), Rem Koolhaas (Pays-Bas), Jean Nouvel (France), Oscar Niemeyer (Brésil) ou encore Richard Rogers et Norman Foster (Royaume-Uni). Ces architectes, qui sont nos contemporains, avaient eux-mêmes succédé à d'illustres confrères, aujourd'hui décédés, tels que Frank Lloyd Wright (Etats-Unis), Le Corbusier (France), Walter Gropius (Allemagne), Alvar Aalto (Finlande), Ludwig Mies van der Rohe (Allemagne), Kenzo Tange (Japon), Louis Kahn (Etats-Unis), etc. "En lisant les noms de ceux qui m'ont précédé, je ne peux qu'être humble, a déclaré I. M. Pei. J'ai hâte d'être à la cérémonie de remise en février prochain pour pouvoir remercier personnellement ceux qui m'ont fait le grand honneur de cette médaille d'or."
(*) Dirigé par le président du Royal Institute of British Architects, Ruth Reed, et composé de trois architectes : David Adjaye (Adjaye Associates), Edward Cullinan (Edward Cullinan Architects) et la Française Anne Lacaton (Lacaton & Vassal).
"Faire plus et mieux avec moins". Tel était le slogan de la présidente de l'Union internationale des architectes (UIA) pour célébrer le jour mondial de l'architecture, ce 5 octobre 2009.
« Le monde connaît des crises sans précédent et simultanées. Environnementale, climatique, financière et sociale, elles nous forcent à reconsidérer dans l'urgence de nombreux paramètres et à imaginer des solutions inédites. Elles sont aussi, pour l'architecte, l'opportunité de démontrer son aptitude à y faire face, en les utilisant comme les hypothèses de nouveaux défis, de nouvelles solutions techniques, environnementales, sociales, économiques et esthétiques. Donner des solutions pertinentes à des situations nouvelles est le quotidien professionnel de l'architecte. »
« Quelles sont, pour les architectes, les nouvelles opportunités, les nouvelles orientations, les nouvelles aspirations induites par les crises actuelles ?
Quelles sont les démarches créatives et alternatives que proposent les architectes et les étudiants en architecture ? »
« Comment les architectes peuvent-ils contribuer efficacement à réduire les émissions de gaz à effet de serre et la consommation des énergies non renouvelables ?
Comment peut-on faire plus et mieux avec moins ? Nous devons saisir toutes les opportunités qui s'offrent à nous. Il y a toujours une opportunité pour celui qui la cherche. Le moment est venu aussi de nous rapprocher de nouveaux partenaires. Je suis convaincue que vous saisirez toutes ces opportunités, même les plus ténues pour démontrer ce dont les architectes sont capables forts de leur savoir faire, de leurs talents et de leur capacité à imaginer pour transformer les effets de ces crises en créations durables. »
« Ce jour mondial est une étape dans l'engagement de l'UIA en faveur d'un avenir soutenable. Notre prochain rendez-vous est à Copenhague pour la conférence des Nations unies sur le changement climatique, manifestation qui mobilise l'UIA toute entière dans l'élaboration d'une déclaration mondiale des architectes. Notre engagement se poursuivra en vue du Congrès de l'UIA à Tokyo en 2011, rendez vous des architectes et de toutes les énergies du monde pour préfigurer le design de la planète en 2050. Depuis l'Afrique, à Abidjan en Côte d'Ivoire où je suis aujourd'hui avec les membres du bureau de l'UIA, je vous souhaite une belle célébration de l'architecture et du métier d'architecte. »
L'architecte britannique d'origine irakienne Zaha Hadid a été récompensé le 24 septembre pour sa "contribution au monde des arts", à travers le Praemium Imperiale 2009 décerné par la Japan Art Association.
Le "Praemium Imperiale" récompense chaque année cinq personnalités s'étant illustrées dans le domaine de la peinture, de la sculpture, de la musique, de l'architecture et du théâtre/cinéma.
Célébrée en France, en 2007 au Centre Pompidou avec l'exposition «Airs de Paris», Zaha Adid achève actuellement la construction du siège social du 5ème groupe maritime mondial, la Tour CMA-CGM, à Marseille- Euroméditerranée.
Toujours plus dynamiques et innovants, les projets de Zaha Hadid reposent sur plus de trente ans de recherche et d'expérimentations révolutionnaires. Ses oeuvres ont transformé l'architecture à travers de nouveaux concepts spatiaux, donnant naissance à des formes audacieuses et visionnaires. Première femme à recevoir le Prix Pritzker, considéré comme le « prix Nobel » de l'architecture, elle est sans doute l'architecte la plus en vue de la planète.
Zaha Hadid est née à Bagdad. Son père est à la fois homme d'affaires et homme politique.
De sa jeunesse, elle raconte : « Mes deux parents s'intéressaient à l'art, à l'architecture et à l'éducation. Ils m'ont laissé penser librement. Chaque été nous partions en vacances en Europe ou en Amérique du Nord, où j'ai vu beaucoup de remarquables projets d'architecture. À l'âge de 11 ans, je sentais déjà d'instinct que je deviendrais moi-même architecte. »
Diplômée de l'Architectural Association de Londres, Hadid y crée sa propre agence en 1980. Remportant le premier prix du concours pour le Peak de Hong Kong (1983), elle dit aujourd'hui de son projet : « Il intégrait un grand nombre d'idées sur lesquelles je travaillais depuis cinq ans, depuis mes années d'étudiante. » De conception révolutionnaire, le projet envoie une onde de choc dans le monde de l'architecture.
Hadid réalise sa première commande publique en 1993, avec la caserne de pompiers de Vitra en Allemagne, suivi de divers projets de grande envergure : notamment, le tremplin à ski de Bergisel en Autriche, son premier projet américain, le centre Rosenthal d'art contemporain, le centre scientifique Phaeno en Allemagne, ainsi que son premier bâtiment au Royaume-Uni, le centre médical Maggie's Cancer Care Centre. Sa vision originale, unique en son genre, séduit la critique et une clientèle toujours plus nombreuse.
Avec des extérieurs aux flux dynamiques, où s'entrelacent courbes géométriques, lignes droites et angles abrupts, l'abstraction des oeuvres de Hadid, dont le matériau de base est le béton, n'a d'égal que leur fluidité. Prises dans leur ensemble, ses constructions constituent une fenêtre ouverte sur un paysage fantastique. Zaha Hadid jouit également d'un prestige international du fait de son travail théorique et académique; enseignant dans les universités du monde entier, elle est actuellement professeur à l'institut d'architecture de l'université des arts appliqués de Vienne.
Parmi ses projets en cours figurent le centre aquatique de Londres, destiné aux Jeux Olympiques de 2012, l'opéra de Guangzhou en Chine, et une série de projets prestigieux au Moyen-Orient, en Europe, à Taiwan et en Russie. Installé dans un ancien bâtiment scolaire rénové, son atelier de Londres, qu'elle gère avec son partenaire Patrick Schumacher, compte 250 collaborateurs. Également conceptrice de mobilier et d'intérieur, Hadid a réalisé au Japon les intérieurs d'un restaurant à Sapporo et d'une boutique à Tokyo.
Les étudiants en architecture sont invités à soumettre des projets visionnaires pour développer une zone du site qui avait accueilli les Jeux Olympiques de Berlin en 1936. Le thème central du concours est «L'accès pour tous», une philosophie de conception pour une mobilité des personnes de tout âge, handicapées ou non.
Le défi pour les participants de l'édition 2010 du Schindler award concerne la réhabilitation d'une partie du «Stade olympique de Berlin» en un parc de sports et loisirs plaisant, fonctionnel et pleinement accessible. Les étudiants doivent réinventer le site - qui comporte des installations sportives, un théâtre en plein air et des parkings - et élaborer une nouvelle voie d'accès pour le relier à la gare ferroviaire la plus proche. Le site doit son importance historique au «Stade olympique de Berlin» que les nazis tentèrent d'exploiter comme une tribune de propagande durant les Jeux de 1936.
Une nouvelle approche
Le Schindler Award a pour ambition de changer la manière dont les jeunes architectes abordent leur travail. Il les incite à penser au-delà des formes, de la lumière et des matériaux et à se concentrer sur les besoins des personnes qui habiteront et utiliseront les espaces. Il a pour but d'améliorer l'accès et la mobilité pour tous les habitants de la ville, quels que soient leur âge, leur situation et leurs capacités physiques.
Les écoles sont également récompensées
Le concours Schindler Award encourage aussi les écoles d'architecture à intégrer «L'accès pour tous» dans leurs programmes d'études en attribuant des prix d'école. L'université Bauhaus de Weimar, en Allemagne, en est un exemple remarquable : ses cours sur le sujet ont récemment été adaptés sous forme d'essais pour un livre : «Access for All, Approaches to the Built Environment», publié par Birkhäuser en septembre 2009.
Etudiants et professionnels
Le Schindler Award est une opportunité pour les architectes étant sur le point d'obtenir leur diplôme de voir leurs projets évalués par un jury de professionnels. Il est ouvert aux étudiants en architecture qui suivent une formation soit en dernière année au niveau Bachelor, soit au niveau Master, dans une université ou une école d'architecture européenne. Les étudiants intéressés pour participer au concours 2010 peuvent s'inscrire en ligne sur le site www.schindleraward.com. La date limite d'inscription est fixée au 30 avril 2010. Les projets terminés devront être remis au plus tard le 30 juillet 2010.
Le concours Schindler Award est parrainé par le groupe Schindler, une entreprise de mobilité globale spécialisée dans les ascenseurs et les escaliers mécaniques pour tous les types de bâtiments.
Arquitectum, société organisatrice du concours d'architecture, proposait une ré-interprétation de la nouvelle école de danse du Moulin Rouge, le plus célèbre cabaret du monde.
Le nouvel espace se devait d’intégrer les dernières tendances de l'école de danse et de toutes ses installations et d’offrir l’opportunité de proposer une nouvelle vision qui, à l'avenir, resterait un symbole important, ainsi que d'assurer la poursuite de la qualité du spectacle et de la performance des danseurs.
Chaque architecte était libre d'explorer, d'ignorer ou même de rompre avec les règles du concours elles-mêmes, en prenant le risque, bien sûr, d'être disqualifié du concours.
Les objectifs étaient : réunir des idées architecturales du monde entier, permettant la sélection du meilleur projet, situé à l'emplacement occupé actuellement par le Moulin Rouge ; générer le débat d'idées relatives à l'intervention dans le cas de bâtiments d'importance historique et fournir des solutions contemporaines dans un contexte comprenant d'importants paramètres historiques.
Le jury a analysé 290 propositions et a finalement décerné le premier prix à Andrew Fortune, Isaac Cobo i Displs, Daniel Coll i Capdevilla (Angleterre)
Créé en 2005, ce prix biennal a pour vocation de sensibiliser et d’associer les différents acteurs de la sphère architecturale : urbanistes, constructeurs et maîtres de l’ouvrage, à la promotion de la qualité de l’environnement et de la construction en milieu urbain ou naturel. La troisième édition récompense des réalisations édifiées entre juillet 2006 et juin 2009.
Le grand prix international, a été décerné à l’architecte japonais Konishi Hikohito pour un ensemble résidentiel en milieu rural sur l’île d’Hokkaido, la ferme Aikoku que le jury a unanimement salué pour sa simplicité, son humilité et son authenticité ainsi que pour
son efficacité et sa capacité à structurer les volumes hétéroclites des bâtiments agricoles situés à proximité. Ce prix est doté d’un montant de 65 000 euros. Trois mentions ont été décernées : à Riccardo Vannucci (Burkina Faso) ; Gerhard Wittfeld (Autriche) et Juan Mira (USA).
Le prix spécial pour la qualité d’un détail constructif revient à Piergiorgio Semerano (Italie) ; deux mentions à Charlotte Skene Catling (Royaume-Uni) et à Laraine Sperling (Chine).
Francisco Mangado, première médaille d’or Giancarlo Ius
La médaille d’or dédiée à la mémoire de Giancarlo Ius* est désormais attribuée dans le cadre du programme du prix Prix Barbara Cappochin et récompense une réalisation
innovante sur le plan de la construction soutenable. L’architecte espagnol Francisco Mangado est le premier lauréat de cette médaille qu’il reçoit pour le pavillon espagnol de l’exposition internationale de Saragosse en 2008. Un témoignage très fort de l’architecture bioclimatique respectueuse de l’environnement et du climat ; un signal architectural fort et innovant dans la ville.
Depuis sa création le Prix Barbara Cappochin rencontre un intérêt grandissant. Pour cette troisième session, quatre cent trente projets de cinquante pays ont été soumis au jury international. Placé sous la présidence de Gaëtan Siew, Président-sortant de l’UIA, il était composé des architectes Fulvio Irace, Président de la section Architecture de la triennale de Milan, Kengo Kuma (Japon), Jordi Querol (Espagne), Nikos Fintikakis (Grèce), Fabrizio Mangoni (Italie) et Matias Sambarino (Uruguay).
Organisé par la Fondation Barbara Cappochin, avec le soutien de l’UIA, ce prix fait partie du programme de la Biennale internationale d’architecture de Padoue qui se déroulera du 26 octobre au 30 novembre 2009 et proposera notamment une exposition et une conférence consacrées à l’oeuvre de Zaha Hadid.
www.barbaracappochinfoundation.net
Touchée de plein fouet par un tremblement de terre, l’Aquila a été dévastée en avril dernier. Les jeunes architectes de la capitale des Abruzzes, en Italie, lancent un appel à leurs confrères architectes du monde entier, afin de les aider dans l’exercice de leur profession.
Lors du dernier conseil de l’Union internationale des architectes (UIA) du 30 et 31 juillet, les jeunes architectes de la capitale des Abruzzes, l’Aquila en Italie ont appelé les architectes de la communauté internationale, à travers l’architecte Mauro Latini à venir les soutenir. L’objectif de cet appel est d’aider les jeunes architectes de L’Aquila à exercer leur métier en leur proposant des missions professionnelles dans leurs agences.
Au total, ce sont près de 106 jeunes architectes qui sont en attente d’une aide professionnelle.
Les architectes qui souhaitent leur proposer une mission professionnelle dans leur agence sont invités à contacter Mauro Latini : maurolatini@fastwebnet.it
Parmi 25 agences internationales d'architecture, quelle sera celle qui aura pris en compte, "de la manière la plus significative", la performance énergétique dans ses bâtiments ? Réponse du jury à l'automne, et conférence du vainqueur en février 2010 à Paris, lors du 3ème salon Interclima+Elec.
Le jury du "Energy Performance+Architecture Award" 2010, placé sous la présidence de l'architecte japonais Kengo Kuma, lauréat 2008, est composé de l'architecte italien Mario Cucinella, primé en 2006, de rédacteurs en chef de revues internationales d'architecture et d'experts. Il examinera le 14 septembre prochain les dossiers de 25 agences provenant du monde entier, soucieuses d'une haute performance énergétique de leurs bâtiments.
Les critères de sélection seront les suivants :
- la conception globale dédiée à la performance énergétique et au développement durable,
- l'implantation et l'orientation du bâtiment,
- le choix d'équipements techniques performants à faible consommation d'énergie ; chauffage, climatisation, éclairage, ventilation, régulation et gestion technique...
- l'utilisation de matériaux d'isolation performants,
- la diffusion naturelle de la lumière,
- l'adéquation avec la climatisation locale,
- une architecture respectueuse de l'environnement.
L'équipe lauréate animera une conférence lors du prochain salon Interclima+Elec (9-12 février 2010, Paris, parc d'exposition de la porte de Versailles). Elle y présentera ses œuvres et sa vision des exigences architecturales au service de l'efficacité énergétique.
www.interclimaelec.com
C’est précisément ce que s’apprête à faire James May, le présentateur vedette de Top Gear, l’émission automobile déjantée bien connue des amateurs de belles mécaniques.
James May officie généralement aux côtés de Jeremy Clarkson et de Richard Hammond pour tester tout ce qui a un moteur et des roues. Mais ici pas de roues ni de moteur, puisqu’il s’apprête à construire une maison sur deux niveaux entièrement en Lego dans le cadre d’une émission télévisée sur les jouets.
Plus de 3 millions de briques Lego ont déjà été livrées sur le site de construction, dans le Surrey britannique. Tout ce qui peut être construit en Lego le sera, y compris les toilettes, la plomberie et peut-être même une partie de l’alimentation électrique. James May a fait un appel à donations, donc si vous passez dans le coin avec un sac rempli de briques Lego, vous savez quoi faire...
La Commission européenne vient d'adopter 4 nouveaux règlements en matière d’écoconception, qui doivent permettre d’économiser 190TWh supplémentaires par an d’ici à 2020, soit l’équivalent des consommations électriques cumulées de la Suède et de l’Autriche.
Ainsi les moteurs électriques industriels, les circulateurs que l'on trouve dans la chaudière ou le système de chauffage, les téléviseurs, les réfrigérateurs et les congélateurs, devront répondre à des normes plus contraignantes en termes de performance énergétiques.
Les moteurs industriels devront améliorer leur rendement, tout en favorisant le recours aux variateurs de vitesse, qui règlent la puissance des moteurs en fonction des besoins réels au lieu de les laisser tourner constamment à plein régime.
Pour les circulateurs de chauffage, ils devront devenir « intelligents » et d’un haut rendement, en étant capables d'adapter leur fonctionnement aux besoins des systèmes de chauffage.
Concernant les téléviseurs et les réfrigérateurs/congélateurs, il ne devrait rester sur le marché que des modèles économes en énergie.
Ces 4 règlements viennent s’ajouter aux 5 déjà adoptés en matière d’éco-conception, pour des économies d'énergie attendues de 315TWh par an d’ici à 2020, soit plus que la consommation annuelle d’électricité de l’Italie.
Bruxelles souhaite également la création d'un « label énergétique » européen pour la construction, qui figurerait dans les publicités de vente et les documents officiels, le secteur du bâtiment générant près de 36% des émissions de CO2.
Après mûre réflexion, l'Ennis House Foundation a décidé de vendre la célèbre maison projetée par Frank Lloyd Wright en 1923.
Dès sa réorganisation en 2005, l'Ennis House Foundation a fait en sorte de terminer les travaux les plus urgents de stabilisation structurale et de restructuration de la maison Ennis, construite sur un projet de Wright entre 1923 et 1924, vu les graves dommages qu'elle avait subis lors du tremblement de terre de Northridge en 1994 et des inondations de 2005/2006.
La Fondation n'a malheureusement pas trouvé les fonds nécessaires pour affronter les gros travaux d'assainissement et a décidé de chercher un acheteur privé par l'intermédiaire de Hilton & Hyland and Dilbeck Realtors de Los Angeles, en se basant sur les conseils de Christie's Great Estates. En prenant cette décision, la Fondation remercie tous ceux qui l'ont soutenue et espère trouver un nouvel administrateur valable.
En s'inspirant des travaux du professeur japonais Masahiro Chatani, l'un des pionnier de l'architecture en popup et en origami dans les années 80, l'artiste hollandaise Ingrid Siliakus s'essaie à représenter les architectures de la fin du 19ème siècle de M.C. Escher, Berlage ou encore Gaudi.
Ingrid Siliakus a récemment fait parlé d'elle en faisant la couverture d'une édition limitée du célèbre magazine Wallpaper, ainsi qu'en sortant un livre pédagogique "The Paper Architect" où l'on peut apprendre à construire la Tour Eiffel ou le London Eye en quelques heures à la maison.

Pour tous les passionnés d'architecture qui ont gardé leur âme d'enfants, Lego va lancer les "Frank Lloyd Wright Lego Architecture Building Sets", des coffrets permettant de construire les principaux édifices créés par l'architecte, sous licence de la Frank Lloyd Wright Collection. Proposés avec un livret de montage complété d'un fascicule explicatif reprenant des photos d'archives et des descriptions de chaque édifice, les coffrets respecteront les oeuvres de manière scrupuleuse. A suivre !
Le magazine «L'architecture d'aujourd'hui», qui n’était plus publié depuis un an, va être réédité notamment grâce aux architectes Jean Nouvel, Franck Gehry ou encore Rudy Ricciotti, qui seront membres du comité éditorial.
La revue «L'architecture d'aujourd'hui» qui ne paraîssait plus depuis un an, va de nouveau être éditée en septembre. A ce sujet, l’architecte français, Jean Nouvel, a déclaré que la revue «a été la première à mettre l'architecture en relation avec d'autres champs que l'architecture. Nous voulons conserver cet esprit et le réactualiser». Avec Shigeru Ban, Frank Gehry, Philippe Starck ou Rudy Ricciotti, Jean Nouvel fait parti du nouveau comité éditorial du magazine.
Il est prévu que ce dernier d’environ 200 pages soit bimestriel, disponible sur abonnement et en kiosques (25 euros le numéro), bilingue français-anglais et prolongée par un site internet avec notamment des débats et des blogs.
La revue sera «ouverte, transversale», regardant «l'architecture avec différents regards» comme ceux d'intervenants venus de la mode, de la cuisine ou du design, parlant d'arts plastiques, d'inventions techniques ou du monde des idées, ont indiqué les initiateurs du projet.
Afin de participer à la problématique des tours dans les centres-villes, le Syndicat des architectes des Bouches du Rhône en France a imaginé un gratte-ciel «écologique» alliant bureaux, logements et jardin qui pourrait prendre place sur la célèbre avenue du Prado. Entre fiction et réalité, le débat est lancé.
Les tours en ville font définitivement partie des préoccupations des architectes. Pour preuve, cette tour à énergie positive imaginée par le syndicat des architectes des Bouches du Rhône.
Se hissant sur 130 mètres, cet immeuble, baptisé Tour du Prado en référence à l’avenue sur laquelle il se trouverait, abriterait à la fois des logements sur 3.600 m2, des bureaux sur 5.000 m2, des loisirs et des jardins. Il s’agirait au final d’ériger «une ville verticale dans laquelle on habite, on travaille, on se cultive et surtout où l'on côtoie ses proches et ses voisins».
L’objectif n’est pas de faire «une simple tour de bureaux», ni «un lotissement pour privilégiés», ni même «un programme à la gloire d’une multinationale», soulignent les architectes du syndicat. Ce projet pourrait tout simplement incarner «un repère et un symbole» de l’identité marseillaise. Sans oublier l’aspect écologique puisque ce gratte-ciel de 33 étages serait le premier bâtiment à énergie positive de la ville.
Alors, la Tour Prado, une fiction ou une réalité ? Pas de réponse tranchée. Mais le projet se situant sur le terrain de l’actuel siège du syndicat pourrait répondre à «l’environnement urbain» avec des atouts comme la proximité des transports en commun et l’exploitation «au mieux de la potentialité du volume donné pour rendre sa pratique la plus fonctionnelle».
En brisant le rythme orthogonal de la Cinquième Avenue, l'architecte Frank Lloyd Wright a réussi à faire du musée Guggenheim un des monuments les plus connus de New York. L'établissement célèbre son demi-siècle.
Frank Lloyd Wright n'assista pas à l'inauguration du musée Solomon R. Guggenheim en octobre 1959. Sa mort, cinq mois plus tôt, fit de cette dernière œuvre une sorte de manifeste posthume et un pied de nez géant : l'architecte, adepte d'une parfaite symbiose entre ses constructions et leur environnement, avait dessiné, pour la sévère et classique Cinquième Avenue, un coquillage de marbre dont la couleur, la taille et le volume juraient avec tous les immeubles voisins. Dans cette "sculpture" moderne se trouvent concentrées nombre d'idées testées sur des villas tout au long de la carrière de Frank Lloyd Wright.
Le bâtiment est simplissime. A l'extérieur, il a l'aspect d'un cône renversé aux parois bombées, posé sur son socle comme un gros escargot de béton. Quatre grandes meurtrières horizontales en font le tour, annonçant l'architecture et la géométrie intérieures. Cette grande coquille est creuse, éclairée par un dôme de verre.
Un ascenseur conduit les visiteurs au sommet, et tous, pour redescendre, empruntent le même chemin. La fameuse rampe hélicoïdale de Frank Lloyd Wright, ici parfaitement aboutie, se déroule en pente douce jusqu'au rez-de-chaussée. Cette spirale, déjà testée par l'architecte au centre touristique de Sugar Loaf Mountain - un parc touristique du Maryland (1925) - puis lors de la transformation du magasin Morris à San Francisco (1948), évoque une continuité spatiale autour de formes géométriques variables et la fluidité d'usage d'un bâtiment.
Au Guggenheim, les fameuses collections du magnat de l'argent et du cuivre sont accrochées dans les salles des 2e et 4e niveaux, alors que la place réservée aux expositions permanentes traduit toute la modernité du lieu : elles occupent les 400 mètres de mur bordant la rampe et le vide central visible au-dessus des balustrades.
C'est à une artiste allemande réfugiée aux Etats-Unis que Frank Lloyd Wright doit cette fabuleuse commande : Hilla Rebay. Elle conseille Salomon R. Guggenheim et gère ses achats depuis les années trente. Elle choisit l'architecte pour ses théories sur les constructions organiques et son goût des volumes ouverts.
La mort de Salomon R. Guggenheim, l'industriel amoureux de Mondrian et de Kandinsky, en 1949, va mettre en péril le projet pourtant accepté à l'état de maquette depuis 1946. Hilla Rebay est remerciée par le nouveau directoire. Il est trop tard pour renoncer, mais le chantier restera bloqué jusqu'en 1955. Frank Lloyd Wright a 86 ans lorsque les travaux reprennent.
Les principes essentiels de son musée sont conservés, mais des "détails" chers à l'architecte, et significatifs de sa démarche, sont tout bonnement supprimés. Faute d'argent ou d'audace, les nouveaux maîtres d'ouvrage décident de remplacer par de la peinture le placage de marbre poli des murs extérieurs qui devait évoquer la pureté du coquillage.
Le nom de "musée d'art non objectif" est remplacé par celui, plus neutre, du généreux mécène. Frank Lloyd Wright meurt sans avoir achevé son "Panthéon" comme il l'avait baptisé. La forme de ziggourat du musée devait évoquer, telle une tour de Babel, le mélange des arts et des cultures. La fin de l'histoire lui aurait prouvé que cet espace refermé sur lui-même et "protégé de l'absurdité de la métropole américaine" avait bien sa place au milieu des gratte-ciel et de la nouvelle Babylone en perdition.
La crise financière a pour l’instant gelé la construction de 124 gratte-ciel dans le monde.
Les arrêts touchent tous les continents : 84 chantiers stoppés en Asie et 21 aux Etats-Unis, L’Europe est moins affectée avec 7 interruptions, comme l’Australie avec 4 arrêts et 6 pour le Canada, le Mexique et l’Amérique Centrale.
Les raisons sont multiples : difficulté à obtenir des crédits, faillite des entreprises, défection des locataires pressentis.
La Jakarta Tower, un bâtiment de 558 m dans la capitale indonésienne, en est un vivant exemple. Le projet avait été arrêté suite à la crise économique asiatique de 1997 et vient - tout à fait paradoxalement - de repartir. Il devrait être terminé en 2012 pour s’élever au centre du quartier d’affaires et d’habitation Kemayoran.
Mais pour une tour qui redémarre, combien sont ensablées dans les affres de la débâcle financière ? A Moscou, c’est la tour Russia Land de 612 m conçue par Norman Foster, qui a été stoppée après un an de chantier, laissant un trou béant au cœur de la ville.
A Chicago, c’est la « Chicago Spire » de 610 m, la future plus haute tour d’Amérique, conçue par Santiago Calatrava, qui s’est arrêtée au niveau des fondations. Il n’aura échappé à personne que l’écart entre les deux tours est de seulement 2 m, et qu’il y a gros à parier que la Russia Land a été conçue après… Car ce type de construction est évidemment un symbole de puissance et de défi. En lieu et place de la magnificence de notre civilisation, celle qui a vu naître le cheval-vapeur du XVIII° S, et les réseaux sociaux du XXI°, nous n’aurons peut-être que des vestiges désolés, comme autant de fantômes de béton.
Le centre de Tokyo a dépassé l'ouest de Londres sur le marché de bureaux les plus chers du monde, qui ont enregistré une forte chute des prix au cours des 12 derniers mois, selon le classement de l'étude semestrielle du cabinet britannique CB Richard Ellis publiée lundi. Paris se classe en 8ème position.
"La grande récession mondiale a manifestement fait des ravages dans les marchés de bureaux du monde entier, particulièrement dans les grandes métropoles financières", a déclaré Raymond Torto, économiste en chef de CB Richard Ellis, cité par le communiqué.
Selon l'étude, "les marchés les plus recherchés sont considérablement moins chers qu'il y a un an et les utilisateurs sont en position de force pour se procurer des locaux +prime+ à des coûts attractifs".
Les principaux marchés de bureaux ont vu les coûts d'occupation chuter de 20% ou plus au cours des 12 derniers mois.
Ainsi, il y a un an, le prix du m2 dans l'ouest londonien s'élevait à 2.035 euros/m2/an, alors qu'il est aujourd'hui de 1.402 euros, souligne l'étude.
Avec un coût d'occupation de 1.492 euros par mètre carré et par an, le centre de Tokyo (Inner Central) occupe à nouveau la tête de ce classement devant l'ouest de Londres. Moscou rétrograde de la deuxième à la troisième place avec un coût d'occupation de 1.383 euros/m2/an, devant Hong Kong (1.222 euros). Le quartier d'affaires de Bombay (1.065 euros) est à la cinquième place.
Le centre de Paris occupe la huitième place (933 euros) et le quartier d'affaires de la Défense, dans la banlieue nord-ouest de la capitale française, la treizième (699 euros).
Manhattan Midtown, le marché le plus cher d'Amérique du Nord, arrive seulement en 21ème position mondiale avec 558 euros.
L’agence Light Cibles, cabinet d’architecte spécialiste, entre autres, de la conception et la réalisation lumineuse, et dirigée par Louis Clair vient de remporter le prix du plan lumière de Ningbo en Chine. Light Cibles, spécialisée dans la conception et la réalisation d'éclairages à travers le monde, ainsi que sa filiale Chinoise, Lang Cheng, et l’agence Lighting design de l’université de Pékin, viennent de remporter le concours du plan lumière de la ville de Ningbo, ville désignée comme la ville des 3 rivières : Yu Yao river, Feng Hua river et Yong river.
Situé au confluent de 2 rivières et de la mer, Ningbo, dont son nom signifie «les eaux calmes» est le 4ème port de la Chine actuelle. Situé dans la baie de Hangzhou, en face de Shanghai, il est l’un des plus anciens ports de Chine avec 7.000 ans d’histoire et fut notamment le point de départ des routes maritimes de la soie et du thé. Idée justement qu’a voulu reprendre pour son projet Louis Clair en s’inspirant du monde marin et de la voile. Projet qui devrait se terminer en décembre 2009.
Le concept développé par l’équipe et retenu par la municipalité prend comme thème d’une part l’histoire maritime de la ville en évoquant les centaines de voiliers qui remontaient et descendaient les cours d’eau avec les fleuves qui la traversent avant de se jeter dans la mer, et d’autre part les marées qui font refluer les eaux dans les terres.
Une couleur a été attribuée aux berges des rives des 3 cours d’eau, or pour Fenghua river, bleu pour Yu Yao et naturellement pour Yong river qui est l’addition des 2 autres : bleu et or, «nous avons choisi le blanc», explique l’agence. Illustrant les mouvements de la marée, les couleurs des rives changent en même temps qu’elles. C’est ainsi que quand la marée monte, les 2 cours d’eau Fenghua et YuYao deviennent blancs sous la poussée des eaux de Yong river qui remontent ; et quand la mer se retire le bleu et l’or redescendent en centre ville.
De plus, un monument lumière est érigé au lieu du premier port, juste au confluent des rivières. Ce dernier est constitué de 3 gigantesques mâts, un or, un bleu et un blanc, changeant de couleur comme les berges des rivières. Enfin et s’inspirant des mâts de voiliers, des lignes de lumière verticales aux 3 couleurs sont apposées sur les façades principales des buildings et des tours, se reflétant dans l’eau et changeant avec la marée. Quant à la promenade des berges, longue de 9 km, elle est équipée de lampadaires en forme de mâts de bateau. Cette dernière est mise en lumière sur le concept des «taches de lumières de lune», rayons lumineux bleutés passant à travers les nuages.
Qatari Diar, le promoteur contrôlé par les émirs du Qatar, a décidé d'abandonner le projet de Richard Rogers pour son développement immobilier résidentiel de Chelsea Barraks, à Londres. Une décision prise suite aux critiques de Charles d'Angleterre.
Entre familles régnantes, il y a des choses qui ne se font pas. La récente décision de Qatari Diar, "promoteur d'Etat" contrôlé par les émirs du Qatar, de retirer son projet de Chelsea Barracks en est une. En avril dernier, le Prince Charles avait vertement critiqué cet important projet immobilier qui devait être construit sur d'anciens baraquements militaires, dans le chic quartier londonien. Selon l'héritier de la couronne, le nouveau bâtiment résidentiel de verre et d'acier conçu par Richard Rogers aurait juré à côté du Royal Hospital, le bâtiment historique voisin en briques.
Un porte-parole du propriétaire du site, Project Blue (Guernsey) Limited, détenu majoritairement par Qatari Diar, a assuré que les promoteurs étaient "actuellement en discussions avec les représentants (du prince Charles) afin d'explorer la possibilité d'un accord". Quoique lui même anobli par la reine et baron de son état, Lord Rogers semble écarté du nouveau projet. Un certain Quinlan Terry, un architecte anglais de 72 ans connu pour ses options profondément conservatrices, aurait conçu un projet alternatif pour le compte du prince Charles, selon le Daily Telegraph.
En pleine crise de l'immobilier britannique, le courroux princier tombe en tout cas plutôt bien pour Qatari Diar qui rencontrait peut-être des difficultés à monter ce projet estimé à 3,7 milliards d'euros en 2008.
Fruit des trente glorieuse, le style Paulin c’est le mariage de la naïveté, du pop, et de la technologie. Matériaux nouveaux, formes libérées des contraintes structurelles, semblant être renvoyées dans les limbes, mais formes affranchies sans être inutilement ostentatoires.
Le style Paulin c’est une sorte de contemporanéité tranquille et optimiste. Sans doute une des raisons qui feront qu’il sera choisi par Georges Pompidou au début des années 70, puis par François Mitterrand au tournant des années 80 pour meubler, en partie, “le château”, le palais de l’Elysée.
C’était l’époque du rêve éveillé permis par le progrès technique, la Lune, la vitesse, la liberté de soi même. C’était aussi l’époque des guerres qui n’en finissaient plus, des révoltes qui n’en finissaient plus. Le design de Pierre Paulin annonce déjà quelque part le confort du cocooning.
Pierre Paulin est décédé le samedi 13 juin 2009 à l’âge de 81 ans.
La ville de New-York vient d’inaugurer son dernier parc à la mode. Ce dernier, créé à la façon de la «coulée verte» de Paris, se situe sur une ancienne voie ferrée industrielle désaffectée, au sud-ouest de Manhattan.
Une ancienne voie ferrée industrielle désaffectée du quartier des boucheries à New-York, «meatpacking district», au sud-ouest de Manhattan, est devenue lundi le dernier parc à la mode. Celui-ci mêle vues sur l'Hudson, végétation sauvage et échos de l'histoire industrielle de Manhattan. Une première portion de ce projet, qui reprend l'idée de la «coulée verte» à Paris, vient d’ouvrir. Le parc complet, qui équivaut à une dizaine de pâtés d'immeubles, sera terminé en 2010.
Ce parc suit donc une ligne de chemin de fer qui remonte aux années 30 et a été fermée en 1980 après le passage du dernier wagon de marchandises. Les architectes de ce parc, d'un coût de 152 millions de dollars, ont souhaités conserver les rails ainsi que des garde-fous Art déco, le tout se fondant avec des sentiers ponctués de bancs publics.
«Plutôt que de détruire cette partie de notre histoire, nous l'avons recyclée et transformée en un parc qui va ravir nos habitants en leur offrant un nouvel espace vert, et créer des emplois», a déclaré le maire de New-York, Michael Bloomberg, lors de la cérémonie d'ouverture.
«Il y a dix ans, ses détracteurs pensaient que la «high line» (la ligne haute) était une horreur. Heureusement une poignée de gens ont pensé autrement», a-t-il ajouté.
La Ville de Paris propose aux scientifiques d’esquisser la métropole du futur. Elle llance une nouvelle édition du programme « Paris 2030 », appel à projets de recherche destiné à faire progresser les connaissances sur Paris afin d’esquisser de la métropole du futur.
Paris 2030 s’adresse à la communauté scientifique. La Ville de Paris est en elle-même un objet de recherche en de nombreux domaines et compte sur les chercheurs pour questionner et éclairer sous un jour nouveau ce qui la constitue : sa diversité sociale, sa composition urbaine, sa dynamique économique, touristique, politique, culturelle, sa biodiversité, son histoire, ses héritages et ses transformations.
Initié sur proposition du Conseil scientifique de la Ville de Paris, qui expertise les dossiers reçus, l’appel à projet de recherche comporte désormais une dimension prospective, et encourage les comparaisons internationales.
En 2009, entre 6 et 10 projets de recherche d’une durée de deux ans pourront être soutenus à hauteur maximum de 40 000€ par projet.
« Paris 2030 », tout comme les autres appels à projet de recherche de la Ville de Paris est entièrement dématérialisé. Les candidatures doivent être déposées sur le site internet http://www.recherche.paris.fr avant le 10 juillet 2009.
Alain Robert, un Français surnommé « Spiderman », a escaladé un célèbre gratte-ciel de Sydney, en Australie, avant d’être arrêté par la police à sa descente, sous les applaudissements des passants.
La police avait fermé les rues situées autour du Aurora Place tandis qu’Alain Robert escaladait ses 219 mètres, sans harnais, ni cordes de sécurité, et qu’environ 200 personnes saluaient son exploit par des applaudissements.
A l’intérieur du gratte-ciel, les employés surveillaient l’ascension du grimpeur jusqu’au 41e étage. L’homme de 46 ans a été arrêté à sa descente sur une plate-forme proche du bas du building.
Alain Robert est célèbre pour ses ascensions illégales d’édifices urbains sans matériel d’assurage. Son premier « vrai » gratte-ciel remonte à 1994. Il était alors monté en haut de la tour de la CityBank à Chicago. Depuis lors, le Français a escaladé plus de 80 gratte-ciel autour du monde, afin d’alerter l’opinion sur le réchauffement de la planète.
Il est déjà connu en Australie où il avait précédemment accompli l’ascension du célèbre opéra de Sydney. Alain Robert a été relâché sous caution et sera poursuivi pour mise en danger de la vie d’autrui, en escaladant un immeuble.
Une ville a d'innombrables possibilités d'économiser de l'énergie. La simple reconnaissance de ce fait est le point de départ du concours "Ville à haute efficacité énergétique" lancé par le Ministère fédéral de l'enseignement et de la recherche (BMBF), qui arrive en phase finale.
La question centrale est de savoir quelles technologies et quels services innovants permettent l'économie d'énergie la plus importante. "Nous considérons la ville comme un système global qui peut nettement réduire sa consommation énergétique de différentes manières", explique le secrétaire d'Etat Prof. Frieder Meyer-Krahmer le 7 mai 2009 à Hambourg, lors du lancement de la deuxième phase du concours. "Le concours est un pas important pour les objectifs gouvernementaux de lutte contre le changement climatique. Il constitue un très bon exemple de la stratégie high-tech, pour laquelle la mise en oeuvre des progrès de la recherche et les innovations occupent une place centrale".
Lors de la première phase l'année dernière [1], un comité d'experts a évalué plus de 70 demandes de projets. 15 projets ont été finalement sélectionnés pour se présenter à Hambourg. Les scientifiques obtiennent à présent la possibilité de continuer à élaborer leurs concepts. Parmi les finalistes, se trouvent de grandes villes comme Hambourg, des villes moyennes comme Landau dans le Palatinat et des villes très petites comme Göda en Saxe. "Tous les finalistes se distinguent par des caractéristiques claires", selon F. Meyer-Krahmer. "Ils considèrent la ville comme un système global et ont soumis des idées innovantes. Par ailleurs, les concepts sont abordés de façon durable, présentent une mise en oeuvre facile et peuvent être reproduits dans d'autres communes."
Un aspect particulier du concours est le lien entre la prestation de services, en tant qu'objet de recherche, et les développements technologiques. Ainsi le BMBF emprunte de nouvelles voies de soutien à la recherche. "Pour le moment, les prestations de services sont encore trop rarement analysées comme objets de recherche en elles-mêmes, en relation avec les développements technologiques ou des questions de recherche spécialisées. Nous voulons changer cela", a ajouté le secrétaire d'Etat. Le concours est ainsi en même temps un projet pilote pour une nouvelle initiative du BMBF, qui implique une incorporation plus forte de la recherche de services que dans les autres champs de recherche.
Pour la deuxième phase du concours, le BMBF dépensera 3 millions d'euros. L'année prochaine, après la fin de cette phase, entre trois et cinq projets parmi les 15 retenus actuellement seront choisis comme gagnants du concours pour la mise en application pratique.
Le Conseil des architectes d’Europe, publie des chiffres alarmants sur la situation professionnelle des architectes en Europe.
Du fait de la crise sans précédent qui s’abat sur l’économie, les métiers de la construction et de la planification urbaine sont particulièrement affectés... dans l’attente de la mise en route des différents plans de relance promis.
Un architecte sur 6 seraient actuellement au chômage en Europe, et le rapport pourrait tomber à 1 sur 4 d’ici fin juin 2009, si le résultat du sondage réalisé sur un panel d’architecte en Europe, s’avérait exact..
Le CAE a lancé un sondage d'opinion via Internet en avril 2009, ciblant les architectes praticiens, afin d'obtenir une indication de l'effet que la crise économique et financière a sur la profession d'architecte en Europe. 2.047 réponses individuelles ont été reçues provenant de 27 des 32 pays membres du CAE et les résultats sont assez pessimistes. Au total, 46% des répondants pensent que la situation dans leur pays est « mauvaise » ou « très mauvaise », alors qu'à peine 14,9% pensent que la situation est « bonne » ou très « bonne ».
En réponse à la question à propos du chômage, il apparaît que, depuis septembre 2008, il y a eu une nette diminution de 14,6% du nombre d'architectes employés. En d'autres termes, ceci signifie que 1 architecte sur 6 qui était employé en septembre 2008 est maintenant au chômage - des chiffres très inquiétants. Lorsque l'on a demandé leur opinion aux architectes sur la possibilité que de nouveaux licenciements interviennent dans la période courant jusqu'à juin 2009, une diminution nette de 12,6% est prévue. Si cela s'avérait exact, alors 1 architecte sur 4 qui avait un emploi en septembre 2008 serait sans travail fin du mois de juin.
Les prévisions pour la charge de travail pour le prochain trimestre sont également mauvaises. Les répondants estiment que la charge de travail devrait diminuer de 28%. En analyse par secteur, c'est le secteur commercial qui devrait être le plus touché, avec une diminution prévue du nombre de projets de 61,5% dans les trois mois d'ici juin.
Le CAE a l'intention de répéter le sondage d'opinion dans la seconde moitié du mois de juin et, de nouveau, dans la seconde moitié du mois de septembre 2009, afin de suivre l'impact de la crise sur la profession. On espère qu'en surveillant l'évolution de l'humeur sur le terrain, cela permettra au CAE de répondre de manière plus adéquate aux effets de la crise sur ses Organisations membre et pour les architectes.
L’architecte britannique Norman Foster vient de recevoir le prix Prince des Asturies des Arts 2009. A l’initiative de cette récompense, la fondation espagnole du même nom, qui délivre chaque année huit prix à huit personnalités de différents secteurs.
Norman Foster a remporté mardi le prix Prince des Asturies des Arts 2009. L’architecte britannique est sorti grand vainqueur parmi 26 personnalités dont l'actrice britannique Vanessa Redgrave.
L’architecte n’en est pas à sa première victoire. Il a déjà été primé en 1999 par le Prix Pritzker, considéré comme le «Nobel de l'architecture». Il a entre autres réalisé le nouveau stade de Wembley, le nouvel aéroport de Hong Kong, le pont du Millénaire à Londres ou le viaduc de Millau.
Le prix Prince des Asturies de la Fondation Prince des Asturies, patronnée par Felipe de Bourbon, héritier du trône d'Espagne, attribue tous les ans huit prix: communication et humanités, recherche scientifique et technique, sciences sociales, arts, lettres, coopération internationale, concorde et sports.
Christie's Great Estates, spécialisée dans la vente aux enchères de propriétés de luxe, vient de mettre en vente la maison du cinéaste suédois Ingmar Bergman, située sur une île du Sud-Est de la Suède.
Située sur l'île de Faarö dans la Baltique, la maison du légendaire cinéaste suédois Ingmar Bergman vient d’être mise en vente par une filiale de Christie's, Christie's Great Estates.
Cette propriété bâtie au bord de la mer et composée de 4 maisons dont une comprenant la salle de cinéma personnelle du réalisateur est estimée entre 3 et 4 millions d’euros.
Des acquéreurs se sont déjà fait connaître, dont une fondation suédoise dédiée à l’héritage cinématographique du cinéaste, qui souhaite acquérir la propriété, appartenant aux héritiers Bergman.
Ingmar Bergman est décédé le 30 juillet 2007 à l'âge de 89 ans.
C'est lors d'un tournage sur l'île en 1960 qu’il était tombé amoureux de l'endroit, le poussant à y faire construire sa maison, terminée en 1967. Construite en longueur, faite de bois et plutôt rustique, la demeure principale est visible dans «Scènes de la vie conjugale», un des films les plus connus de Bergman.
Le Chili s'est dit lundi disposé à examiner un projet de trois architectes chiliens, pour un tunnel de 150 km qui donnerait à la Bolivie voisine un accès à la mer, qu'elle réclame depuis 130 ans et une guerre perdue contre le Chili.
Le projet de trois architectes chiliens réputés, Fernando Castillo, Humberto Elisah et Carlos Martner, prévoit un tunnel qui passerait au nord du Chili sous la frontière avec le Pérou, et déboucherait sur une île artificielle dans le Pacifique, réalisée avec le remblais du tunnel.
"Ce gouvernement est ouvert à toutes les suggestions et toutes les idées qui peuvent signifier une avancée de l'intégration latino-américaine", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Mariano Fernandez en conférence de presse.
"Nous avons demandé à Fernando Castillo qu'il vienne nous trouver et nous raconter de quoi il s'agit", a poursuivi le ministre. "Je veux écouter, voir le projet et discuter".
A l'issue de la guerre du Pacifique de 1879-83 contre le Chili (et avec le Pérou), la Bolivie perdit au Chili quelque 400 km de côte, une perte dont le plus pauvre pays d'Amérique du Sud ne s'est jamais remis économiquement.
La Constitution bolivienne fait toujours d'un accès souverain à la mer un "droit imprescriptible" et "l'objectif permanent de l'Etat".
Bolivie et Chili n'ont officiellement pas de relations diplomatiques, mais la question de l'accès bolivien à la mer est discutée régulièrement dans une commission bilatérale entre les deux gouvernements, aux relations plutôt bonnes.
Six architectes de renommée internationale viennent d’être présélectionnés pour coordonner l'aménagement de l'île Seguin, sur la Seine, à la place des anciennes usines Renault de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) qui avaient fermées en 1992 puis détruites.
Selon la mairie de Boulogne-Billancourt, c'est donc l’agence Nicolas Michelin et Associés, les ateliers Jean Nouvel, Auc-Djamel Klouche, Jacques Ferrier Architecture, Winy Maas de l’agence MVRDV, et Rem Koolhaas de chez OMA, qui ont été présélectionnés par la commission d'appels d'offres de la SAEM Val de Seine aménagement.
En effet, la ville de Boulogne-Billancourt, l'Etat et le Conseil général des Hauts-de-Seine avaient lancé respectivement une consultation pour désigner un architecte urbaniste coordonnateur des projets de l'île Seguin, une étude de pré-programmation d'un site de création contemporaine d'arts plastiques, et une étude de définition d'un grand équipement musical.
Pierre-Christophe Baguet, député-maire UMP de Boulogne-Billancourt, souhaite que l'île Seguin, bande de terre de 11,5 hectares sur la Seine, devienne un pôle d'attraction touristique, accessible par bateau. L'architecte lauréat sera choisi «dans la première quinzaine de juillet» et coordonnera l'ensemble des projets de l'île Seguin, précise la municipalité des hauts de Seine.
Dans le contexte de crise qui touche notamment l’Europe, le CAE (Conseil des architectes d’Europe) a demandé d’avoir recours à des procédures fondées sur la qualité pour la sélection des projets qui affectent le cadre de vie bâti.
Lors de l’Assemblée générale qui s’est déroulée à Helsinki le 24 avril dernier, les arganisations membres du CAE ont demandé que la sélection et la commande de services d’architecture par les maîtres d’ouvrage publics interviennent désormais sur la base de critères de qualité.
Dans le même temps, les architectes ont assuré veiller à ce que tout effort visant à accélérer les procédures pour la dévolution de la commande n’ait pas d’effets pervers sur le principe selon lequel la qualité architecturale est d’intérêt public.
Nicolas Sarkozy a mis son projet sur le Grand Paris au coeur de son dispositif de relance et il veut aller vite. Très vite. "Je souhaite que les travaux démarrent avant 2012" a-t-il déclaré lors de l'inauguration l'exposition sur les travaux des dix équipes ayant planché sur l'aménagement de la région-capitale.
Le calendrier est très serré. Concrètement, le président de la République a annoncé qu'un projet de loi serait déposé en octobre sur le volet transport dont l'investissement porte sur quelque 35 milliards d'euros et qui aura recours à la formule du partenariat public-privé (PPP). "Si l'on veut que les travaux démarrent avant 2012, il faut qu'avant la fin de l'année, une loi fixe les modalités de la maîtrise d'ouvrage, les outils juridiques et les moyens de financement", a-t-il déclaré.
Il a par ailleurs confié à Gilles Carrez, maire du Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne) et rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale, "la mission de (lui) faire des propositions" sur le financement des transports.
Le chef de l'Etat a confirmé la création d'"un nouveau système de transport automatique rapide à grande capacité de 130 km qui permettra de relier les grandes polarités urbaines de demain". Il a toutefois précisé que ce projet était encore à l'état de "schéma de principe". Devançant les critiques sur un projet initial en majorité souterrain, le président de la République a souhaité que ce futur métro soit aérien "là où c'est possible.
Outre le volet transport, le président de la République souhaite élargir le débat et en organisant des "Etats généraux du Grand Paris" dés le début de l'année prochaine. En matière d'architecture, le président a souhaité que le travail de la consultation se poursuive et a lancé l'idée d'un atelier international en commun avec l'Apur. Enfin, le président de la République veut faire du Grand Paris un modèle du genre et pour le faire savoir, il a imaginé organiser un forum mondial des villes, qui se tiendrait tout les 4 ans... à Paris bien sûr. (source: Moniteur)
14 acteurs mondiaux de la construction viennent de rendre public 6 recommandations pour redynamiser autour d'un thème qui pourrait pâtir des effets de la crise.
« Sans mesures immédiates, des milliers de nouveaux bâtiments seront construits sans aucune considération pour l'efficacité énergétique et des millions de bâtiments existants consommant plus d'énergie que nécessaire seront toujours présents en 2050 ». En présentant la deuxième mouture du rapport de son comité dédié à l'efficacité énergétique des bâtiments (EEB), Björn Stigson, président du World Business Council for Sustainable Development (WBCSD) se voulait d'emblée percutant. Mais à la lecture des recommandations faites par les 14 industriels, énergéticiens et constructeur de ce comité sous l'égide d'UTC et de Lafarge, les professionnels du bâtiment apprendront guère plus que ce qu'ils ne savaient déjà.
Ces recommandations sont les suivantes: renforcer la réglementation thermique, mettre en place les subventions nécessaires au soutien des investissements, encourager les innovations, utiliser des technologies de pointe, développer les filières professionnelles, mobiliser la société autour des économies d'énergie.
Forts de celles-ci, les membres du comité vont désormais porter la bonne parole tout autour du monde avec des arguments aussi divers que « les coûts d'amélioration énergétique sont comparables à ceux liés à la sécurité » ou « la production d'eau chaude consomme 6% de l'énergie mondiale alors qu'avec les technologies thermodynamiques, ce pourcentage serait divisé par deux ». Cette thèse est avancée par le co-président du rapport EEB, George David, par ailleurs président du groupe UTC (United Technologies Corporation), propriétaire notamment de Carrier !
« Le marché ne pourra pas à lui seul introduire les changements nécessaires. La plupart des propriétaires et occupants de bâtiments ne sont pas assez informés sur la consommation d'énergie et ne s'en soucient pas suffisamment », relève Björn Stigson. « Cette inertie est renforcée par le fait que la plupart des promoteurs ne comprennent pas les retours sur investissement qu'ils pourraient proposer à leurs clients »
Reste que les auteurs de ce rapport sont conscients qu'il ne s'agit là que d'une feuille de route et d'un appel à fournir un effort important, coordonné et mondial. « Si nous pouvons faire cela, nous réduirons les émissions de gaz à effet de serre et stimulerons parallèlement la croissance économique », conclut Björn Stigson.
Le projet de rénovation des « Chelsea Barracks » à Londres par Richard Rogers scandalise le Prince Charles qui tente de trouver un accord avec les promoteurs.
Le Prince Charles Le projet de rénovation des « Chelsea Barracks », d’anciens baraquements militaires reconvertis en appartements, est jugé trop moderne et inadéquat par le Prince de Galles, rapporte le Telegraph. Le député Boris Johnson a à son tour qualifié le projet de «vandalisme urbain». L’héritier de la couronne britannique a demandé à la famille royale du Qatar, qui est en partie derrière ce projet, et en particulier au premier ministre du Qatar, de revenir sur les plans. Les « Chelsea Barracks » ont été achetés au ministère de la Défense britannique pour près d’un milliard de livres en 2006 par les frères Candy, avec le soutien de la famille royale du Qatar via la société Qatari Diar.
Les travaux, estimés à plus d’un milliard de livres, consistent en la création de 350 appartements de luxe. Les plans dessinés par l’architecte Lord Rogers transforment les baraquements en une série de blocs de verre et d’acier destinés à l’habitation. Le Prince Charles a proposé à la famille royale du Qatar une alternative plus traditionnelle, conçue par son architecte favori Quinlan Terry. Le projet de Terry, fait de briques, de pierres et d’ardoises, fait écho à l’hôpital qui est face à lui.
L’ingérence du Prince Charles dans les questions d’urbanisme et d’architecture à Londres est de plus en plus mal perçue par les professionnels et les politiques, qui rejettent sa légitimité à intervenir et craignent que cela freine la venue de nouveaux architectes dans la capitale britannique. Plus que tout, le gouvernement britannique redoute que cette affaire provoque un incident diplomatique : le Qatar s’apprête à fournir à la Grande-Bretagne plus de 20 % de ses besoins en gaz, et a construit le plus grand terminal de gaz naturel liquide au monde au pays de Galles.
Plus diplomates, les représentants de la société du Qatar Diar, qui finance le projet immobilier, ont déclaré qu'ils avaient pris en compte les remarques architecturales du prince et qu'ils étaient en discussions avec son secrétaire particulier. Mais il y a peu de chances pour qu'ils renoncent à un projet qui leur a déjà coûté plus d'un milliard d'euros.
La Grande Muraille de Chine s'est révélée plus longue de quelque 2000 kilomètres qu'initialement estimé, en étant mesurée avec des instruments technologiques perfectionnés, mais aussi beaucoup plus menacée, a annoncé lundi le China Daily.
Cet ouvrage du patrimoine chinois, également classé au patrimoine mondial de l'Unesco, s'étend sur 8851,8 kilomètres, soit bien davantage que les 6300 kilomètres jusqu'à présent avancés, basés avant tout sur les récits historiques et non de véritables relevés cartographiques. Un dicton populaire dit que "la Grande muraille s'étend sur 5000 kilomètres", rappelle le journal officiel en anglais.
Mais la Grande muraille est aussi menacée de disparition en plusieurs endroits, par les constructions de routes, les projets de développement économique ou des conditions météorologiques extrêmes, selon l'étude citée par le quotidien officiel en anglais. L'évaluation de l'état et de la longueur de la Grande muraille a été menée pendant deux ans par l'Administration d'Etat chargée du Patrimoine culturel, au moyen de GPS, technologie infrarouge et autres technologies modernes, ayant notamment permis de découvrir des portions ignorées dans les montagnes et les déserts.
L'étude a montré que ces anciennes fortifications érigées sous la dynastie des Qin (221 à 206 avant notre ère) pour prévenir les invasions des tribus venues du Nord, puis reconstruites sous les Ming (1368-1644), comprenaient 6259,6 kilomètres de murs, 359,7 km de tranchées et 2232,5 km de barrières naturelles (montagnes, rivières).
La Ligue des Champions EnR, compétition entre villes européennes portant sur les énergies renouvelables, a été officiellement lancée à Bruxelles le 23 avril 2009, devant plus de 300 représentants de collectivités européennes, à l'occasion du rendez-vous annuel d'Énergie-Cités et de Climate Alliance.
Les villes de toute taille peuvent participer à la Ligue des Champions EnR. L'inscription est gratuite, se fait en ligne et prend en compte les installations solaires (photovoltaïque et thermique) et bois-énergie (chaleur).
Comment le classement est-il établi ?
Il est basé sur la puissance (ou surface) installée par habitant. En plus du classement général comprenant l'ensemble des villes participantes, trois subdivisions, en fonction de la taille des villes, ont été établies:
- petites villes (de 5 000 à 20 000 habitants) ;
- moyennes villes (de 20 000 à 100 000 habitants) ;
- grandes villes (plus de 100 000 habitants).
Comment participer ?
Pour participer à la Ligue des Champions EnR, une ville doit s'inscrire à une ligue EnR nationale. Des ligues nationales existent déjà en Allemagne, Bulgarie, France, Hongrie, Pologne et République tchèque. Plusieurs acteurs peuvent engager leur ville dans la compétition : les élus et agents de la collectivité locale, les producteurs et installateurs d'énergies renouvelables, les agences de l'énergie, les associations et même les habitants.
Réalisé en un seul exemplaire unique, le banc Tuyomyo a été fabriqué par la société américaine Emeco ( à qui l’on doit la chaise en aluminium 1006 pour la marine américaine,) sur les plans de l’architecte Frank Gehry, dans le cadre de “ 10 years, 10 designs, and 10 collaborations”.
Il n'a été présenté au public qu’à deux occasions, dont une au salon du Meuble de Milan qui se tient du 22 au 27 avril 2009.
Le destin de ce banc sera d’être ensuite vendu aux enchères à New York en mai 2009, soit à un riche collectionneur, soit à un musée.
Réalisé à partir d’aluminium, un matériau qui se plie, et avec des technologie issues de l’aéronautique pour les parties incurvées. C’est un mariage entre technologie et artisanat.
Le résultat est un curieux sentiment “a-structurel” unique et contemporain.
Un rapport confidentiel rédigé par l'agence de conseil en immobilier d'entreprise Cushman and Wakefield pour le compte de l'autorité portuaire de New York et du New Jersey avance que, à cause de la crise, les nouvelles tours prévues ne seront pas entièrement livrées avant l'année... 2037.
La reconstruction des tours prévues à Manhattan sur le site des attentats du 11 septembre 2001 risque de s'éterniser, et les bâtiments pourraient ne pas être totalement occupés avant près de 30 ans, révèle un rapport confidentiel cité jeudi par des médias locaux.
Le quotidien populaire Daily News et la télévision NY1 citent un rapport confidentiel rédigé par l'agence de conseil en immobilier d'entreprise Cushman and Wakefield pour le compte de l'Autorité portuaire de New York et du New Jersey, propriétaire du site de Ground Zero où s'élevaient les tours jumelles du World Trade Center.
Selon ce rapport, l'une des trois tours prévues, haute de 71 étages, ne pourra pas être entièrement occupée avant 2037, soit 36 ans après les attentats qui ont coûté la vie à quelque 3.000 personnes. Sa construction ne devrait en effet pas débuter avant 2026.
La tour principale, qui atteindrait 541 mètres de haut et dont la construction a débuté, ne sera elle pas totalement accessible avant 2019, selon le rapport, qui indique qu'une troisième tour ne le sera quant à elle qu'à partir de 2026.
Au-delà de nombreux retards, modifications et polémiques autour des tours, le rapport s'appuie, pour parvenir à ses conclusions pessimistes sur les effets de la crise économique qui va affecter la demande de bureaux. (Source AFP)
En Suisse, sa terre natale, il est le créateur discret d'un chef-d'œuvre : les thermes de Vals, dans le canton des Grisons. Ce dédale de bassins, serti de béton et de quartz, a été classé bâtiment historique deux ans à peine après son inauguration, en 1998.
Peter Zumthor, 65 ans, vient d'être honoré pour «son talent à combiner des pensées claires et rigoureuses avec une dimension véritablement poétique», a justifié Thomas Pritzker, président de la Fondation Hyatt, qui décerne le prix depuis 1979. C'est la deuxième fois en moins de dix ans que le prix va à la Suisse, après les Bâlois Jacques Herzog et Pierre de Meuron, en 2001.
Zumthor est l'«antistarchitecte», à l'opposé des médiatiques Jean Nouvel, Frank Gehry ou Zaha Hadid, autrefois couronnés. Lui se voit plutôt comme un «auteur-architecte», mûrissant, dans son atelier de Haldenstein (canton de Graubünden), des projets de logements sociaux et d'édifices religieux ou culturels autour du monde, notamment en Espagne, en Autriche ou en Allemagne. «Je ne donne jamais le feu vert, tant que je n'ai pas le sentiment que tout est en règle, ce qui ressemble plutôt à l'approche d'un compositeur de quatuor à cordes ou d'un auteur», avait-il déclaré au magazine du Credit Suisse.
«J'espère que cela donnera de l'espoir aux jeunes qui se disent : Zumthor l'a fait, nous pourrons le faire aussi, construire la totalité de l'édifice, et pas seulement fournir des images ou des façades», a réagi le lauréat à la nouvelle du Pritzker. Il recevra son prix (100 000 dollars) lors d'une cérémonie, le 29 mai à Buenos Aires.
La Tour Eiffel a fêté les 120 ans de son inauguration. Symbole de la capitale française partout dans le monde, la grande tour de fer n’a pas toujours fait l’unanimité, plusieurs personnalités ont même tenté d’annuler sa construction. Si ces protestations ne parviendront pas à empêcher le projet, les opposants à la Tour Eiffel ont bien failli obtenir sa destruction quelques années plus tard.
En effet, une fois l’exposition universelle passée, la plupart des palais construits sont détruits. Pour ne rien arranger, la Tour Eiffel voit dans le même temps sa fréquentation baisser. Lors de l’exposition universelle de 1900, la tour de métal attire moitié moins de monde qu’en 1889.
Gustave Eiffel va cependant trouver une utilité à sa tour et va parvenir à la sauver. Il propose au monde scientifique d’utiliser la grande hauteur de sa tour pour faire des expérimentations. Elle sera le lieu d’expériences de mesure de la résistance de l’air dans une chute libre et servira à plusieurs tests de transmissions sans fil. Par la suite, la Tour Eiffel est surmontée d’une antenne d’émission radio.
La toute première expérimentation de télégraphie sans fil (TSF) a lieu en 1898 entre la Tour et le Panthéon, distant de 4 km. Mais c’est en 1903 que la Tour Eiffel va devenir un site d’expérimentation de radiodiffusion. A l’époque, Gustave Ferrié, un ingénieur militaire, souhaite mener de plus amples expériences sur les technologies de TSF. L’armée privilégiant les communications par pigeons voyageurs ou signaux optiques, il se tourne vers Gustave Eiffel qui accepte de lui prêter sa tour et de financer ses expériences.
De longs câbles sont tendus entre le sommet de la Tour Eiffel et le sol. Ces installations permettent une progression très rapide. Dès 1907, les ondes émises depuis peuvent être reçues au sud de la Méditerranée. En 1912, les recherches sur les longueurs d’ondes sont suffisamment abouties pour que la Tour Eiffel émette partout dans le monde. Devenue utile, Gustave Eiffel obtient en 1909 une nouvelle concession de 70 ans pour sa tour qui est alors définitivement sauvée !
Un Californien écologiste a décidé, il y a un an, de ne plus sortir ses poubelles pour diminuer son impact sur l'environnement. Après avoir réduit au maximum ses déchets, il les stocke dans sa cave : le 1er janvier 2009, ils seront exposés au Musée des déchets à Hartford.
"365 jours de poubelles" : c'est l'histoire folle d'un Américain écolo, qui a voulu montrer que dans ce grand pays, il y a peu à faire pour réduire ses ordures et donc protéger l'environnement. Dave Chameides habite près de Los Angeles et, depuis l'an dernier, il ne sort plus ses poubelles. Son idée ? Réduire au maximum sa consommation susceptible d'engendrer des déchets. Quid de ceux qui restent ? Facile, il les stocke dans sa cave.
"Pouak! " nous direz-vous. Et non ! Tangi Quemener, journaliste de l'AFP qui relate son histoire, raconte que, étonnamment, après un an à ce régime, sa cave "est loin d'être pleine à ras-bord des ordures malodorantes que lui promettaient certains visiteurs de son blog au lancement de l'opération." Tout est en effet question d'organisation, selon Dave. Consommation d'eau du robinet, achat d'aliments en gros (pour éviter la multiplication d'emballage)... Il a trouvé des astuces de bon sens pour en avoir le moins possible à jeter. Quant à ses déchets organiques, "rien ne se perd, tout se transforme..." : son élevage de vers se charge d'en faire du compost.
Son blog relate son aventure dans les moindres détails. Par exemple, il décrit jour après jour ce qui va à la poubelle en stock ("garbage"), ce qui est recyclé ("recycle") et ce qui est destiné au compost ("worms" - vers). Ainsi, pour le jour 349, il écrit : "1 emballage à cookies - garbage, 1 sac plastique de pâtes - recycle, 1 boîte de popcorn de cinéma - garbage, 1 canette de cidre - recycle, 2 grandes feuilles de papier brouillon - worms, 1 serviette en papier - worms, 18 papiers divers (mail, factures) etc. - worms/recycle"
Il n'hésite pas également à donner quelques idées pour préserver l'environnement à ses lecteurs internautes, comme des exemples de cadeaux écolos à offrir à Noël, ou à saluer une initiative intéressante, telle celle de ces emballages recyclables pour eau minérale. Parmi les règles à essayer d'appliquer selon lui : réfléchir avant d'acheter, éviter de boire de l'eau en bouteille, trouver un producteur près de chez soi pour ses fruits et légumes, se mettre au compost et arrêter d'utiliser des sacs en plastique.
La société Qatari Diar compte construire sur le site gigantesque des Chelsea Barracks un projet signé par Richard Rogers. Mais le nouvel édifice résidentiel de verre et d'acier jurerait par rapport à son voisin le Royal Hospital, un bâtiment historique de briques rouges, estime le prince Charles.
Le prince Charles, héritier de la couronne britannique, a demandé à la famille royale du Qatar de revoir un important projet architectural à Londres qu'il juge trop moderne, a affirmé le Daily Telegraph dans son édition de mardi.
Le fils de la reine Elizabeth II, connu pour avoir dénoncé la transformation de Londres en un "furoncle monstrueux", a cette fois-ci jeté son dévolu sur un immense projet concernant les "Chelsea Barracks", d'anciens baraquements militaires démolis et situés dans le très chic quartier de Chelsea, dans l'ouest de Londres.
La société Qatari Diar, détenue à 100% par le fonds souverain du Qatar, compte construire sur le site gigantesque un projet signé par le célèbre architecte britannique Richard Rogers. Mais le nouvel édifice résidentiel de verre et d'acier jurerait par rapport à son voisin le Royal Hospital, un bâtiment historique de briques rouges, estime le prince Charles.
Selon le Daily Telegraph, le prince aurait écrit à Qatari Diar afin de se faire inviter aux discussions sur le développement du site.
Le prince a "clairement fait savoir qu'il était déterminé à se battre pour ce site afin de protéger cet important quartier de Londres", a déclaré au Telegraph Quinlan Terry, architecte anglais qui aurait conçu un projet alternatif pour le compte du prince Charles, selon le Telegraph.
Un porte-parole du propriétaire du site, Project Blue (Guernsey) Limited, détenu majoritairement par Qatari Diar, a assuré que les promoteurs étaient "actuellement en discussions avec les représentants (du prince Charles) afin d'explorer la possibilité d'un accord".Un porte-parole du prince Charles a refusé de commenter l'existence d'une lettre de l'héritier du trône mais a démenti qu'il ait pu "commanditer un projet alternatif pour le site".
L'ancien maire de Londres, Ken Livingstone, s'est quant à lui demandé de quel droit le prince intervenait dans un projet concernant Londres, où il ne détient aucun pouvoir effectif.
Le gratte-ciel planté en plein New York va subir un grand programme de modernisation, afin de consommer près de 40% d’énergie en moins.
L’un des bâtiments les plus célèbres au monde va subir un programme de modernisation de plus de 500 millions de dollars (376 millions d’euros). Et après cette cure de jeunesse, l’Empire State Building devrait réduire sa consommation d’énergie d'environ 40%, soit près de 4.4 millions de dollars par an.
Quatre institutions spécialisées dans différents domaines ont choisi de prendre le gratte-ciel comme terrain d’expérience pour un projet témoin pour tester un processus d’analyse et de modernisation des structures existantes, dans un seul but : la viabilité environnementale. Ainsi Clinton Climate Initiative (environnement), le Rocky Mountain Institute (action caritative), Johnson Controls Inc (design) et Jones Lang LaSalle (construction) veulent réduire de 38% la consommation de ce bâtiment Art déco de 102 étages. Les travaux doivent être réalisés jusqu’en 2013.
Initialement baptisée Freedom Tower, la tour, qui doit être implantée à Manhattan sur le site des attentats du 11 septembre 2001, s’appellera finalement One World Trade Center. Cette décision est le fait du propriétaire des lieux.
La tour qui doit être implantée à Manhattan sur le site des attentats du 11 septembre 2001 ne portera pas le nom de Freedom Tower comme prévu. En effet, le propriétaire des lieux souhaite que le bâtiment soit baptisé «One World Trade Center» en hommage à un des deux gratte-ciel abattus. A la suite de cette annonce, la presse américaine a dénoncé l’élimination du mot «Liberté» qui était symbolique au site.
La polémique s’est également propagée lorsque le port de New York a évoqué son intention d'utiliser l'ancien nom d’une des tours jumelles afin de commercialiser des bureaux qui seront mis en location à l'intérieur du gratte-ciel.
Ce dernier, haut de 541 mètres, doit être terminé en 2014.
Kim Herforth Nielsen a reçu la plus grande distinction danoise, la médaille C.F. Hansen. Il est architecte (Aarhus School of Architecture, Danemark, 1981), fondateur et associé depuis 1986 de 3XN Architects.
Il est aussi maître de conférence dans de nombreuses universités et académies d’art partout dans le monde ainsi que membre de différents jurys professionnels (entre autres World Architecture Festival 2008, Architecturale Reviews Awards for Emerging Architecture 2006). Le travail de 3XN a été récompensé par deux RIBA Awards (2007, 2008) et deux Minpin Awards (2004,2006). 3XN est nominé pour le Mies van der Rohe Awards 2009. Depuis 1986, Kim Herforth Nielsen s’occupe des principaux projets de 3XN comme The Blue Planet à Copenhague, le Kubus à Berlin, le Musée de Liverpool, le Orestad Gymnasium, le Concert Hall à Amsterdam, l’ambassade du Danemark à Berlin et la Maison des Architectes à Copenhague.
La pyramide du Louvre célébre ses 20 ans. Après avoir été l'objet, avant même sa réalisation, d'attaques et de critiques violentes, elle a trouvé sa place aujourd'hui dans le paysage parisien.
Sa construction fait partie du projet Grand Louvre, voulu par François Mitterrand, qui a vu la prise de possession par le musée de 22 000 m² occupés auparavant par le ministère des Finances, avant son déménagement à Bercy. En effet, avec le surcroît de visiteurs attendu à la suite de cette extension, les entrées existantes devenaient inadaptées. La décision a alors été prise d'aménager une entrée principale à partir de la cour Napoléon, à équidistance des différentes ailes du musée. Mais le lit de la Seine ne permettant pas de descendre au-dessous de 7 mètres, le risque existait de construire quelque chose qui ressemble « à une immense station de métro avec un plafond bas », comme le redoutait François Mitterrand. C'est le projet présenté par l'architecte sino-américain Ieoh Ming Pei qui a été retenu, ouvrant, par une pyramide de verre, ce souterrain à l'air libre et à la lumière. « Il m'est apparu d'emblée comme le plus rationnel, le meilleur et le plus beau », devait confier l'ancien président.
Sans remonter à un passé pharaonique - encore que ses proportions (21,50 m de haut avec une base carrée de 35 m de côté) s'inspirent de celles de la pyramide de Kheops -, le choix esthétique de Pei n'était pas sans rappeler un projet datant de 1809 où il avait été envisagé d'élever une pyramide dans la cour du Louvre pour honorer l'empereur Napoléon Ier. L'idée avait été exposée par Bernard François Balssa dont le fils prénommé Honoré deviendra célèbre sous le nom de Balzac. Ieoh Ming Pei connaissait-il cette anecdote quand il commença à travailler sur le projet en 1983 ?
Comme ses devancières égyptiennes, la pyramide du Louvre a dû relever plusieurs défis techniques. Les principaux portent sur le verre qui fut fourni par Saint-Gobain. Le cahier des charges, donné en septembre 1984, était précis et contraignant, avec trois grands axes : le verre devait être transparent et incolore, léger et sécurisé, la surface extérieure du bâtiment devait être lisse sans qu'aucune accroche ne dépasse.
Pour répondre à l'objectif de transparence sans coloration, le verre a été purifié et décoloré en enlevant tous les oxydes ferreux et ferriques qui donnent la couleur verte sur la tranche. « On a utilisé des sables spéciaux de la forêt de Fontainebleau et rajouté des oxydes métalliques pour obtenir une qualité de verre optique », indique Gabriel Marly, directeur de la prescription chez Saint-Gobain Glass. La fabrication a nécessité un four spécial avec fusion électrique. Le verre était laminé à la sortie comme une plaque d'acier, puis il passait à l'adoucissage et au polissage. L'architecte demandait un produit artisanal fabriqué avec un outil industriel. Pour obtenir un produit léger et sécurisé, il a été fait appel à un procédé encore très peu utilisé à l'époque : le VEC (vitrage extérieur collé) qui consiste à coller ensemble deux feuilles de verre, de 10 mm chacune dans le cas de la pyramide.
(Source: Le Moniteur)